Le bar de Galactus #347 : Projet Dernière Chance ~ Peaky Blinders – The Immortal Man ~ Oscars 2026

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Bienvenue dans le bar de Galactus : chaque lundi, une nouvelle page est à votre disposition pour discuter cinéma, télévision et comics au sens large, loin des univers Marvel et DC Comics !

La cérémonie des Oscars s’est déroulée cette nuit et sans grande surprise, nous avons assisté au triomphe d’Une bataille après l’autre (6 statuettes, dont Meilleur film et Meilleur réalisateur) et de Sinners (4 statuettes, dont Meilleur acteur pour Michael B. Jordan). Derrière ce palmarès équilibré, on peut remarquer la victoire de vampires, de chasseuses et démons, de sorcières et de monstres. Pas banal de voir le genre fantastico-horrifique à ce point représenté ! Pour l’année prochaine, un candidat potentiel s’affirme déjà, avec Projet Dernière Chance de Phil Lord et Christopher Miller, adaptation du roman éponyme d’Andy Weir (Seul sur Mars). Comme qui dirait que nous avons un nouveau blockbuster de science-fiction qui s’inscrit dans la belle lignée des grands films sur l’espace, après Gravity et Interstellar (94% de de critiques positives sur Rotten Tomatoes et un très gros démarrage en vue) ! Sinon, vendredi, les fans de Peaky Blinders et de Cillian Murphy seront à la fête avec la sortie du film Peaky Blinders : The Immortal Man sur Netflix. Alors, qu’avez-vous vu/lu/bu ces derniers jours ? Et êtes-vous satisfait du résultat des Oscars ? A vos claviers et très belle semaine à tous !

Ryland Grace, professeur de sciences, se réveille seul à bord d’un vaisseau spatial, à des années-lumière de la Terre, sans aucun souvenir de son identité ni des raisons de sa présence à bord. Peu à peu, sa mémoire lui revient, et il comprend l’enjeu de sa mission : résoudre l’énigme de la mystérieuse substance qui cause l’extinction du Soleil. Pour tenter de sauver l’humanité, il va devoir faire appel à ses connaissances scientifiques et à des idées peu conventionnelles … Mais une amitié inattendue pourrait bien l’aider à ne pas affronter cette mission tout seul.

47 COMMENTAIRES

  1. Oscars, aux stars…
    La Bataille a été gagnée, vive Sean Penn et vive les monstres ! – Amy Madigan, Jacob Elordi, vampires (les super-héros, bof ?)…
    « Sinners » est juste derrière (scénario et musique forcément) et à ceux qui vont douter de MBJ alors certes, il a gagné aux points puisqu’il était présent en deux exemplaires. Mais ses personnages de frères avaient beau être complémentaires, ils n’étaient pas faits d’un seul bloc, ils avaient leurs nuances. Là où les autres favoris DiCaprio et Chalamet étaient bloqués sur le même registre à 95% dans leurs films respectifs, baltringue pour l’un, petit con pour l’autre – 98% même pour le deuxième, si on compte sa tournée promo…
    Jessie « Shakespeare » Buckley ne sera pas pénalisée par la contre-performance actuelle de sa fiancée de Frankenstein…
    LE « Frankenstein » confirme qu’il n’était surtout qu’un film technique et « KPop Demon Hunters » qu’un phénomène, et même des français ont eu leur petit moment mais donc pas Chalamet (« Deux personnes échangeant de la salive », Natalie Musteata et Alexandre Singh, c’est Timothée qui doit bien baver là)…
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    Qui aura la chance de sauver le Soleil ?
    Et qui réussira à avoir la peau de l’astre noir Thomas Shelby ?
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    https://www.premiere.fr/Series/News-Series/Bruno-Salomone-est-mort-lacteur-de-Fais-pas-ci-fais-pas-ca-avait-55-ans

    Cherche pas, t’as tort
    😢🙏
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    Vu et revu :

    – Spéciale Park chan-wook – mais dites donc, il ne ferait pas tous ses films en réaction envers ceux qui les précédent ? :

    – « The Moon Is… the Sun’s Dream »…
    Petit polar à trois, musique jazz, mélo, vol, cavale, culte de l’apparence, cinéma…
    Début bien timide.

    – « Saminjo » (« Trio »)…
    Tueurs à gage ironiques et gags morbides (Tarantino est passé par là), encore du Jazz, association criminelle presque loufoque, un peu de stylisation (le reflet dans l’œil, le zoom à travers le trou dans une main), bébé, nones…
    Expurgé par le studio.

    – « Joint Security Area »…
    Enquête criminelle (« neutre ») entre les deux Corée, une fusillade, des survivants qui cachent trop de choses, un cinquième homme fantôme, des flashbacks, des interrogatoires de proches qui brouillent encore plus les lignes (surtout avec des déguisements cartoons), une ligne de démarcation mise en scène de façon intéressante et intelligente, une virtuosité dans la caméra, et une belle et tragique histoire d’amitié (Lee Byung-hun et Song Kang-ho, rien que ça) qui aura tenté de transcender les frontières.
    Superbe !

    – « Sympathy for Mister Vengeance »…
    Le premier volet de la fameuse « Trilogie de la Vengeance », avec de pauvres gens qui n’ont pas de chance – quand le protagoniste principal est un naïf sourd-muet, maintenant chômeur et absurdement seul pour s’occuper de sa sœur… Évidemment elle est malade, pour couronner le tout. Mais, comme il ne l’entend pas souffrir…

    Puis le regard dévie aussi vers un père en souffrance (Song Kang-ho, pesant).
    On voit le début de l’obsession de Park chan-wook pour les décors hyper chargés, les inserts de textes… La cruauté aussi avec une cascade d’emmerdes résultant de mauvais choix, de mauvais conseils, de maladresses catastrophiques dont beaucoup sont purement innocentes.

    Le parallèle entre victimes et vengeurs (des positions similaires pour chacun dans les transitions de plans), qui alterne le rôle de chacun, met donc la Loi du Talion au même niveau pour tout le monde. Seul l’argent est au-dessus, et peut-être aussi les idéologies (contrairement à « JSA »). L’un alimente la machine à tuer, les autres étrangement vont y mettre fin.
    Implacable.

    – « Old Boy »…
    Deuxième film de Vengeance, adaptation de manga, quelques bons effets de mise en scène mais une imagerie numérique assez moche. Plongée dans une folie proche du Surréalisme pour un réalisateur sûrement fan de la série « Le Prisonnier » (le héros est régulièrement gazé), et bien sûr de Bunũel – la scène avec les fourmis, la place dévoyée de la religion (de l’école catholique jusqu’à un crucifix tatoué sur la raie des fesses), le désir plus fort quand il est inassouvi, la question incestueuse, le voyeurisme qu’on associe aussi bien au spectateur d’une fiction…
    Illusions à tous les étages, fabriquées comme un « film dans le film » façon « The Game » de Fincher mais en allant plus loin, le personnage principal ne sachant absolument pas qu’il est le protagoniste d’une histoire écrite à l’avance, soumis au bon vouloir d’un démiurge sadique…

    Et c’est la limite du film car le vengeur n’est pas l’individu qu’on suit dès le départ, d’ailleurs pas très sympathique (salary man alcoolo, ancien ado arrogant, bête hirsute mais pas maligne – c’est quasiment pour ça qu’il est puni)… mais son agresseur, qui est le seul à vraiment tuer, détruire des vies avec un penchant sadique et digne de certains divertissements asiatiques, y compris pour décider de la sanction finale.
    Il y a même un jeu sur l’archétype de l’héroïne de Polar : innocente, possible femme fatale puisqu’elle fait partie de la conspiration, et enfin deuxième (horrible) victime.
    La double identité du personnage principal (l’une étant le « Monster »), ainsi que la liberté laissée à son interprète Choi Min-sik, c’est aussi l’autre limite. Puisque à part une scène finale de cabotinage (littéralement), jamais il n’avait vraiment de libre-arbitre, même les scènes cultes du poulpe bouffé et du combat en plan-séquence dans le couloir, ça pouvait passer pour de la fabrication et non pour un élan de sauvagerie.

    Quant à la fin elle reste un peu trop ambiguë, refusant une accalmie totale. Tout au plus on peut penser que les protagonistes sont suffisamment conscients de la situation et se créent maintenant leur propre fiction, mais amère. Le décor empli de neige virginale appuyant l’idée de remise à zéro, chasteté incluse.

    – « Lady Vengeance »…
    Pour le dernier volet sur la Vengeance, dur de passer non seulement après « Old Boy » mais aussi « Kill Bill » (Tarantino étant lié étroitement aux deux films).
    Ne pouvant égaler la virtuosité de la quête féminine de la Mariée, et ne voulant peut-être plus verser ouvertement dans le salace comme dans les deux premiers opus, Park chan-wook décida peut-être que, quitte à aller encore plus loin, autant que ça soit dans l’iconoclasme (le gros pansement au doigt que le personnage arbore tout le film), dans le récit éclaté entre Passé en prison et Présent avec les complices dont elle a gagné le respect. Et avec peut-être plus de sensibilité féminine que chez Tarantino.

    À part un générique de début bien stylisé, ça veut dire limiter toute action chorégraphiée, pousser le pathétique, revenir tellement à l’humain que la recherche d’une petite fille (quête escamotée de force dans « Old Boy ») prend une place importante en plein milieu du film, entamant même un dialogue symbolique avec les anglo-saxons. Toujours de manière désespérée chez cette protagoniste, jouée par la belle Lee Young Ae. Manipulée cette fois par celui qui était jadis manipulé (toujours Choi Min-sik), elle est vue comme un fantasme insaisissable par tout le monde (ange ou démon ou les deux ?), et à qui on a volé la maternité…
    Un seul grain de sable survient – avec la participation presque muette de Song kan-oh – mais ça sera vite réglé (quel con, pourquoi il a mangé ?), jusqu’à ce que Park chan-wook se retrouve pris de cours quand la vengeance brutale sera prête à être accomplie. Comme s’il se disait « Merde, on n’est même pas arrivé à 1h et demi. Qu’est-ce que je vais faire maintenant ? »

    Et là plus le choix, on se retrouve alors dans un autre film de vengeance, un « M le Maudit/Étrange incident » en encore plus glacial, forçant la main des spectateurs avec des protagonistes présents en dépit des règles cinématographiques les plus élémentaires (ne jamais introduire de nouveaux personnages passée la moitié d’une histoire). L’utilisation du flic trop opportunément complice, les parents moyens en quelque sorte manipulés, d’autres qui semblent disparaître intoxiqués, ça détourne beaucoup trop du parcours de l’antihéroïne, devenu une manipulatrice dont la probité (finalement elle ne tue presque personne, sauf pour se protéger elle ou autrui) n’est qu’un moyen de se laver les mains de ses propres erreurs (grossesse illégitime, complicité malheureuse).
    À nouveau on finira par un apaisement au milieu d’une blancheur virginale. Mais qui n’existe ici que par morceau, et désamorcé par une touche d’insolite.

    – « Je suis un cyborg »…
    Beau début rendant sûrement hommage aux « Temps modernes », et quoi de mieux que de citer Chaplin pour parler de déshumanisation par le biais de la comédie burlesque – mais c’est ok comme le dit le titre original, on prend sur soi…
    Cette fois l’enfermement a lieu pendant tout le film, l’hôpital psychiatrique n’est plus un endroit pour refaçonner mais pour tenter de guérir… à moins que ça ne soit la même chose ?

    Une jeune fille (Im Soo-jung, lunaire) à l’ascendance elle-même perturbée, se prend pour un cyborg, et pas qu’un peu. Comprendre qu’en allant vers une existence artificielle (et des amis machines), on s’éloigne de tout ce qui est chair, humain, donc souffrance. Jusqu’à sombrer dans la malnutrition, et aussi dans une psychose qui devient marrante quand elle croit défourailler les blouses blanches à coups de pisto-doigts. Une vision onirique parmi d’autres dans ce film ayant malheureusement une image trop terne, des acteurs filmés souvent chaotiquement, avec beaucoup de grand angle – c’est certes raccord avec le contexte – et quelques effets spéciaux un peu limités.

    Qui mieux qu’un autre malade (Jung Ji-hoon alias Rain), qui croit voler les âmes des gens, pour être son meilleur interlocuteur, se mettant ensuite à créer une réalité où la Science (Fiction) perfectionnera la cyborg. Au point de la rapprocher de l’humain, soigner son anorexie et aller expérimenter à l’extérieur – fin dans les grands espaces, toujours, avec un petit bonus.
    Le démiurge Park chan-wookien, c’est lui et c’est le plus bienveillant.
    Joli petit film sentimental.

    – « Thirst, ceci est mon sang »…
    Song Kang-ho en prêtre défroqué Et vampire Et dans une variation sur Thérèse Raquin… C’est beaucoup d’un coup ? Un retour au noir après le très clair « Je suis un cyborg » ?
    Visuellement, c’est même littéral, noir de chez noir, à la sensualité intense. C’est tout de même plus élégant, il faut s’en réjouir, surtout dès la première attaque/approche séductrice avec la superbe héroïne (Kim Ok-vin), une superbe chorégraphie où l’une est rattrapée pour être mise dans les pas de l’autre.

    Bientôt l’on confondra mal et miracles, des amants criminels émergeront, des visons culpabilisantes les bousilleront, leur damnation ne cessera de grandir avec les morts qui seront semés derrière eux, malgré une sélection de victimes différentes entre les deux, source de conflit (très joli combat « super-héroïque » sur les toits)…
    Déception pour ceux qui pouvaient penser que Park chan-wook embrasserait complètement l’immoralité de ses personnages, la célébration de leur supériorité animale… la trame destructrice du roman de Émile Zola sera respectée jusqu’au bout, préférant donc la mélancolie et la rédemption – toujours dans les grands espaces, qui engloutissent tout.
    Sauf les paires de chaussures.

    – « Stoker »…
    Passage chez les anglo-saxons (pas seulement les américains, puisqu’on a un gros contingent de stars du Commonwealth), Park chan-wook peut donner l’impression de s’être mis en mode automatique. Surtout avec un thriller bizarrement scénarisé par Wentworth Miller, où l’oncle invasif (Matthew Golden, flippant) est bien qui il semble être, suivant les clichés sans que Park ne les retourne (par contre il le fait avec un ado, présenté comme bienveillant).
    Même l’héroïne India (Mia Wasikowska post Alice au pays des merveilles) est bel et bien une jeune bizarroïde, mais canalisée par feu son père telle un Dexter. Infantilisée même – chaise trop grande pour elle, éternelles chaussures plates – son émancipation devra se faire dans le sang.

    « L’Ombre d’un doute » du maître Hitchcock est très reconnaissable, mais Park le pousse plus loin jusqu’à ce que les deux protagonistes se confondent tels des prédateurs, des Alpha qui ne partagent pas, et peuvent même se confronter l’un à l’autre.
    À l’avantage de celui des deux qui choisit les proies les plus fortes, la présence de Nicole Kidman devenant simplement utilitaire, (0 vengeance).
    Après « Thirst », des vampires qui ne disent pas leur nom – quoique, avec un nom comme Stoker – et qui assument jusqu’au bout, eux – pas au grand jour, mais au grand air.
    Droit au but, dégraissé jusqu’à l’os, un Park chan-wook mineur mais pas moyen.

    – « Mademoiselle »
    Dans la continuité de « Stoker » à cause certains éléments : roman d’origine anglais, manoir gothique , huis clos, léger vampirisme et émancipation féminine…
    Retour à l’humour aussi, et ça fait bien plaisir.
    Sorte de comédie dramatique historique (pendant l’occupation de la Corée par le Japon), dur de définir le genre de ce film – et pour cause ! :
    Deux histoires façon la Princesse (Kim Min-hee, faussement diaphane) et la Pauvresse (Kim Tae-ri, ravissante bourrine), mais qui ne sont rien d’autre que les mêmes. Deux points de vue, deux faces d’une même pièce, à moins qu’il ne s’agisse de deux mêmes faces de deux pièces différentes.

    Beauté incroyable, décors bourrés de détails, déplacements de caméras ahurissants, intrigue érotique moins remplie de coups de théâtre qu’on ne l’a cru (il n’y en a que 2 ou 3), le réalisateur retrouve la maîtrise de la chorégraphies des corps, sans bastons à la « Old Boy » mais dans d’impressionantes scènes de sexe (ou de descriptions de scènes de sexe) qui racontent les rapports entre les personnages.
    Il perd quelque peu en rythme seulement dans les dernières minutes de la troisième partie – là où il aurait plutôt fallu une accélération avant d’arriver à la traditionnelle accalmie (toujours dans de grands espaces, et cette fois entière).

    Mais ça ne gâche en rien ce qui n’a été que la magnifique histoire d’une romance ultra passionnée, et venant se substituer à une arnaque, pour retourner celle-ci contre un des arnaqueurs.
    Faisant partie de la veine « morale » de Park chan-wook, même s’il faut moins y juger l’existence d’œuvres érotiques japonaises que l’abus dont en font les deux antagonistes, doubles du réalisateur et évidemment Bunũeliens (ne touche qu’avec les yeux).
    Magnifique !

    – « Decision to Leave »…
    Rare fois où Park chan-wook situe son histoire du côté des policiers, eux qui dans son cinéma sont absents, peu efficaces et/ou complices. Ce qui en fait son premier vrai Polar, qu’il assume réellement jusqu’au bout, en faisant très peu de digressions pour nourrir les caractères des personnages.
    Quand ça arrive, ça sert l’intrigue, que ce soient des enquêtes parallèles montrant que Hae-joon est bien un superflic, très pro, très organisé, très probe (il ne veut/peut pas tromper sa femme), et empathique, obsessionnel jusqu’à l’insomnie mais le cachant suffisamment bien, tombant amoureux de la fascinante suspecte du meurtre d’un mari.

    Et donc un archétype connu des films policiers, que Park chan-wook retourne à peine – physiquement ça n’est pas assez traité chez le comédien, le trouble mais trop propret Park Hae-il, à part lorsqu’il se projette pour inspecter ses scènes de crime – illusions dues à l’insomnie ?
    Tout comme Sore d’être l’équivalente d’une femme fatale à l’histoire personnelle tragique, sauf qu’il n’en fait pas une perverse au visage d’ange malgré la présence de la disgrâciée (dans son pays) Tang Wei. Disons que, selon le jeu de la talentueuse comédienne, et utilisant la barrière de la langue, elle alterne.

    Mélo, qui use d’effets de mise en scène souvent vertigineux (la montagne et les hauteurs ? oui mais aussi les focales, les champs contrechamps, l’utilisation intelligente de la technologie). Romance qui passerait presque pour l’inverse de celle de « Mademoiselle ».
    Enquête opaque où la brume sera présente aussi bien dans les paysages que via une célèbre chanson. On en revient à Bunũel : apparition de fourmis, frustration plus forte que concrétisation de la romance, mais malheureusement on ne ressent pas suffisamment cela à la première vision puisque Park chan-wook nous y présente trop de portes de sorties optimistes.

    Encore une fois on a plusieurs films en un, le premier donnant déjà une fin satisfaisante (une espèce de séparation à l’amiable), le deuxième itou (le début d’un excitant jeu du chat et de la souris qui n’a pas besoin d’être conclu). Deux épilogues optimistes contre une dernière demi-heure qui ne l’est pas du tout, poussant la frustration jusqu’à la plus triste mélancolie.
    De la montagne à la mer, ici l’immensité finale ne lavera ni ne révélera rien. Plus du tout un signe d’apaisement mais d’acte manqué, de séparation définitive.
    « Decision to Leave » ne montrant sa profonde nature tragique que in fine, obligeant à revoir à tout prix le film sous cet angle.

    – « Aucun autre choix »…
    20 ans pour imposer sa propre adaptation du ‘Couperet’ de Donald E. Westlake, qui apparaît ici telle une comédie à peine noire… Tout comme « Lady Vengeance rejimbait à être un pur film de vengeance à baston, pour privilégier les rapports terre-à-terre entre humains banals, là le personnage principal (Lee Byung-hun, qui a bien perdu ses joues depuis »JSA ») prend énormément d’élan avant de devenir un planificateur à la Park chan-wook (c’est à dire alambiqué), la majorité du film étant un drama ironique sur le chômage, l’hyper compétitivité qui pousse à dégommer n’importe quel concurrent (c’était déjà dans le roman)…
    Et surtout racontant l’histoire d’un individu craignant l’obsolescence (Man-soo, « sous homme « ?), et d’une famille qui ne tient plus qu’à un fil.

    L’introduction étant trop idyllique pour être honnête, et comme d’habitude le réalisateur raconte les secrets de ce clan (alcoolisme mauvais de l’un, carrière artistique de l’autre, illégitimité d’un enfant, autisme de l’autre) au fur et à mesure, pas dans une narration parallèle mais plus par évocation orale cette fois.
    Si bien qu’on devra attendre une heure pour un premier meurtre, et encore, c’en est un par procuration un peu comme à la fin de « Lady Vengeance » donc, contaminé également par de la comédie conjugale et autres gaffes commises entre autres par un Lee Byung-hun plus Buster Keaton que jamais – mais l’ensemble du cast est superbe, mention à la solide Son Ye-jin.

    L’instant grotesque passé, le plan peut continuer comme sur des roulettes, avec toujours des inventions de mises en scènes démentes, plus de coups de bol (incompétences des autres malgré les efforts, les flics inclus comme toujours), une méticulosité qui devient horrifique, et d’autres digressions qui rajoute encore trop de ruptures de ton… mais pas non plus avec un décompte de cadavres bien élevé, au temps pour ceux s’attendant à du Patrick Bateman – il ne joue pas avec ses victimes, il crée au contraire une terrible empathie. Comme s’il ne cessait de se tuer lui-même.

    Comme souvent Park chan-wook laissera peut-être trop de liberté d’interprétation aux spectateurs, n’arrivera pas à unir toutes ses idées balancées pêle-mêle.
    Mais si on ne compte pas la charge évidente contre l’IA, il est clair que tous seront donc prisonniers des lieux qu’ils voulaient retrouver à tout prix, littéralement :
    La maison, qu’ils imaginent bêtement comme étant le ciment de leur foyer (« Parasite » n’est pas loin). Et l’usine, faux symbole de réussite éternelle.
    Pauvres gens…
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    – Toujours le ArrowMultiverse :
    Retour en arrière pour l’intégrale de la série « Constantine » :
    Relativement attachante, adaptant vraiment des arcs comics. Boostée surtout par ce diable de Matt Ryan, habile dans l’art d’alterner dureté et roue libre sans virer à la Jack Sparrow avec un grand dégoût de soi chez le personnage. Quoiqu’il arrive, Constantine, c’est lui pour encore des années.

    – Début de la série « Lucifer » dite Terre-666, encore mieux si on passe après « Sandman » et « Crisis… »
    Le diable, peut-être. Moins zozo qu’on ne le croit ?
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    – Suite de la saison 8 de « SWAT »…
    Ben ça s’arrange bien avec Gamble ? Pour combien de temps…
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    – « Jumpers »…
    Barres de rires et petite larmichette Pixarienne rituelle à la fin.
    Analyse sur la page consacrée, au Bar #345
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    – « Maison de retraite, la série »…
    Comme les films (il y a toujours des méchants pour faire fermer cet hospice), mais en ayant plus de temps pour développer les personnages…
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    Lu :

    – Intégrales des bandes quotidiennes de Flash Gordon de 1964 …
    Course spatiale et valeurs amicales avec des gros bourrins…
    Rivalités féminines et sauvetage à haut risque…
    Fable guerrière ultra sarcastique (et encore avec une opposition entre blonde et brune)…
    Chasse au trésor technologique entre américains et russes (très comique)…
    Un pleurnicheur fielleux et une invasion de super triffides…
    Femme ambitieuse et machiste…
    Un nouveau Ming dans une série d’aventures ultra bordéliques (que viennent foutre là des thanagariens et Spider-Man ?)…
    Grotesques pirates de l’espace…
    Mystère radioactif sous-marin…
    Et toujours les réflexions sur la lâcheté masculine (très caricaturale) et de foutues serial dragueuses (le consentement chez Flash ? automatique). Heureusement qu’il y a Dale, bien dégourdie.

    – Début du Swamp Thing de Alan Moore, mené surtout par Floronic Man (c’est pas moi !)…

    – Superman Chronicles 1989
    Fin du Action Comic Weekly, traitant du fanatisme (Superman, Dieu ou Diable, Snyder aurait dû s’inspirer de ça), et aussi de xénophobie envers les immigrés…
    Et un épisode spécial Green Lantern par Elliot S! Maggin…

    – Début de Batman Chronicles 1989, et la gestion du deuil de Jason…

    – Preacher et les retombées (grotesques ou cruelles) de la bombe…

    – Batman et Robin : Année 1- Tome 2…
    À la fois très Rétro et très fouillé (comment gérer l’adoption de Dick ?).
    Excellent !!!

    • Salut Flo 🙂
      Frankenstein, seulement un film technique, je trouve ça un peu réducteur quand même. Ce n’est pas parce qu’un film ne gagne pas certains prix qu’il ne les mérite pas, à mon avis 😉 Je n’oublie pas d’ailleurs la performance magnétique de Mia Goth.
      Kpop Demon Hunter, seulement un phénomène ? Que veux-tu dire par là ?
      Je rejoins ton avis sur la promo de Chalamet par contre. A trop occuper l’espace médiatique, on risque de se tirer une balle dans le pied.

      • Disons que ça a plus l’air illustratif, que ce sont des films qui ne génèrent pas beaucoup de sens – bon en même temps, c’est l’effet Netflix.

        Et pour Chalamet, c’est aussi l’effet Method Actor (normalement il devrait aussi être mégalo dans « Dune 3 »), et cette tendance à faire une promo en forme de performance – quand même la garde-robe de Margot Robbie et Zendaya est faite pour nous rappeler tel ou tel film…

        • Dac. Perso, j’ai regardé par curiosité après avoir vu le carton que c’était. Et j’ai plutôt kiffé. Je trouve que c’est un coup de génie d’avoir surfer sur la méga hype K-Pop. Et d’ailleurs, l’oscar de la meilleur chanson est mérité je trouve. Et j’ai trouvé le film très drôle et rafraîchissant.
          Je ne le considère pas comme un film Netflix d’ailleurs, dans le sens où on sent une patte créative qui s’est faite en dehors de Netflix. Les productions Netflix fait maison, c’est juste catastrophique.

          • Oui pensons à faire le distinguo entre les prods Netflix maison, et les prods extérieures mais suffisamment « Netflix compatible »…

  2. Je regarderai avec beaucoup de curiosité ce film qui clôt Peaky même si la dernière saison m’a laissé un goût amer.

    One Piece saison 2
    C’est marrant j’avais beaucoup aimé la 1 car je m’attendais au pire et c’était pas si mal. Et puis là j’avais trop d’attentes de la 2 je crois après avoir lu/entendu certaines choses. Finalement malgré de belles choré je trouve que ça fait cheap et je suis deg d’avoir ce ressenti

  3. Quand on voit la perf’ de l’oscar du premier rôle et celle du second rôle y a un monde entre les deux. Encore une fois j’aime beaucoup Sinners et plus encore Michael B Jordan. Mais Sean Penn dans Une bataille après l’autre j’avais le cul par terre. Le film m’est un peu tombé des mains par contre mais faudra que j’essaye à nouveau un soir où j’ai plus la tête à ce genre de film.

    • Je suis d’accord, la prestation de Sean Penn est incroyable, et même si MBJ est un acteur compétent, j’avoue être étonné car ce n’est pas un acteur du niveau d’un oscar selon moi. Bon après j’ai pris pas mal de recul sur ces cérémonies et ces récompenses, mais cela a attiré mon attention.

      Pour Une bataille après l’autre je pense qu’il mérite que tu lu redonnes sa chance, mais c’est vrai qu’il est hyper dense et mérite d’être bien dedans quand tu le visionnes, afin de l’apprécier comme il faut.

      • Clairement, Penn aurait dû être nommé comme premier rôle… là oui, il les bouffait tous.
        Mais comme l’importance du personnage n’est pas immédiate dans le film…

    • Bien d’accord. Autant, pour MBJ, qu’il l’ait ou non, je m’en fiche un peu. Mérité pour lui comme pour les autres. Mais Si Sean Penn ne l’avait pas eu, j’aurais été déçu. Pas seulement pour sa performance extraordinaire, mais aussi parce que certains rôles sont quand même beaucoup plus risqués que d’autres. Je pense que tous n’ont pas le courage d’interpréter des personnages à ce point borderline.

  4. Je suis allé voir Mission Derniere Chance en AVP hier.
    Je recommande ce film à n’importe quel amateur de film dans l’espace.

    Alors la première heure est un peu longue, le film aurait gagné à être un peu raccourci, ça pioche absolument partout (Sunshine, Gravity, Seul sur Mars, Passengers, Interstellar, je n’en citerai pas d’autres pour ne pas spoiler) mais la sauce prend !

    La réussite du long-métrage repose grandement sur la prestation de Ryan Gosling, seul face à lui-même quasiment tout le film et qui nous fait vivre une sacrée palette d’émotions. Je connaissais pas le bouquin mais l’histoire est assez novatrice dans ce genre, en particulier la conclusion. Un petit mot sur la photo et la musique qui étaient envoutantes également.

    J’espère que ce film aura du succès, il le mérite. Et je suis content que le duo Lord/Miller tienne sa revanche dans le genre SF après le fiasco de Solo avec Disney !

    J’irai peut-être le revoir en IMAX.

    8/10

    • Je suis étonné (entre gros guillemets) par les retours très positifs du film pck la BA ne m’avait pas spécialement emballé. Mais sur le papier, avec ces reals, ce casting, et ces retours, je vais aller le voir au ciné.
      Tu penses que ce film nécessite vraiment un visionnage en IMAX ?
      Merci pour ton retour.

      • Oui je pense. Le film se passe beaucoup dans le vaisseau et moins à l’extérieur mais pour les rares scènes spatiales je pense que ça vaut le coup.

        Les trailers ne m’avaient pas non plus beaucoup emballé, bonne surprise au final (un peu eu le même effet récemment avec Transformers One, trailer débile, film excellent à l’arrivée).

  5. Resident Evil requiem fini
    Pour ceux qui ont aimé RE2 remake et/ou RE4 remake foncez. Pour ceux qui ont aimé les deux c’est carrément le paradis puisqu’on retrouve des phases façon commissariat du 2 bien stressantes et des phases plus typées actions comme dans le 4. Sans jamais atteindre le niveau de maestria du 4 dans ce domaine ceci dit petit bémol. Mais le jeu est magnifique et c’est un pur kiff de bout en bout.Tellement bon qu’il est même trop court mais je ferai une seconde run d’ici quelques semaines avec un plaisir de ouf.

  6. Terminé le Tome 1 de Fils des Brumes. J’ai bien aimé, l’univers est cool, les personnages attachants, ça se lis bien. Du coup les tomes 2 et 3 sont commandés 🙂

    Et sinon, je me refais tout Peaky Blinders avant le film. J’arrive fin de saison 2, ba toujours un gros kif cette série.

  7. J’ai revu la BA du nouveau film d’animation Super Mario après celle de Maul et j’ai eu cette reflexion à promos de Pixar qui est en grande perte de vitesse er qui ne va pas aller en s’arrangeant. Les gens adhèrent moins à ce que propose Pixar, pourtant se sont des productions qui ont toujours voulu proposer des thèmes un peu adultes adaptés a des enfants. Mais les dernières productions ça n’a pas accroché et si on devait en debattre ici on en aurait pour des heures à savoir le pourquoi du comment .

    Si je parle d’avoir revu la BA du prochain Mario après celle de Maul c’est parce que les 2 reposent sur 2 choses :
    – un souffle épique
    – Une license forte.

    Et je me demandais si ça ne pourrait pas être ça une clé pour que Pixar sorte de l’ornière.
    Et j’ai pensé immédiatement à pourquoi n’y a t il jamais eu d’adaptation de Kingdom Hearts en film d’animation. Ca rassemblerait tout : grosse license, grosse aventure, thèmes riches.
    Est ce parce que Square met tout veto à faire un nouveau pas vers le Cinema ?

    • Tu trouves que le précédent Mario est un échec ?
      Et tu trouves que la BA du nouveau Mario est en dessous de la BA de Maul ? Si oui, sur quels plans ?
      Je demande car je suis pas sûr d’avoir bien compris…

      • Non c’est pas que tu n’a pas bien compris, c’est que t’as rien compris du tout à ce que j’ai écris.
        Je parle de Pixar en perte de vitesse à l’heure où Mario est un succès ( et meme Sonic tient ).
        Et je parles de 2 points communs dans les BA de Maul et Mario Galaxy qui attirent

      • Ah oui, là Ayorsaint, tu étais fatigué en lisant le message de Balavoine haha 😉

        Pour te répondre, Balavoine, les licences de Pixar marchent toujours très fort il me semble. Ce sont leurs nouveaux films qui ont plutôt tendance à se viander dernièrement, même si Jumpers semblent trouver son public.

        Par contre, par rapport à la comparaison que tu fais avec Mario et Maul, ce que je me dis, c’est que Pixar gagnerait peut-être à varier son animation d’un film à l’autre. Car perso, ce qui m’attire aussi dans d’autres films animés, c’est un aspect visuel différent, original.

        • Pixar varie déjà subtilement son ton, quand c’est raccord avec l’histoire : on ne peut pas confondre le sombre et stylisé « Soul », l’ultra estival « Luca », les japanimé « Alerte rouge » et « Jumpers »…

          Par contre s’ils devaient changer de type de designs pour leurs personnages ou leurs décors (qui visent toujours une forme de réalisme), juste pour faire différent… est-ce que ça resterait toujours Pixar ?
          Ils ont à défendre leur identité, et heureusement qu’ils n’ont pas copié les autres après « Spider-Verse », ça serait passé pour de l’opportunisme.

    • Et pourtant « Jumpers » a cartonné, car il repose sur un genre de comédie animée animalière très usité, tout en gardant une part des thématiques Pixariennes…
      Qui reposent ces dernières années sur des individus en situation d’échec, mais qui doivent l’accepter. Pour arriver à ça, on n’a pas obligation d’avoir un souffle épique, ça peut entrer en contradiction avec des histoires qui sont plus ouvertement intimistes, donc moins fédératrices.
      Pixar va très bien, c’est juste que leurs films (franchisés ou non) ne sont plus nécessairement des blockbusters avides de grosse rentabilité… ce que sont les Mario :

      Racole d’un public le nez plongé dans les jeux vidéos (Pixar c’est plus les livres et les films), mais le premier film ne racontait pas grand chose, casant pêle-mêle divers jeux en un…
      Et ce faisant, leur enlevant toute leur spécificité – quand Donkey Kong et Mario Kart deviennent une étape dans la narration, alors qu’on aurait pû faire un film entier avec ces jeux (film de monstre ou film de courses autos)…
      Rebelote pour le deuxième : vous vous extasiez sur la bande-annonce, mais rendez-vous quand-même compte qu’on nous y case Super Mario Bros 2 (Wart et Birdo), Super Mario World 1 (la découverte de Yoshi) et 2 (Mario et Luigi bébés), Wario ou Galaxy… C’est trop d’un coup, ça devient juste une attraction dans une boutique de bonbons. Et un produit dérivé des jeux vidéos.

  8. Pour ceux qui kiffent les jeux From Soft et en particuliers Sekiro, le trailer de l’animé Sekiro No Defeat est en ligne et c’est bien beau…

  9. Autant le monologue de Conan O’Brian aux Oscars m’a laissé sur ma faim, autant le Cold Open est très drôle je trouve. Et techniquement bien fait !
    Le petit passage RDJ et Chris Evans m’a un peu crispé. Pas très naturel et humour un peu forcé 🙈

    Pour celles et ceux qui ont regardé, y a-t-il eu d’autres moments sympas qui sortaient du lot ?

  10. Pour ceux qui suivent Paradise, j’ouvre un petit commentaire dédié @Garyus @Ayorsaint @Thomas 😉
    Sans spoilers pour l’instant haha.
    1) WTF, Tellement chelou, la séquence introductive !
    2) Au final, après toutes les critiques positives de la semaine dernière, cet épisode… m’a bien déçu haha. Le pire de cette saison 2 pour moi 🙁
    3) Est-ce que l’un d’entre vous commence à comprendre qui est Alex ? Parce que moi, je patauge dans la semoule, là.

    • @ultrazen
      Comme chaque fois avec Paradise au début on patauge puis quand tout s’éclaire c’est la révélation géniale
      Alors pour ce qui est du début oui pour l’instant c’est le grand flou
      Pour ce qui est d’Alex aussi en ce qui me concerne
      Et enfin elle parle de jouer à la Wii tout le temps et on vient de comprendre le pourquoi du comment (et c’est assez géniale encore une fois) mais par contre c’est une switch qu’elle tient dans les bras vers la fin de l’épisode

      Un épisode qui m’a bien plu pas le meilleur c’est sûr mais du solide qui pose de nouvelles interrogations et j’aime beaucoup le perso de Jane

      • Merci pour ton retour 😉

        Perso, comme je le disais plus haut, je n’ai pas aimé cet épisode. Je le trouve très paresseux dans l’écriture, contrairement à la grande qualité de cette série jusqu’à présent dans ce domaine :
        – Le personnage de Jane avait-il vraiment besoin d’un flashback ? Je trouve que son personnage de psychopathe est génial, ça ajoute beaucoup d’incertitudes puisqu’elle est imprévisible. Mais tout son entraînement à La Ferme n’est pas crédible pour moi, tant dans les combats que son rapport à sa patronne de la CIA. Tout est hyper caricatural, et son perso ainsi surligné est affaibli, à mon avis.
        – L’évasion. Franchement ridicule. Beaucoup trop rapide et facile.
        – La psy qui ne trouve rien de mieux à faire que d’aller voir Jane et de lui dire qu’elle sait. WTF. Qu’est-ce que ça peut être con, surtout pour une psy.

        De manière générale, tout m’a semblé très rushé dans cet épisode-là.

  11. Perso, j’ai vu chez moi 28 ans plus tard, le Temple des Morts. Et je le recommande volontiers ! Attention : il est particulièrement gore et violent, à la limite du soutenable pour moi. Mais ce n’est pas gratuit. Ça permet d’offrir un contraste important avec d’autres moments et personnages du film. Et j’y vois un parallèle intéressant avec Paradise d’ailleurs, dans son côté « foi en l’humanité même pendant la fin du monde ».

    Je suis aussi allé voir Rental Family au cinéma. Je le recommande aussi. Un film classique dans sa forme, plein de bons sentiments. Il manque un peu de subtilités, notamment sur la fin, avec des messages un peu trop surlignés, mais les relations et les personnages sont touchants, et c’est une jolie porte d’entrée sur la culture japonaise. (La petite surprise inattendue, c’est d’y retrouver deux personnages de Monarch. Ça fait un peu bizarre, surtout quand on passe d’un univers de blockbuster à celui d’un film indé !)

  12. Cette semaine, je continue de regarder Paradise Épisode 5 sur Netflix et l’anime The Medalist sur Disney plus, qui est un des meilleurs anime de Sports avec Haikyuu !

    Vu toute la saison 2 de One Piece, plus grand, plus ambitieux avec ces défauts mais beaucoup de sincérité et une maîtrise des moments d’émotions (celui qui n’a pas eu les yeux mouillés à l’épisode 7 lève la main).

    Je recommande de voir aussi le podcast et des courtes vidéo de making avec une interview de Oda-san avec Iñaki Godoy en japonais, on voit qu’il a fait des efforts, le petit jeune et aussi Makenyu avec le chorégraphe des combats avec qui il a travaillé sur le dernier film Kenshin. Donc le tournage de la saison 3 en Afrique du Sud à bien avancé et il y aura une giga scène de combats comme dans le salon de l’épisode 3 avec les 100 assassins.

    Et j’ai enchaîné avec Yu Yu hakusho (serie de 5 épisodes) qui ma foi est une excellente adaptation de l’esprit Shonen (je ne connais pas suffisamment la anime, seulement le second film que j’avais acheté à l’époque en…vhs) avec une très bonne réalisation des combats où on ressent vraiment le côté shonen spectaculaire. Étonné que ça n’a pas eu une plus médiatisation.

  13. – « Projet Dernière Chance »… 🌌

    « Le First Man est Seul dans l’Interstellaire Gravité »…
    C’est comme ça qu’on pourrait aussi appeler ce film, qui se compose comme un remix total des meilleurs opus « d’astronaute triste s’enfonçant dans l’espace », un sous-genre SF dont on en a quasiment un par an – un des derniers, « Spaceman », avec Adam Sandler accompagné d’une araignée parlante, essayait de mélanger la mélancolie inhérente à ce type de film (l’intériorité face à l’immensité, facile) avec un peu de loufoquerie… déjà.
    Est-ce que les iconoclastes Phil Lord et Christopher Miller réussiront à ne pas s’y casser les dents, après avoir poussé le bouchon trop loin sur « Solo » ? N’ayant plus sorti de longs-métrages en action réelle depuis plus de 10 ans et le super cartoonesque « 22 Jump Street », puis producteurs des non moins « Spider-Verse », leur retour s’insère aussi dans un autre genre de film, qu’on pourrait désigner comme « virage à la Adam McKay » :

    On arrête les comédies grotesques, trashs mais néanmoins talentueuses quand elles sont à leur meilleur niveau – sûrement parce que ces réalisateurs n’arrivent plus à l’atteindre, ce niveau (Farrelly, Jay Roach, Todd Phillips)… On passe au Premier Degré mais on garde quand-même une part de la dérision, on recherche la subtilité, on traite de sujets sociaux, politiques, écolos, conscients… on attend l’Oscar aussi (« Spider-Verse » ne compte pas, il est partagé entre trop de monde).
    Quand en plus la grosse comédie sur grand écran s’est raréfiée, celle-ci s’injectant dans les blockbusters d’action ou SF, et les films plus graveleux continuant sur plateformes… où pullulent déjà plein de ces blockbusters d’action ou SF, c’est forcément absurde (ironie supplémentaire, « Projet Dernière Chance » est aussi une prod Amazon Prime).

    Et à Lord et Miller d’essayer avec ce film d’atteindre le combo « gros budget, sujet plus sérieux, succès critique et populaire »… et de fêter les 10 ans du dernier opus non cynique de la filmo de Ridley Scott en adaptant un autre roman de Andy Weir, qui narre en gros les mêmes choses que « Seul sur Mars » (la Science et l’entraide sauve le Monde), et montrer qu’ils peuvent faire pleurer dans les chaumières – parce que c’est leur projeeeet…
    Au vu du résultat, à première vue assez balisé, peut-on en conclure que ce qui fait la spécificité de ce duo c’est la forme, le rythme frénétique et hétérogène, les gags métas de petits malins… et pas le cœur de leurs scénarios ? Enlevez les premiers et on se retrouve avec de classiques feel good buddy-movies, avec des héros qui cherchent leur place dans le monde, quoique avec des embûches bien tordues au programme.

    Heureusement pour « Projet Dernière Chance » l’intérêt repose essentiellement sur la présence de Ryan Gosling, lui donnant son identité spécifique :
    Loin de rejouer sa partition de Neil Armstrong, c’est le Gosling lunaire et auto dépréciateur de « The Nice Guys » qu’on retrouve. Faisant majoritairement le show en solo, ces rares interlocuteurs étant le personnage (drôlement stoïque) de Sandra Hüller, et un fidèle garde du corps qui le soutient pendant ses recherches scientifiques (Lionel Boyce, pas suffisamment présent)…
    Puis un individu alien, qui fait basculer le film dans un énième buddy-movie mais avec une dimension plus poétique, plus surréaliste. Looké comme un jouet Rock Lords, joué et animé majoritairement en live par l’artiste James Ortiz (et doublé en VF par Emmanuel Curtil !), ce nouveau comparse dont la forme de vie est intégralement basée sur la roche est une création épatante. Semblable au TARS de « Interstellar », mais bien plus attachant, il ne ressemble à rien mais on y croit…

    Ce « Rocky » devient le reflet du héros, tous deux des rescapés en pleine mission à la « Sunshine », tous deux cherchant à échapper à la solitude, tous deux soumis à la notion de sacrifice… tous deux devant d’abord apprendre à communiquer.
    D’où un film qui, pour ça, prend son temps pour installer son récit, avec une narration sur deux temporalités parallèles.
    Les flashbacks sur Terre permettant de raconter le parcours émotionnel de (l’anti)héros, sa résonnance entre hier et aujourd’hui – petit bémol, son amnésie initiale est une idée plutôt artificielle…
    Car donc Ryland Grace est un mec qui ne va pas bien. Qui depuis des années ne se sent légitime en rien, mais qui se retrouve systématiquement l’homme providentiel, y compris à son corps défendant lors du dernier tiers du film où il devra faire un choix crucial…

    Du temps aussi pour établir avec le plus de cohérence scientifique possible l’univers de « Rocky » (vaisseau, environnement), comment lui et Grace vont fabriquer des moyens pour interagir vocalement, physiquement, culturellement (quelques jolies références clin d’œil, jamais lourdes), afin de trouver comment soigner leurs soleils respectifs – l’idée de la bactérie mangeuse qui est elle-même recyclée comme carburant, c’est peut-être de trop…
    Et d’abord, il faudra se comprendre par la gestuelle. Bon point du film : même en étant très bavard, il sait quand la mettre en sourdine et laisser parler les images (les silhouettes des personnages surtout).

    Lord et Miller touchent enfin du doigt cette subtilité qui était occultée par des kilos de gags ironiques dans leur filmo… et ainsi, permettent de créer une amitié pure et touchante entre les deux protagonistes, peut-être la meilleure qu’ils auront jamais mise en scène, de celles qui permettent de reconstruire les âmes fissurées et faire la nique aux esprits obtus contemporains. Peut-être parce que ça fait écho à la propre amitié entre les deux réalisateurs, maintenant qu’ils ont plus de maturité.
    Niveau ambiance c’est aussi très beau, la photo de Greig Fraser alternant entre une Terre grisâtre qui se prépare implicitement à l’extinction (les dernières scènes sont littéralement glaçantes), et des effets de lumière dans les cockpits des vaisseaux (leds pour l’un, reflets cristallins pour l’autre, c’est généreusement coloré)…
    Et la musique de Daniel Pemberton, utilisant des chœurs et créant des sons inédits avec des instruments spéciaux…

    Tout ça enrichit cette odyssée spatiale, comportant de superbes ballets de vaisseaux et autres sorties en apesanteur, dont une impressionnante séquence d’action en orbite d’une planète clé, justifiant encore plus la présence du film sur grand écran.
    Quant à la durée de plus de 2h30, elle n’est finalement pas si poussive, le refus d’opter pour une fin sibylline (il y a une ou deux perches tendues) se faisant au profit du plaisir à traîner encore et encore avec les personnages.
    Juste pour savoir nous aussi s’ils vont bien… et mieux.

    Du feel good buddy-movie, avec plus de gravité et bien moins d’ironie… Phil Lord et Christopher Miller ont bien évolué mais sans se renier.
    Hail To Them ! 🪨

  14. Des pieds dans la gueule… 🙏🥋

    https://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Chuck-Norris-n-est-plus-l-acteur-et-champions-d-arts-martiaux-est-mort-a-86-ans

    …au cheveu sur la langue 🙏🎭

    https://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Isabelle-Mergault-nous-a-quittes

  15. – « Peaky Blinders : L’Immortel »…

    Il ne peut en rester qu’un…

    LA fiction mafieuse historique anglaise des années 2010, cool, esthétisante, énergique, un poil surnaturelle, anachronique aussi bien dans sa bande-son que dans la pérennité de son gang de Birmingham…
    Mais aussi très souvent superficielle, bourrine, répétitive, précipitée, moyennement crédible…
    Du charisme, des durs à cuire, certains bien chtarbés, avec quelques sacrés acteurs et punchlines…
    Mais aussi la série « caprice » de l’écrasant Cillian Murphy, son Tommy Shelby étant un démiurge (de plus en plus) dérangé, traumatisé, jouant sur tous les tableaux avec amis et ennemis, jusqu’à ce que ça se retourne systématiquement contre lui et les siens.

    « L’homme qui a toujours un plan », et toujours une guerre à mener, où se fracasser un jour, enfin.
    Les 6 saisons de cette série de l’entre-deux-guerres l’auront vu monter les échelons, accumuler du pouvoir, toucher du doigt le bonheur (malgré une romance semblant illusoire), tenter de se rattraper et finalement se faire bouffer par l’Histoire (la parade des fascistes) au lieu de la détourner. Et surtout, incapable de battre la Fatalité.
    À l’issue d’une dernière année très noire, tellement envahie par la maladie, la mort (jusque dans son casting) qu’on sentait presque Murphy et son showrunner Steven Knight vouloir en finir définitivement, il manquait un vrai épilogue, celui qui promettait de raccorder à la Seconde Guerre Mondiale – à place on eût une espèce de bravade, histoire de revitaliser ce diable de Shelby non sans le faire évoluer.

    4 ans après (7 dans le récit), la gueule de bois continue néanmoins, l’énergie a bel et bien déserté le clan Shelby, ou ce qu’il en reste. Des jeunes ont repris le flambeau – et Barry Keoghan le rôle de Duke Shelby, ce fils illégitime tombé de nulle part dans la dernière saison pour pallier au manque de charisme du casting junior de la série.
    Les choses ne changent pas, on commence avec un stock d’armes à s’approprier, en n’ayant rien à fiche de la souffrance alentour – le Blitz sera seulement entraperçu, mais une tragique séquence de bombardement (historiquement vraie) se charge d’ouvrir et fermer le film, pour rappeler le courage du peuple.
    Et les Shelby de se préparer à leurs dernières heures, leur patriarche, maudit et perdu dans ses innombrables regrets, faisant le bilan en croyant encore qu’il peut être un notable respectueux – l’écriture naïve d’un livre de mémoires, mais qui ne servira pas à inclure des tonnes de flashbacks de la série (ça sera très furtif)…
    Et se faisant (r)allumer par une vamp romani (Rebecca Ferguson, trop évidente)…
    Son successeur faisant sa teigne (pas de lame de rasoir dans la casquette ?), créant des liaisons dangereuses tout comme papa…

    Et le film de laisser tout ce beau monde maugréer pendant sa première moitié. Jusqu’à un acte crucial, traumatisant pour les fans, car il n’y avait pas beaucoup de Shelby stables, indépendants et non belliqueux dans la famille… Qui va remettre père et fils l’un face à l’autre (une sorte de revanche de « Dunkerque » pour les deux acteurs), et faire exploser ce satané Tommy…
    Euh, non en fait, pas du tout :
    Une colère très froide, une « leçon de politesse » au légendaire pub Garrison, un combat dans la boue, les fidèles Johnny Dogs, Charlie Strong et Curly à rameuter, y a même Hayden Stagg (mais Stephen Graham a encore moins de choses à jouer que dans la série), une vengeance à préparer avec un plan ayant forcément un twist (très prévisible)…
    C’est « Peaky Blinders » mais en plus dégraissé, moins brutal, moins infernal (fini les flammes qui lèchent les murs des rues), moins clopeur, moins dingue, moins iconique – la reprise de la chanson de Nick Cave et de la scène de Tommy à cheval dans la rue, ça tombe comme un cheveu sur la soupe.

    L’absence des autres personnages secondaires de la série est regrettable – Lizzie, Linda, (Finn, bof, mais Duke l’avait quand-même expulsé du clan), sans compter les apparitions de Winston Churchill, certes très occupé maintenant…
    Mais celle du frère Arthur est plus dommageable, parce que Paul Anderson contrebalançait le stoïcisme reptilien de Murphy grâce à son énergie de chien fou (« Sur ordre des p#tains de Peaky Blinders ! »), et en même temps tellement tragique. Une pauvre bête, par un acteur brisé, et qu’on ne verra sous forme de silhouette que pour raccorder Encore et Toujours aux troubles de Tommy…
    C’est simple, sans lui ou bien les caméos de Alfie Solomons (qui, soyons honnête, se limitait juste à mettre Cillian Murphy face à un Tom Hardy laissé en roue libre), ça n’est plus autant du « Peaky Blinders », ça n’est plus aussi punk, on n’est donc toujours pas sorti de la plombante saison 6.

    La série pouvait régulièrement prendre un peu de temps pour développer ses personnages quitte à tout gâcher à chaque fois. Et même à sortir régulièrement de Birmingham, histoire de s’aérer un peu…
    Le film lui réduit les personnages à ce qui semble des archétypes, pour qui ne les a jamais vu avant…
    Il se permet de tordre un peu la réalité en usant du vrai sympathisant fasciste John Beckett (Tim Roth, trop évident lui aussi), mais sa menace résonne trop basiquement avec notre époque contemporaine…
    Il utilise l’Opération Bernhard – ces faux billets fait par les Nazis pour déstabiliser l’économie britannique – sans y injecter du sens (on est loin de « L’Affaire Cicéron »)…
    Et, bien que filmé en Scope, ça n’a pas une grande ampleur visuelle (normal pour du film de plateforme ?).
    Même une séquence en sous-sol, censée boucler la boucle avec les entêtants flashbacks dans les tunnels de 14-18 (le réalisateur du film, l’obscur Tom Harper, était déjà de la saison 1) n’est pas mise en scène avec la tension claustrophobique nécessaire. Le montage parallèle aurait dû commencer après qu’on y ait passé plusieurs minutes, c’est dommage.

    Au final c’est un film qui aurait aussi pu représenter deux épisodes conclusif de la dernière saison, tant les enjeux y sont réduits principalement autour de la question tabou du parricide, de la transmission du Mal, et de découvrir s’il est enfin possible d’échapper au Destin…
    Accolez ces presque deux heures à la série, et vous comprendrez mieux ce qui motive ses personnages, l’émotion qui peut émerger quand on évoque les absents, mais avec la frustration ne pas en avoir eu plus…
    Regardez le film de façon indépendante, et vous aurez un polar historique fonctionnel, mais insuffisant pour comprendre qui était Tommy Shelby, ce spectre vivant, cette âme lourdement damnée, et comment il en est arrivé là.
    L’occasion idéale pour se mettre à la série, toute dédié à la gloire de Cillian Murphy, si ça vous a assez intrigué… en attendant une nouvelle série « PB » post Guerre, ce film là servant à la transition.
    Décidément, incapable de crever complètement.

    « Immortelle, immortelle
    J’ai le sentiment d’être celle
    Qui survivra à tout ce mal
    Je meurs de toi… »

  16. J’ai rêvé boss ou tu as édité l’article ?
    J’ai plus les termes exactes mais quand je l’ai lu pour la première fois, il me semble que tu avais dis : « premier bide de l’année » pour Projet dernière chance. Non ?

    • Non, cela ne risque pas. Dès le 12 mars, huit jours avant la sortie US : « Une nouvelle bande annonce de Disclosure Day pour accompagner les séances du premier succès mondial de l’année, Projet Dernière Chance ? » Les préventes étaient excellentes aux Etats-Unis depuis plusieurs semaines, donc il n’a jamais été question de parier contre le film. Bien au contraire ! Et cela ne cadre pas avec le reste du texte (chances aux Oscars et score Rotten Tomatoes).

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