Le bar de Galactus #375 : Digger ~ A l’est d’Eden

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Bienvenue dans le bar de Galactus : chaque lundi, une nouvelle page est à votre disposition pour discuter cinéma, télévision et comics au sens large, loin des univers Marvel et DC Comics !

Semaine décisive pour un certain Tom Cruise, enfin libéré de la franchise Mission : Impossible… Mercredi, la star planétaire jouera les Ozymandias dans Digger d’Alejandro G. Iñárritu (The Revenant, Birdman), avec l’espoir d’un Oscar au bout du chemin. La transformation physique est là, mais Ulysse et Paul Atréides n’ont pas dit leur dernier mot ! Sans transition, la chef des Thunderbolts (Florence Pugh) donnera la réplique au chef des X-Men (Christopher Abbott) dans la mini-série A l’est d’Eden, nouvelle adaptation de l’œuvre éponyme de John Steinbeck, qui sera mise en ligne jeudi sur Netflix. (Fun fact : la réalisatrice de la mini-série, Zoe Kazan, est la petite-fille d’Elia Kazan, qui a réalisé la célèbre adaptation de 1955, avec James Dean et Julie Harris.) Alors, qu’avez-vous vu/lu/bu en ces premiers jours d’automne ? A vos claviers et belle semaine à tous !

L’homme le plus puissant au monde se lance dans une mission effrénée pour s’ériger en sauveur de l’humanité avant que la catastrophe, qu’il a lui-même déclenchée, n’anéantisse la planète.

3 COMMENTAIRES

  1. Je continu mon voyage dans le Cosmère avec la lecture de Tress de la Mer Emeraude.
    Après avoir fini la trilogie Fils des Brumes, c’est un peu le grand écart car chronologiquement Tress se passe bien plus tard. Du coup y’avais des ref que j’avais pas par ci par là mais rien qui empêche d’apprécier et comprendre l’histoire qu’on nous conte dans ce roman. C’est un peu comme des easter egg dans les films du MCU, ça fait sourire ceux qu’on la ref et n’impacte pas celui qui ne l’a pas.

    Pour ce qui est du roman, j’ai beaucoup aimé. On est loin de Fils des Brumes. C’est plus familiale, un peu comme les Goonies mais avec des adultes. L’auteur décrit ça comme un conte pour adulte et c’est plutôt une bonne façon de le décrire.
    Ma prochaine lecture du Cosmère reprendra plutôt vers les début avec soit Elandis, soit Warbreaker.

    Mais je fait une pause en relisant le premier tome de Harry Potter en vu de me le remettre en tête avant la sortie de la saison 1 à noël. Mine de rien, plus de 20 ans que je ne l’avais pas relu, c’est presque comme une redécouverte totale. Tout ce qui n’est pas dans le film c’est comme si je le découvrais pour la première fois tant mes souvenirs sont loin ^^

  2. À l’est, l’Eden.
    Au creux de la Terre, l’Enfer.
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    Vu et revu :

    – Retour en arrière pour les adaptations DC Comics, avec les séries animées d’à partir des années 60 jusqu’à la fin des années 80 – pas tout, d’autant que ça a souvent été très répétitif…
    Beaucoup d’économie et de naïveté, mais au moins les enfants et les fans ont eu une bonne présence continue des héros DC pendant des années.

    Analyses sur la page consacrée :

    lestoilesheroiques.fr/2023/02/les-aventures-de-batman-lintegrale-de-la-serie-animee-de-1968-sort-le-8-mars-en-france.html

    Et début du Timmverse, pas par Batman mais par la série « Superman : L’ange de Metropolis » – c’est pas tricher, ça débute il y a des années par un épisode entièrement sur Krypton.
    Pas un grand développement des personnages au début, un peu poussif, mais l’action iconique est belle et bien là.
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    – Début de la Saison 5 des « Soprano », où les personnages confirment encore qu’ils sont condamnés à rester enfermés dans la même routine criminelle, malgré des tentatives pour évoluer…
    _

    – Fin de la trilogie d’action « La Chute… ».
    Intégralement débile mais, étrangement, il y a toujours des petits trucs fun à retenir.

    – Le premier, par Antoine Fuqua, envoie Gerard Butler/Mike
    Banning faire son John McClane dans la Maison Blanche, loupant toutefois d’être un séducteur roublard. Beauf oui, mais qui s’en bat les couilles des autres nations du Monde, et torture ses adversaires sans pitié… Finalement plus proche de Jack Bauer, ou d’un James Bond vulgos.
    Et ratant aussi complètement l’occasion de faire du buddy-movie entre le Président et son ex garde du corps – le film « White House Down » le faisait lui, et c’était aussi marrant. Ce qui leur permettrait de régler leurs différents, justement exposés dans une scène introductive. Là, Aaron Eckhart est bloqué par les terroristes coréens, son entraînement à la boxe ne sert à rien, et ça se résout sans la moindre construction d’une tension personnelle.

    Pas le temps pour ça, le film a déjà beaucoup d’innocents à massacrer, histoire de faire un 11 Septembre Plus Plus, dégueulasse par sa violence sadique aussi bien avec ses mitraillages en pagaille sur Washington (20 minutes de barbarie incessante), qu’avec la seule Melissa Leo, personnage punching-ball… La pauvre, ce qu’elle se mange dans la tête ! Alors qu’elle n’est même pas détestable à la base…
    Voilà, c’est pour ces instants bien méchants que les spectateurs ont fait un petit triomphe (tandis que le cool « White House Down » a fait un bide) à cette prod Millenium, comme toujours pas bien belle, très droitière, au casting secondaire transparent (même avec quelques stars), pas loin d’un jeu vidéo bourrin…
    Bref, un bon film de faf, pour les nombreux fans de Gégé Butler.

    – Le deuxième, par Babak Najafi, est quasiment similaire et tente malgré tout de corriger les erreurs passées en mettant enfin Mike « couillu » Banning en duo avec son Président mort de peur…
    Eh non, ça reste basique :
    Mike sait tout faire, le Potus doit le suivre docilement et ne participera quasiment pas à l’action, et une lettre de démission pour cause de parentalité sera abandonnée.
    Pas trop grave, l’action malade et gavée de surenchère de mauvais goût est toujours là, n’hésitant pas à faire péter la moitié de Londres pour mieux buter les représentants des grandes puissances occidentales…

    Moche, malaisant jusque dans son patriotisme le plus antipathique (clairement ce sont les USA, va-t-en-guerre en Moyen-Orient, qui sont les responsables… et le reste du Monde de payer à leur place)…
    Ressemblant encore plus à un jeu vidéo – une scène d’action en plan-séquence…
    Utilisant le personnage secondaire de Charlotte Riley juste pour caser une once de réflexion morale au milieu du bousin…
    Et ça arrive encore à être assez rigolo, mais surtout à cause du bas niveau de QI du résultat.
    Faf la rage.

    – Le troisième, par Ric Roman Waugh, veut encore faire quelques corrections… et tombe maintenant dans l’excès inverse : moins con, plus « politiquement correct » – les ennemis sont internes, on les identifie dès le début, et Mike Banning n’a plus le temps d’être aussi grossier qu’avant. Normal, c’est le Gerard Butler moderne, celui qui est capable de fatiguer et d’avoir peur dans ses films, au détriment de l’excitation – « Greenland », « Mayday ».
    Trop : il se fait avoir par un traître, n’envoie personne se faire voir alors qu’il subit la vindicte populaire et se la joue « Le Fugitif », et il est tout pataud face à un père survivaliste anti gouvernement…
    Les scènes d’action sont encore plus poussives et sans idées – drones bêtas, course-poursuite en poid lourd ni lisible ni destructrice, pièges explosifs trop répétitifs, final terne dans un immeuble de bureaux, dommages collatéraux quasi inexistants…

    Il s’agit bien sûr d’une prod ayant dû faire des économies, au point de perdre une partie de son casting (on dirait un épisode autonome) et d’avoir une Jada Pinkett qui ne sert à pas grand chose et dégage du film pitoyablement…
    Et où Gégé, Morgan Freeman (obligé d’être à nouveau Président), Danny Huston et Nick Nolte sont en mode automatique, à peine rehaussés dans des scènes intéressantes mais trop brèves, montrant les limites de leur machisme belliqueux – joli instant où un grand-père sauvage et fou doit convaincre qu’il est un allié, juste en révélant son humanité cabossée à une famille qu’il ne connait pas.
    Mis à part un gag conclusif complètement malvenu (on se croirait dans « L’Arme Fatale 3 »), la franchise se paye un épilogue cohérent avec ce qu’elle raconte, au détriment du plaisir régressif.
    Banning has fallen.
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    Lu :

    – Suite de l’Intégrale Starman, avec un affrontement crossover avec Captain Marvel/Shazam, un peu basique…

    – Fin de l’Intégrale de Preacher, un peu dans un mouchoir de poche. Mettant un point final (dans la gueule) en châtiant évidemment les connards, et récompensant les justes… ainsi que ceux qui partaient avec un gros handicap.
    Mine de rien, l’adaptation télé corrigera le petit manque d’empathie de l’ensemble, qui a toujours été bien trop archétypal.

    – Lucifer : Triptych, histoire en trois parties avec le point de vue de Mazikeen, celui de Elaine Belloc et un Lucifer plagiant la Genèse…

    – Dans la série comics Green Lantern on a des rebondissements à tout va, piochant jusque dans la meilleure série télé des GL (animée donc, et ça fait plaisir)…

    – DC K.O.: Boss Battle, et le crossover bien fan-service entre des franchises Warner, Archie, Dynamite, IDW…
    DC K.O.: Knightfight #4, une parenthèse géniale avec un Bat-grand-père tout fier de sa descendance…

    – Le Absolute Flash devient un Lascar, et on apprend ce qui est arrivé aux précédents bolides…
    La Absolute Green Lantern a une vie romantique bien compliquée…

    – Maxi série Rorschach, où Tom King et Jorge Fornés font leur Watchmen (cases bien composées, dessins réalistes, scènes miroirs, complot, comics de Pirates) mais en ayant la bonne idée de se concentrer principalement sur une enquête, dans une ambiance (dystopique) très 70’s – la tronche du flic, pastiche évident de Mark Ruffalo dans « Zodiac »…
    Et de raconter une histoire sur l’Amérique droitière et parano, dans toute sa complexité, sans la juger (quoique, les pauvres y restent plus sympathiques que les riches), tout en dissertant habilement sur les auteurs de comics les plus conservateurs, de Ditko à Miller.
    Le résultat est bien plus digeste que les autres itérations autour de Watchmen (pas de dossiers annexes, peu de références aux autres justiciers, grosse mélancolie), tout en s’inscrivant dans le même canon général – la série HBO est même indirectement citée.

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