Le bar de Galactus #375 : Digger ~ A l’est d’Eden

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Bienvenue dans le bar de Galactus : chaque lundi, une nouvelle page est à votre disposition pour discuter cinéma, télévision et comics au sens large, loin des univers Marvel et DC Comics !

Semaine décisive pour un certain Tom Cruise, enfin libéré de la franchise Mission : Impossible… Mercredi, la star planétaire jouera les Ozymandias dans Digger d’Alejandro G. Iñárritu (The Revenant, Birdman), avec l’espoir d’un Oscar au bout du chemin. La transformation physique est là, mais Ulysse et Paul Atréides n’ont pas dit leur dernier mot ! Sans transition, la chef des Thunderbolts (Florence Pugh) donnera la réplique au chef des X-Men (Christopher Abbott) dans la mini-série A l’est d’Eden, nouvelle adaptation de l’œuvre éponyme de John Steinbeck, qui sera mise en ligne jeudi sur Netflix. (Fun fact : la réalisatrice de la mini-série, Zoe Kazan, est la petite-fille d’Elia Kazan, qui a réalisé la célèbre adaptation de 1955, avec James Dean et Julie Harris.) Alors, qu’avez-vous vu/lu/bu en ces premiers jours d’automne ? A vos claviers et belle semaine à tous !

L’homme le plus puissant au monde se lance dans une mission effrénée pour s’ériger en sauveur de l’humanité avant que la catastrophe, qu’il a lui-même déclenchée, n’anéantisse la planète.

41 COMMENTAIRES

  1. Je continu mon voyage dans le Cosmère avec la lecture de Tress de la Mer Emeraude.
    Après avoir fini la trilogie Fils des Brumes, c’est un peu le grand écart car chronologiquement Tress se passe bien plus tard. Du coup y’avais des ref que j’avais pas par ci par là mais rien qui empêche d’apprécier et comprendre l’histoire qu’on nous conte dans ce roman. C’est un peu comme des easter egg dans les films du MCU, ça fait sourire ceux qu’on la ref et n’impacte pas celui qui ne l’a pas.

    Pour ce qui est du roman, j’ai beaucoup aimé. On est loin de Fils des Brumes. C’est plus familiale, un peu comme les Goonies mais avec des adultes. L’auteur décrit ça comme un conte pour adulte et c’est plutôt une bonne façon de le décrire.
    Ma prochaine lecture du Cosmère reprendra plutôt vers les début avec soit Elandis, soit Warbreaker.

    Mais je fait une pause en relisant le premier tome de Harry Potter en vu de me le remettre en tête avant la sortie de la saison 1 à noël. Mine de rien, plus de 20 ans que je ne l’avais pas relu, c’est presque comme une redécouverte totale. Tout ce qui n’est pas dans le film c’est comme si je le découvrais pour la première fois tant mes souvenirs sont loin ^^

  2. À l’est, l’Eden.
    Au creux de la Terre, l’Enfer.
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    Vu et revu :

    – Retour en arrière pour les adaptations DC Comics, avec les séries animées d’à partir des années 60 jusqu’à la fin des années 80 – pas tout, d’autant que ça a souvent été très répétitif…
    Beaucoup d’économie et de naïveté, mais au moins les enfants et les fans ont eu une bonne présence continue des héros DC pendant des années.

    Analyses sur la page consacrée :

    lestoilesheroiques.fr/2023/02/les-aventures-de-batman-lintegrale-de-la-serie-animee-de-1968-sort-le-8-mars-en-france.html

    Et début du Timmverse, pas par Batman mais par la série « Superman : L’ange de Metropolis » – c’est pas tricher, ça débute il y a des années par un épisode entièrement sur Krypton.
    Pas un grand développement des personnages au début, un peu poussif, mais l’action iconique est belle et bien là.
    _

    – Début de la Saison 5 des « Soprano », où les personnages confirment encore qu’ils sont condamnés à rester enfermés dans la même routine criminelle, malgré des tentatives pour évoluer…
    _

    – Fin de la trilogie d’action « La Chute… ».
    Intégralement débile mais, étrangement, il y a toujours des petits trucs fun à retenir.

    – Le premier, par Antoine Fuqua, envoie Gerard Butler/Mike
    Banning faire son John McClane dans la Maison Blanche, loupant toutefois d’être un séducteur roublard. Beauf oui, mais qui s’en bat les couilles des autres nations du Monde, et torture ses adversaires sans pitié… Finalement plus proche de Jack Bauer, ou d’un James Bond vulgos.
    Et ratant aussi complètement l’occasion de faire du buddy-movie entre le Président et son ex garde du corps – le film « White House Down » le faisait lui, et c’était aussi marrant. Ce qui leur permettrait de régler leurs différents, justement exposés dans une scène introductive. Là, Aaron Eckhart est bloqué par les terroristes coréens, son entraînement à la boxe ne sert à rien, et ça se résout sans la moindre construction d’une tension personnelle.

    Pas le temps pour ça, le film a déjà beaucoup d’innocents à massacrer, histoire de faire un 11 Septembre Plus Plus, dégueulasse par sa violence sadique aussi bien avec ses mitraillages en pagaille sur Washington (20 minutes de barbarie incessante), qu’avec la seule Melissa Leo, personnage punching-ball… La pauvre, ce qu’elle se mange dans la tête ! Alors qu’elle n’est même pas détestable à la base…
    Voilà, c’est pour ces instants bien méchants que les spectateurs ont fait un petit triomphe (tandis que le cool « White House Down » a fait un bide) à cette prod Millenium, comme toujours pas bien belle, très droitière, au casting secondaire transparent (même avec quelques stars), pas loin d’un jeu vidéo bourrin…
    Bref, un bon film de faf, pour les nombreux fans de Gégé Butler.

    – Le deuxième, par Babak Najafi, est quasiment similaire et tente malgré tout de corriger les erreurs passées en mettant enfin Mike « couillu » Banning en duo avec son Président mort de peur…
    Eh non, ça reste basique :
    Mike sait tout faire, le Potus doit le suivre docilement et ne participera quasiment pas à l’action, et une lettre de démission pour cause de parentalité sera abandonnée.
    Pas trop grave, l’action malade et gavée de surenchère de mauvais goût est toujours là, n’hésitant pas à faire péter la moitié de Londres pour mieux buter les représentants des grandes puissances occidentales…

    Moche, malaisant jusque dans son patriotisme le plus antipathique (clairement ce sont les USA, va-t-en-guerre en Moyen-Orient, qui sont les responsables… et le reste du Monde de payer à leur place)…
    Ressemblant encore plus à un jeu vidéo – une scène d’action en plan-séquence…
    Utilisant le personnage secondaire de Charlotte Riley juste pour caser une once de réflexion morale au milieu du bousin…
    Et ça arrive encore à être assez rigolo, mais surtout à cause du bas niveau de QI du résultat.
    Faf la rage.

    – Le troisième, par Ric Roman Waugh, veut encore faire quelques corrections… et tombe maintenant dans l’excès inverse : moins con, plus « politiquement correct » – les ennemis sont internes, on les identifie dès le début, et Mike Banning n’a plus le temps d’être aussi grossier qu’avant. Normal, c’est le Gerard Butler moderne, celui qui est capable de fatiguer et d’avoir peur dans ses films, au détriment de l’excitation – « Greenland », « Mayday ».
    Trop : il se fait avoir par un traître, n’envoie personne se faire voir alors qu’il subit la vindicte populaire et se la joue « Le Fugitif », et il est tout pataud face à un père survivaliste anti gouvernement…
    Les scènes d’action sont encore plus poussives et sans idées – drones bêtas, course-poursuite en poid lourd ni lisible ni destructrice, pièges explosifs trop répétitifs, final terne dans un immeuble de bureaux, dommages collatéraux quasi inexistants…

    Il s’agit bien sûr d’une prod ayant dû faire des économies, au point de perdre une partie de son casting (on dirait un épisode autonome) et d’avoir une Jada Pinkett qui ne sert à pas grand chose et dégage du film pitoyablement…
    Et où Gégé, Morgan Freeman (obligé d’être à nouveau Président), Danny Huston et Nick Nolte sont en mode automatique, à peine rehaussés dans des scènes intéressantes mais trop brèves, montrant les limites de leur machisme belliqueux – joli instant où un grand-père sauvage et fou doit convaincre qu’il est un allié, juste en révélant son humanité cabossée à une famille qu’il ne connait pas.
    Mis à part un gag conclusif complètement malvenu (on se croirait dans « L’Arme Fatale 3 »), la franchise se paye un épilogue cohérent avec ce qu’elle raconte, au détriment du plaisir régressif.
    Banning has fallen.
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    Lu :

    – Suite de l’Intégrale Starman, avec un affrontement crossover avec Captain Marvel/Shazam, un peu basique…

    – Fin de l’Intégrale de Preacher, un peu dans un mouchoir de poche. Mettant un point final (dans la gueule) en châtiant évidemment les connards, et récompensant les justes… ainsi que ceux qui partaient avec un gros handicap.
    Mine de rien, l’adaptation télé corrigera le petit manque d’empathie de l’ensemble, qui a toujours été bien trop archétypal.

    – Lucifer : Triptych, histoire en trois parties avec le point de vue de Mazikeen, celui de Elaine Belloc et un Lucifer plagiant la Genèse…

    – Dans la série comics Green Lantern on a des rebondissements à tout va, piochant jusque dans la meilleure série télé des GL (animée donc, et ça fait plaisir)…

    – DC K.O.: Boss Battle, et le crossover bien fan-service entre des franchises Warner, Archie, Dynamite, IDW…
    DC K.O.: Knightfight #4, une parenthèse géniale avec un Bat-grand-père tout fier de sa descendance…

    – Le Absolute Flash devient un Lascar, et on apprend ce qui est arrivé aux précédents bolides…
    La Absolute Green Lantern a une vie romantique bien compliquée…

    – Maxi série Rorschach, où Tom King et Jorge Fornés font leur Watchmen (cases bien composées, dessins réalistes, scènes miroirs, complot, comics de Pirates) mais en ayant la bonne idée de se concentrer principalement sur une enquête, dans une ambiance (dystopique) très 70’s – la tronche du flic, pastiche évident de Mark Ruffalo dans « Zodiac »…
    Et de raconter une histoire sur l’Amérique droitière et parano, dans toute sa complexité, sans la juger (quoique, les pauvres y restent plus sympathiques que les riches), tout en dissertant habilement sur les auteurs de comics les plus conservateurs, de Ditko à Miller.
    Le résultat est bien plus digeste que les autres itérations autour de Watchmen (pas de dossiers annexes, peu de références aux autres justiciers, grosse mélancolie), tout en s’inscrivant dans le même canon général – la série HBO est même indirectement citée.

  3. Mobland pour ma part. Hâte de voir la surenchère de la menace cette saison. Et si harry va finir ma peter un plomb avec tout ce stress.

    Tome 7 de DCC fini en anglais. Un peu chaotique ce tome. L’ampleur de la ménage et des manigances sont grande. Mais du coup, en augmentant drastiquement le nombre de protagonistes et d’antogonistes, on perd un peu de charme.

    Du coup, quitte a lire en anglais, j’ai commencé le Primal hunter 7. Ma saga litrpg préférée pour le coup. Moin funky et marrante que celle ci dessus. Mais plus intéressante je trouve.

    J’ai des dizaines de livres à lire sur ma PAL. Mais j’ai du mal a lâcher mes univers chouchou. Pourtant j’ai du lourd. Du Sanderson et du Gwynne, entre autre.

    J’ai voulu aller au ciné vendredi dernier voir RE. Mais scéance en VO annulée pour cause technique. Je suis donc rentré bredouille.

    Sinon, jvais profiter des clients ici. Première année pour ma fille, de 10 ans, qui ne veut pas aller chercher les bonbons. Mais faire comme papa et regarder des bons films d’horreurs. Le hic. C’est que je sais pas quoi lui montrer.
    Elle a déjà vu des trucs bien, pas du tout adapté à son âge. Les Jurassic park, les Indiana jones, même les burtons un peu ‘epouvante’.
    Alors au début. J’étais parti sur ‘ on va lui donner ses premiers frisons, et lui montrer Annabelle ‘. Des frissons. Mais pas de gore. Un univers sympa. Et en plus, protagonistes feminin. Malheureusement. Elle a pas du tout aimer la bande annonce. Je cite ‘ je préfère voir du sang qu’avoir peur avec des démons ‘. C’est bien la fille de son père, je déteste l’horreur psychologique et les jumps scare a outrance.
    Du coup je suis un peu perdu. Je veux marquer le coup. Qu’elle s’en souvienne. Mais j’ai pas envie de lui traumatisé qques nuits, parce que la p’tite est quand même vachement imaginative et sensible. Donc oubliez les ‘ dans le noir, ou babadook’ jpense quelle va être terrifié.

    Du coup, j’étais parti sur des films un peu funky mais qu’elle a pas vu encore. C’est a dire, van helsing, la momie de tom Cruise (elle a vu les 2 premiers de summers) ou le gogo de rolland Emmerich.

    Si vous avez des propals 😁

    (Désolé du pavé tout le monde)

    • @Benj
      Je suis pas amateur de film d’horreur mais essaye les films d’horreurs des années 90/2000 peut être (Scary Movie etc) ? Des slashers moins gore que ceux actuels

      • Scary Movie pour une petite de 10 ans ? Tu voulais dire Scream plutôt, non ?
        Parce que outre le fait que ces films n’aient que peu d’intérêt si l’on n’a pas vu les films auxquels ils font référence, j’imagine que Benj’ ne voudra pas trop exposer sa fille de 10 ans à quelque chose d’aussi… sexualisé 😅

    • Je trouve que les films avec des esprits type conjuring sont plus flippant que des slasher avec du sang type scream.
      Mon premier film d’épouvante c’était Souviens toi l’été dernier, mais je devais avoir dans les 12 ans. Peut être un peu juste pour 10 ans.

      C’est vrai que les Burton c’était pas mal. Le mélange d’un peu de frisson mêlé a une ambiance un peu poetique. Elle a aimé ou elle s’ennuyait un peu en mode « nul ça fait pas peur » ?

      • Je suis d’accord. Je préfère lui montrer un trucs over the top comme scream. Plutôt qu’un truc plus psychologique comme les conjurings.

        Je suis biaisé un peu. Parce qu’à mon époque on regardait tout, très tôt. On se cachait. On regardait de l’escalier. J’me souviens que j’ai dû voir la scène du T rex de Jurassic park vers 5 6 ans’ et ça m’avait terrifié aha.
        Mais ça elle a déjà vu. Les burtons elle adore, sauf sleepy hollow. Elle a trouvé ça moyen bof. Elle adore les noces funèbres et Mercredi par exemple.
        J’avais peur pour indi 1 a cause de la scène de fin’ et sa tête me restera gravé en mémoire pendant très longtemps. Les yeux grands ouverts. La bouche qui touchait le sol. Le mélange de peur et de voir un truc grandiose. Mais j’ai quand même dû lui montrer comment ils avaient fait pour rendre ça pragmatique quand même.

        Jpense que les gamins de maintenant sont a la fois plus mature sur certains trucs, et en même temps beaucoup plus immature sur d’autres.

        J’pense que pour elle. L’idéal serait un film moins encré dans le réel. Un truc tellement obvious que ça existe pas, que c’est ok.
        Je viens de lui proposer les choix plus haut. Sans rien lui montrer, juste en lui racontant l’histoire. Elle a choisi la mommy de tom Cruise.

        Mais si ya d’autres idées qui trainent. Je suis preneur. Elle partage ma passion du cinéma, et on regarde un film tous les dimanches matin. Donc pour peur que certains idées me plaisent. Ça pourra nous occuper toute la période d’halloween aha.

        • Y’a Gremlins aussi qui peut être pas mal.

          Scream à l’époque où je l’ai vu (12 ans) la scène du début je me cachais derrière le canapé ^^

          Indi c’est la scène du temple maudit avec l’exécution du gars dans la lave qui c’est fait arraché le cœur, j’en ai fait des cauchemar gamin.

          Y’a aussi les chucky peut être jouable. Sinon c’est un peu un nanard, mais gamin j’avais vu la main qui tue, c’était plus drôle mais ça peut être un début. Sinon The Faculty dans l’idée plus alien donc du pas réel par rapport à un Scream.

          • Gremlins déjà vu depuis longtemps.

            Indi elle a adoré les 2 premiers.

            Chucky j’y ai pensé mais c’est quand même assez violent mine de rien.

            La main qui tue. J’adore ce film. Je sais même pas s’il est dispo quelque part.

            Et the faculty ça aurait sympa. Mais je l’ai revu ya 6 7 mois.

            😎

    • @Benj’
      J’ai pas d’enfants mais je me souviens bien de l’époque où on découvrait ça quand j’étais gosse, et j’ai vu tellement de réactions différentes à tous âges que j’ai l’impression que c’est un peu la roulette, sachant que chacun va être plus ou moins sensible à tel ou tel type d' »horreur »…

      Perso je devais pas être beaucoup plus âgé que ta fille quand j’ai découvert Van Helsing et ça passait très bien (on est plus sur un film d’aventure avec un peu d’épouvante au milieu que sur du film d’horreur). Après si tu veux vraiment aller vers du « vrai » film d’horreur sans taper dans de l’occulte, et compte tenu du fait qu’elle n’a pas l’air réfractaire au sang, y aurait bien les slashers type Scream ou Souviens Toi l’Eté Dernier, mais… c’est peut-être parce que j’ai personnellement découvert ces films plus tard (13-14 ans), mais 10 ans ça me paraît peut-être un peu jeune pour ça.
      A toi de voir ce qu’elle peut encaisser ou non.

      • Ouais van helsing je sais que ça va passer grave avec elle. Ya tout ce qu’elle aime. On le regardera c’est sur. J’avais juste chercher a marquer le coup cette année, parce que d’hab elle va chercher des bonbons avec ses cousins/cousines. Mais cette année elle veut faire comme les grands. On nous on avait prit l’habitude de la laisser chez sa marraine puis de foncer au ciné pour regarder les films d’horreurs old school. Mais bon cette année c’est evil dead 2 et massacre a la tronçonneuse. Trop juste pour elle 🤣.

        On va se faire celui qu’elle voulait. Puis peut être passer outre et aller sur un scream. Ou un truc du style. Jvais voir.

        Merci pour vos conseils a tous, portez vous bien.

        • Les destination finals. C’est pas des grands films mais il y a un côté horrible à la mort qui vient te chercher en personne – alors que de facto on suit surtout une série de banales accidents.

          J’ai vu Underworld comme proposition plus bas. Pas un film d’horreur mais à son âge ça avait été un énorme coup de cœur me concernant donc je valide !

        • « La Cabane dans les bois » est pas mal. Mi-horrifique, mi-humoristique, assez référencé pour être intéressant mais pas trop pour ne parler qu’aux ultra fan du genre.

    • @ Benj’ : Personnellement, je ne regarde que très peu les films d’horreur, mais les seuls que je connaisse et que je pourrais recommander sont réellement traumatisants : Event Horizon, L’Emprise, Sleepaway Camp… Donc, j’ai peur de ne pouvoir t’aider. Pourquoi pas un film de loups-garous ? Genre Underworld, peut-être ? Ou alors, une comédie avec des vampires et des loups-garous comme Vampires en Toute Intimité, de notre ami Taïka ?
      Tu peux aussi tenter un Hollow Man… Il fait un peu « peur », mais pas trop. En revanche, il est un peu malsain, je trouve.
      Oh, j’ai une idée !!! Dernier Train pour Busan, c’est un chef d’œuvre !!! Un train rempli de zombies, ça ne se refuse pas ! LOL

  4. Spécial GTA:
    – J’ai fini ce week end GTA 5. Histoire principale + (je pense) la moitié des missions annexes.
    Après avoir fait et fini Red Dead Redemption, je peux affirmer que les jeux Rockstar, ce n’est pas pour moi ^^
    Ca reste d’excellents jeux a faire, mais j’ai du mal avec le gameplay (surtout la maniabilité). Concernant GTA 5, mention très spéciale au personnage de Trevor qui est juste exceptionnel !!! L’écriture (et ses coups de sang) est maitrisée, et ses moments sont tous délectable ! La relation entre les 3 personnages fonctionne a merveille, leur interaction également !
    Mais je dois avouer que j’ai eu du mal avec le personnage de Franklin (même si j’ai beaucoup aimé le jouer). Il ne se passe pas UNE phrase sans avoir un « fu.. » ou un « ni… ». C’est tout bonnement hallucinant. N’étant pas habitué a ce style de langage, c’est vraiment déroutant lol.
    Il y a 2 gros points qui m’ont gêné et qui ont terni l’expérience du jeu. La maniabilité et le fait qu’il n’y ait aucune vf.
    Autant en extérieur, la maniabilité m’a moins dérangé, mais en intérieur !! Les mecs ont des « cu. de vache » sérieux, et ils ont besoin de 2 mètres pour tourner … alors lorsqu’il faut passer une porte simple ou prendre un escalier, LORS de moments sous tension ou il faut aller vite, c’est juste l’horreur ! Obligé de s’y reprendre plusieurs fois pour enfin passer … l’obstacle. Quant a l’absence de vf, c’est vraiment pénalisant. Car devoir effectuer une mission le plus vite possible, tout en regardant la map (en bas a gauche), tout en suivant des indications en haut a droite, tout en lisant les sous titres (car avouons le de suite, ça parle TOUT LE TEMPS) … et tout cela en tentant d’échapper aux ennemis, ou de fuir la police, ou d’être sous les feux ennemis, c’est juste …. très chiant. Associez a ça le fait qu’il faut se dépêcher et donc courir … pardon sprinter (donc appuyer constamment comme un débile sur le bouton X) … ce qui amène que dans les endroits exigus, notre personnage se retrouve coincé dans le décor et il faut s’y reprendre a plusieurs reprises afin de passer des portes ou des escaliers. Souvent, c’est le game over. Dommage ….
    (PS: ça parle tellement que, lorsque je suis en voiture – hors missions ou il faut aller vite -, je me gare sur le bas côté et j’écoute les personnages discuter … une fois qu’ils ont fini, je démarre la voiture et effectue ce qu’on me demande de faire … ^^)
    On peut aussi évoquer que c’est énormément scripté, même durant les missions. Pas tout le temps, mais quand même … Ca va souvent être de l’ordre de:
    – montez dans la voiture
    – sortez de la voiture
    – suivez Trevor/Michael
    – prenez l’argent
    – suivez Trevor/Michael
    – montez dans le fourgon
    – suivez Trevor/Michael
    – descendez du fourgon
    – détruisez le fourgon

    Etc etc
    Je passerai également sur le fait que chaque véhicule se dirige d’une manière différente (appuyer sur des boutons différents … pourquoi pas, mais c’est compliqué au départ)

    Il y a tout de même d’excellents points.
    Le monde est énormément vivant.
    La conduite est assez plaisante. Certains moments sont cultes (voir Trevor se réveiller sur une ile, bourré et en slip, et dire « eh les gars vous êtes ou … ah merde je les ai tous buté » … tourner la caméra et voir 3, 4 cadavres … c’est quand même très drôle !)
    L’écriture et le déroulé de l’histoire est vraiment prenant.
    Les gueules de Michael et de Trevor, prises a partir de vrais acteurs que j’apprécie … mais je n’ai pas reconnu l’acteur qui a les traits de Franklin (si quelqu’un sait)
    La variété des missions (principale comme annexes)
    Les musiques !!! Faire côtoyer Snoop Dog avec Bowie, Survivor, Britney Spears, Lady Gaga ou TLC, c’est fort !! lol

    Pour conclure: j’ai fait 2 jeux Rockstar que j’ai aimé jouer mais « sans plus », donc aucun regret de boycotter GTA 6 😛 !!

    – J’ai enfin vu le trailer (extended trailer) de 26 min de GTA 6 ! haha
    Et put… que c’est méga impressionnant !!! Le début du visionnage déchire la rétine. Les textures, les animations, les jeux de lumière, la morphologie des personnages (surtout les PNJ), bor…. que c’est sublime !!!!
    Et plus la vidéo avançait, plus je me faisais la réflexion suivante: est ce que nos 2 « héros » sont charismatiques ??
    Autant Lucia, y a clairement un truc … mais Jason … Absolument rien ! Il est … juste … beau. Mono expressif, voix calme et posée, ça change complètement de ce que Rockstar a l’habitude de nous proposer. J’imagine bien qu’ils savent ce qu’il font, mais tout de même, eux qui sont les rois des trailers qui font monter la hype x 100000000000, je trouve juste Jason nul dans cette vidéo. Pour faire simple, j’aurai kiffé jouer Boobie/Raymond (put… ce surnom loool … ils savent faire chez Rockstar), je le trouve bien mieux, plus charismatique et bien plus intéressant a explorer.
    Ce qui m’a « gêné » également (c’est un grand mot mais quand même), c’est que les dev poussent le réalisme a son paroxysme sur la plupart des détails mais du coup, le moindre truc qui n’est (justement) pas « poussé a son paroxysme » fait tâche.
    Et ça manque quand même de nervosité bor… !! Le début, lorsque les flics débarquent chez Boobie (lol), ça tire de partout, ca passe a travers les murs, on te dit « vite faut partir !!  » et le personnage marche/trottine tout en tirant sur les ennemis. Dommage.
    Mais bon, le trailer déchire absolument TOUT !! Rien que ça https://www.youtube.com/watch?v=tJbzMqJGH4k&t=3s c’est absolument époustouflant !!

    Allé, prochain jeu (ou plutôt licence haha): Bioshock !!!
    Puis ensuite, j’aurai le choix entre Portal 2, Clair Obscur, Persona 5 Royal, L’Odyssée d’Abe, Myst, Monster Hunter World et Borderlands 2 !

    • Aaah Trevor! Tu ne pouvais pas passer à côté d’un des personnages les plus marquants du Jeu Vidéo! ^^
      GTA, je ne les ai pas tous faits. J’étais tombé amoureux avec Vice City, je n’ai pas eu le temps de faire San Andreas qui est celui qui était le plus susceptible de me plaire, je n’ai pas aimé le III et j’ai adoré le 5 pour sa liberté, ses musiques, Trevor, le prof de yoga 🤣🤣🤣
      Pour moi GTA c’est le Quentin Tarantino du jeu vidéo, il faut accrocher à l’univers mais si on aime, c’est un pur bonheur avec une jouabilité, certes limitée mais tellement variée qu’on peut y passer des heures sans toucher à l’histoire principale!
      J’attends le 6 avec impatience même si je crains que la vague woke des années 2020 ait encore tout gâché.

      Pour Bioshock, apprécie! Quelle ambiance de fou ce jeu. Je suis étonné qu’ils ne l’aient jamais adapté en série ou en film, ça cartonnerait immédiatement. Je regrette de ne pas avoir eu le temps de faire le 2 et le 3 des purs chefs d’oeuvre eux aussi, il parait.

      • Je me dis que ça ne sera (peut-être) pas aussi simple pour GTA 6 de passer après des personnages aussi incroyables et forts que Trevor.
        Il y a tellement a faire avec ce style de personnages complexes au cinéma ou a la télé. Je me demande pourquoi personne n’a tenté d’en faire une adaptation en série. J’aurais bien vu justement un Tarantino ou même Gilligan a la tête du programme.

        • C’est sûr que le Jason fait hyper lisse à côté de Trevor, je te rejoins là-dessus mais il ne faut pas sous-estimer le talent d’écriture de Rockstar.
          Par contre, je ne suis pas pour les adaptations à l’écran des jeux vidéos. Ou alors uniquement pour les moldus.

  5. Bon, j’ai quelques trucs en retard depuis le dernier Bar :

    Dark Matter – Saison 2
    Autant j’avais adoré la première saison, autant celle-ci me laisse beaucoup plus dubitatif. J’ai souvent l’impression qu’elle ne sait pas vraiment où elle va et elle a perdu une bonne partie du côté thriller/suspense qui faisait pour moi tout le sel de la série. Par contre, l’épisode 5 était superbe. Très lent, très silencieux, mais touchant sans tomber dans le mélo et surtout intéressant philosophiquement. C’est exactement ce que j’aime dans la SF : pas besoin de charabia scientifique quand le concept permet de parler de choix, de vies possibles et de ce qui fait de nous ce que nous sommes.

    Oak Street
    Nul, woke et ennuyeux. 😅 Une nostalgie années 80 qui sonne faux, des dinosaures à plumes qui m’ont plus fait rire qu’autre chose et pas grand-chose auquel me raccrocher. Vite vu, vite oublié.

    My Hero Academia – Saison 5
    Très poussive et franchement peu intéressante pendant une bonne partie de la saison. Heureusement, toute la fin centrée sur les vilains relève largement le niveau. L’histoire et l’évolution de Tomura Shigaraki sont particulièrement réussies, dramatiques et étonnamment adultes pour un anime de ce genre. Clairement ce que je retiendrai de cette saison.

    Mass Effect: Andromeda
    Je continue tranquillement. C’est évidemment difficile de passer après la trilogie originale et ses personnages auxquels je suis très attaché, mais pour l’instant je prends plaisir à retrouver cet univers et surtout à découvrir une nouvelle galaxie. Sara Ryder fonctionne bien, j’aime beaucoup Suvi et je suis curieux de voir où tout ça va mener.

    RRR
    Excellent moment ! C’est complètement excessif, parfois WTF, mais j’ai fini par accepter que ça fait aussi partie du langage du cinéma d’action indien. La bromance entre Rama et Bheem fonctionne à merveille et les deux acteurs ont un charisme monstrueux. Le patriotisme très appuyé ne m’a pas gêné non plus : dans une histoire de résistance à l’occupation britannique, ça me paraît même assez naturel, un peu comme dans Braveheart ou La Fureur de Vaincre. Et puis Naatu Naatu, forcément. 😁
    Quelques CGI piquent franchement les yeux, notamment avec les animaux, mais on a l’habitude avec Hollywood. Vivement l’ère de l’IA parce que les animaux en CGI, c’est vraiment plus possible.

    The Gorge
    Très frustrant parce que j’ai vraiment beaucoup aimé toute la première partie. Le jeu entre les deux personnages, le mystère autour de leur présence, leur rapprochement puis leur histoire d’amour toute mignonne fonctionnent vraiment bien. Anya Taylor-Joy est envoûtante et Miles Teller impeccable.

    Et puis ils descendent dans la Gorge… et là, on change quasiment de film. Ça devient une série B avec des décors pauvres, de la fumée colorée partout et des créatures franchement bof. J’avais l’impression de regarder un Resident Evil du pauvre, ce qui n’est déjà pas très flatteur vu ce que je pense des films Resident Evil. 😅

    Le pire reste peut-être d’avoir voulu tout expliquer : une grosse partie de l’intérêt venait justement du mystère et le film le détruit lui-même en donnant toutes les réponses. La conclusion est en plus très convenue et Sigourney Weaver est tellement caricaturale qu’on a surtout l’impression qu’elle est venue prendre son chèque.

    Dommage, parce que pendant sa première moitié, le film avait vraiment quelque chose.

    • Pour Dark Matters, j’hésitais à regarder la s1, mais j’hésites (alors si la 2 est moins bien). Elle vaut vraiment le coup la 1 ?

      MHA la S5 j’avais zappé certains épisodes tant c’était ennuyeusement gênant.
      Mais la fin relevait effectivement grandement le niveau.
      @Ayorsaint, passe direct à cette fin et après t’en louperas pas une miette je t’assure.
      @Garyus, pour Shigaraki, ça va s’intensifier le concernant (on dirait qu’ils se sont réveillé sur ce perso sur les dernières saisons)

      • Y a quand même quelques éléments importants qui sont distillés dans cette saison même si la première moitié est chiante. Ce serait dommage de les rater. Je pense à l’évolution du pouvoir de Midoriya (arc entrainement), mais surtout à Toya (arc du stage chez Endeavour)…

        • @Ayor
          J’ai plus les détails en tête et je ne veux pas dire de bêtises. Personnellement je conseillerait de ne pas rater un seul épisode même si c’est dur, pour être sûr de ne rien rater. Mais si vraiment c’est insupportable pour toi lis peut-être un petit résumé sur internet. En tout cas ne saute pas les deux derniers arcs de la saison (celui sur la Meta Liberation Army et celui du stage chez Endeavour).

          Dans cet animé beaucoup de petits moments à priori insignifiants ont un payoff très satisfaisant dans les dernières saisons, et tu vas passer à côté de ces petits plaisirs si tu n’as pas les refs.
          Tu vois par exemple, je vois des gens qui conseillent de sauter l’arc Gentle Criminal de la saison 4. Quelle erreur… C’est vrai que c’est un des moins bons arcs de l’histoire mais il débouche sur deux des plus beaux moments de l’animé dans les dernières saisons.

          Bref, quelle que soit l’option que tu choisis ne lâche pas l’affaire. Les trois dernières saisons sont IMO ce qui s’est fait de mieux en matière de superhéroïsme depuis bien longtemps.

          • @Ayorsaint: En fait, cette saison 5, c’est uniquement du farm.
            La première partie, très chiante, le farm des apprentis héros avec l’obtention de leurs nouveaux pouvoirs. Completement dispensable et y’a quasiment rien à résumer.

            La deuxième partie, la même sur les apprentis vilains. Mais les origines de Shigaraki y étant développées, tu passerais à côté de deux des meilleurs épisodes de la série jusque-là selon moi. Et on s’attarde aussi sur un ou deux vilains intéressants pour la suite, j’imagine.
            Entre les deux, il y a aussi la partie sur Shoto Todoroki (deux épisodes) et sa famille qui sont assez émouvants.
            En gros 4 épisodes hors continuité à vraiment voir et pour le reste des vilains, tu peux te faire le résumé.

          • Allez j’ai commencé la saison 6 c’est vraiment pas mal du tout pour le moment. Je vais continuer même si MHA c’est pas mon animé préféré décidément j’accroche difficilement à la DA

  6. Resident Evil : Superbe film d’horreur mais étonnamment pas un film de « zombie ». Le loser magnifique est très bien joué, même si je l’ai vu en VF je n’ai pas été géné par celle-ci. Les effets numériques sont un peu bof par moment surtout à la fin… Mais le film gère super bien la tension je trouve, les scènes dans la neige éclairées à la lampe torche mettent vraiment la pression. Je ne suis pas un grand fan de la licence donc je pense que ça s’éloigne du jeu surtout en terme de lore mais c’est clairement le film Resident Evil que j’ai le plus apprécié !

    The end of Oak Street : Pas terrible, tout sonne un peu faux, comme ça a été dit plus haut c’est un film aussitôt vu, aussitôt oublié, le fils de la famille est insupportable, ça n’aide pas vu qu’il est présent h24.

    • Les dinosaures sont enfin montrés comme de vrais saloperies, on n’oubliera pas plusieurs mises à mort bien sadique, le gamin est juste aussi normal que les autres personnages, aucun n’est un surhumain capable de s’en sortir héroïquement – à part la mère, présentée dès le début comme une bonne petite teigneuse.

  7. « Digger »… Le monde du cinéma se divise en deux catégories : ceux qui ont une mise en scène chargée, et ceux qui creusent leur sujet. Toi, tu creuses ?

    Tom Cruise y a cru, comme la Warner : on allait enfin pouvoir faire de purs films d’auteur avec un gros budget, et qui cartonnent, merci Christopher Nolan.
    L’année 2025 semblait le confirmer, à un « Mickey 17 » près. Toutefois, le fait de situer un film dans une dystopie bousillée par des moguls grotesques, est-ce que ça ne représente pas un repoussoir pour le public ?.. ou bien l’ambition des metteurs en scène ne peut pas toujours être à la hauteur d’un sujet (écologique), sans passer quoi qu’il arrive pour des donneurs de leçons.
    Alors avec un panzer Arty comme Alejandro González Iñárritu, avoir une star des blockbusters ne garantit pas une grande réussite, ni une compréhension immédiate – au final, il y en a chez Warner qui sont tombés de haut en 2026.
    On a pourtant l’impression que ce « Digger » est conçu pour anticiper les réactions de spectateurs à chaque fois que son récit – des gros cons de riches ont trop joué avec le monde et vont continuer à s’enfoncer – devient trop prévisible. Pour mieux nous surprendre.
    Mais avec quelles idées ?..

    Le film commençant par ce qui ressemble à une parodie de « Citizen Kane » (le mogul seul dans son manoir, le plan avec les miroirs infinis devenant ici une forêt de ronces), par Jeff Panacloc (la marionnette toute pétée)… c’est un film ou un sketch ? Une comédie, mais d’ailleurs est-ce drôle ?
    Pas énormément, la raison étant que la foire aux grandes gueules pleines de pouvoirs, sourdingues à des catastrophes mondiales qu’ils ont eux-mêmes provoquées, aujourd’hui ça n’est plus marrant puisque ça fait partie de notre quotidien. Même pour les montrer perdre leurs moyens, mais pour quelques minutes avant de recommencer à être dans le déni, la grossièreté, le machisme, la xénophobie (oh, légère quand-même)…
    Une sorte de « Armageddon » glacé sous patronage « Folamour », Tom Cruise déguisé pour les Oscars (ça ne fait que 2-3 fois dans sa carrière), très théâtral et… Justement :

    Une rupture de ton loupe entièrement le coche, déjà en révélant trop tôt sa nature… puis en manquant l’occasion de faire basculer le film dans une poésie digne de Fellini ou des Monty Python, où les artifices se montreraient pour créer une brève distance, équivalente à une respiration.
    Or dans le film, ce passage en coulisses va devenir carrément un film parallèle, voir même Le film principal, montrant cette fois un groupe de personnes se cassant la tête pour mener un projet à bout. Des gens qui travaillent, durement, complètement opposés aux précédents gugusses caricaturaux. Un film de troupe, pressée par le temps, ce que Iñárritu a déjà pu traiter dans « Birdman » – normalement c’est le plus intéressant, quand on se rend compte qu’on fait un métier de con, devant jongler avec ce qu’on essaie difficilement de créer, les conflits d’égo et de points de vues, et avec ce que notre vie privée nous met dans les pattes (ici, une fille bien aimée qui vient de disparaitre des radars).

    Progressivement, la temporalité du contexte nous apparaît plus clairement, mais beaucoup reste encore hors-champ… On comprend que tout est déjà perdu, sans qu’on sache précisément à quel point puisque ça sera du huis-clos intégral, où les passages dans l’autre histoire représenteront des sortes de projections pour nous spectateurs – en gros c’est l’inverse d’une comédie musicale (où les numéros chantés et dansés détournent la réalité et deviennent ouvertement théâtraux), il faudra alors penser aux « Chaussons Rouges » de Michael Powell… sans que ça raconte grand chose à propos des artistes.
    Si ce n’est rappeler vainement la différence entre vérité et licence artistique (sans blague ?). Et un peu du syndrome du Titanic, mais moins pour détourner le regard sur l’horreur du monde que pour créer une catharsis chez le public. Quitte à ce que celle-ci soit diabolisatrice, mais après tout les responsables l’ont bien cherché – et le temps les aura déjà jugé.

    Charge alors à Tom Cruise de tout prendre sur ses épaules, entouré d’un groupe de personnages aussi archétypaux que le sien – un roi du pétrole taré, un énième Président vociférant des inepties, un gouvernement incapable, un évangéliste con, un scientifique et des assistants trop doux… et revoir Sandra Hüller (bien énergique) et Jesse Plemons après les similaires « Projet Dernière Chance » et « Bugonia »…
    Cruise dans un numéro grimé qui doit forcément résonner avec sa persona, comme à chacun de ses rôles (guettez le caméo de la montagne Paramount, dans un film Warner) :
    Lui qui, d’ordinaire, renacle à vieillir (là, il est servi)… et lui qui est un démiurge, vendeur plus ou moins convainquant (le contrôle du narratif, il s’y connait), se souciant de sa postérité et de sa descendance, perfectionniste à la limite de l’omniscience – sa nouvelle performance physique, diviser son temps de maquillage par 6 (un vendeur à la limite du mytho, oui)…
    Personnage récurrent de Cruise, le mâle alpha qui perd régulièrement ses moyens, fait mine de lâcher l’affaire, puis reprenant la main, tout à sa gloire avant de rebelote – voir sa grosse plaidoirie dans une assemblée bourrée d’êtres quasi… cadavériques.

    Car les détails dans ce film sont cruciaux, nous montrant telle technologie, telle environnement menaçant (la transpiration sur tous les visages), ou bien tel mystérieux bienfaiteur (on comprend facilement qui c’est) qui n’est peut-être qu’un autre financier hors-sol…
    Jusqu’à ce que le récit arrive à son terme, la « satisfaction » allant avec… mais voilà, la distance entre les personnes vu dans ce film (dont on ne saura finalement rien) est bien moins grande que celle entre eux et nous spectateurs – différence entre le théâtre et la salle de cinéma.
    Et quand on verra enfin le Monde tel qu’il est/sera, on aura droit en un seul plan à un grand chelem des catastrophes, sans toujours être cohérent – atmosphère, eau, super high-tech… mais fascisme ? Avec un tel laxisme ?..
    Cette dernière séquence aurait mérité 3 fois plus de temps pour explorer cet univers, mais elle remplit tout de même son office (le gag discret des oiseaux-drones).

    Au final, c’est quoi « Digger » ? Une variation sur « Brazil » en moins onirique, joliment troussée, éclairée, comportant quelques plans idéaux pour le grand écran, Iñárritu continuant à y traiter de l’interconnectivité entre les êtres, les époques, entre le Réel et l’Art, etc…
    Mais aussi un film qui ne nous apprend rien de nouveau sur nos responsabilités, et qui contrôle peut-être trop ses émotions au lieu d’embrasser totalement le Chaos.
    Plus le film de Cruise donc, mais pas complètement le genre de Cruise Movie que le grand public aime voir – pas grave, il ira faire pour nous « Jour de tonnerre 2 ».

    Not so bigger

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