Star Wars – The Mandalorian and Grogu : La Critique du film + VOTRE AVIS !

54

Il y a bien longtemps, dans une galaxie pas si lointaine… La franchise Star Wars était synonyme d’aventure exaltante, de richesse mythologique et d’ambition visuelle. Est-ce le cas de Star Wars : The Mandalorian and Grogu ? Pas. Du. Tout. Pour le grand retour de la saga au cinéma, Lucasfilm n’a rien de mieux à proposer qu’un épisode XXL de The Mandalorian. Mais attention, pas l’un des meilleurs épisodes de la série. Pas même un épisode du top 5 ou du top 10. Juste une mission lambda de Din Djarin et Grogu, qui s’étire sur deux longues heures. Qu’on ne s’y trompe pas, Star Wars a toujours été pour les enfants, rien à redire là-dessus. Mais jusqu’à présent, pour ce qui est du cinéma, tout le monde pouvait y trouver son compte. Avec ce téléfilm à 165 millions de dollars, Jon Favreau vient de réaliser la première production Star Wars destinée aux enfants de moins de 7 ans. Tant mieux pour eux, mais même eux méritaient mieux…

Vous connaissez la formule. Le Mandalorien reçoit une mission. Grogu fait un truc mignon. Le Mandalorien arrive sur une nouvelle planète et reçoit une mission secondaire. Grogu mange un truc peu ragoûtant. Le Mandalorien dézingue à la chaîne des Stormtroopers et des monstres. Grogu appuie sur des boutons. Le Mandalorien combat un monstre encore plus gros et termine sa mission en déclarant : « Telle est la voie. » Grogu babille. Fin de l’épisode. Star Wars : The Mandalorian and Grogu, c’est exactement ça. Ni plus, ni moins, comme on pouvait le redouter après avoir vu les différentes bandes annonces. Le problème, c’est que contrairement à la série, il y a très exactement zéro surprise (!), zéro développement des personnages (!!) et zéro lien avec le reste du MandoVerse (!!!). C’est simple, ce film aurait pu sortir tel quel avant la série ou entre n’importe quelle saison, tellement il est vide et déconnecté du reste.

Bien sûr, on sent la volonté de ne pas perdre les spectateurs occasionnels et les néophytes, ce qui leur permettra de raccrocher les wagons sans difficulté. Encore faut-il qu’ils soient intéressés. C’est là le seul point positif : une nouvelle génération va pouvoir découvrir Star Wars grâce à ce film, la génération qui est née après la Postlogie. Maigre consolation quand, dans le même temps, l’animation Star Wars excelle avec Maul : Shadow Lord, sans parler d’Andor pour les séries live action. Comment se fait-il qu’une série animée propose de meilleures scènes d’action, de meilleurs personnages et une meilleure histoire que le grand retour de Star Wars au cinéma ? C’est terriblement frustrant. Car on est loin de la mission exceptionnelle qui justifierait le passage du petit au grand écran, il s’agit juste d’une énième quête d’un point A à un point B, avec une multitude de monstres et de créatures. C’est pratique les monstres et les créatures : cela ne parle pas et cela permet d’enchaîner les combats sans enjeu.

Parce qu’il faut bien trouver du positif, on saluera la copie toujours parfaite d’ILM pour ce qui est des effets visuels et des marionnettes, même si les meilleurs CGI du monde ne pourront jamais extraire de la vallée de l’étrange un Hutt qui parle de ses problèmes familiaux en basic. Et s’il y en a un qui s’amuse, c’est bien Ludwig Göransson, qui décline à l’infini le (déjà) mythique thème de la série. C’était mon dixième Star Wars au cinéma. Ce sera le premier que je ne vais pas revoir. J’espère que la Force du verre à moitié plein sera avec vous. Mais sérieusement, Star Wars a beaucoup mieux à offrir qu’une énième aventure post-it. Si vous avez quelques heures à tuer, regardez plutôt Maul : Shadow Lord et The Bad Batch. Au moins, il y a dans ces séries animées des personnages qui parlent et qui ont des émotions. Pas juste un lot de figurines et de vaisseaux agités vainement à l’écran.

﹡﹡﹡﹡﹡

﹡﹡﹡﹡﹡

Star Wars : The Mandalorian and Grogu de Jon Favreau est sorti en France le 20 mai 2026, avec Pedro Pascal (Din Djarin/le Mandalorien), Sigourney Weaver (Ward), Steven Blum (Garazeb ‘Zeb’ Orrelios), Jeremy Allen White (Rotta le Hutt) et Jonny Coyne (Janu).

54 COMMENTAIRES

  1. Pas encore vu, je n’en attends pas grand chose alors j’espère au minimum un bon divertissement justifiant une sortie salle..

    Par contre une critique m’a bien fait rire ( et un peu rassuré ).. le mec reprochait au personnage de garder son casque pendant la casi intégralité du film…. !! Faut vraiment pas avoir vu ( ou pas compris ) la série pour dire ça !

  2. J’en sors.
    C’était divertissant. Quelques très beaux visuels, des moments funs, mais pas assez de fond à mon goût.
    On a effectivement l’impression de voir 4 ou 5 épisodes mis bout à bout, avec un peu plus de budget.

    Ma fille de 10 ans a adoré alors qu’elle n’a qu’une connaissance très fragmentaire de la série. Donc bon, ça fonctionne quand même pas mal.

    A moi il m’a manqué quelque chose, même si je n’ai pas détesté.

    • Un Star Wars sort, 24h plus tard seulement 5 commentaires sur l’article dont un seul avis. Même ici le désintérêt est total 💀

      J’ai mal a mon Star Wars 😭

  3. Il est loin le temps où Georges Lucas prenait des risques quitte a froisser une partie du public.
    Pour avoir vécu le retour avec LA MENACE FANTÔME, je me rappelle encore du sentiment étrange a la sortie de salles. Ce n’était pas bon ou mauvais mais juste que ce n’était pas notre STAR WARS, pas celui de IV a VI.
    A l’opposé, une fois assimilée la nouvelle donnée, c’est monte crescendo pour atteindre un final dantesque avec la chute de la République et le double duel Palpatine / Yoda et surtout Obi Wan / Anakin. Et a ne pas en douter que si Lucas avait juste reactualiser la première trilogie, l’impact n’aurait pas été le même

    L’âme de STAR WARS est l’avancée technologique au service du fantastique. Ou est elle aujourd hui ?
    Au final, STAR WARS aujourd’hui s’appelle AVATAR…

      • Je sais que George Lucas n’est plus aux commandes, rassure toi.
        Mais c’est comme dire que Apple a change depuis l’époque de Steve Jobs. C’est pour faire un comparatif avec une autre periode qui a, en plus, mis les bases de la saga.

        En rachetant Star Wars, Disney a seulement vu une masse financière importante. C’est assurément le cas mais le fait est aussi que, a la base, ce sont des films et les fans qui ont permis aussi de faire perdurer le tout.
        Le simple fait d’indiquer que tout ce qui n’était pas de LucasFilm est devenu Legend en disait deja long sur la politique a suivre…

    • Les fans étaient froissés, Lucas a par contre toujours mangé dans la main du public, en ne les traumatisant pas plus que ne le faisaient… les films Disney fondateurs.
      Qui, comme Star Wars, sont complètement démystifiés après des années.
      Telle est la voie du cinéma, on peut difficilement remettre le génie dans la bouteille une fois qu’elle est ouverte et qu’on a jeté le bouchon.

  4. Vu à 14h00 le jour de sa sortie. Tout comme le Boss, c’est banalement un épisode XXL de la série qui ne raconte rien et ne prend aucun risque. Quelques séquences sympa mais ça ne sauve rien. Quelle déception !

  5. C’est, comme on pouvait s’y attendre, un épisode XXL de The Mandalorian, avec ses forces et ses faiblesses mais globalement j’ai passé un bon moment.
    La dernière fois que je suis allé voir un Star Wars au cinéma c’était l’Épisode IX et j’avais un peu envie de détruire le monde en sortant de la salle, là je suis simplement content d’avoir passé un bon moment devant du Star Wars au cinéma, et c’est déjà bien.
    Certes Star Wars était synonyme d’innovation technologique au cinéma, mais à une époque où tout était à faire, et si par innovation aujourd’hui on entend Avatar, c’est a dire une cinématique de jeu vidéo de 3h, cela fait bien longtemps qu’il n’y a plus de réelle claque technique au cinéma où tout ne transpire pas la CGI (plus rien de dingue depuis Le Retour Du Roi ?).
    Le meilleur de Star Wars restera à jamais les comics et roman de l’Univers Legends et quelques jeux vidéo, les KOTOR et Jedi Knight/Dark Forces en tête, ils existent toujours, donc j’y retourne.

  6. On sent dans la critique de LTH la déception immense d’un grand fan de Star Wars mais également un constat que tout le monde appréhendait.
    Pour ma part, la période Disney+ m’a définitivement éloigné de cet univers que j’aimais tant. J’ai adoré The Mandalorian pourtant, mais je n’ai pas pu finir la saison 3, tellement l’omniprésence de Bo Katan (avec son actrice que je déteste) m’avait fatigué.
    J’irai peut-être voir cet épisode grand écran dans ces prochains jours mais sans grand enthousiasme. Sinon ça sera chez moi, tranquille.
    Pour ma part, Star Wars, en dehors de Star Fighter; ça sera uniquement en jeu vidéo: le remake de Knights of the Old Republic et l’annonce de Fate of The Old Republic me font bien plus vibrer que tous les projets Lucasfilms et Disney + réunis.

  7. On en arrive vraiment au point où, au sein de la franchise Star Wars, la sphère ‘Films’ est celle qui est la moins excitante vs. les séries TV, l’animation, les jeux vidéo et la littérature. Genre un gouffre, pas juste une question de préférence. C’est juste n’importe quoi. 🙁

    • Ben non : c’est cohérent avec la nature épisodique de Star Wars, cet univers qui existe continuellement et ne s’arrête jamais, et où les artistes ont plus de temps pour développer et concevoir leurs opus avec des acteurs suffisamment disponibles.
      Et il faudra encore se mettre dans la tête que l’animation apportera toujours plus de vitesse et d’homogénéité, sans avoir à transformer les personnages en super-héros, ou en cartoons vu que… ils le seront déjà.
      Même au niveau des couleurs ont peut y aller à fond, pas besoin de baisser la lumière pour économiser sur les textures – comme on vient de le voir pour ce film, dont le budget n’est Ironiquement pas suffisant.

  8. Je me suis laissé prendre, moi qui n’en attendais pas grand chose, à espérer m’être trompé après ces 15 premières minutes où la magie opère grâce à l’alchimie globale entre les persos et l’aura de Mando.
    Malheureusement très rapidement on sombre dans une succession de quêtes sans enjeu ni innovation. Je serais d’ailleurs moins optimiste que le boss concernant les effets visuels : si de nombreux plans sont très beaux, d’autres sont très médiocres, ce qui est un comble pour cette saga qui justement a toujours porté un soin tout particulier à son esthétisme au fil des films sous l’ère Disney. Ici, trop de créatures assez vilaines, de marionnettes aux mouvements trop marionnettes,…
    Et en effet, réussir à introduire autant de choses au fil des 2 premières saisons, pour finalement ne rien proposer sur un long métrage est assez surprenant. D’autant plus quant on sait que le film arrive après 7 ans d’absence sur grand écran. Aucun effet WoW. Quel manque d’ampleur. Quel manque d’ambition.
    Et Grogu passe trois saisons à s’émanciper et cultiver sa force, pour finalement rester triste spectateur durant tout le film.
    Ça reste agréable, mais jamais ca ne retrouve la magie de ses premières minutes, ni le charme global de la première saison.

  9. Wow dur la critique !
    Mais je comprend totalement.
    C’est vrai que certaines séries live action et animé ont été beaucoup plus intéressante/excitante que ce film.
    Pour un retour au cinéma pour Star Wars ça aurait été bien d’avoir beaucoup mieux que ça.
    Après c’était prévisible que ça allait être juste un gros épisode de la série fait sur grand écran.
    Perso globalement je trouve que c’était sympathique,j’ai passé un bon moment.
    Mando à droit a des bonnes scènes d’action comme dans la série,pareil pour Grogu qui a lui aussi des scènes qui le met en avant.
    Visuellement j’ai pas de reproche particulier à faire.
    Mais le problème c’est qu’il y a vraiment aucune évolution des personnages et de l’histoire.
    C’est un film vraiment très familial donc ça plaira pas à tout le monde.

  10. Je ne sais pas s’ils se rendent compte qu’en sortant « ça » au cinéma, il tue presque l’envie des gens de croire encore à la galaxie star wars et de vouloir aller au cinéma. C’est un tacle par derrière à son coéquipier qu’est le prochain film avec Gosling.
    Le côté positif du Levy sera justement Gosling qui sort d’un Amaze film de SF et qui a cartonné. Heureusement

  11. Je sort tout juste de la séance et j’ai bien aimé cet épisode (voir même limite cet saison) XXL de The Mandalorian, je préfère largement ce format aux épisodes de 40 minutes (ou les 20/30 minutes de Maul).

    C’est certe une simple quête Fedex sur grand écran mais après un épisode IX qui ramène Palpatine d’entre les morts, je préfère largement l’épisode.

    Et pour ce qui est du développement je suis pas d’accord, on a quand même Mando et Grogu qui commence a pensé à l’après, c’est pas trop développé mais c’est quand même là.

    Pour l’aspect technique comme dit plus haut, pas sur qu’il reste grand chose à révolutionné dans un monde d’Avatar et de Dune.

    Et puis c’est pas ce film qui a tué la hype Star Wars au cinéma c’est surtout la postologie selon moi, Mando et Grogu c’est le Black Widow de Marvel. Un film « hors contexte », il participe pas a faire avancé l’univers mais se suffit à lui même

  12. Je trouve un peu dur tout ce que je lis. Effectivement c’est un épisode de 2h. Mais en même temps on le savait depuis le début.
    Le film est très divertissant, plus que la moitié des épisode de la série.
    Apres oui, rien dans l’histoire ne justifie d’en avoir fait un film de cinéma. Mais j’ai passé un très bon moment.
    Voir un film chez moi ou au ciné ne change pas mon avis sur un film. Donc j’aurais autant pris du plaisir chez moi. Mais au ciné c’était très cool aussi.

  13. Mon avis, très moyen quand même, en gros c’est un épisode du mandalorian mais qui dure 2h20 .
    La même narration que la série, une sous quête pour arriver a sa quête.
    Des ennemis principaux fantomatique avec 3 lignes de dialogue.
    J’ai eu vraiment du mal avec le hutt bodybuilder , c’est moche, je me demande qui a eu cette idée.
    Le film est surtout basé sur la transformation de grogu en Yoda, c’est comme dans le jeux, il est maintenant niveau 13 mais il a pas encore de zeta et d’omicron.
    Bref j’ai préféré la série au moins ça dure 35-45 min tu As pas le temps de t’ennuyer.
    Le personnage de rebelle ne sert a rien, vraiment il serait pas là que ça ne changerait rien aux film ,c’est juste pour rajouter un personnage connu en plus
    L’autre problème c’est que mando est trop fort, il dégomme tout le monde avec une trop grande facilité, difficile de vibrer dans ses conditions.
    A la fin du film tu as l’impression que c’est juste une mission de plus, sans conséquence sur l’univers ou qui amène une pierre a l’édifice.
    A part qu’il va falloir justifier pk grogu ‘.est pas présent dans la postlogie.
    Qqes scène sympa, un peu d’humour, mais cela valait il un film?

    • « Le personnage de rebelle ne sert a rien, vraiment il serait pas là que ça ne changerait rien aux film ,c’est juste pour rajouter un personnage connu en plus »

      Tu parles de Zed (de la série Rebels) ? Je suis en phase : qu’il soit là ou non ça ne change rien mais, par contre, il n’est connu que par la franche assez hardcore/complétiste des fans. Je doute que les enfants en salle savaient qui c’était. Quitte à mettre un personnage « vraiment » connu, un simple Chewbacca aurait largement fait l’affaire ^^

    • Pas si fort, il se fait avoir par le Serpent de la fosse, et le film de nous faire croire que Pedro Pascal va encore nous faire une Joël…
      Au moins ça donne des responsabilités à Grogu, et 10 minutes de jolies scènes.

  14. Il y a un vrai paradoxe dans la proposition (j’y ai songé en en discutant avec des amis ce soir) : le film s’adresse, factuellement, à tout le monde et (surtout) aux enfants. Problème : ceux qui n’ont pas vu la série se disent qu’il faut avoir vu la série avant. Ceux qui ont vu la série espèrent (à juste titre) autre chose et un peu plus d’ambition qu’un simple épisode plus long. Ceux qui ont vaguement suivi la série pensent qu’il y aura un récapitulatif avant alors que non (et dans le fond il n’y en a pas besoin).

    Bref, en téléfilm sorti directement sur Disney+ ça suffisait…

    À titre personnel : [semi-spoiler] j’espérais vraiment un arc post Retour du Jedi qui aurait semé quelques graines de la postlogie (pas forcément pour la réhabiliter mais au moins la rendre plus cohérente). Le début du film avec les cendres de l’Empire est assez prometteur sur ce sujet. J’aurais aimé voir, par exemple, la suite des clonages de Gideon qui auraient pu déboucher sur l’Empereur/Snoke discrètement. Ou encore une apparition de Chewbacca. Un fan-service dosé mais utile (comme celui de Rogue One). C’est beaucoup trop sage, sans ambition, quelle tristesse (et Dieu sait que je suis un gros fanboy de Star Wars et globalement bon public avec…).

  15. Vu hier à 14h, et je partage l’avis global : l’impression d’être devant un épisode un peu plus intéressant que la moyenne et plus long, mais avec finalement 0 enjeu. Les personnages n’ont pas évolué d’un iota entre le début et la fin du film, quasi aucune connexion avec le reste de l’univers, même pas un petit caméo un peu croustillant à se mettre sous la dent… C’est d’une tristesse que ce soit ce que représente Star Wars au cinéma maintenant.

  16. @boss
    Bien aimé ta critique ( »que la force du verre à moitié plein soit avec vous » ^^)

    Bon tout ça confirme ce que la promo indiquait : ce film n’est clairement pas justifié et ne mérite pas de se déplacer en salle (voir même de le visionner).
    Je ne le considère personnellement pas comme le retour de SW au ciné (en tant que vrai film), c’est un petit bonus de la série c’est tout.

    Donc sans moi.

  17. Djin qui vient dîner ?

    C’est pas la première fois que ça arrive, une série télé qui passe sur grand écran pour un opus spécial – sans que cette même série ne soit officiellement finie (« X-Files – Combattre le Futur » par exemple).
    Résultat à chaque fois : juste un épisode plus cher, avec très peu de plus-value, et qui ne fait pas beaucoup avancer le schmilblick. Pire encore, ne pouvant se départir de son identité télévisuelle, tellement inscrite dans l’ADN des spectateurs (ils ont ça a domicile) et de l’équipe de production (en grande partie les mêmes), que ça nous donne des films irrémédiablement étroits, n’attendant plus que le moment où ils reviendront en vidéo domestique, à leur place légitime.
    Petite exception, le premier film de Star Trek, pas seulement parce que réalisé par le (plus si) grand Robert Wise. Mais aussi parce que la production s’est donné les moyens pour être suffisamment grandiose, installer la franchise durablement sur grand écran, et bien sûr rivaliser avec… Star Wars.

    Nous y voilà, la Saga de George Lucas et cie s’étant retrouvée cul par dessus tête depuis des années, la majorité de ses opus filmés se trouvant maintenant dans les séries télé, live ou animées. Là où le cinéma (à l’origine composé de faux épisodes et vrais objets cinématographiques) n’en comportent qu’une douzaine, la moitié assez facultatifs.
    Après une interruption post années 2010, et un nouveau conflit générationnel qui ne finira jamais, Lucasfilm prépara son retour en montrant pate blanche, à coup de purisme par le prod Dave Filoni, et de réalisateurs inoffensifs (quoi de plus mou que Shawn Levy ?).
    La série « The Mandalorian » est restée populaire même en étant entachée par ses deux dernières saisons (enfin une et demi parce que Boba Fett)… Papa Pedro, bébé Yoda, ça devrait quand-même attirer du monde…
    Si seulement le film avait été vraiment travaillé.

    Déjà que ça n’est pas facile de vendre aux spectateurs une aventure Pulp, genre qui n’attire plus personne depuis des lustres.
    Certes le début, dans un décor froid, fait illusion avec son Mando qui déboule et fait le ménage à la « Léon », impressionnant. Pendant que le petit gars fait ses trucs mignons, qu’on a une chute de AT-AT digne d’un cheval à flanc de montagne dans un western…
    Et ensuite c’est, justement, la dégringolade :
    Passées une engueulade et une nouvelle mission avec une colonelle, dignes d’un passage chez le commissaire dans une série télé policière (on y revient), le film se met à enchaîner les décors ternes car atrocement sous-exposés, pire encore que dans le similaire « Lando » (westernien, familial, se pensant cool). Chaque lieu visité voit son potentiel largement amoindri, que ce soit un palais arboricole grouillant de Hutt « incestueux », ou une ville émulant le style Polar (« Blade Runner » forcément), sans avoir conscience qu’il faut un minimum de sources de lumière pour mieux faire ressortir la noirceur.
    Faire « réaliste » ici ne servait à rien, la SF n’y est pas embrasée pleinement, le manque de couleurs est rebutant et l’action elle-même peu lisible. À revoir donc sur un petit écran, là où règne le « gris de plateforme »…
    Et les scénarios paresseux. Car là aussi c’est gratiné :

    Pour les sériephiles (et allez !), l’acteur Jonny Coyne et sa tronche pas possible, ça vous dit quelque chose ? Donc quand le nom de l’une des cibles de Mando sera prononcée, ben y aura aucun suspens, et ça tombera à plat. Il n’y aura même pas beaucoup de tension à chaque rencontre avec des mafieux spatiaux, juste de l’imitation de polars…
    On aura aussi droit au sempiternel lâcher d’animaux mortels en CGI, qui foutent la panique (tout pareil que le troisième « Jurassic World ») et à de foutues redondances qui prennent le public pour un idiot incapable de mémoire – le personnage de Jeremy Allen White qui répète trois fois dès le début qu’il veut s’émanciper de son père, c’est une mauvaise construction de personnage, ça n’essaie même pas de créer un semblant de mystère autour de lui, avant de le retourner, et toutes nos certitudes avec. Ce qui fait que à mi film, tout est déjà terminé, et tout ce qui va suivre dans la deuxième partie, ça sera juste les conséquences – clairement, on dirait deux gros épisodes d’une saison, qui auraient dû représenter le début et la fin, pendant qu’entre les deux on aurait eu des missions annexes…

    Pas la peine de prendre son temps, à la première rencontre Rotta le Hutt met cartes sur table : oui on est bien dans un film de Jon Favreau, où les fils sont systématiquement en butte avec des pères absents et/ou écrasants (« Elfe », « Zathura », et avec Tony Stark, Mowgli, Simba), c’est une vraie thématique d’auteur. Lequel auteur s’était cassé les dents sur sa précédente tentative de Western SF, « Cowboys et Envahisseurs », où il avait tenté de se focaliser sur les pères eux-mêmes (Harrison Ford n’était hélas pas le personnage principal), et qui avait cette fois réussi son coup sur la série « The Mandalorian » (comme co-showrunner).
    Mais en revenant sur grand écran après des années, il n’a maintenant presque plus rien à dire sur le duo Din Djarin/Grogu, qui continue à émuler les Lone Wolf and Cub/Baby Cart, avec le démasquage contractuel de Pedro Pascal, le petit qui mange tout le temps, fait des bruits mignons et des bêtises, la musique de Ludwig Göransson qui est toujours très belle, et où le fan-service Filonien se fait discret pour ne pas déstabiliser les spectateurs non connaisseurs (peu de personnages, peu de clins d’œil, peu de mentions à La Voie)…
    Et Favreau n’a plus d’idées non plus, même encore moins que les films produits sous JJ Abrams. Ce qui est désolant pour quelqu’un qui a su faire fonctionner Iron Man, qui a réussi à faire du « Livre de la Jungle » un film d’aventures capables de traumatiser les plus petits, où qui a su user de la culture du jeu vidéo pour concevoir son « Roi Lion » et… « The Mandalorian ».

    Les seuls moments qui sortent un peu du lot, ce sont des segments presque muets où Grogu se retrouve en solo, et où on se retrouve avec de mini films de marionnettes assez beaux, avec une sérénité et un côté philosophique qui ont bien compris l’identité japonaise…
    Et qui racontent bien plus que l’ensemble d’un film qui abuse trop souvent de clichés – le combat final avec chacun son adversaire de prédilection, la cavalerie qui arrive pile au bout moment, le saut dans le vide avec l’explosion juste derrière parce qu’on a eu peur de sauter plus tôt, pfff…
    Et comment interpréter une Sigourney Weaver, qui a maintenant participé à deux générations de blockbusters aux qualités très éloignées, lorsqu’elle résume le tout par le mot « Médiocre » ? Scénaristiquement, oui. Formellement, pas loin, et ça se laisse voir de justesse…
    Mais non, ça n’est pas le retour de Star Wars sur grand écran. Pas quand ça a aussi peu d’ampleur, de tension, d’enjeux galactiques et/ou intimes. Et même l’inclusion tardive d’un dogfight (comme dans « Rogue One ») n’y changera grand chose.

    Telle est la voie de garage

    • Erratum :
      C’était « le similaire « Solo » , pas « Lando » (même s’il jouait aussi dans le film).
      Et il manque à un « e » à « suspens »…
      Désolé. 🙇

  18. Jon Favreu : « Je ne suis pas sûr de savoir ce que… exactement pourquoi on nous a demandé de faire ça […] Je suspecte que c’est parce que ce sont des personnages que les gens, même ceux qui n’ont jamais vu Star Wars, connaissent. Surtout Grogu. Baby Yoda était partout. »

    Ça en dit long 😅

    https://www.numerama.com/pop-culture/2257085-meme-le-createur-de-the-mandalorian-and-grogu-ne-sait-pas-pourquoi-le-film-existe.html

    • Je cite le commentaire de Darkknight31 (sur l’autre article sur le sujet) : l’article de Numerama est trompeur car si on lit le site source (Gamesradar), Jon Favreau dit plus précisément qu’il ne sait pas pourquoi c’est le premier film Star Wars a sortir au cinéma depuis Star Wars 9. Ce qui est totalement différent de ce que laisse entendre Numerama.

      Effectivement, très bien vu, merci pour sa vigilance (je m’en veux car souvent je vérifie aussi ce genre de détails !). Pas la première fois que Numerama le fait en plus…

  19. Tchin Djinn
    Une saison en film (8×15 min), pourquoi pas mais l’histoire est trop simple.
    Pas de Mandalore, pas de sabre noir, mais ou est passé la mythologie de la série.
    Un monstre, encore un monstre, et encore, toujours plus gros…
    Il manque quelque chose a ce film. C’était l’occasion de marquer le coup. Dommage.
    Je préfère les personnages dans la formule série et pourquoi pas les revoir au cinéma pour un crossover avec d’autre perso, mais pas tout seul.

  20. Je rejoins la critique de LTH à savoir que le film est un prolongement de la série sans la moindre surprise.

    C’est assez efficace, plutôt beau à regarder. Mais il manque vraiment plusieurs ingrédients pour en faire un vrai film de cinéma : pas d’intrigue à tiroirs, aucun clin d’œil, une histoire linéaire sans rebondissement, aucune avancée par rapport à la série, aucun signal d’une future annonce…

    En plus, on voit que Disney ne veut surtout pas se griller avec Grogu : son histoire n’avance donc pas d’un iota. Je ne sais pas si on saura un jour ce qui lui est arrivé pendant la postlogie…

    Bref, ça se regarde mais on a aucunement la sensation de voir un film événement. C’est plat, fade mais pas non plus mauvais.

    Ça ne méritait simplement pas une diffusion au cinéma. Une toute petite histoire dans la grande histoire de Star Wars.

  21. C est fou cette éternel insatisfaction des gens. C est un épisodes xxl , bla nla , ouin ouin etc.
    Le titre du film c est  » le mandalorian et grogu  » sérieusement vous vous attendiez a voir quoi ? Heureusement que l on retrouve la serie , c est le but non ?
    J en vois dire que les films star wars ne sont plus des événements… les gars ont en bouffe toutes les années du star wars sur disney + contrairement ou a l epoque de Lucas c été touts les 30 ans une trilogie .
    Je comprend pas cette negativité constante sur tout et surtout sur des choses qui été évidente. On ne vous a pas menti sur ce que serais le produits.
    Moi je kiff la serie et j ai kiffer le film car j ai retrouvé ce que je penser voir en allant voir ce film , ni plus ni moins.

    • Le problème n’a jamais été que ce soit un épisode XXL de The Mandalorian. Ça, tout le monde s’y attendait. Le problème, c’est que le film est au niveau des plus faibles épisodes de la série.

      Le film est actuellement noté 7/10 sur IMDb. Si on regarde les notes de la série, il n’y a qu’un seul épisode noté en dessous de 7/10. C’est ça le vrai problème, alors que le passage du petit au grand écran devrait en principe être justifié par une proposition de qualité égale, voire supérieure. Là, c’est plutôt le contraire. Mais comme d’habitude, si certains y trouvent leur compte, tant mieux pour eux, c’est le principal.

      • Et oui, pourquoi aller voir en salle ce qu’on aurait pu avoir à l’identique sur petit écran ? – comme le disait Homer Simpson.
        Où est la plus-value que peut apporter le grand écran ?
        Ou bien une évolution des personnages, même juste esthétique ?
        Parce que pour ceux qui y trouvent justement leur compte, c’est que pour eux l’expérience cinéma est peut-être complètement dévaluée aujourd’hui ?

  22. Je te trouve très dur, en particulier en disant que c’est destiné aux enfants.

    Après oui, ce n’est pas un indispensable, mais pourquoi un film Star Wars devrait-il l’être obligatoirement ? C’est un film dont on ressent l’effet « épisodes recollés entre eux » mais qui reste divertissant à regarder.

    Et l’avantage d’en faire un film, c’est qu’on a une suite et une fin sans attendre une semaine entre chaque.

    Ma plus grande surprise est le personnage de Rotta qui donne une autre perception de l’espèce des Hutts. (Ok, la photo de lui bébé est très forcé pour référencer The Clone Wars).

    J’avoue que l’histoire a des couacs : pourquoi les Jumeaux veulent Roota que maintenant ? Pourquoi demander à Mando d’aller le chercher si le gérant d’arènes cherchait à… ? Les bombes dont le retardement est très variable suivant le scénario…

    Bref, c’est sûr qu’il y avait mieux à faire mais ça se regarde. C’est le principal.

  23. J’ai été au cinéma pour le voir.

    Finalement, j’ai vu Obsession, je regrette pas c’était très bien, j’ai adoré le malaise du flim.

    J’ai au moins vu les pots a popcorn a 40 balles avec Grogu dessus.
    J’attendrai Disney + ou Tipiak + vu les retours.

      • Sur la pub, il y a marqué popcorn offert XD

        Donc tu payes vraiment que le pot qui est bien moche imo en plus.

        https://www.instagram.com/reel/DYO88zTiNGi/

        • Ça dépend lesquels, dans les UGC c’était 12,90 € le sceau de popcorn métallique (3 modèles au choix) + le popcorn offert dedans. J’ai été faible, j’en ai pris un – sachant que ça fait à la fois corbeille à papier et sceau de popcorn en effet ^^

          • Ahlala. Disney ne sait plus faire de films mais par contre en merchandising, ils sont toujours au top!

  24. Film vu cet après-midi en famille. Le premier film SW vu au cinéma par mes enfants. Alors, oui, le film n’est pas parfait, oui ça traine un peu en longueur mais clairement, mes enfants en sont ressortis avec le smile !! Et puis moi, rien que le fait de revoir les AT-AT et surtout leur intérieur hors poste de pilotage (la première fois dans une série ou dans un film, il me semble), le plaisir de revoir des B-Wing, Y-Wing et X-Wing, j’étais aux anges… 😀

  25. Ça manque juste un peu d’épice !
    Mais on sait bien que les enfants peuvent avoir du mal avec les épices… et certains adultes ont du mal à s’accommoder d’un plat sans épices !
    J’ai passé un bon moment !
    Une parenthèse avant d’autres films !
    Jim Queen ou Colony ou le vertige

  26. Comme le dit le générique de début permettant de situer l’histoire dans la Saga, là, on est dans la Bordure Extérieure, donc peu de rapport avec le reste de la chronologie Canon. Et c’est pas grave. Le film se suffit à lui, et à sa série, et c’est suffisant. un peu long, mais avec de jolies scènes d’action. Peu de perso humains, beaucoup de créatures dont certaines ont un peu côté Pulp très sympa. Ne cherchons pas d’enjeux supplémentaires, ni d’évolutions particulières des perso. On est ici sur un side-story façon Mando et c’est ok de mon coté.

  27. Décidément, je pense vraiment être à part, et peut être le coeur de cible de Disney.
    J’ai passé un excellent moment au cinéma en Imax pour ce film. J’ai trouvé la première moitiée excellente, la deuxième un peu attentiste mais au final très réussie.
    Star Wars au cinéma ça doit être divertissant et spectaculaire, en assurant le fan service. Pour le coup, c’est réussi. On sent que c’est maîtrisé du début à la fin, dans tous les compartiments (j’ai été très agréablement surpris par l’audace sur la soundtrack). Ça change des dernières productions cinématographique (pour moi il n’y a eu que Rogue One qui savait où il allait depuis 10 ans). Ils ont fait le film Mandalorian qu’ils voulaient faire, Jon Favreau en premier lieu. C’est peut être même sa meilleure réalisation.
    De la même manière où j’ai beaucoup aimé The Acolyte alors que d’autres séries m’ennuient profondément ou me perdent.
    De manière générale, c’est un des meilleurs films d’aventure grand public que j’ai vu depuis un moment au cinéma.
    Je pense qu’il faut arrêter d’attendre des chefs d’oeuvres à chaque sortie d’un Star Wars. Déjà, ça n’a jamais été l’objectif. Et puis, il y en a eu peu dans la saga finalement.

  28. C’était vachement bien.

    Plus qu’UN star wars, le film nous montre ce que c’est que DU star wars. Comme pour rouvrir la porte du cinéma sur cet univers.

    Je me suis bien amusé et mon fils avait des étoiles plein les yeux.

    La négativité de l’époque m’échappe.

  29. Bon c’était pas fou! Je me suis même endormi dès la première demie heure. C’est pauvre sur tous les aspects. Y’a rien de cinéma dans la proposition. Visuellement y’a aucune profondeur de champs, tout fait fake, ça m’a sorti plusieurs fois du film. Niveau histoire c’est une répétion de scènes. Mando zogouille tout le monde, fait évader un mec pour le livrer à quelqu’un, puis le laisse partir. Le mec se refait capturer, puis il retourne zigouiller des mecs, et le re-libère. Le sentiment que le héros est invincible. À aucun moment on le sent en danger. C’est quand même assez affligeant, il n’y a aucune tension, aucun moment d’émotion, aucun moment qui te hérisse les poils. Comme 95% de la série mère en fait. J’y suis allé sans à priori pour passer un bon moment, mais ça n’a pas fonctionné sur moi. Vivement Starfighter!

  30. J’en ressors et j’ai passé un bon moment. C’est exactement ce à quoi je m’attendais. Ça aurait pu être la foire aux caméos et aux liens avec ceci et cela, mais je pense que c’est justement ce que voulait éviter le studio. C’est ce qui avait été reproché à la saison 2.

    J’ai apprécié retrouver ces personnages, voir les liens qui arrivent naturellement aux fan sans être hyper appuyé (à Clone Wars, Rebels …), et j’ai souri comme un gosse de voir voler des X-wing, des B-wings etc. Et sans ressortir de la salle en me demandant « mais… pourquoi ? » comme avec le film précédent. Moi ça me va !

  31. Filoni voulait son film, c’est fait, c’était pas bon … C’était bien la peine de rentrer en guerre contre Gilroy et son Andor hein ?

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here