Bienvenue dans le bar de Galactus : chaque lundi, une nouvelle page est à votre disposition pour discuter cinéma, télévision et comics au sens large, loin des univers Marvel et DC Comics !
Octobre est là, avec son cortège de productions horrifiques… et quoi de mieux pour lancer la saison qu’une nouvelle adaptation du roi en personne ? Mercredi, Prime Video mettra en ligne les 8 épisodes de Carrie, énième variation autour du roman éponyme de Stephen King, signée Mike Flanagan (Doctor Sleep, La chute de la Maison Usher). C’est le moment de rappeler que Flanagan est le scénariste principal de Clayface, qu’il n’a justement pas pu réaliser à cause de ladite Carrie White (et du futur Exorciste). Pendant ce temps, au cinéma, Aaron Sorkin succède à David Fincher pour prolonger The Social Network avec The Social Reckoning. Pour ceux qui n’ont pas suivi, Jeremy Strong remplace Jesse Eisenberg dans le rôle de Mark Zuckerberg, Eisenberg ne voulant plus être associé au créateur de Facebook. Dommage ? Allez, comme le veut la tradition, qu’avez-vous vu/lu/bu ces 168 dernières heures ? A vos claviers et très belle semaine à tous !
Après la mort soudaine et prématurée de son père, Carrie est propulsée dans l’univers impitoyable d’un lycée public et doit faire face à un scandale de harcèlement viral qui secoue sa communauté, à la pression incessante et à la cruauté des réseaux sociaux tandis qu’en parallèle, un mystérieux pouvoir de télékinésie s’éveille en elle.






The reckoning of the asocial Carrie…
_
Vu et revu :
— Suite du Timmverse…
– Fin de la première saison de « Superman : l’Ange de Metropolis », avec énormément d’action, bien peu de développements du héros et de ses amis dans sa vie civile – on se dit que ça permet ainsi d’être complémentaire avec la précédente série « Lois et Clark… », qui avait un ratio totalement inverse.
Bref c’est assez condensé (Brainiac, le Parasite, beaucoup de trucs laissés en suspens), et le plaisir n’est pas seulement immédiat… il aussi jouissif quand tout d’un coup la série peut péter les plombs – le double épisode avec Lobo, poussant loin les potards des grossièretés et des délires chelous.
Super bonus, les commentaires du Blu-ray sont sous-titrés en VF (ce que Warner ne fait quasiment jamais), avec les producteurs tout le temps morts de rire.
Mais c’est sur la fin de cette saison que la série dévoile sa vraie identité, alors qu’une floppée de personnages de Jack Kirby apparaissent : c’est aussi une adaptation du Superman que l’auteur n’avait jamais pu totalement se réapproprier dans les comics présentant le 4ème Monde…
– Retour chronologique et début de la série animée « Batman », qui s’est donc bien nourrie des films de Burton, jusqu’à chercher continuellement un équilibre entre ce qui est acceptable pour un public enfantin du Samedi matin…
Et le fait de repousser les limites en faisant de la fiction aussi bien Rétro (Art Déco, Film Noir) que Adulte : Violence Horreur, Sexy et même une touche de Social dans trois épisodes d’affilée sans super-vilains.
Puissant, encore plus avec les VF profondes de Richard Darbois et Pierre Hatet.
_
– Fin de la saison 5 des « Soprano », alias la petite guerre froide entre les mafieux de New-York et du New-Jersey. En même temps, pour un membre de la grande Famille buté pour une histoire de vendetta, ou pour une triste trahison (pauvre biche, trop candide et pas assez tigresse), ou bien pour une connerie… il y en a deux à trois fois plus qui meurent de maladie, comme s’ils étaient maudits.
Et alors que la saison continue sur le même rythme pépère, la mafia contaminée par des membres trop longtemps restés en taule (dont un funeste cousin), quelques épisodes spéciaux viennent tout chambouler, dont carrément deux d’affilée.
Puis, retour du Tony « cul bordé de nouilles », aux décisions sévères mais justes. Toutefois, rien n’est totalement réglé, leur sort à tous reste en suspens.
_
– « Garance »… Le rhum qui a tué la liberté de Garance
Après deux films choraux, Jeanne Herry revient à un portrait de femme profondément paumée, autour d’un milieu artistique, comme dans son premier film « Elle l’adore »… mais, une minute ? Il y avait déjà de ça dans « Pupille » – Élodie Bouchez faisant de l’audio description au théâtre… Et dans « Je verrais toujours vos visages », Adèle Exarchopoulos se détachait d’un collectif, œuvrant dans des ateliers de parole.
La même chose arrive dans « Garance », avec d’ailleurs la même actrice… c’est juste que Herry (re)déplace son curseur sur l’individu en priorité. Mais l’idée d’un corps de métier essayant de bien travailler est toujours bien présente dans son cinéma. C’est juste que là il nous est raconté à travers une actrice/galérienne – on nous montre tout son quotidien fait de piges, certaines microcopiques mais permettant de faire ses heures, d’engagements avec une troupe, de sorties le soir dans d’autres milieux arty etc…
C’est hyper dense, un peu comme « Salut l’artiste » de Yves Robert mais avec un personnage jeune, n’ayant pas encore pu percer juste une fois…
Et c’est aussi une petite privilégiée, aimée, soutenue, super forte par sa malléabilité, ses capacités d’adaptation et… sa résistance à l’alcool. Pas une scène sans un verre à la main, mais zéro ivresse titubante ni vomito. Sa chance est telle que les rares moments où elle arrive à vraiment bien se mettre la tête à l’envers, elle récupère très vite.
Un peu de déni (pas vu le frotteur dans le bus, pas pris), elle donne le change comme l’actrice qu’elle est… une femme qui sait boire, le vin gai, normalement ça fait plaisir, non ?
40 minutes à ce rythme, jusqu’à ce que ça se voit trop dans sa vie professionnelle… et là le film bascule ouvertement dans le drame sur l’addiction, mais toujours sans se départir du côté alcoolo rigolo d’une Garance un peu plus en vrac, ivre de tout (verres, jeu, autre type de sexualité), moins supportable pour ses amis (pas très cools ?)…
Adèle Exarchopoulos prêtant toutes ses nuances à cette force brute émaillée de nombreuses fêlures. Et qui est en fait faussement chanceuse, alors qu’elle tombe amoureuse de celle qui semblera être une petite amie idéale – Sara Giraudeau, dans son registre tout doux, que Herry subvertit en en faisant le garde-fou passif de Garance. Tellement patiente mais aussi tellement incapable de se confronter avec elle qu’elle finit par la conforter dans son alcoolisme, pensant l’aider à se sevrer petit à petit.
Dans une œuvre où il est impossible de prévoir quelle scène peut succéder à l’autre (quelques-unes ayant de petites idées de mise en scène), tout d’un coup un repère temporel va nous tomber sur le coin de la figure…
Et là ça deviendra encore un autre type de film (« historique »), qui vient rajouter encore plus d’épreuves coriaces pour et autour de Garance, comme s’il fallait en passer là afin d’avoir enfin le déclic qui lui permettra d’arrêter son autodestruction discrète…
Et sauver aussi son joli couple avant l’implosion programmée.
Oubliez le film DC, la vraie Supergirl cette année, c’est elle.
Gare à Garance !
_
– « Heart of the Beast »…
Très facilement émouvant comme film, mais en plus ça n’est pas gratuit, ça raconte quelque chose de très puissant sur les regrets, le sacrifice, le lâcher-prise, l’animisme, l’enfer de la Guerre (littéralement, puisque les flashbacks sont filmés sur un fond orangé crade) et même les mythes.
On se demande justement ce que ça aurait donné si un Mel Gibson l’avait réalisé à la place, puisque là il y a Tout ce qui fait partie de son cinéma – Brad Pitt y fait carrément un chemin de croix. Peut-être que ça aurait été encore plus douloureux, plus sanglant, mais aussi moins équilibré que ce que David Ayer a (enfin) réussi : un film sur les traumas de la guerre, sans débilités et beau à pleurer.
Analyse complète sur la page consacrée :
lestoilesheroiques.fr/2026/09/le-bar-de-galactus-374-heart-of-the-beast-primetime-american-horror-story.html
_
– Fin de la saison 6 de « Miraculous », pas par TF1 Plus…
Elle aura mis du temps à se produire cette saison, le mystère du nouveau Monarque restant irrésolu, même pour les spectateurs qui connaissent sa supposée identité.
Mais la routine habituelle des akumatisés importera moins que la préparation au passage à l’âge adulte des personnages, via des thématiques queer et dramatiques… ainsi que quelques révélations, dont on ne verra malheureusement pas vraiment les conséquences dans le dernier épisode – celui qui prépare à de futures contre-attaques.
_
Lu :
– Intégrale Luke Cage 1983, Kurt Busiek est dans la place, très bonne action et petites remises en cause des héros…
– Chez les Fantastiques on a quasi un numéro complet racontant l’histoire d’une Sue/Malice alternative et exagérément puissante (même pas de gardes fou instinctifs ?)…
Dans les donjons de Fatalis, l’horreur ne cesse jamais…
– Avec la Planet Miss Hulk, on a du fun à grosse épée et bikini de cuir…
– Thor/Sigurd Jarlsson contre un classique Mister Hyde, bien sadique comme on l’aime…
– Miles Morales en équipe contre des espèces de Rena Rouge et Chat Noir, enfin presque…
VenoMJ contre le Dr Octopus et Madame Masque, et c’est toujours drôle…
Eddie Parker, un intéressant variant…
Inutile retcon de Eddie Brock faisant face plus tôt au symbiote…
Fin du Spider-Intérim de Norman Osborn, pile quand Peter revient tout frais tout dispo…
Spidey, VenoMJ et Eddie Carnage dans le début du crossover Death Spiral, avec déjà une victime connue – parmi un bon paquet. Certainement l’occasion (sanglante) de mettre fin aux nouveaux statu-quo des personnages…
– Iron Man court après Madame Masque, mais jusqu’où ira-t-il avec elle ?
Salut tout le monde, j’avais annoncé il y a quelques semaines la sortie de mon nouveau livre, Batman v Superman – Autopsie d’un blockbuster clivant. Il sera en vente le vendredi 6 novembre ! 🙂
Le sommaire a été dévoilé récemment, vous pouvez le retrouver ici :
https://www.comicsbatman.fr/bvs/
(Ainsi que des liens pour le précommander – si tu veux générer ton propre lien Boss pour toucher une commission, sens-toi libre d’éditer ce com sans aucun problème bien entendu ^^)
En exclusivité, j’informe également que Siegfried Würzt, mon co-auteur, et moi-même serons au HeroFestival à Marseille le weekend du 7 et 8 novembre (dédicaces et conférences au programme), avec notre cher ami le Commis des Comics !
(Et, si tout va bien, nous serons le samedi 14 à Lyon, le vendredi 20 à Paris – pour un évènement exceptionnel – et probablement le 21 à nouveau à Paris. J’en reparlerai quand tout sera confirmé.)
Merci d’avance pour vos éventuels partages et autres publicités pour le bouquin – on est chez un petit éditeur indépendant et sur un sujet de niche, si vous pouvez en parler au maximum où vous pouvez, ce sera grandement apprécié 😀
Au plaisir d’échanger, ici ou ailleurs, ou bien vous rencontrer autour d’une signature !
Félicitations !
Si j’avais une recommandation à vous faire niveau cinéma :
– Notre Salut : si vous vous demandez comment ça peut se dégrader niveau politique aujourd’hui, ben un film sur un Pétainiste qui rentre au gouvernement sous l’Occupation pourra vous aider. Notamment sur beaucoup de parallèles avec la situation d’aujourd’hui (l’utilisation du Management à outrance, la pénurie des matières premières et de l’essence qui entraine de plus en plus de tensions etc… j’en oublie mais franchement c’est édifiant à quel point tout pourrait se répéter aujourd’hui).
J’ai prévu de le voir. Les rayons et les ombres était déjà très bien dans un genre similaire (sans oublier le diptyque La Bataille de Gaulle pour rester dans la même période – on est servi cette année avec le cinéma français !).