Animorphs : Une série en développement pour Disney+ (ft. Ryan Coogler) !

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Après plusieurs faux départs, est-ce enfin la bonne ? Disons que les noms et la plateforme impliqués donnent envie d’espérer ! Ainsi, Ryan Coogler (Sinners, Black Panther) développe en tant que producteur une série Animorphs pour Disney+, avec Bayan Wolcott (The Testaments, Class of ’09) au scénario. Si vous n’avez pas grandi à la fin des années 1990/début des années 2000, les romans Animorphs de Katherine A. Applegate racontent la lutte héroïque de cinq adolescents – Jake, Rachel, Cassie, Marco, Tobias – contre des envahisseurs extraterrestres, avec pour seule arme le pouvoir de ‘morphoser’ (se transformer en animal). Cette série de 64 romans aux couvertures iconiques, vendus à 35 millions d’exemplaires dans le monde, a été partiellement adaptée à la télévision en 1998. Et depuis… il faut sans doute remercier le succès de Percy Jackson pour la résurrection de ce projet d’adaptation ! PS : oui, j’étais un fan inconditionnel d’Animorphs étant enfant, donc je me devais de relayer cette annonce.

[Synopsis extrait des romans] L’invasion a déjà commencé… Nous avons un pouvoir extraordinaire : celui de nous transformer en animal. Et de nous cinq dépend le sort du monde. Mais nous ne pouvons vous dire qui nous sommes et où nous vivons. C’est trop risqué. Nous devons être prudents. Très prudents. Nous ne pouvons avoir confiance en quiconque. Car s’Ils nous trouvent… Vous devez savoir que nous sommes tous en grand danger. Oui, même vous !

36 COMMENTAIRES

  1. SI et je dis bien SI ça se fait… je serai content. Après, j’ai du mal à voir Disney ne pas aseptiser l’univers.

    Ce serait vraiment dommage car on parle d’un univers vraiment impitoyable et d’un traitement assez flippant sur le long terme de l’enfant soldat. Aux antipodes d’un univers manichéen.

    Mais on peut espérer !
    PS ; j’ai été un fan hardcore et j’ai encore quelques exemplaires dans ma bibliothèque ainsi que l’intégrale d’Everworld.

  2. J’avais vu la série à l’époque. J’aimais bien, et était frustré qu’il n’y est pas de suite après un gros cliffhanger au dernier épisode.

  3. Ouai bah Disney+ a retenter une adaptation de Chair de Poule et la série n’a duré que 2 courtes saisons… Faut voir… Ryan Coogler s’occupe déjà de l’univers Black Panther et maintenant de la nouvelle version de The X-files… Je ne sais pas si c’est une bonne idée de lui rajouter encore un autre projet, j’ai peur que les autres pâtisse de son temps très partagé… Pas que je ne veuille pas de lui mais bon.

  4. Animorphs et Everworld, qui ont influencé la façon dont j’écrivais et imaginait des fictions quand j’avais 10 ans. A voir comment ça peut être adapter, parce que beaucoup d’éléments d’Animorphs s’ancre dans la fin des années 90. Jake et Marco y sont vu par Cassie et Rachel comme des geeks hardcore sur des sujets qui ne sont plus de niche aujourd’hui. A voir comment ça peut être adapter, en conservant l’ambiance fin 90, ou en adaptant au monde d’aujourd’hui. Curieux du résultat, en tout cas.

  5. Ryan Coogler.
    Les gentils seronr racisés, les méchants les blancs les méchants. C’est binaire et bas de plafond mais pour certains ça merite des Oscars. Alors allonzykoi

    • Toi t’as pas dû lire les bouquins pour sortir ce genre de propos concernant Animorphs : tout le monde peut être un ennemi en gros. Aucun rapport avec le manichéisme du tout.

        • Encore une fois, renseigne toi sur les livres et leurs intrigues pour te rendre compte à quel point Ryan Coogler ne pourra pas faire ce que tu voudrais lui reprocher.

        • Eh ben il n’y a qu’à regarder pour de vrai les films de Ryan Coogler, qui ne se limitent pas à « d’un côté ethnique, que des gentils, de l’autre, que des méchants ».
          Chez lui les personnages ont tous des raisons d’agir comme ils font, bien ou mal, des fois alternativement.

          • Je pense qu’il faut pas répondre aux trolls, le gars a clairement jamais vu un film de Coogler autre part que dans des critiques de vidéastes antiprogressistes teubés.

            C’est marrant sinon, je suis de 85 et j’ai jamais entendu parler de ces livres ni de cette série, alors que je suis pile la génération et la cible à priori. Peut être juste un peu trop vieux comme pour HArry Potter?

    • Si on prend le temps d’y réfléchir, ces gentils héros ayant acquis un pouvoir qui les met à part dans la Société, quoiqu’il arrive c’est comme s’ils étaient ainsi intronisés au sein d’une autre ethnie, pouvant aussi bien être appréciée que haïe – déjà qu’il y a aussi certains envahisseurs extraterrestres à combattre…
      Et si on va plus loin, n’y inclure aucune personne caucasienne renforcerait les injures de ceux qui comparent les gens de couleur à… des animaux.
      Ryan Coogler doit être assez intelligent pour ne pas tomber dans ce piège, comme il a pû le faire pour « Sinners ».

      • Ouais mais entre Marco qui vire de plus en plus cynique au fur et à mesure parce qu’il a un enjeu personnel assez important. Cassie qui est la plus empathique du groupe et qui supporte pas de tuer tout en étant douée pour la bataille.

        Ils sont racisés mais ça ne les rend pas dénués d’ambiguité pour autant. Ils sortent vraiment du cadre des gentils pour rentrer dans une case bien plus grise.

  6. Pour Animorphs, faut savoir que les persos peuvent acquérir un très très grand panel de formes animales, même s’ils ont des formes préférencielles. De mémoire, en combat, Rachel adore se transformer en ours – elle est la plus brutale de la bande – Marco emploie la forme de gorille, Tobias a pour forme privilégiée celle d’un faucon à queue rousse – et pour des raisons tragiques. Les personnages sont de base des « ados ordinaires ».

    Le fond de la narration, c’est qu’on ne connait que leurs prénoms. L’invasion des Yirks est pernicieuse car n’importe qui peut être un Contrôleur, une personne infectée, vu que les Yirks rentrent par l’oreille pour s’enrouler autour du cerveau de leur hôte, qui reste témoin des actes que le Yirk execute avec son corps. La paranoïa et l’anonymat font des personnages d’Animorphs littéralement des gens qui pourraient être n’importe qui, autant que leurs ennemis pourrait être n’importe qui.

    Mais un des aspects le plus intéressants, c’est le rapport des personnages avec leurs formes animales, dont ils doivent maîtriser les instincts (la forme de fourmi est un cauchemar) et la façon dont ils font face à la violence de leur combat. Comme l’a dit Aoshin, Marco devient cynique, et le combat lui est personnel. Jake devient un chef malgré lui, dont le poids constant de ses choix est un fardeau perpétuel. Rachel est d’une grande brutalité, ce qui contraste avec son image de fille superficielle férue de mode. Cassie est proche des animaux et d’une grande empathie, tirailler entre la nécessité de se battre pour lutter contre l’invasion des yirks et son désir de protéger toute vie. Tobias est un ado meurtri qui se déteste. Et Ax dont la candeur face à l’Humanité a ceci de chaleureux qu’il est toujours ébahi devant ce qu’être un humain implique en terme de sensation et de relations sociales.

    Ceux qui ont lu Everworld savent à quel point les personnages que Applegate écrit ont une psyché incroyablement complexe, et que chacun de leur choix reste en eux pour tout le récit. Et surtout, à quel point elle peut ne pas être tendre avec ses persos, même les plus doux.

    Alors, pour une histoire pareille, commencer – encore une fois ! – à réduire le champ des possibles à des questions de choix ethniques pour les persos… voilà, quoi.

        • Ya point de souci, camarade ! Et merci pour ton précédent commentaire qui m’a donné envie de relire Everworld. J’ai une semaine de vacances à venir : entre Everworld, Harry Hole et ma (re)découverte d’Elden Ring, j’ai de quoi faire !

    • Ah bah heureusement que Katherine A. Applegate a créé des développements de personnages, ce qui est le b.a.-ba des fictions feuilletonnantes, que ce soit en roman ou en série télé.
      Car il faut bien distinguer les protagonistes, et remplir les chapitres ou les épisodes… mais ça, seul ceux qui les regardent attentivement s’en rendent compte.

      • Donc on est d’accord sur le fait que certains personnages ne soient pas typés caucasiens ne les rend pas pour autant sans nuances morales ?

      • Ce que je veux dire, c’est que ce traitement n’est pas que superficiel, et qu’ils ne sont pas essentialisés par leur prémisse. Le développement de Cassie ne repose pas sur le fait qu’elle est afro-américaine, celui de Rachel et de Cassie ne ne repose pas sur le fait qu’elles soient des femmes, ou des love interest. Et puis, les prises de position d’Applegate vis à vis du racisme et du nazisme – notamment au travers de son autre saga moins connue, Everworld – sont suffisamment tranché à cet égard pour savoir que dans l’esprit de son écriture, ses personnages peuvent être caractérisés par leur religion ou leur origine, mais pas essentialisés. Et c’est une nuance trop peu perçue.

        • …il y aura toujours des gens pour qui ça ne sera jamais suffisant, pas assez ambigu ni antihéroïque (vous voulez quoi, du Billy Wilder ou du Mankiewicz !?).

          Et qui feront encore des résumés, la seule chose importante étant d’être libre de faire une déclaration, rien qu’à eux… et pas la pertinence de cette dite déclaration, son possible caractère caricatural.

          Il ne faudra donc pas oublier que nous avons également la liberté de contredire, et surtout d’apporter des éléments factuels pour enrichir le dialogue.
          C’est vraiment de là que naît l’expression.

          • Ce qui est dommage avec toi Flo, c’est que tu veux jamais faire dans la réponse simple : en gros, on est tous d’accord sur le fait de dire qu’en ce qui concerne Animorphs, les personnages racisés ne sont pas moins ambigus ou vus d’un point de vue plus angélique parce que racisés, oui ?
            Et que Coogler, s’il devait être aux commandes, serait probablement dans l’approche suivante : dans la guerre, il n’y a pas vraiment de héros. Animorphs va jusqu’à un jugement à La Haye, il me semble, tellement ça va loin.

          • J’ajoute que les livres Animorphs ont une narration à la première personne, mais qui change de point de vue à chaque livre. On passe par six narrateur.rice.s différent.e.s, dont un alien (exception de quelques tomes et hors séries), ce qui permet de rendre la lutte contre les yirks plus interne aux personnages, parfois littéralement, et force à différencier la narration de chaque tome.

            Mais est-ce que le récit peut-être politisé? Oui. Par l’aspect invasif des yirks, qui se propagent et s’accaparent les esprits. Par la volonté de domination des yirks. Par l’asservissements de certaines espèces extra terrestres (les Hork Bajirs et les Taxxons, chacun de façon différente). Qui plus est, Animorphs a beaucoup approché le fait de rencontrer des cultures et des espèces dont le mode de pensée est différent, et la façon de communiquer/interagir avec eux. Cette sensibilité à la différence est d’autant plus exacerbé chez les Animorphs par le fait qu’ils passent constamment d’une forme animale à l’autre, ce qui leur fait ressentir d’autres instincts, d’autres façons d’être. Et la façon d’interagir avec Ax est un exemple criant de cultures qui se rencontrent et qui veulent profondément se comprendre en dépit de leurs différences. (je me souviens encore du tome qui aborde la question du validisme chez les Andalites, 20 ans avant qu’on en parle vraiment).

            Animorphs a toujours été une ouverture vers l’Autre. Alors avec Ryan Coogler, oui, il y aura sans doute une approche politisée, d’autant que les références pop cultures du récit doivent changer (Rachel est surnommé « Xena » par Marco, Rachel prend en exemple Naomi Campbell, le rapport aux geeks dans les années 90 n’est pas le même que celui d’aujourd’hui), alors si l’époque doit changer, on peut s’attendre à ce que les thèmes rentrent plus en résonance avec l’actualité américaine. Et d’une certaine manière, je ne pense pas que ça soit très difficile de le faire tout en restant dans le matériau d’origine.

          • Ne connaissant l’œuvre que de très loin, sans avoir lu un seul livre ni un épisode en entier, je n’ai pas la légitimité pour deviser sur les caractéristiques précises des personnages…
            Mais en regardant les descriptions, on se rend compte que… les yirks sont plutôt unidimensionnels, non ? Il n’y a pas d’individus positifs chez eux ? Que des êtres invasifs par nature ?
            Ça serait intéressant que Coogler creuse le sujet car… il vient à peine de le faire avec « Sinners » et ses vampires, qui forment une seule communauté avec un seul esprit, mais avec le potentiel de dissocier certains membres (c’est ce que la fin laisse entendre).

          • les Yirks sont une espèce invasive et colonisatrice. Mais le récit est fait de teel manière que le regard su r les différentes espèces évolue, et que leurs cultures évoluent aussi. Différents courants émergent parmi les espèces (les Hork Bajirs sont initialement pacifiques, les Taxxons sont dirigés par une faim insatiable, mais certaines veulent y renoncer, certains Yirks peuvent envisager une vie symbiotique plutôt qu’une vie parasitaire…), il y a plus de quarante tomes pour Animorphs, qui parcourent plusieurs façons de se confronter et de s’affronter.

            Mais un des aspects qui m’a le plus fasciné, enfant/ado, c’était la façon dont les personnages doivent apprendre à contrôler leur forme animale et à ne pas se laisser dominer par les instincts, au risque de « se perdre » dans l’animal. Ca, c’est vraiment un truc très cool, d’un point de vue narratif.

          • Ben voilà : 40 tomes, t’es obligé de te poser des questions en tant qu’auteur, et donc de creuser et nuancer encore et encore…
            Plus dur pour une œuvre plus condensée, surtout quand le public ne veut pas perdre de temps. Bonne chance pour l’adaptation.

  7. Ils vont Stranger-Thingser tout ça en mode 90’s, my bet.

    J’adorais la série. Très inégale mais profonde pour des ados, et un lore que je trouvais très cool.

    Moi ça me tente bien.

    Ps : ça part loin les débats, pour rien.

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