Vu
Ares... et j'ai trouvé l'ensemble plutôt pas trop mal même si assez moyen en fin de compte.
Déjà, je n'aime pas l'introduction qui enchaîne des présentateurs numérisés balançant trop vite des informations peu claires sur la situation, on ne comprend pas vraiment ce qui se passe, il auraient mieux fait de commencer direct, les choses se présentant rapidement très bien d'elles-mêmes.
Pour autant, c'est visuellement réussi, et la musique de
NiN est très cool, alors que je n'étais pas convaincu avant de la découvrir, ils ont très bien assuré.
L'histoire est assez basique, elle ne va pas bien loin en se contentant de se focaliser sur
un code à récupérer, ce qui sera répété jusqu'au bout sans rien vraiment proposer de plus, si ce n'est de belles séquences d'action. La première partie n'est en fait pas très intéressante mais, étrangement, comparé au schéma de récurrence de beaucoup d'autres films moyens, celui-ci voit son déroulement se bonifier au fur et à mesure, ce qui est tout de même rare et forcément un très bon point.
Côté casting,
Gillian Anderson n'est là que comme que caution morale au personnage antipathique d'
Evan Peters qui évite la caricature du méchant
(c'est au moins ça) dans la peau de
Julian Dillinger (le petit-fils de Ed dans Tron).
Jared Leto reste très sobre... tout en charisme, et
Greta Lee (que j'avais bien appréciée dans The Morning Show) fait le job de son côté.
Concernant la dernière partie,
le petit tour de Ares dans la grille des années 80 est assez sympathique, bien que j'aurais voulu que Flynn explique sa présence, que ce soit pour la raison de se mettre à l'abri, ou qu'il soit juste une réminiscence numérique de l'original, mais malheureusement pas un mot à ce sujet alors qu'il se trouvait avant dans la grille principale. D'ailleurs, je n'ai pas trop compris comment il pouvait y avoir une version originale des années 80 alors que c'est cette dernière qui a évoluée avec le temps.
Ares rejoint le monde physique via cette ancienne version en arrivant dans la salle de jeu, alors que c'est de là que le fils de Flynn s'était retrouvé dans la dernière version de la grille. Bref, pour moi il y a incohérence. En fait, j'ai eu l'impression d'une espèce de pont entre le premier et celui-ci, comme s'ils avaient cherché à mettre de côté le second,
sauf qu'à la fin du film, Ares regarde les photos de Quorra et Sam Flynn en précisant qu'il les cherche pour discuter avec eux de tout ça. Il n'y a donc qu'à ce moment où Legacy est réellement évoqué. Et puis reste la question de
l'utilisation du code de permanence qui permettrait de guérir des maladies ou améliorer les conditions climatiques, là encore je n'ai pas compris de quelle façon cela se réaliserait, m'enfin bref... Reste la scène mid-gen qui propose
de transformer Julian en nouveau Sark, bon... pourquoi pas, même si c'est un peu facile, mais de toute façon ce qui est mis en place ici pour une potentielle suite a maintenant peu de chance de voir le jour vu les résultats décevants de ce troisième opus.
En conclusion, je préfère encore
Legacy, et sans être du tout mauvais, ils auraient pu tirer des leçons de ce dernier en montant d'un bon cran les enjeux de la trame principale, et en profiter pour enfin surfer sur les rapports philosophico-existentiels entre l'homme et la machine numérique, dommage.
(6/10)