Ainsi s’achève la saison 3 de Doom Patrol… Une saison en demi-teinte, qui a toujours su éviter le délire gratuit en restant focalisée sur l’objectif final, mais qui s’est quelque peu perdue avec cette histoire de voyage dans le temps et de vengeance au nom d’un personnage croisé trop brièvement à l’écran. Reste qu’on a rarement vu une meilleure déconstruction de super-équipe ; mais là encore, c’est à nuancer, car certaines situations commencent vraiment à sentir le réchauffé. (Stop aux coups d’état dans la tête de Crazy Jane !) Heureusement, la feuille de route pour la saison 4 semble claire : jouer aux super-héros autant que faire se peut. Si cela permet d’ancrer un poil plus les aventures de la Doom Force dans la réalité, tant mieux !
Doom Patrol – Saison 3 – Episode 10 – ‘Amends Patrol’ : Alors que la Brotherhood of Evil se rapproche, la Doom Patrol essaye de mettre de côté les problèmes passés dans l’espoir de devenir une véritable équipe de super-héros – ou risque d’être éliminée pour de bon.
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La série Doom Patrol est diffusée chaque jeudi sur la plateforme HBO, avec Timothy Dalton (Dr Niles Caulder/The Chief), Brendan Fraser (Cliff Steele/Robotman), Matt Bomer (Larry Trainor/Negative Man), April Bowlby (Rita Farr/Elasti-Woman), Diane Guerrero (Crazy Jane) et Joivan Wade (Victor Stone/Cyborg).






Doom Patrol reste un gros OVNI de portnawak et c’est pour le meilleur. Le plus grosse scène d’action (et aussi le plus gros délire de la saison selon moi) ça aurait été l’Attaque des Cul-Garous. J’aurais jamais cru écrire cette phrase un jour…
Je me demande ce qu’il va advenir de Vic maintenant qu’il s’est Décyborgisé. Je me demande aussi si Rouge va rester à long terme dans la Doom Patrol, et c’était plaisant de voir Rita enfin en plein contrôle de ses pouvoirs et de la voir en Giant Rita. Dans ce finale, il y a cette scène plutôt jolie où Jane est dans le « cockpit » du Giant Robot-Cliff, et la relation entre ces deux personnages est vraiment pour moi la plus agréable à regarder. Aussi agressive que soit Jane, si il arrive quelque chose à Cliff, elle fonce tête baissée. Hormis ce qui semble être un petit crush entre The Fog et Jane, Cliff est la seule personne réelle avec qui Jane a vraiment une attache affective. et dans la mesure où Cliff a pu visiter l’Underground dans la saison 1 et être dans la tête de Jane, c’était assez ironique que Jane se retrouve dans « la tête » de Giant Robot Cliff.
A sa manière complètement déjantée, Doom Patrol a énormément de poésie. C’est assez coquasse de dire ça pour la série qui doit avoir le record de FUCK à la minute, qui a des fantômes sexuels, des Cul-Garous et des Kaiju-Couilles Géantes, mais je le maintiens, cette série a énormément de poésie. Et je me demande si, justement, son aspect déliro-pété n’est pas la façon de Doom Patrol de dire « Fuck this shit, le monde est absurde, alors soyez qui vous voulez être ».
Parce que toute la poésie de Doom Patrol est dans la recherche d’identité. La série se perd parfois dans des circonvolutions foireuses d’introspection, mais si son intrigue et son côté « Héros VS Villains » avancent la plupart du temps avec la vitesse d’une administration française, c’est toujours avec cette étrange poésie qu’elle donne la sensation de vouloir nous pousser nous même à l’introspection aux côtés des personnages, de nous forcer nous-mêmes à nous confronter à l’absurde du monde, et à l’étendu de nos propres blessures, et de nos propres folies.
Je sais pas si un jour Doom Patrol aura la reconnaissance qu’elle mérite, mais pour moi, elle est une série extrêmement bienvenue, que je n’arrive jamais véritablement à décrire quand j’essaie de la conseiller à quelqu’un. Malgré ses détours, cette saison 3 m’a beaucoup amusé, m’a beaucoup transporté, et j’en demande encore plus.
Et comme le dirait Cliff:
« YAAAH ! DOOM FOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOORCE ! «
Une très bonne saison à nouveau avec un bon développement de Rita même si j’ai pas compris le voyage dans le temps, qui était la Rita qu’on voit dans l’un des premiers épisodes qui se retrouve en face d’elle ? Ca va changer de voir Cliff en robot géant à voir si ils le font pendant toute la saison, et comment Vic va se rendre utile sur le terrain sans pouvoir.
C’était elle même, elle devait se laisser tuer avec les autres pour former une boucle temporelle.
Je suis très très loin de la fin de cette saison, vu que j’attends la VOSTFR. Flemme de regarder en VO. Donc épisode 7, il nous en reste encore 4 pour arriver à la fin. Hâte de voir ça !
Grosse gamelle, gueule de bois, et une Flagellation qui a atteint le Monde mais hors-champ (l’économie n’a pas eu que du bien). Shelley rappelle que Laura peut être pardonnée, par respect envers le pacifisme de Malcolm…
Mallah en a bien marre, lui il donne sa chance à Madame Rouge, enfin si elle s’en sort – le robot en bas dans le ravin n’est pas bien visible, on aurait dit des gros matelas (parce que le bocal de Cliff n’a pas pété)…
Ah ben elles étaient pas loin les personas, le brouillard est bien pratique. Mais pas assez pour les sauver de la désintégration…
Barres de rire en voyant Laura aux commandes du robot, écraser le Cerveau, remonter les États américains, tout en s’engueulant avec Cliff… et après, démerde toi tout seul mec…
Larry doit se remettre enceint ? Et redevenir un Negative Man ? Seul retour au statu quo de la saison, mais cette séquence où Vic se dévoue pour le porter jusqu’à sa chambre anti-radiations, c’est un bon instant sous tension…
La vengeance brûlante de Rita contre le Cerveau. Juste après Pat qui torture hors-champ dans « Stargirl ». On n’était pas prêts…
L’union fait la force dans l’Underground, mais Jane devra laisser les commandes à Harrison, c’est le prix à payer…
Laura a compris quel choix elle devait faire, en accord avec ses anciens principes : taboula rasa, et on essaie d’être une meilleure personne. Rita est à deux doigts (enfin, dix plutôt) de commettre l’irréparable. Comme s’il y avait eu un échange de personnalité entre les deux femmes. Ouf, elle n’ira pas plus loin…
C’est vrai ça, où est la Justice League quand on a besoin d’elle (c’est à dire au cinéma) ? En tout cas un robot géant atteint de démence destructrice malgré lui, ça n’apparaît pas dans leurs alertes mondiales. Peut-être parce qu’ils pensent que c’est un canular ? C’est pour ce genre de situation que sert la Doom Patrol… si seulement il y avait quelqu’un d’efficace parmi eux ?
Larry non, son nouveau pouvoir acquis, il s’étale direct comme une merde….
Vic, zéro…
Jane, émouvante avec Cliff, mais elle empire les choses – bref, c’est aussi ça la Doom Patrol, hélas…
Mais c’est qui la meilleure, depuis le début ? Toujours Rita, et Enfin elle utilise ses pouvoirs pour devenir géante, bravo !!! Ça lui aura demandé une perte de complexes et 32 ans d’exil, mais c’est bon, et elle est magnifique – on ne demandera pas pourquoi ses vêtements se sont aussi étirés.
Seulement, à part elle, qu’est-ce qui reste ? La super force de Cliff, pour le peu de temps qu’il lui reste – et passé sa phase Mécha…
Larry, mais seulement s’il s’entend avec Keeg…
Harrison, mais seulement si elle accepte l’usage d’une des personas…
Laura, mais il y aura toujours de la méfiance et de la colère de la part de Rita…
Le vaisseau temporel comme super transport, à condition de ne pas bousiller leur mémoire à force…
Et s’ils ajoutaient des uniformes coordonnés rouge et blanc, ça serait bon…
La Doom For… bref, existe. Ils ont même leur kaiju couille à affronter (c’est pour ce genre de situation qu’ils servent etc – mais d’ailleurs où est passé le cul-garou-zombie qui se dirigeait vers Cloverton ?), et leur propre chanson de générique…
Mince, mais en fait c’est comme un… series finale ?
Qu’est-ce qu’on pourra bien raconter d’autre après ça ? Faudra-t-il les voir régresser à nouveau pour qu’ils aient quoi que ce soit auquel se confronter, dans leur style bordélique habituel ?
Ça ou bien les accompagner jusqu’à la mort, définitive.
Bilan de la saison :
Un peu l’inverse de « Stargirl »… Pour la Patrouille il aura fallu du temps avant de trouver leur rythme de croisière (dès que Niles dégage), mais la série n’a fait que grimper, grimper, aller dans des délires de plus en plus fous mais aussi très pertinents, ne jamais être pris de cours par les contraintes économiques, jusqu’à un final qui gère bien mieux ses deus ex machina.
Une saison où il sera question de perdre une part de soi, pour tous – mémoire, raison et contrôle du corps, Être Négatif, être aimé, contrôle sur l’Underground, équipements cybernétiques…
Et gagner quelque chose de nouveau à la place – place de cheffe, rôle de père et grand-père, nouvel Être Négatif, repos…
Et comme toujours Gloire à Rita, son antagonisme avec Madame Rouge étant réinventé de bien belle façon. Cette dernière se révélant plus nuancée à mesure que Michelle Gomez canalise mieux son surjeu, créant une version inédite de la vilaine schizophrène des comics.
Voilà, tout les acteurs sont bons, Matt Bomer et Diane Guerrero étaient peut-être un chouia en dessous, et c’est limite si on ne serait pas satisfait de s’arrêter là.