Enfin vu ce "
Volet 2, Partie 1"... Même si j'avais plutôt apprécié le premier volet boosté par le grand écran, il m'avait quand même déçu en partie, surtout en le revoyant quelques temps après. Et les retours sur cette suite n'étant pas vraiment encourageants, je me suis épargné la séance. Résultat, je ne le regrette pas vraiment, comme j'ai été dans l'ensemble quelque peu refroidi. Pour autant et paradoxalement, je l'ai mieux apprécié que le premier, ce qui est déjà ça.
(6/10)Pour commencer, je l'ai trouvé bien plus cinématique que le précédent, les paysages naturels magnifiques n'étant pas étrangers à ce résultat. Sauf que, comme l'histoire n'est pas passionnante, toute cette beauté visuelle se ressent comme un peu tristoune. Car il n'empêche que le reste n'est pas bien folichon non plus, d'un scénario pas très intéressant à des dialogues loin d'être efficaces, en passant pas une musique sans envergure,
Astier nous ayant habitué par le passé à de très belles compositions assez mémorables. À se demander si ce dernier n'a pas réellement perdu l'inspiration qu'il avait entretenue pendant des années. Et même si le début des remises en question s'est faite sur la saison 6 tant décriée et à juste titre de mon point du vue, la relance de la franchise via le grand écran qui aurait pu lui donner un grand souffle de renouveau n'aura été finalement qu'un doux rêve.
Dans le détail... Peu de temps après le début, voilà que
Arthur replante l'épée. 
Pourquoi filmer certains personnages d'aussi loin, presque tous d'ailleurs, en commençant par les paysans ? Alors que leur tempérament à besoin d'un cadre plus serré afin de mieux faire passer leurs contrariétés exacerbées, ici ils sont loin, très loin. À se demander si
Astier en a assez de leurs "trognes" et/ou ne souhaite plus les mettre en valeur pour laisser la place aux nouveaux ?
Les dialogues humoristiques sont encore une fois en perte de qualité, souvent peu compréhensibles d'ailleurs, et vraiment pas drôles la plupart du temps, malgré quelques-uns, peu nombreux, qui arrivent à faire plus ou moins mouche. Quand aux autres, ils manquent aussi d'un effort de contexte qui aurait pu permettre de mieux appréhender le déroulement des différents événements et nouveaux personnages, parce que là c'est assez brouillon. Alors oui, le discours d'
Arthur à la table ronde est bon, mais encore une fois, il a fait mieux bien mieux que cela, ici cela reste un peu trop léger à mon goût.
Perceval est absent donc... suite au "bisbilles" entre l'acteur et l'auteur/réalisateur concernant l'écriture du personnage. Alors évidemment, il me manquera toujours un peu, m'enfin vu son développement dans le premier volet, cela n'aura pour moi pas vraiment de conséquences, d'autant avec les deux lettres qui auront limite été le pinacle de ce long épisode... bon... j'exagère intentionnellement, mais c'est un peu mon ressenti au bout du compte.
Virginie Ledoyen remplace
Anouk Grinberg dans le rôle de la demi-sœur d'
Arthur avec une certaine réussite, reproduisant comme un double plus jeune
(elle a 10 ans de moins tout de même, et ça voit) la mimique noire du personnage de façon très convaincante.
Je n'ai pas trop compris
l'apparition géante du père de Lancelot sous forme nuages d'orage sans aucune explication si ce n'est une magie mal contrôlée, et puis l'arrivée de ce démon sans vraiment comprendre non plus comment il a pu le faire venir alors que même Méléagant ne pige pas pourquoi, et bien que ce soit lui qui lui ait donné les consignes.
Alors évidemment, il s'agit encore et toujours de magie sur fond d'absurde, mais là le décalage ne fonctionne pas réellement. Bref, j'aurais préféré
qu'il l'accompagne réellement en sachant pertinemment de quoi il retourne, cela aurait eu plus de force narrative.
La Dame du Lac qui se la joue hologramme sur la table façon Star Wars, un clin d'œil un peu ridicule, je trouve.
Conle le Fameux le magicien qui vient chercher Merlin, qui n'utilise ses pouvoirs qu'au bout d'un long moment pour les sortir de là où ils sont coincés. 
Lorsque
Karadoc et cie ont changé de vêtements sur l'île, j'ai eu l'impression de voir une scène d'une comédie franchouillarde classique.

Au bout du compte ce n'est pas formidable, le scénario est à la peine, les dialogues peu généreux, et l'humour assez faible, et le tout manque de vivacité. Rien n'aboutit vraiment, tout n'est qu'amorcé sans réel accomplissement. Et comme pour le premier, il y a une scène post-générique qui, là encore, est réduite à son minimum n'apportant rien d'intéressant, si ce n'est qu'elle renvoie
aux rêves. Bref, dans le cadre de la série, les faiblesses étaient acceptables, mais là, qu'
Astier prenne autant de temps avant chaque film, 10 ans pour le premier et 6 ans pour la suite
(heureusement que la "Partie 2" arrive fin 2026), c'est forcément à se demander si le lien vital permettant la meilleure immersion créative possible n'en est pas réduit à son minimum, alors qu'il cherche à raconter la "grande histoire". Et l'autre conséquence étant le vieillissement inéluctable des comédiens qui "ramassent bien"
comme disent les jumelles, à tel point que c'est à se demander si, à force, il finira par en rester quelques-uns au bout de l'aventure.
