Le bar de Galactus #347 : Projet Dernière Chance ~ Peaky Blinders – The Immortal Man ~ Oscars 2026

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Bienvenue dans le bar de Galactus : chaque lundi, une nouvelle page est à votre disposition pour discuter cinéma, télévision et comics au sens large, loin des univers Marvel et DC Comics !

La cérémonie des Oscars s’est déroulée cette nuit et sans grande surprise, nous avons assisté au triomphe d’Une bataille après l’autre (6 statuettes, dont Meilleur film et Meilleur réalisateur) et de Sinners (4 statuettes, dont Meilleur acteur pour Michael B. Jordan). Derrière ce palmarès équilibré, on peut remarquer la victoire de vampires, de chasseuses et démons, de sorcières et de monstres. Pas banal de voir le genre fantastico-horrifique à ce point représenté ! Pour l’année prochaine, un candidat potentiel s’affirme déjà, avec Projet Dernière Chance de Phil Lord et Christopher Miller, adaptation du roman éponyme d’Andy Weir (Seul sur Mars). Comme qui dirait que nous avons un nouveau blockbuster de science-fiction qui s’inscrit dans la belle lignée des grands films sur l’espace, après Gravity et Interstellar (94% de de critiques positives sur Rotten Tomatoes et un très gros démarrage en vue) ! Sinon, vendredi, les fans de Peaky Blinders et de Cillian Murphy seront à la fête avec la sortie du film Peaky Blinders : The Immortal Man sur Netflix. Alors, qu’avez-vous vu/lu/bu ces derniers jours ? Et êtes-vous satisfait du résultat des Oscars ? A vos claviers et très belle semaine à tous !

Ryland Grace, professeur de sciences, se réveille seul à bord d’un vaisseau spatial, à des années-lumière de la Terre, sans aucun souvenir de son identité ni des raisons de sa présence à bord. Peu à peu, sa mémoire lui revient, et il comprend l’enjeu de sa mission : résoudre l’énigme de la mystérieuse substance qui cause l’extinction du Soleil. Pour tenter de sauver l’humanité, il va devoir faire appel à ses connaissances scientifiques et à des idées peu conventionnelles … Mais une amitié inattendue pourrait bien l’aider à ne pas affronter cette mission tout seul.

5 COMMENTAIRES

  1. Oscars, aux stars…
    La Bataille a été gagnée, vive Sean Penn et vive les monstres ! – Amy Madigan, Jacob Elordi, vampires (les super-héros, bof ?)…
    « Sinners » est juste derrière (scénario et musique forcément) et à ceux qui vont douter de MBJ alors certes, il a gagné aux points puisqu’il était présent en deux exemplaires. Mais ses personnages de frères avaient beau être complémentaires, ils n’étaient pas faits d’un seul bloc, ils avaient leurs nuances. Là où les autres favoris DiCaprio et Chalamet étaient bloqués sur le même registre à 95% dans leurs films respectifs, baltringue pour l’un, petit con pour l’autre – 98% même pour le deuxième, si on compte sa tournée promo…
    Jessie « Shakespeare » Buckley ne sera pas pénalisée par la contre-performance actuelle de sa fiancée de Frankenstein…
    LE « Frankenstein » confirme qu’il n’était surtout qu’un film technique et « KPop Demon Hunters » qu’un phénomène, et même des français ont eu leur petit moment mais donc pas Chalamet (« Deux personnes échangeant de la salive », Natalie Musteata et Alexandre Singh, c’est Timothée qui doit bien baver là)…
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    Qui aura la chance de sauver le Soleil ?
    Et qui réussira à avoir la peau de l’astre noir Thomas Shelby ?
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    https://www.premiere.fr/Series/News-Series/Bruno-Salomone-est-mort-lacteur-de-Fais-pas-ci-fais-pas-ca-avait-55-ans

    Cherche pas, t’as tort
    😢🙏
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    Vu et revu :

    – Spéciale Park chan-wook – mais dites donc, il ne ferait pas tous ses films en réaction envers ceux qui les précédent ? :

    – « The Moon Is… the Sun’s Dream »…
    Petit polar à trois, musique jazz, mélo, vol, cavale, culte de l’apparence, cinéma…
    Début bien timide.

    – « Saminjo » (« Trio »)…
    Tueurs à gage ironiques et gags morbides (Tarantino est passé par là), encore du Jazz, association criminelle presque loufoque, un peu de stylisation (le reflet dans l’œil, le zoom à travers le trou dans une main), bébé, nones…
    Expurgé par le studio.

    – « Joint Security Area »…
    Enquête criminelle (« neutre ») entre les deux Corée, une fusillade, des survivants qui cachent trop de choses, un cinquième homme fantôme, des flashbacks, des interrogatoires de proches qui brouillent encore plus les lignes (surtout avec des déguisements cartoons), une ligne de démarcation mise en scène de façon intéressante et intelligente, une virtuosité dans la caméra, et une belle et tragique histoire d’amitié (Lee Byung-hun et Song Kang-ho, rien que ça) qui aura tenté de transcender les frontières.
    Superbe !

    – « Sympathy for Mister Vengeance »…
    Le premier volet de la fameuse « Trilogie de la Vengeance », avec de pauvres gens qui n’ont pas de chance – quand le protagoniste principal est un naïf sourd-muet, maintenant chômeur et absurdement seul pour s’occuper de sa sœur… Évidemment elle est malade, pour couronner le tout. Mais, comme il ne l’entend pas souffrir…

    Puis le regard dévie aussi vers un père en souffrance (Song Kang-ho, pesant).
    On voit le début de l’obsession de Park chan-wook pour les décors hyper chargés, les inserts de textes… La cruauté aussi avec une cascade d’emmerdes résultant de mauvais choix, de mauvais conseils, de maladresses catastrophiques dont beaucoup sont purement innocentes.

    Le parallèle entre victimes et vengeurs (des positions similaires pour chacun dans les transitions de plans), qui alterne le rôle de chacun, met donc la Loi du Talion au même niveau pour tout le monde. Seul l’argent est au-dessus, et peut-être aussi les idéologies (contrairement à « JSA »). L’un alimente la machine à tuer, les autres étrangement vont y mettre fin.
    Implacable.

    – « Old Boy »…
    Deuxième film de Vengeance, adaptation de manga, quelques bons effets de mise en scène mais une imagerie numérique assez moche. Plongée dans une folie proche du Surréalisme pour un réalisateur sûrement fan de la série « Le Prisonnier » (le héros est régulièrement gazé), et bien sûr de Bunũel – la scène avec les fourmis, la place dévoyée de la religion (de l’école catholique jusqu’à un crucifix tatoué sur la raie des fesses), le désir plus fort quand il est inassouvi, la question incestueuse, le voyeurisme qu’on associe aussi bien au spectateur d’une fiction…
    Illusions à tous les étages, fabriquées comme un « film dans le film » façon « The Game » de Fincher mais en allant plus loin, le personnage principal ne sachant absolument pas qu’il est le protagoniste d’une histoire écrite à l’avance, soumis au bon vouloir d’un démiurge sadique…

    Et c’est la limite du film car le vengeur n’est pas l’individu qu’on suit dès le départ, d’ailleurs pas très sympathique (salary man alcoolo, ancien ado arrogant, bête hirsute mais pas maligne – c’est quasiment pour ça qu’il est puni)… mais son agresseur, qui est le seul à vraiment tuer, détruire des vies avec un penchant sadique et digne de certains divertissements asiatiques, y compris pour décider de la sanction finale.
    Il y a même un jeu sur l’archétype de l’héroïne de Polar : innocente, possible femme fatale puisqu’elle fait partie de la conspiration, et enfin deuxième (horrible) victime.
    La double identité du personnage principal (l’une étant le « Monster »), ainsi que la liberté laissée à son interprète Choi Min-sik, c’est aussi l’autre limite. Puisque à part une scène finale de cabotinage (littéralement), jamais il n’avait vraiment de libre-arbitre, même les scènes cultes du poulpe bouffé et du combat en plan-séquence dans le couloir, ça pouvait passer pour de la fabrication et non pour un élan de sauvagerie.

    Quant à la fin elle reste un peu trop ambiguë, refusant une accalmie totale. Tout au plus on peut penser que les protagonistes sont suffisamment conscients de la situation et se créent maintenant leur propre fiction, mais amère. Le décor empli de neige virginale appuyant l’idée de remise à zéro, chasteté incluse.

    – « Lady Vengeance »…
    Pour le dernier volet sur la Vengeance, dur de passer non seulement après « Old Boy » mais aussi « Kill Bill » (Tarantino étant lié étroitement aux deux films).
    Ne pouvant égaler la virtuosité de la quête féminine de la Mariée, et ne voulant peut-être plus verser ouvertement dans le salace comme dans les deux premiers opus, Park chan-wook décida peut-être que, quitte à aller encore plus loin, autant que ça soit dans l’iconoclasme (le gros pansement au doigt que le personnage arbore tout le film), dans le récit éclaté entre Passé en prison et Présent avec les complices dont elle a gagné le respect. Et avec peut-être plus de sensibilité féminine que chez Tarantino.

    À part un générique de début bien stylisé, ça veut dire limiter toute action chorégraphiée, pousser le pathétique, revenir tellement à l’humain que la recherche d’une petite fille (quête escamotée de force dans « Old Boy ») prend une place importante en plein milieu du film, entamant même un dialogue symbolique avec les anglo-saxons. Toujours de manière désespérée chez cette protagoniste, jouée par la belle Lee Young Ae. Manipulée cette fois par celui qui était jadis manipulé (toujours Choi Min-sik), elle est vue comme un fantasme insaisissable par tout le monde (ange ou démon ou les deux ?), et à qui on a volé la maternité…
    Un seul grain de sable survient – avec la participation presque muette de Song kan-oh – mais ça sera vite réglé (quel con, pourquoi il a mangé ?), jusqu’à ce que Park chan-wook se retrouve pris de cours quand la vengeance brutale sera prête à être accomplie. Comme s’il se disait « Merde, on n’est même pas arrivé à 1h et demi. Qu’est-ce que je vais faire maintenant ? »

    Et là plus le choix, on se retrouve alors dans un autre film de vengeance, un « M le Maudit/Étrange incident » en encore plus glacial, forçant la main des spectateurs avec des protagonistes présents en dépit des règles cinématographiques les plus élémentaires (ne jamais introduire de nouveaux personnages passée la moitié d’une histoire). L’utilisation du flic trop opportunément complice, les parents moyens en quelque sorte manipulés, d’autres qui semblent disparaître intoxiqués, ça détourne beaucoup trop du parcours de l’antihéroïne, devenu une manipulatrice dont la probité (finalement elle ne tue presque personne, sauf pour se protéger elle ou autrui) n’est qu’un moyen de se laver les mains de ses propres erreurs (grossesse illégitime, complicité malheureuse).
    À nouveau on finira par un apaisement au milieu d’une blancheur virginale. Mais qui n’existe ici que par morceau, et désamorcé par une touche d’insolite.

    – « Je suis un cyborg »…
    Beau début rendant sûrement hommage aux « Temps modernes », et quoi de mieux que de citer Chaplin pour parler de déshumanisation par le biais de la comédie burlesque – mais c’est ok comme le dit le titre original, on prend sur soi…
    Cette fois l’enfermement a lieu pendant tout le film, l’hôpital psychiatrique n’est plus un endroit pour refaçonner mais pour tenter de guérir… à moins que ça ne soit la même chose ?

    Une jeune fille (Im Soo-jung, lunaire) à l’ascendance elle-même perturbée, se prend pour un cyborg, et pas qu’un peu. Comprendre qu’en allant vers une existence artificielle (et des amis machines), on s’éloigne de tout ce qui est chair, humain, donc souffrance. Jusqu’à sombrer dans la malnutrition, et aussi dans une psychose qui devient marrante quand elle croit défourailler les blouses blanches à coups de pisto-doigts. Une vision onirique parmi d’autres dans ce film ayant malheureusement une image trop terne, des acteurs filmés souvent chaotiquement, avec beaucoup de grand angle – c’est certes raccord avec le contexte – et quelques effets spéciaux un peu limités.

    Qui mieux qu’un autre malade (Jung Ji-hoon alias Rain), qui croit voler les âmes des gens, pour être son meilleur interlocuteur, se mettant ensuite à créer une réalité où la Science (Fiction) perfectionnera la cyborg. Au point de la rapprocher de l’humain, soigner son anorexie et aller expérimenter à l’extérieur – fin dans les grands espaces, toujours, avec un petit bonus.
    Le démiurge Park chan-wookien, c’est lui et c’est le plus bienveillant.
    Joli petit film sentimental.

    – « Thirst, ceci est mon sang »…
    Song Kang-ho en prêtre défroqué Et vampire Et dans une variation sur Thérèse Raquin… C’est beaucoup d’un coup ? Un retour au noir après le très clair « Je suis un cyborg » ?
    Visuellement, c’est même littéral, noir de chez noir, à la sensualité intense. C’est tout de même plus élégant, il faut s’en réjouir, surtout dès la première attaque/approche séductrice avec la superbe héroïne (Kim Ok-vin), une superbe chorégraphie où l’une est rattrapée pour être mise dans les pas de l’autre.

    Bientôt l’on confondra mal et miracles, des amants criminels émergeront, des visons culpabilisantes les bousilleront, leur damnation ne cessera de grandir avec les morts qui seront semés derrière eux, malgré une sélection de victimes différentes entre les deux, source de conflit (très joli combat « super-héroïque » sur les toits)…
    Déception pour ceux qui pouvaient penser que Park chan-wook embrasserait complètement l’immoralité de ses personnages, la célébration de leur supériorité animale… la trame destructrice du roman de Émile Zola sera respectée jusqu’au bout, préférant donc la mélancolie et la rédemption – toujours dans les grands espaces, qui engloutissent tout.
    Sauf les paires de chaussures.

    – « Stoker »…
    Passage chez les anglo-saxons (pas seulement les américains, puisqu’on a un gros contingent de stars du Commonwealth), Park chan-wook peut donner l’impression de s’être mis en mode automatique. Surtout avec un thriller bizarrement scénarisé par Wentworth Miller, où l’oncle invasif (Matthew Golden, flippant) est bien qui il semble être, suivant les clichés sans que Park ne les retourne (par contre il le fait avec un ado, présenté comme bienveillant).
    Même l’héroïne India (Mia Wasikowska post Alice au pays des merveilles) est bel et bien une jeune bizarroïde, mais canalisée par feu son père telle un Dexter. Infantilisée même – chaise trop grande pour elle, éternelles chaussures plates – son émancipation devra se faire dans le sang.

    « L’Ombre d’un doute » du maître Hitchcock est très reconnaissable, mais Park le pousse plus loin jusqu’à ce que les deux protagonistes se confondent tels des prédateurs, des Alpha qui ne partagent pas, et peuvent même se confronter l’un à l’autre.
    À l’avantage de celui des deux qui choisit les proies les plus fortes, la présence de Nicole Kidman devenant simplement utilitaire, (0 vengeance).
    Après « Thirst », des vampires qui ne disent pas leur nom – quoique, avec un nom comme Stoker – et qui assument jusqu’au bout, eux – pas au grand jour, mais au grand air.
    Droit au but, dégraissé jusqu’à l’os, un Park chan-wook mineur mais pas moyen.

    – « Mademoiselle »
    Dans la continuité de « Stoker » à cause certains éléments : roman d’origine anglais, manoir gothique , huis clos, léger vampirisme et émancipation féminine…
    Retour à l’humour aussi, et ça fait bien plaisir.
    Sorte de comédie dramatique historique (pendant l’occupation de la Corée par le Japon), dur de définir le genre de ce film – et pour cause ! :
    Deux histoires façon la Princesse (Kim Min-hee, faussement diaphane) et la Pauvresse (Kim Tae-ri, ravissante bourrine), mais qui ne sont rien d’autre que les mêmes. Deux points de vue, deux faces d’une même pièce, à moins qu’il ne s’agisse de deux mêmes faces de deux pièces différentes.

    Beauté incroyable, décors bourrés de détails, déplacements de caméras ahurissants, intrigue érotique moins remplie de coups de théâtre qu’on ne l’a cru (il n’y en a que 2 ou 3), le réalisateur retrouve la maîtrise de la chorégraphies des corps, sans bastons à la « Old Boy » mais dans d’impressionantes scènes de sexe (ou de descriptions de scènes de sexe) qui racontent les rapports entre les personnages.
    Il perd quelque peu en rythme seulement dans les dernières minutes de la troisième partie – là où il aurait plutôt fallu une accélération avant d’arriver à la traditionnelle accalmie (toujours dans de grands espaces, et cette fois entière).

    Mais ça ne gâche en rien ce qui n’a été que la magnifique histoire d’une romance ultra passionnée, et venant se substituer à une arnaque, pour retourner celle-ci contre un des arnaqueurs.
    Faisant partie de la veine « morale » de Park chan-wook, même s’il faut moins y juger l’existence d’œuvres érotiques japonaises que l’abus dont en font les deux antagonistes, doubles du réalisateur et évidemment Bunũeliens (ne touche qu’avec les yeux).
    Magnifique !

    – « Decision to Leave »…
    Rare fois où Park chan-wook situe son histoire du côté des policiers, eux qui dans son cinéma sont absents, peu efficaces et/ou complices. Ce qui en fait son premier vrai Polar, qu’il assume réellement jusqu’au bout, en faisant très peu de digressions pour nourrir les caractères des personnages.
    Quand ça arrive, ça sert l’intrigue, que ce soient des enquêtes parallèles montrant que Hae-joon est bien un superflic, très pro, très organisé, très probe (il ne veut/peut pas tromper sa femme), et empathique, obsessionnel jusqu’à l’insomnie mais le cachant suffisamment bien, tombant amoureux de la fascinante suspecte du meurtre d’un mari.

    Et donc un archétype connu des films policiers, que Park chan-wook retourne à peine – physiquement ça n’est pas assez traité chez le comédien, le trouble mais trop propret Park Hae-il, à part lorsqu’il se projette pour inspecter ses scènes de crime – illusions dues à l’insomnie ?
    Tout comme Sore d’être l’équivalente d’une femme fatale à l’histoire personnelle tragique, sauf qu’il n’en fait pas une perverse au visage d’ange malgré la présence de la disgrâciée (dans son pays) Tang Wei. Disons que, selon le jeu de la talentueuse comédienne, et utilisant la barrière de la langue, elle alterne.

    Mélo, qui use d’effets de mise en scène souvent vertigineux (la montagne et les hauteurs ? oui mais aussi les focales, les champs contrechamps, l’utilisation intelligente de la technologie). Romance qui passerait presque pour l’inverse de celle de « Mademoiselle ».
    Enquête opaque où la brume sera présente aussi bien dans les paysages que via une célèbre chanson. On en revient à Bunũel : apparition de fourmis, frustration plus forte que concrétisation de la romance, mais malheureusement on ne ressent pas suffisamment cela à la première vision puisque Park chan-wook nous y présente trop de portes de sorties optimistes.

    Encore une fois on a plusieurs films en un, le premier donnant déjà une fin satisfaisante (une espèce de séparation à l’amiable), le deuxième itou (le début d’un excitant jeu du chat et de la souris qui n’a pas besoin d’être conclu). Deux épilogues optimistes contre une dernière demi-heure qui ne l’est pas du tout, poussant la frustration jusqu’à la plus triste mélancolie.
    De la montagne à la mer, ici l’immensité finale ne lavera ni ne révélera rien. Plus du tout un signe d’apaisement mais d’acte manqué, de séparation définitive.
    « Decision to Leave » ne montrant sa profonde nature tragique que in fine, obligeant à revoir à tout prix le film sous cet angle.

    – « Aucun autre choix »…
    20 ans pour imposer sa propre adaptation du ‘Couperet’ de Donald E. Westlake, qui apparaît ici telle une comédie à peine noire… Tout comme « Lady Vengeance rejimbait à être un pur film de vengeance à baston, pour privilégier les rapports terre-à-terre entre humains banals, là le personnage principal (Lee Byung-hun, qui a bien perdu ses joues depuis »JSA ») prend énormément d’élan avant de devenir un planificateur à la Park chan-wook (c’est à dire alambiqué), la majorité du film étant un drama ironique sur le chômage, l’hyper compétitivité qui pousse à dégommer n’importe quel concurrent (c’était déjà dans le roman)…
    Et surtout racontant l’histoire d’un individu craignant l’obsolescence (Man-soo, « sous homme « ?), et d’une famille qui ne tient plus qu’à un fil.

    L’introduction étant trop idyllique pour être honnête, et comme d’habitude le réalisateur raconte les secrets de ce clan (alcoolisme mauvais de l’un, carrière artistique de l’autre, illégitimité d’un enfant, autisme de l’autre) au fur et à mesure, pas dans une narration parallèle mais plus par évocation orale cette fois.
    Si bien qu’on devra attendre une heure pour un premier meurtre, et encore, c’en est un par procuration un peu comme à la fin de « Lady Vengeance » donc, contaminé également par de la comédie conjugale et autres gaffes commises entre autres par un Lee Byung-hun plus Buster Keaton que jamais – mais l’ensemble du cast est superbe, mention à la solide Son Ye-jin.

    L’instant grotesque passé, le plan peut continuer comme sur des roulettes, avec toujours des inventions de mises en scènes démentes, plus de coups de bol (incompétences des autres malgré les efforts, les flics inclus comme toujours), une méticulosité qui devient horrifique, et d’autres digressions qui rajoute encore trop de ruptures de ton… mais pas non plus avec un décompte de cadavres bien élevé, au temps pour ceux s’attendant à du Patrick Bateman – il ne joue pas avec ses victimes, il crée au contraire une terrible empathie. Comme s’il ne cessait de se tuer lui-même.

    Comme souvent Park chan-wook laissera peut-être trop de liberté d’interprétation aux spectateurs, n’arrivera pas à unir toutes ses idées balancées pêle-mêle.
    Mais si on ne compte pas la charge évidente contre l’IA, il est clair que tous seront donc prisonniers des lieux qu’ils voulaient retrouver à tout prix, littéralement :
    La maison, qu’ils imaginent bêtement comme étant le ciment de leur foyer (« Parasite » n’est pas loin). Et l’usine, faux symbole de réussite éternelle.
    Pauvres gens…
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    – Toujours le ArrowMultiverse :
    Retour en arrière pour l’intégrale de la série « Constantine » :
    Relativement attachante, adaptant vraiment des arcs comics. Boostée surtout par ce diable de Matt Ryan, habile dans l’art d’alterner dureté et roue libre sans virer à la Jack Sparrow avec un grand dégoût de soi chez le personnage. Quoiqu’il arrive, Constantine, c’est lui pour encore des années.

    – Début de la série « Lucifer » dite Terre-666, encore mieux si on passe après « Sandman » et « Crisis… »
    Le diable, peut-être. Moins zozo qu’on ne le croit ?
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    – Suite de la saison 8 de « SWAT »…
    Ben ça s’arrange bien avec Gamble ? Pour combien de temps…
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    – « Jumpers »…
    Barres de rires et petite larmichette Pixarienne rituelle à la fin.
    Analyse sur la page consacrée, au Bar #345
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    – « Maison de retraite, la série »…
    Comme les films (il y a toujours des méchants pour faire fermer cet hospice), mais en ayant plus de temps pour développer les personnages…
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    Lu :

    – Intégrales des bandes quotidiennes de Flash Gordon de 1964 …
    Course spatiale et valeurs amicales avec des gros bourrins…
    Rivalités féminines et sauvetage à haut risque…
    Fable guerrière ultra sarcastique (et encore avec une opposition entre blonde et brune)…
    Chasse au trésor technologique entre américains et russes (très comique)…
    Un pleurnicheur fielleux et une invasion de super triffides…
    Femme ambitieuse et machiste…
    Un nouveau Ming dans une série d’aventures ultra bordéliques (que viennent foutre là des thanagariens et Spider-Man ?)…
    Grotesques pirates de l’espace…
    Mystère radioactif sous-marin…
    Et toujours les réflexions sur la lâcheté masculine (très caricaturale) et de foutues serial dragueuses (le consentement chez Flash ? automatique). Heureusement qu’il y a Dale, bien dégourdie.

    – Début du Swamp Thing de Alan Moore, mené surtout par Floronic Man (c’est pas moi !)…

    – Superman Chronicles 1989
    Fin du Action Comic Weekly, traitant du fanatisme (Superman, Dieu ou Diable, Snyder aurait dû s’inspirer de ça), et aussi de xénophobie envers les immigrés…
    Et un épisode spécial Green Lantern par Elliot S! Maggin…

    – Début de Batman Chronicles 1989, et la gestion du deuil de Jason…

    – Preacher et les retombées (grotesques ou cruelles) de la bombe…

    – Batman et Robin : Année 1- Tome 2…
    À la fois très Rétro et très fouillé (comment gérer l’adoption de Dick ?).
    Excellent !!!

  2. Je regarderai avec beaucoup de curiosité ce film qui clôt Peaky même si la dernière saison m’a laissé un goût amer.

    One Piece saison 2
    C’est marrant j’avais beaucoup aimé la 1 car je m’attendais au pire et c’était pas si mal. Et puis là j’avais trop d’attentes de la 2 je crois après avoir lu/entendu certaines choses. Finalement malgré de belles choré je trouve que ça fait cheap et je suis deg d’avoir ce ressenti

  3. Quand on voit la perf’ de l’oscar du premier rôle et celle du second rôle y a un monde entre les deux. Encore une fois j’aime beaucoup Sinners et plus encore Michael B Jordan. Mais Sean Penn dans Une bataille après l’autre j’avais le cul par terre. Le film m’est un peu tombé des mains par contre mais faudra que j’essaye à nouveau un soir où j’ai plus la tête à ce genre de film.

    • Je suis d’accord, la prestation de Sean Penn est incroyable, et même si MBJ est un acteur compétent, j’avoue être étonné car ce n’est pas un acteur du niveau d’un oscar selon moi. Bon après j’ai pris pas mal de recul sur ces cérémonies et ces récompenses, mais cela a attiré mon attention.

      Pour Une bataille après l’autre je pense qu’il mérite que tu lu redonnes sa chance, mais c’est vrai qu’il est hyper dense et mérite d’être bien dedans quand tu le visionnes, afin de l’apprécier comme il faut.

      • Clairement, Penn aurait dû être nommé comme premier rôle… là oui, il les bouffait tous.
        Mais comme l’importance du personnage n’est pas immédiate dans le film…

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