Bienvenue dans le bar de Galactus : chaque lundi, une nouvelle page est à votre disposition pour discuter cinéma, télévision et comics au sens large, loin des univers Marvel et DC Comics !
Et c’est parti pour une nouvelle révolution autour du soleil ! On commence l’année en douceur avec The Pitt, la série médicale multi-récompensée que vous avez plébiscité dans les commentaires ces derniers mois et qui revient pas plus tard que jeudi sur HBO Max. Eh oui, moins d’un an après la fin de la saison 1 et avec 13 épisodes. Comme quoi, c’est possible. En ce mois de janvier qui s’annonce relativement calme, de quoi sera fait votre programme ? (Pour ma part, saison 2 de The Walking Dead : Dead City, saison 3 de The Walking Dead : Daryl Dixon et saison 5 d’Emily in Paris terminées ! Cherchez l’intruse. On attaque bientôt la saison 5 de Stranger Things.) Alors, qu’avez-vous vu/lu/bu dernièrement ? A vos claviers et très belle semaine enneigée à tous !
Le personnel du Trauma Medical Center de Pittsburgh travaille 24 heures sur 24 pour sauver des vies dans un service d’urgence surchargé et endetté.





(Ah mince, j’espérais le leak sur le 4eme teaser de Doomsday 😅)
A l’heure actuelle, Disney n’a pas encore envoyée la clef de décryptage du trailer aux projectionnistes.
Ah ? Ils ne refont pas l’erreur une 4ème fois ? Ça doit être du lourd !
Ah l’heure actuelle, ils se disent que trois teaser ça suffit. Le quatrième pour le superbowl
Comme si c’était des erreurs de leur part…….. 😀
Effectivement, nous aurons peut-etre un leak demain, Disney delivre les clés de décryptage le lundi soir.
Elle est dispo avec le Wakanda et les 4F. Vu sur reddit
https://www.reddit.com/r/ComicVerseog/comments/1q5hj9b/avengers_doomsday_teaser_4/
Boss : Qu’en est il de la nouvelle rumeur que nous aurions 6 teasers finalement au lieu de 4 ? (Source Classification des bandes annonces en Corée du Sud)
Comme souvent, beaucoup de rumeurs contradictoires. Mais on peut effectivement imaginer encore deux ou trois teasers-personnages qui culmineraient jusqu’au Super Bowl, avec la première bande annonce classique.
Ça vaut quoi Cashero, la série de super héros,coréenne ?
Je suis étonné que personne n’en parle.
Moi j ai bien aimé, après faut aimer l humour et les sentiments des prod coréenne. Mais visuellement c est pas mal du tout.
Et le pouvoir = contrainte obligatoire est bien géré.
@LTH : Emily in Paris ? Ah oui, c’est très surprenant. Ça se regarde ? C’est nunuche ou pas du tout ?
Complètement nunuche et ça commence à tourner à vide, mais ça reste marrant à regarder, en tant que regard américain sur Paris façon carte postale. 10 épisodes de 30 minutes, ça se regarde en une soirée entre Noël et le Jour de l’An. Et Sylvie Grateau/Philippine Leroy-Beaulieu est la reine qu’elle pense être. ^^
Est-ce que tu te brades, Pitt ?
Vu :
– Toujours le Arrowverse, presque la fin de toutes les saisons de 2019 :
« The Flash » (S5) avance le pied en partie sur le frein (le vilain n’est quasiment qu’un prétexte), mais se rattrape toujours grâce à l’attachement créé avec les personnages – et Joe revient juste à temps…
« Arrow » (S7) par contre n’y arrive pas, et s’en sort alors avec quelques séquences plus originales que d’habitude…
« Legends of Tomorrow » (S4) s’est terminé en gros bordel aussi calculé que les autres séries, et ne mérite pas autant de louanges (étant plus des antihéros, ils creusent la tombe des supers dès cette époque ?)..
« Supergirl » (S4) déborde de bonnes intentions, et raconte avec une extrême acuité l’époque de maintenant. Même avec une énième fin précipitée, cette saison est un petit sommet…
« Batwoman » (S1) conclut de manière pessimiste sa première grosse intrigue, avant la future Crise (laissons-la se reposer un peu).
Analyse sur les pages consacrées :
lestoilesheroiques.fr/films/dc/flash
lestoilesheroiques.fr/films/dc/arrow
lestoilesheroiques.fr/films/dc/legends-of-tomorrow
lestoilesheroiques.fr/films/dc/supergirl
lestoilesheroiques.fr/films/dc/batwoman
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Lu :
– Début de Star Wars : L’héritage de Vador…
Kylo Ren grand chef, mais préférant la quête qui le ramènera à Palpatine (arrière-grand-père ou pas ? parce qu’il embrassera Rey quand-même)…
– Suite de l’Intégrale des Tortues Ninja IDW tome 7…
Tête de cuir nouvelle version s’invite comme pseudo allié, et se révèle sacrément prolixe – peut-être pour se distinguer des bourrins Bebop et Rocksteady…
– Début du tome 24 de Dragon Ball Super, qui n’est fait que de glandages comiques où on se montre les muscles, amorcé à cause de vilains idiots – pause au moment d’un au-revoir symbolique (maître Toroyama)…
– Intégrale de The Crow, l’édition définitive publiée chez Delcourt avec ses notes et appendices. Un bel écrin pour cette histoire aussi banale (tel un Punisher, Eric Draven flingue facilement tous ceux qui méritent sa vengeance) que bouleversante (l’Amour et la Beauté martyrisés)…
– Fin de l’Intégrale From Hell…
Le feuilleton de Alan Moore et Eddie Campbell et ses gargantuesques appendices se finit en maintenant son point de vue, donc sa théorie.
Et brouillant toutes les pistes possibles entre exercice de style, enquête réellement sérieuse et délires mystico-spatio-temporels.
Tout prend vraiment sens à la fin ? Vraiment exhaustif et cohérent ?
Sinon, toujours les mêmes limites de l’auteur : verbeux, intelligent, mais si peu émouvant. Les œuvres de Moore sont trop souvent sans amour.
L’adaptation filmique compensera ça.
– Les Dossiers secrets de Hellboy : Koshchei (le Sans-Mort)…
Mike Mignola et Ben Stenbeck nous livrent un conte superbe autour de ce « Dracula des steppes », bref adversaire de Hellboy et dont le destin de brute maudite est plutôt touchant. On y trouve quelques éléments en lien avec les aventures de HB, et plusieurs scènes marquantes, comme la tête de ce bébé dragon près de celle de sa mère.
Perso, j’attend avec graaaande impatience A Knight of the Seven Kingdoms, prévue pour la fin de ce mois ci
Je me relis la première histoire, vu que la saison 1 ne traitera que de ce chapitre (120 pages environ)
La bande annonce était assez fidèle au roman, donc très hâte.
Et puis jeudi arrivera la suite de l’anime Jujutsu Kaizen, que je ne louperai pour rien au monde !!
Le trailer de A Knight of the Seven Kingdoms me fait l’effet d’un ovni dans l’univers de GoT tant aucune crasse morale ne semble s’en dégager. Je sais pas si c’est fidèle à l’oeuvre ni si j’aime ce parti pris mais ça m’intrigue en tout cas.
Difficile de se baser sur les trailers tellement ça montre peu de choses. Mais je trouve que c’est assez fidèle a quelques détails près (les moments drôles). La morale ce sera a travers Dunk, et de quelques autres personnages. Je ne peux pas trop en dévoiler au risque de spoiler (SI ca reste fidèle a l’oeuvre de Martin). Et faire tenir la première histoire de 120 pages sur 6 épisodes, ca signifie qu’il risque d’y avoir quelques longueurs (pour rappel, saison 1 GoT 10 épisodes pour 780 pages)
Apres, les enjeux sont BIEN MOINDRES que dans GoT ou House of the Dragon ! Ce sont des chroniques.
Et les 3 chroniques du chevalier errant (le bouquin donc) ne sont pas liées entre elles, ce sont 3 histoires différentes avec comme seul lien les 2 protagonistes Dunk et Egg.
Et petit rappel: ils sont tous les 2 cités dans GoT, et Dunk aurait un lien de parenté avec l’un des personnages principaux de GoT.
« Et petit rappel: ils sont tous les 2 cités dans GoT, et Dunk aurait un lien de parenté avec l’un des personnages principaux de GoT. »
Dans la série TV ? Ou dans les livres ? Je ne m’en rappelle plus si c’est dans la série… Et les livres j’ai lu la moitié de la première intégrale et la fin de la troisième de mémoire (pour voir à quel point ça différait des fameuses noces pourpres ^^)
Ils sont tous les 2 cités dans la série GoT, dans les livres il me SEMBLE que les 2 sont cités (je suis sûr pour Egg, et un peu moins pour Dunk)
SPOIL SPOIL SPOIL (si tu veux savoir ou c’est cité dans la série GoT)
Dunk, ou ser Duncan Le Grand est cité par Joffrey Barathéon avant son mariage, il lit le livre des frères de la garde royale, et relate ses fameux exploits, pour narguer Jaime
Il est également « cité » a la fin de la saison 8, lorsque Brienne lit les pages du livre, et tombe sur Ser Duncan Le Grand
Eeeet de mémoire, dans la saison 1 ou la vieille nurse (je ne sais plus son nom), est a côté du lit de Bran Stark, convalescent après sa chute, et lui demande si elle veut lui raconter l’histoire de ser Duncan que Bran aime tant.
Quant a Egg, il est cité par mestre Aemon de la garde de nuit, alors mourant (il parle en disant « l’oeuf »). Je crois que c’est saison 5.
FIN DU SPOIL FIN DU SPOIL
Merci Anthony d’avoir pris le temps de répondre de façon aussi complète ! Ça me parle davantage pour le mariage en effet ^^
Avec plaisir ! ^^
Il y aura peut-être des longueurs mais la durée cumulée des 6 épisodes de la saison de AKotSK équivaut à celle des 3 premiers de Game of Thrones ou House of the Dragon donc il y a moyen de les éviter.
House of the Dragon, il y a énormément de longueurs car dans les livres, les 2 premières saisons sorties correspondent a environ 140 pages.
Et HBO projette de faire encore 2 saisons sur la fin de cette guerre, ce qui équivaut a 140 pages, si on va jusqu’aux fils de Rhaeneyra/Millicent (j’essaie de spoiler le moins possible). Si HBO ne va pas plus loin que Rhaeneyra/Millicent, alors il reste a peine 80 pages environ pour 2 saisons.
Pour GoT, il y a énormément de personnages dans la série (et il y en a facile le double VOIRE le triple dans les livres) donc il est normal qu’il y ait quelques longueurs dans les premiers épisodes. Cependant, la saison 1 est très très fidèle au tome 1 du livre (a quelques légers détails, mais rien qui ne change de la trame du bouquin). Lorsque je lisais le livre, j’avais l’impression de voir les acteurs de la série dans les livres et de revivre leurs aventures, c’était incroyable !
@Archer
Petit oubli: on sera très loin du niveau des crasses de GoT ou HotD, mais (SI ils se débrouillent bien pour la série) on peut avoir quelques moments mémorables !
Stranger Things saison 5
Moment agréable comme pour les saisons 1 et 2. La 3 était selon moi en dessous et la 4 inégale avec des très hauts (hawkins et la fabrique) et des bas (russie).
J’ai du mal à comprendre certaines critiques. En effet, je lis et j’entends beaucoup qu’il y a trop de choses invraisemblables ou incohérentes qui se produisent. Mais c’est le cas depuis toujours dans la série !!! Alors, est-ce le fait que les enfants ont (trop) grandi qui créé ces réactions ? On l’acceptait mieux quand ils étaient des Goonies en herbe ?
Sinon, je rejoins la déception majoritaire pour le combat final et le fait que Vecna ne soit pas finalement le last boss. Ou alors, il aurait fallu lui offrir une belle rédemption dans ce cas et faire du flagelleur mental un vrai opposant de qualité.
Aucune explication aux pouvoirs des Henry dans la grotte, ni au pourquoi des Abysses. Franchement, je m’y attendais tellement… Ça se sentait depuis les débuts que les frères Duffer n’avaient pas le moindre début d’une explication à tous ces phénomènes inexpliqués. Alors, quand il faut broder au fur et à mesure, c’est rarement génial… et on se retrouve avec une théorie scientifico/physico totalement foutraque.
Par contre j’ai adoré la dernière heure avec les beaux adieux entres nos héros. Que ce soit sur le toit en version FRIENDS ou autour de la table de D&D, les larmes ont eu du mal à rester accrochées à mes paupières. Pour moi, c’est toujours un gage de réussite, donc bravo et merci aux réalisateurs et aux acteurs pour ces moments inoubliables d’autant que jusqu’alors la série n’avait jamais réussi à m’émouvoir de la sorte.
Gurren Lagann
Je recommence cet animé avec un grand plaisir.
Pour ceux qui ne connaissent pas et qui aiment le côté EPIQUE dans les Shonens, ont est pas loin d’avoir ici ce qui se fait de mieux dans le domaine.
Pluribus
La fin de saison ets à l’image de son début c’est à dire une masterclass. Vivement la 2 pour avoir un truc intelligent à se mettre sous la dent.
En attendant je vais peut-être bien lancer The Pitt ou Mindhunter j’hésite…
Je dois me remettre sur the Pitt (en pause avec stranger things), que ma femme et moi savourons sans voir le temps passer.
C’est vraiment une super série, et je ne suis pas du genre à aimer les séries dans le milieux hospitalier.
Pour rappel la grande force : chaque épisode suit 1h en temps réel d’une seule et même journée (la saison 1).
Je recommande.
Sinon j’ai arrêté la série Task, je ne La trouve pas terrible malgré de la bonne volonté.
Et j’ai commencé Slow Horses, avec Garry Goldman (apple). Ça a une bonne réputation et ce 1er épisode a été de très bonne facture (dans le fond comme dans la forme). Ça commence très bien
Et j’ai vu »Les heures sombres ».
Intéressant mais surtout porté par l’incroyable prestation de Garry Oldman, bluffant de par son maquillage et son jeu d’acteur.
Un bon complément au film Dunkerke de Nolan vis-à-vis de l’Histoire.
Terminé Pluribus, en binge-watch, j’ai adoré, une des meilleures séries de l’année ! On reconnaît la patte Vince Gilligan pour la mise en scène et le côté contemplatif notamment – qu’il délègue à de talentueux réalisateurs. Le pitch est improbable, l’épisode pilote incroyable et la suite passionnante. Du mal à comprendre les critiques qui reprochent qu’il ne se passe rien et que la protagoniste est antipathique. J’ai trouvé l’ensemble hyper soigné, vecteur de réflexions sur l’individualité et l’humanité au sens large, porté par l’excellente Rhea Seehorn, comme toujours !
Je rattrape quelques films 2025 avant d’établir mon traditionnel « Top » : The Brutalist, immense fresque palpitante mais peu marquante ou émouvante de mon côté, Un simple accident, très bien mais ne mérite pas une Palme d’or à mon sens, Rapaces, grosse claque, la séquence du restaurant est folle d’intensité, j’ai beaucoup aimé et conseille ^^
Complètement d’accord avec ton analyse de Pluribus sauf qu’arrivé à l’épisode 7 j’ai fini par me dire qu’il était quand même temps qu’il se passe des choses vraiment impactantes à nouveau. Fort heureusement je fus comblé avec les deux derniers.
Pour the brutalist, il est sur ma liste, mais les 3h me font un peu peur au vu de ce que tu dis. ça vaut quand même le coup ?
Tu m’as intrigué pour Rapaces, je ne connaissais pas du tout.
Idem qu’Ayorsaint pour Pluribus.
@Ayorsaint : je crois que l’épisode 7 est mon préféré (avec le premier), juste voir Carole s’éclater et faire n’imp, profiter puis à la fin quasiment s’effondrer en larmes et de reconnaissance envers qui tu sais, j’ai trouvé ça vraiment intense !
@Black Bolt/Panther : clairement The Brutalist est très bien rythmé, pas de problèmes de longueurs à mon sens (au pire tu te dis que tu regardes 3 épisodes d’une heure d’une mini-série haha). Le film est divisé en deux grosses parties, tu peux faire 2 x 1h40 si tu veux. Malgré toutes les qualités du film je n’ai pas été ultra emporté… je ne regrette pas de l’avoir vu mais je ne le reverrai sans doute pas.
Rapaces est passé un peu inaperçu, sorti début juillet de façon un peu confidentiel, pas un gros casting mais 230.000 entrées tout de même, pas un flop donc, c’est tout à fait honorable. Le début est un peu cliché dans les thématiques de thriller (voire drame) français/sociétal hors Paris (l’action se déroule dans le nord de la France). Et puis… j’ai été vite happé, les actrices et acteurs sont bons, l’enquête fluide et, comme je le soulignais, une séquence très tendue vaut à elle seule le détour (en le regardant dans des conditions correctes pour savourer évidemment). J’espère que ça te plaira ! Ça dure 1h40 de toute façon, ce n’est pas très long.
Peut être je confonds le 7 et le 6 alors…
Bon à un moment ça sentait un peu le réchauffé voilà 😉
Mais globalement j’ai pris un gros kiff
Non mais tu as raison, c’est peut-être le fait que j’ai quasi tout regardé à la suite en une poignée de jours plutôt que le rythme hebdo qui m’a moins donné cette impression ^^
– « Magellan »…
Avatar, la voie des cendres
Le prolifique réalisateur philippin Lav Diaz est-il en train de sortir de sa zone confidentielle, en s’attaquant à un espèce de biopic historique mais démystificateur, mené par une star internationale ? – Gael García Bernal, pas glamourisé.
On pourrait le croire alors que son nouveau film atteint seulement les 2h et demi, comparé à ses autres opus qui peuvent avoisiner les 8 heures, en moyenne. Son style reste toutefois similaire, à savoir de longs plans (d’où la durée), souvent fixes, à la narration elliptique, et où l’action (quand il y en a) n’est pas découpée mais repose sur le surgissement de personnages dans le cadre, tel qu’aux premiers temps du cinématographe. Mine de rien, c’est aussi économique.
Le genre de film trop réaliste, où pour rentrer dedans on doit faire soi-même la démarche, sans héros attachants ou monstres effrayants pour nous attraper par la manche.
Le début ayant les qualités d’un beau film contemplatif, regardant les autochtones (quasiment les ancêtres de Diaz) dans leur/la Nature. Des habitants bouleversés façon « les dieux arrivent, pauvres de nous » – il y aura beaucoup de prêches exaltés dans ce film – alors que l’envahisseur colon chrétien arrive, que les vêtements vont surgir sur leurs corps nus, et que les combats vont avoir lieu hors-champ.
Et les conséquences sanglantes, on les aura après coup… dans l’intervalle on a tout le temps d’admirer le cadrage, les déplacements des individus dedans – moins leur jeu puisqu’il y a beaucoup de non-professionnels (beaucoup de « morts » qui bougent) – les superbes détails dans les coins ou à l’arrière-plan, ou bien lors d’un magnifique traveling avant dans la brume…
Puis on bascule dans la comédie dramatique avec le grotesque discours conquérant de Afonso de Albuquerque, rappelant l’instrumentalisation des religions comme vecteur de l’Impérialisme, et… qui finit la tête dans le cul (alcool ou fièvre, peu importe).
Puis un amer retour au pays d’un Magellan blessé dans sa chair, laquelle est toujours vivace – sa future femme Beatriz, à l’origine du projet de Lav Diaz.
Et dont on peut se demander s’il ne prend pas l’excuse de repartir en Indonésie par l’Est pour échapper aux veuves des marins qui l’assaillent (stupéfiante scène sur la plage), plutôt que pour la gloire et le profit meurtrier.
Une fois en route sur les mers, le film devient encore plus classique (le même modèle depuis les premières adaptations de l’histoire des révoltés du Bounty), intense sans être épique. Mais aussi inconfortable et désagréable que l’est la vie de l’équipage à bord, bientôt soumis à la tyrannie passive-agressive (!) d’un Magellan lui-même envahi d’idées noires et blasphématoires – hanté par sa femme enceinte, comme si elle était le porte-poisse du navire… Dur d’avoir quoi que ce soit auquel s’attacher, à part peut-être le fidèle et emphasique Enrique, la laideur étant partout sauf qui pour qui tournera le regard vers l’océan et les cieux, pourtant angoissants de vide.
C’est étouffant, l’esprit du spectateur peut encore plus facilement digresser et le film nous encourager à l’égarement – « je vais manger quoi moi tout à l’heure… tiens, j’avais oublié ça dans mon analyse d’un autre film ! ».
C’est toujours un risque, on ne peut pas tenir aussi longtemps à ce rythme…
Et c’est pile quand les plus courageux des spectateurs sont arrivés au bout de leur vie qu’on a les sempiternels oiseaux.
Puis, une fois à terre le film semble refaire le match de la première partie, cette fois du point de vue d’autochtones aussi similaires mais qui vont être un plus échaudés malgré leur grande patience – une ellipse imperceptible et on se prend dans la figure une séquence tragique avec des enfants, les responsables n’en ayant rien à faire, la mission chrétienne d’abord.
Fi de l’histoire de Magellan, de l’exploit d’avoir fait le tour du monde, de la dénomination du détroit du même nom… à peine on évoquera ses échecs, qu’il croit compenser à coup d’évangélisations…
On revient un peu à la comédie dramatique avec des villageois plus du tout dupes, essayant de monter un bobard (un film ?) pour duper les colons, avant de lancer officiellement les hostilités.
La conclusion incluera quelques plans miroirs du début (la plage jonchée de cadavres, cadrant cette fois vers la gauche)…
Et essaiera de nous faire croire que le film racontait surtout l’histoire du fidèle Enrique, collaborateur malgré lui, dans le seul but de sauver sa propre peau.
Mais qu’on ne s’y trompe pas : le vrai film (fleuve) de Lav Diaz se cache derrière ce récit anti-colonialiste (forcément, c’est produit par Albert Serra), au scénario simple, souvent didactique et linéaire, où les crimes naissent (aussi) du besoin de combler un vide dévastateur…
Ça sera donc prochainement consacré à celle qui est restée à terre, même si son esprit a accompagné son mari, Beatriz – 9 heures de prévu.
Magie lente
Fini Stranger Things.
Une saison qui a eu du mal à gérer quelques moments en raison du nombre de personnages, mais avec quelques grands moments mémorables (le kidnapping de la soeur, le « réveil » de Will, la décapitation de Vecna, le discours de promotion de Dustin et la dernière demi-heure amère, lumineuse, chargée en émotions).
Au revoir Stranger Things, la plus emblématique série de Netflix, tu fus un bon compagnon, avec ces enfants-acteurs qui ont grandi, mûri sous nos yeux durant 9 ans, c’est quand même incroyable.
Justement la décapitation est pour moi ce qui se fait de pire dans Stranger Things.
Parfois, le respect pour la vie humaine est un peu bafoué par la série sous prétexte que l’autre en face est « méchant ». C’était vrai pour les russes dans leur ensemble, puis pour l’armée américaine et enfin pour Vecna qui, alors qu’on pouvait lui offrir une belle rédemption, se retrouve mutilé façon boucher. En plus, le choix de Joyce comme bourreau est un des pires possibles tant elle ne sert plus à rien depuis la saison 4.
Je pense que dans cette série toutes les morts sont sauvages, quel que soit le « camp », les victimes de la précédente saison par exemple.
Belle redemption ? pour ça, le personnage aurait être travaillé, avec des moments de doutes ou d’humanité, pas juste sur le flashback quand il massacre l’homme pour récupérer la mallette.
On n’est pas dans un shonen où les antagonistes, qui agissent mal à 99%, ont un baroud d’honneur avec un flashback qui explique leur histoire et les rend sympathique dans les derniers moments de leur vie. ^^
Ce n’est pas la décapitation qui est important pour moi, ce sont les flashbacks de chaque personnage qui a souffert à cause de Vecna, à chaque coup de hache et Joyce la première, elle devient impuissante au fil des saisons, mais reste un soutien moral et elle a tellement souffert depuis la saison 1.
Vivement la fin de Stranger Things ! 😀 #ConformityGate