Supergirl : La Critique du film + VOTRE AVIS !

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Eh bien… ça passe ? Après un super-hiatus d’un an, la joie de retrouver une production super-héroïque au cinéma est réelle et comme dirait Baloo, il en faut parfois peu pour être heureux. Qu’on soit bien clair, Supergirl est un divertissement convenu et sans surprise, mais la coolitude naturelle de Milly Alcock, la conviction enfantine d’Eve Ridley et un Jason Momoa enfin à sa place font que l’on passe malgré tout un bon moment. Selon l’humeur du jour – et le tarif réduit de la Fête du Cinéma ? -, disons que l’aiguille bascule très légèrement vers le positif ; mais dès qu’il s’agira d’aborder le négatif, si tôt dans le développement du DCU, on ne pourra que s’interroger : que s’est-il passé ? Car de manière assez incroyable, tout le monde semble à-peu-près d’accord pour pointer du doigt les mêmes défauts… ce qui permet de penser que Supergirl était facilement perfectible. Dommage.

Une histoire de vengeance, sauver les gentils, tuer les méchants, avec au passage une petite dose d’origin story, le tout emballé en moins de 100 minutes chrono… Supergirl coche toutes les cases du blockbuster ultra-basique porté uniquement par ses personnages. En gommant toute la fantaisie visuelle de Supergirl : Woman of Tomorrow, Craig Gillespie propose un spectacle terne, qui permet malgré tout à Milly Alcock de briller. Loin d’un David Corenswet que l’on pouvait trouver par moments assez mou, Alcock s’impose déjà comme un pilier incontournable du DCU naissant, avec une énergie – très différente de Melissa Benoist et Sasha Calle – qui fait plaisir à voir. Honnêtement, c’est le principal et on pourrait s’arrêter là. Pour l’accompagner, il y a tout de même Eve Ridley en Ruthye Marye Knoll, qui a le mérite de ne pas être agaçante malgré sa jeunesse ; et Jason Momoa en Lobo, débilos à souhait, dans des oripeaux qui lui conviennent mieux que les habits royaux d’Arthur Curry.

Pour le reste, rien de vraiment mémorable. Les scènes d’action sont gâchées par une photographie souvent sombre et par la pauvreté des décors, même si on ne peut s’empêcher de sourire quand Kara Zor-El déchaîne sur ses ennemis des super-mandales en super-vitesse. L’aspect émotionnel est assuré par des flashbacks sur Krypton qui ne nous apprennent rien de nouveau, sans se mouiller sur le twist de Superman et la situation d’Argo. (C’est l’éternelle question : compte tenu de la technologie dont ils disposent, pourquoi les Kryptoniens se laissent-ils mourir au lieu de chercher de l’aide à l’extérieur ?) Et il y a bien sûr le cas Krem des Collines d’Ocres… Matthias Schoenaerts incarne un Ravageur du MCU en excursion dans le DCU, avec plus de clous sur le visage qu’un sac Louis Vuitton, pour bien montrer qu’il est méchamment méchant. Ridicule. Pourquoi un tel choix ? Ce n’est qu’une interrogation parmi tant d’autres. Elles finissent vite par s’accumuler…

Comment James Gunn a-t-il pu porter aux nues le scénario d’Ana Nogueira, un scénario qui n’a – pour rester gentil – rien d’extraordinaire ? (Après The Flash, décrit selon ses termes comme l’un des plus grands films de super-héros jamais réalisés, on peut légitimement s’interroger sur le gouffre qui sépare ses goûts personnels et ceux du public.) A propos de Nogueira, rappelons qu’elle est aussi en charge de l’écriture de Wonder Woman et Teen Titans… Pourquoi confier une bonne moitié du DCU à une scénariste débutante qui n’a aucun crédit à son actif, alors que les enjeux sont si élevés ? Comment Craig Gillespie peut-il répondre en interview qu’il n’a délibérément pas voulu s’inspirer du comics qu’il était chargé d’adapter ? Comment la scénariste *et* le réalisateur ont-ils pu comprendre à l’envers la fin de Supergirl : Woman of Tomorrow, alors que Tom King était dans les parages ?

Et sérieusement, à quoi bon adapter ce comics si c’est pour passer à la machine à essorer toutes les couleurs, alors qu’elles font le charme de l’œuvre originale ? A la place, nous avons droit à des paysages qui sentent bon le terrain vague, avec un filtre marron qui donne l’impression d’être de retour sur Nulle-Part. Evidemment, quand il s’agit de proposer des paysages extraterrestres à l’écran, il plus facile de tomber dans la bouillie pixélisée d’Ant-Man et la Guêpe : Quantumania que dans le dépaysement magique d’Avatar ; mais à défaut de nous faire rêver avec des licornes spatiales, il y avait tout de même de quoi tenter quelque chose avec un budget de 170 millions de dollars ! (D’autant qu’un département l’a fait, celui des aliens. Bravo à eux pour le boulot abattu.) Pourquoi ce ‘needle drop’ dans la scène d’action finale, choisi par James Gunn dans les dernières heures de la post-production, à part pour remplir son agaçant quota de musique pop, alors qu’il suffisait de faire confiance à la bande originale ? Et surtout, pourquoi ce film ? Pourquoi envoyer Supergirl au casse-pipe, un an seulement après Superman, alors que le grand public est déjà rassasié en matière de divertissement kryptonien ?

Bref, si l’on passe – de peu – un bon moment devant ce blockbuster qui aurait mérité d’être plus cosmique et plus épique, on s’interroge beaucoup. Heureusement que Milly Alcock est boostée au soleil jaune… au point de rendre ce Supergirl plus digeste que Superman ? Comprendre : les meilleurs moments de Superman sont meilleurs que ceux de Supergirl, mais les pires moments de Supergirl sont meilleurs que ceux de Superman. La copie sans grande saveur de Craig Gillespie a la qualité de ses défauts, Supergirl est un blockbuster assez homogène, qui va à l’essentiel. On s’en contentera pour aujourd’hui, mais c’est tout de même inquiétant pour la suite.

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Supergirl est réalisé par Craig Gillespie et sort en France le 1er juillet 2026, avec Milly Alcock (Kara Zor-El/Supergirl), Eve Ridley (Ruthye Marye Knoll), Matthias Schoenaerts (Krem des Collines d’Ocres), Jason Momoa (Lobo), David Krumholtz (Zor-El) et Emily Beecham (Alura In-Ze).

72 COMMENTAIRES

  1. J’en sors justement et je ne comprends pas vraiment pourquoi le film se fait démolir (avec comme seuls arguments ceux du fric au box-office US alors que le film n’est pas sorti dans le reste monde…). Gunn. a bien compris le perso de Supergirl et la version proposée sonne juste. Momoa en Lobo est parfait (sauf quand il fait son sourire niais…). L’histoire respecte plutôt bien le Woman Of Tomorrow originel, et il fait finalement bien avancer l’histoire de la Sup’family je trouve. La bande-son est vraiment convenable avec des morceaux peu entendus. Les environnements sont souvent vides, mais ça accentue le côté paumé du voyage de Kara-Zor El. Franchement, je le trouve meilleur que le Superman de Gunn, et je trouve qu’on commence à avoir une idée un peu plus précise de l’esthétique du nouveau DC. Le film n’est pas parfait mais je m’en fous, j’ai passé un bon moment devant.

          • C’est le problème des univers partagés, on se retrouve avec un cahier des charges homogènes comme les série tv.
            CA pousse pas à l’originalité, alors qu’il y a tellement de potentiel pour faire des flims différents avec les différents comics de base. Genre maintenant qu’on a un punisher PG13, on pourrait avoir un spiderman Rated R dans un punisher spécial (Bon c’est mort avec Sony, mais c’est pour donné les différences de ton qu’on pourrait avoir au sein d’un même univers selon qui accueille, comme dans les comics en fait)

  2. !! Cet avis n’engage que moi !!

    Le film est bon, pas une révolution mais il est bon, l’histoire aussi… mais c’est tout.

    Mais où sont passés les 175 millions ? Le salaire de Momoa ? Non, sans déconner… on dirait un film à 90/100 millions grand maximum…

    Le choix de ce projet sur grand écran est très curieux… Une mini-série en 4 épisodes aurait suffit… Ils auraient dû intervertir le projet Supergirl et Lanterns (je parle du format et du support), je suis sur que Lanterns aurait été moins casse gueule sur grand écran.

    Sinon bah, Milly Alcook… j’ai apprécié certaines scènes mais bon… toujours pas convaincu. On est loin, très loin de Melissa Benoist… mais au dessus de Sasha Cale (pas difficile).

    Une 4DX 3D qui ne sert à rien… rien d’impressionnant et de novateur… Je pense qu’une séance normale suffit.

    Sinon, rien d’impactant dans la mise en place du nouveau DCU. Pas d’enjeux vraiment important. Une histoire Stand-Alone… Bon. L’histoire sera à mon avis très très anecdotique par rapport au nouveau DCU. Tout n’est pas à jetté, mais bon, j’espérais mieux. Surtout après l’excellent film mais pas parfait Superman 2025. (Et je dis ca en étant fan de la Superman familly depuis 35 ans).

  3. Une avp imprévue pas chère (merci la fête du cinéma !) plus tard… Je dois avouer être légèrement tiraillé entre le fait que j’ai trouvé ça pas mal, mais en même temps, c’est quand même un peu naze.

    Au final on en retient qu’une chose : s’il y a bien une chose que ce film confirme, c’est que pour l’instant la plus grande force du DCU, c’est son casting. Milly carry AF^10000000000 le film. Et… c’est tout. Oui, oui, on a pas grand chose à dire de plus.
    Alors si on peut parler des décisions de l’existence de ce film aujourd’hui (j’y viens juste après), mais malgré sa réception (injuste) face aux critiques et au BO, on peut espérer un futur similaire à Chris Hemsworth en Thor : un casting au poil dans un premier film très oubliable. Plus de 10 ans plus tard, le personnage est aujourd’hui très célébré. Si le DCU fonctionne dans le temps, c’est tout ce que je souhaite à Milly.

    Mais oui il faut être honnête, pourquoi ce film, pourquoi maintenant ? Non pas que j’aurais perso souhaité un Batman, ou une WW à la place, mais partir dans un space opera intimiste et niche (c’est triste à dire, mais ce film ne va parler… à personne (ni suffisamment aux fans de comics, ni suffisamment aux jeunes femmes en recherche d’elle-même)), puis torturer ce projet pour en faire un giga blockbuster d’été normie qui n’a plus rien de féminin ou d’engagé, ça ne matche pas.

    C’est surtout une question de forme. Le DCU fonctionne (pour l’instant) sur la qualité des scripts, et pourtant force est de constater que le scénario est trèèèèèèèèèès bancal. Une magnifique idée se distingue (à plusieurs reprises) quelque part, mais tout est très vite noyé/torturé pour « toned-down » l’histoire et en faire un truc grand public blockbuster-esque. Alors oui il peut y avoir une mauvaise exécution d’un bon script (la preuve, le pire point du film c’est justement sa direction, voir en dessous) mais comme évoqué l’autre jour, Ana Nogueira a peut-être proposé un excellent petit script intimiste dans le calibre de son expérience, mais quelle idée de la laisser seule pour transformer ça en giga-production, quand elle n’avait aucune expérience pour ce calibre ? Pourquoi ne pas lui avoir apporté des renforts par exemple ? Ou à l’inverse, pourquoi avoir voulu faire de ce film un truc à gros spectacle ? Je veux vraiment croire que l’idée originale de Nogueira était béton (car ça se ressent si on cherche un peu), mais visiblement rien n’a été fait pour transformer ça (je la vois donc bien plus ici comme une victime que véritablement une coupable).

    Et donc oui, la direction. Quelle idée de confier un film, sur une héroïne, avec une idée de coming-of-age, qui se veut punk et libératrice… à un vieil homme cis blanc purement yes man. Le patriarcat à son paroxysme. Et ça se ressent… Tout. Le. Long. Le film n’a rien de féminin, n’a rien d’engagé, c’est bourré de femwashing, et les hommes restent glorifiés & grands sauveurs (sic)… Pendant que c’est super-mal mis en scène (exemple : c’est terrible à dire que pour un film de seulement 1h48, il est incroyablement loooooooooooooooooooooooooooooong. Le giga ventre mou au 2/3 finit de nous achever). Comme si c’était un sabotage volontaire pour justifier l’échec du film. Je vais donc me c/c sur ce que j’ai évoqué l’autre jour : Yey, big retour en arrière qui s’annonce à bouffer que du Spider-Man/Batman/autre super-homme viril, avec aucun projet de super-femme engagé à l’horizon dans le tournant mega crypto-fasciste que prends hollywood. Mega fun qui s’annonce.

    Donc vraiment, pourquoi ? Pourquoi avoir pris ces décisions ? Pourquoi avoir foutu ce film direct après Superman quand je pense il aurait déjà plus gagner de popularité si c’était sorti après MoT ? Pourquoi l’avoir foutu dans ce sandwich mortel entre deux gros films familiaux giga attendus en pleine CDM ? Pourquoi l’avoir tant charcuté pour le rendre absolument grand public et lui enlevant toute âme ? Pourquoi encore donner la direction à un homme en big 2026 pour un projet sur une femme ?

    Le web, les snyderbots et les incels depuis quelques jours prennent tous leur grand pied à chier sur Milly et dans la bouche à Gunn, malgré lui visage de tout ça. Alors que c’est faux. Toutes ces questions/décisions, c’est la part de Safran. Et je dois avouer que je commence à questionner la viabilité du bonhomme.

    • Pourquoi? Parce que Warner. Ce n’est pas comme s’ils n’avaient pas les antécédents catastrophiques de BvS,Suicide Squad, Josstice League ou Flash. Je ne sais plus qui le disait sur la page Box-office mais « ils n’apprendront jamais ».
      Plus qu’à espérer une Director’s Cut pour sa sortie en physique.

      • Faudrait que Warner fasse un concept pour DC. Engager des tâcherons aux commandes du film et donner le remontage et le cut à Snyder pour le blu-ray et la TV 🤣

      • donc Zaslav se serait dit qu’il aurait été judicieux d’adopter la stratégie Hamada, et là, Ellison se dirait que comme ça a bien fonctionné pour l’un et l’autre, il faudrait poursuivre dans la même énergie ?

        • Bah les entrepreneurs sont pas connus pour se remettre beaucoup en question.
          Après tout quand ca marche pas c’est parce que les gens n’ont pas compris, jamais parce qu’ils ont nuls. (toute ressemblance avec un dirigeant français serait purement fortuite).
          L’avantage d’avoir des boites et des milliards qui s’autoentretiennent, c’est que tu peux faire n’imp, tes pertes seront toujours couvertes par une autre filiale (tu peux même gérer tes pertes pour faire des montages financiers qui te font esquiver des impôts en plus, coucou Amazon). Chose qui n’est pas possible avec un état par contre, mais c’est un autre débat…

          • et ils mettent des produits dans l’eau du robinet pour contraindre les gens à consommer les films qu’ils veulent ?

      • Kathryn Bigelow ne fait aucun film en fonction de son genre, bien au contraire – les groupes masculins y ont la part belle, et seul « Blue Steel » est entièrement porté par une femme (Jamie Lee Curtis), exception mineure datant d’il y a 36 ans.
        Et surtout, elle ne fait pas de blockbusters Tout Public, elle cherche surtout à bousculer les idées reçues chez les spectateurs. L’héroïsme est absent de sa filmographie, au profit du trouble.

    • Tom King et Craig Gillespie savent très bien décrire des personnages féminins, leur engagement sur le personnage n’est pas vraiment un argument reprochable – après, tout dépend de ceux qui leur savonnent la planche.

  4. Si jamais la volonté d’humilier Superman n’était pas claire pour certains dans le premier film, la scène d’intro de Supergirl en remet une bonne grosse couche 🤣
    La dernière fois que j’ai vu un manque de respect aussi flagrant envers un personnage aussi iconique c’était le Mandarin d’Ironman 3 😆😆😆

  5. Bien aimé, la partie « féministe » est plutôt cool, ça a bien plu à ma copine par exemple qui regarde pas trop de films de super-héros.

    Mon plus gros problème c’est pour ça je pense que je suis pas fan de l’univers superman, c’est que lui et supergirl sont juste giga cheatés et c’est dur de se sentir impliquer (soleil rouge, poison, kryptonite, sans ça le film se finit en 20min) dans ces histoires

    Lobo sert à rien et n’est pas drôle

    • Sans une limitation, il faudrait alors des adversaires qui soient d’un niveau de puissance proche…
      Ce qui veut dire beaucoup de destructions assourdissantes, des héros encore moins humains et beaucoup d’incrédulité si aucun civils alentours ne mourraient – ça a été traité par Snyder, mais hélas sans avoir des personnages suffisamment intelligents.
      L’une des solutions consisterait à insister autant sur le sauvetage et l’évacuation de badauds, ce qui serait compliqué contre un ennemi qui pressure (une équipe de héros serait un avantage, comme dans « Avengers : L’Ère d’Ultron »)…
      L’autre serait de déplacer à chaque fois le combat dans des zones désertes, mais qui sont aussi pas moches du tout (comme par hasard). La série « Superman et Lois » le faisait très bien.
      Sinon… les héros peuvent aussi très bien régler une situation pour laquelle il serait inutile de faire appel à leur super force. En étant juste subtils ou malins.

  6. A chaque je me dis combien les séries CW étaient mieux troussées…. Les Flash, Supergirl, Gotham, le dernier Superman sont souvent meilleures et plus respectueuses des comics….Un paradoxe que je ne comprends pas…

    • Et pourtant, elles aussi avaient beaucoup de déchets et autres idées trop puériles, qui se sont accumulées avec le temps, avec les limitations de budget, avec les équipes perdant en motivation etc…
      Au moins il y avait beaucoup d’acteurs/personnages attachants, de jolies pépites de temps en temps, et moins de pression qu’une sortie salles avec des millions de spectateurs…
      Dommage aussi que cet univers ait été sabré sans pouvoir s’améliorer, se donner régulièrement un nouveau souffle ou bien donner une meilleure porte de sortie à certaines séries (« Legends of Tomorrow » !!!).

    • Personnellement, les séries CW m’ont toujours semblé kitsch, sans intérêt, avec des costumes au rabais et des intrigues aussi ennuyeuses que bas-de gamme.

      • Il y avait aussi un amour de l’esprit comics évident. Pas demain qu’on reverra un Crisis aussi respectueux du matériel de base.

        Après sur la fin je suivais très peu les séries CW mais je revenais au moins pour les crossovers.

      • Ouais c’était kitsch avec des intrigues souvent bas de gamme qui tournaient en rond. On sentait dans certains épisodes l’amour pour le personnage en question, mais bon sang faut vraiment être fan ou avoir du temps à perdre, j’ai abandonné la série superman après les deux premières saisons ou je trouvais que cela avait suffisamment tourné en rond. C’était sympa mais la continuer n’avait plus trop d’intérêt.

    • Ah bah, je partage votre avis! Elles étaient peut-être bien kitsch, c’est vraie (et tout le monde le dira je pense) et malgré un budget très très modeste en comparaison des autres chaines du big 4. Elles ont réussis bien plus de choses scénaristiquement que certaines des autre adaptations DC au cinéma. Comme là dit Flo, elle avaient aussi moins de pression que les adaptations cinéma. Et surtout, surtout, elle ont réussi à crée un univers partagé très cohérent (raccrochant des wagons au passage [Bon gros nombre de productions live action]) avec un minimum de cohérence et crée un univers, un multivers même). D’ailleurs très déçu, comme beaucoup que ce Arrowverse n’est pas eu de meilleur conclusion. Sa aurai pu continuer encore très longtemps avec l’arrivé de Titans, Stargirl, Batwoman, etc… Gunn aurai déjà du avoir du respect en apportant une vrai conclusion à cette univers qui aura durée 11 ans, l’air de rien, avant aujourd’hui recherché à faire radoré le blason de DC auprès des fans et du public (pas moi qui l’ai dis ce dernier point, c’est eux cette semaine).

      C’est quand même, le plus long univers partagé que DC ai eu en live action à ce jour. Ces séries ont beau être « kitsch » mais l’air de rien, elle auront remis en lumière bon nombre de personnages principaux et secondaires qui été peu/ou mal connus du grand public avant.

      • Probablement, mais je ne peux vraiment pas les regarder plus de 30 secondes ces séries low cost qui font du drama là où on en a pas besoin. Y a peut-être que Titans que j’ai apprécié, le reste est vraiment pas regardable.

          • oui c’est vrai, mais les perso me plaisent plus et le ton est plus adulte, sans drama inutile et avec parfois de meilleurs FX. Mais bon, j’aime le Batverse donc normal qu’une série avec Nighwing et Robin me plaise.

          • Si si, dans cette série il y avait du faux adulte (les tueries et gros mots gratuits) et du drama inutile, notamment avec Dick, Jason, et purée la mort de Donna !?! Gar infoutu de débloquer plus de pouvoirs ?!! Hank qui saute à pieds joints dans les pièges les plus évidents !!? Bruce qui voulait se suicider !?!
            L’histoire des sœurs tamaraniennes est l’un des rares moments où des personnages se sont parlés suffisamment pour éviter les malentendus. Conner aussi s’est bien débrouillé au moment où il est entré dans l’équipe, mais on imagine que c’est parce que Geoff Johns a jalousement veillé sur lui.

    • Quand on y pense, y a qu’au cinéma qu’ils ont du mal à faire un univers connecté stable alors qu’ils y aient eu en parallèle le Arrowverse et l’Univers connecté du DC Animated Original Movies (JLWarverse ?).

          • Peut-être moins dans ce cas, puisque ces séries ont énormément emprunté au cinéma – « Arrow » a remaké presque tout le Batman de Nolan, « Batwoman » celui de Burton, « Flash » lorgnait souvent sur Spider-Man, « Supergirl » empruntait autant au Superman de Reeve (pour le scénario) qu’à celui de Cavill (pour l’action), et les « Légendes… » c’était très « Gardiens de la Galaxie »…
            Bon par contre ça les rendait coupables de plagiat. Sur petit écran, ça passait mieux.

  7. Avis sur Supergirl avec une balise spoiler à la fin:
    J’ai passé un moment sympa. Milly Alcock est terrible, touchante, badass, colérique. Je salue sa performance et je suis tellement dégoûté pour elle du bashing qu’elle prend sur son physique. Foutue époque de merde.
    À un moment, quand elle n’était pas en mode punk à chien, je l’ai trouvée toute aussi sublime que dans HotD.
    Comme je l’ai souvent lu, elle porte le film à bout de bras.

    Pour le reste, j’ai trouvé que ce Supergirl manquait cruellement de direction artistique. Ce voyage dans l’espace aurait dû être une pépite visuelle tout comme l’était le comics. Un Larry Fong, (l’homme derrière la beauté visuelle des films de Snyder) aurait pu sublimer ce long métrage. Ou même Trent Opaloch avec la beauté de certaines scènes des deux derniers Avengers.
    Là, c’est gris-jaunâtre, sale et métallique, on a peu l’impression de voyager. On cherche où est passé le budget.

    Musicalement, c’est pareil. L’OST n’est pas mal mais elle est souvent cachée et gâchée par la playlist pop-rock de James Gunn, comme je le redoutais. C’est acté, après l’effet kiss pas cool des génériques de fin de Creature Commandos, je ne supporte plus ce style.

    Pour l’histoire… Pas tant de Krypto que ça, à ma grande tristesse. Les moments tristes n’étaient pas assez émouvants pour moi. J’en attendais plus. Mais ça rassurera les détracteurs de cette boule de poil numérique.
    Je pensais qu’on en avait fini avec l’époque woke mais il faut croire que non. La bande de Krem; les « Brigands » sont des pillards cruels, des tueurs de masse et des destructeurs de planètes dans le comics.
    Là, ils sont devenus des mâles toxiques qui enlèvent des gamines pour les revendre pour la reproduction.
    C’est lourd….

    Abordons un autre point qui m’a fâché mais qui peut plaire aux fans de Lobo. Il passe son temps à sauver les fesses de Supergirl et lui vole presque la vedette. Je ne connais pas le perso et je n’avais pas d’attente particulière, mais j’avais du mal à ne pas voir Jason Momoa. Est-il fait pour le rôle ou est-ce qu’il est en plein surjeu?
    Je n’ai donc pas la réponse.
    Mais ce qui me gêne, c’est que contrairement au comics, ça affaiblit ce côté solitaire de Supergirl et sa progression, son courage.

    Les scènes de baston sont par contre très satisfaisantes (en dehors de l’insupportable bande-son de Gunn) et j’ai kiffé que Supergirl ait « son » moment à elle à la fin. Elle tabasse grave ^^

    Enfin l’humour: Si j’ai souri avec le copilote, franchement James Gunn et la pisse, là aussi j’en peux plus. Trois personnages différents se vident la vessie dans le film. C’est aussi lourd que les vieux tweets de Gunn.

    [SPOILER] {SPOILER] {SPOILER]
    La fin! Bordel la fin. Noguera, telle une Snyder, n’a rien compris au comics ni au personnage. Comme lui, elle change la fin du comics et donc son sens profond (Watchmen) et coimme lui, elle fait d’un personnage lumineux, une tueuse (Man of Steel).
    Ce qui est débile, ça c’est tout le cheminement de Kara qui est foutu à la poubelle avec cette mise à mort.
    Sans parler que son discours à Ruthye n’a aucun sens car elle n’évoque aucun meurtre qu’elle aurait commis et donc qu’en sait-elle de l’impact de ce genre de geste?

    Ah et il m’a manqué la partie qui m’a le plus marqué du comics: Suy une planète de leur voyage, il y a cette ambiance de paperasse infinie mêlée à de l’esclavage systémique et à la destruction culturelle qui donne un côté très lourd et désespéré au voyage de Kara et Ruthye. C’est un passage marquant qui montre la banalité du mal, et même si c’est clair que de devoir condenser ça pour un film de deux heures aurait été compliqué, ça aurait apporté un vrai sens critique et politique au film bien supérieur à la pauvre critique du mâle hétéro.
    Ils auraient au moins pu montrer quelque chose de plus dur pour ces « fiancées » et donner un impact plus héroïque au film mais bon, rien de tout ça.
    {SPOILER] {SPOILER] {SPOILER]

    Bref, mon côté fan du personnage et du comics de base est déçu, mais si on ne l’a pas lu, on peut néanmoins passer un bon moment devant cette origin story remaniée.
    Je trouve que le bashing du film par les critiques est totalement injustifié car ce divertissement est bien au-dessus de la majorité des soupes que Marvel, Warner et Sony nous ont vendues ces dernières années.
    Il est peut-être sorti trop tard: la recette MCU de Gunn avec des bébêtes mignonnes, des fonds verts à gogo et de l’humour MCU son humour à lui, est passée de mode.
    Le grand public est passé à autre chose et il serait temps que Gunn et le MCU laissent tomber cette recette éculée et que Gunn laisse un peu de marge à ses réalisateurs pour faire autre que le copier.

    Un tout petit 7/10 pour moi.

    • @Garyus
      En lisant ta critique je ne m’attendais pas à un 7/10 même petit.
      Car quand tu parles de DA ratée et de moments émouvant peu inspirés tu mets le doigt sur mes deux chevaux de bataille pour ce genre de film…
      Allez je lui laisserai une chance quand même car j’adore Milly depuis HOTD, rien que pour elle ça vaut le coup d’œil.
      Tu ne parles pas de Sup’ Tu confirmes comme certains le disent qu’il est « humilié » comme dans son film ?

      • @ayorsaint: Comme le dit aussi LTH dans sa critique, tout le monde est d’accord sur ces aspects. Avec autant d’argent et un support d’origine aussi bon, ils auraient pu bien mieux faire.
        Quant à Sup », tout est une question de point de vue: Evidemment que le choix de Gunn de pisser sur une photo de lui dès le départ est on ne peut plus naze mais c’était connu et dans la bande-annonce. Idem pour leurs conversations par visio, c »était du déjà vu. Pour le reste, on a un Superman bon et naïf. Peut-être trop effectivement. On peut comprendre qu’il soit content et déboussolé par les retrouvailles avec quelqu’un de sa planète et de sa famille mais on aurait préféré un Superman plus stable et solide, un modèle pour Supergirl.
        Mais bon, c’est un homme blanc hétéro. Dans les années 2020, une femme n’a pas besoin de ça pour être forte.

    • « Les moments tristes n’étaient pas assez émouvants pour moi. J’en attendais plus. »

      Exactement le même ressenti sur ce point. J’attendais plus, d’avoir plus d’empathie etc…

      Pendant la séance j’ai eu la bande annonce du film de Brad Pitt de Septembre, là j’ai peur de chialer xD

  8. Que dire sur ce film ? Je le trouve assez anodin. Honnêtement, j’ai l’impression de l’avoir déjà vu des dizaines de fois.
    Je n’ai pas grand-chose à reprocher aux acteurs. À la limite, Jason Momoa cabotine un peu, mais c’est sans doute le rôle qui veut ça, par contre c’est moi ou quand il porte des lentilles il a un strabisme ce qui lui donne une tête de con, et ce cigare de dessins animés au secours, quesque c’est cheap

    Le film ne transcende jamais rien. Aucune scène ne m’a vraiment marqué, l’histoire est très banale, et je sens déjà le film s’effacer de ma mémoire.
    Est-ce que j’aurai envie de le revoir ? Non. Est-ce que ce film est digne d’être l’un des piliers du DCU ? Clairement pas.
    À cinq euros la place, je ne me sens pas volé, mais j’ai senti le temps passer quand même et je ne me suis pas particulièrement diverti. Au final, c’est un blockbuster très générique, rien ne ressort vraiment, que ce soit l’univers, les chorégraphies, les scènes d’action ou le méchant, qui est particulièrement insipide.
    Si je devais lui mettre une note, ce serait un 4/10. Il ne mérite pas la moyenne, non seulement parce que son histoire est banale, mais surtout parce qu’il ne propose absolument rien de neuf. J’ai déjà vu ce film sous d’autres formes, et souvent en mieux.
    Milly fait très bien le taf.

  9. Bon. J’en sors. Je suis un peu chamboulé.

    Et j’vais essayer d’écrire succinctement mes pensées a chaud.

    Bon premièrement. Ma fille de 10 à adoré. Bien plus que Superman j’ai l’impression. C’est compliqué a son âge d’émettre des classements a propos de films ‘anciens’ dans sa tête.
    Elle a ri, elle a été inquiète, elle en a prit plein les yeux. Et elle a hâte de voir la suite.
    Son background SH est maigre. J’ai préféré lui montrer mes classiques des années 80/90/00 comme les goonies. Les indies. Les vieux Spielberg. Roger rabbit. Retour vers le futur etc. Elle a un chouette bagage. Mais ça reste une gamine de 10 ans. Donc tout est fun pour elle.
    Juste à titre de comparaison. Elle a pas aimé le SDA parce que trop long mais elle admet aimé certains moments. Notamment de la communauté. Mais elle supporte pas le hobbit car ‘ la caméra va trop vite pour elle ‘.

    Grosse introduction mais voilà pour la puce. C’est assurément un film qui va plaire aux gamins.

    Pour ma part. Rah ça m’énerve un peu. Je pense que ces derniers mois, a essayé de défendre le film partout. A lire toutes les conneries possible sur milly, sur Gunn, et tout le bordel gratuit des trolls mont épuisé. Et j’ai été las durant tout le film. Comme si je le regardais pour la 4eme fois de suite.

    Je suis toujours client du côté pulp, décomplexé et j’adore la musique. Donc j’ai rien contre le style gunn, même si c’est pas lui derrière la caméra. Parfois je souffle. Mais je suis aussi un viel aigri, c’est dans ma nature. Mais du coup. Ya plein de p’tit truc qui m’ont plus.
    Mais j’en sors pas conquis, comme je l’étais pour superman. Peut être parce que j’ai pas retrouvé ce que j’étais venu chercher par rapport à mon amour pour l’œuvre papier. Peut être parce que l’ambiance générale ici a eu raison de ma flamme intérieur. Un tout général je pense.

    Milly est incroyable. Je la trouve forte. Puissante. Émotive. Sacrément belle et pleine d’espoir dans le rôle. Mais il manque quelque chose d’unique.

    Ya aussi la VF. Ma gamine commence à regarder de la VO, mais sur des films qu’elle connait par cœur. Comme Harry Potter 3 ou Jurassic Park. Mais c’est trop tôt encore pour un film inédit. Du coup. Bah moi. Je ne regarde jamais de vf ( modérément parlant. Mes vieux films doudou d’époque, je les regarde encore en VF, comme certaines de mes sitcoms préférés). Et ça c’est un gros point noir déjà pour mon immersion. Tout est si faux dans le doublage.

    Fin bref. J’y retournerai en vo avec ma dame dans les semaines qui vont venir.

    J’ai beaucoup parlé pour pas grand chose. Mais j’écris vraiment a chaud. J’ai pas passé un mauvais moment. Loin de la. Et voir le plaisir de ma fille, ça rattrape pas mal de chose déjà. Mais personnellement il m’a manqué des trucs.

    Alors attention pour finir. Et convaincre peut être les derniers qui hésitent. C’est bien plus sympathique qu’enormement de merde récente. Que ce soit chez marvel, Sony ou pour toute la ribambelle de blockbuster estivaux merdiques qui sortent chaque année. Mais ça reste qu’un blockbuster estival. Alors que j’attendais une fresque galactique.

    6’5/10.

    Vivement superman 2. J’ai toujours espoir. Et vivement Dune 3. C’est ça le film de l’année :p

  10. Bon, à mon tour, puisque je l’ai vu ce matin ! Globalement, j’ai eu ce à quoi je m’attendais, donc je suis très content, mais il y a bien un ou deux trucs qui m’ont un peu déplu.

    Je vais dire que ce n’est pas un film qui va changer la face du cinéma, et c’est un peu dommage. On en reste au beau divertissement, riche en bons points, mais pas un événement événementiel, quoi. J’ai également déploré de voir que la bande-annonce en avait finalement montré beaucoup trop.

    Pour ce qui est des points forts, je risque de répéter ce que je voyais déjà dans les bandes-annonces. Donc on va encore dire, « ouais, le fantôme, il est biaisé, bla bla bla, il change jamais d’avis, etc ».

    J’ai adoré ce film pour sa facture, est-ce que vous comprenez ce que je veux dire ? La façon dont s’est fichu. Le dynamisme de sa caméra, le rythme des scènes d’action, son humour que j’ai trouvé bien dosé (c’est pas un film où on se marre, en fait, au contraire), la diversité de ses espèces extraterrestres, et surtout, ses scènes en langue extraterrestres, j’ai adoré ça !
    Bien entendu, je « regrette » moi aussi de ne pas avoir vu à l’écran les univers super colorés de la BD, mais des décors différents. Disons que j’aurais bien aimé avoir ça aussi, en plus de ce que nous avaient montré les bandes-annonces. Nonobstant, la façon dont s’est fait est pour moi extraordinairement sublime. Je vais encore me répéter, pardon, mais les costumes, les véhicules, les décors, etc. C’est du bel ouvrage. Alors, oui, c’est pas ceux de la BD, j’en conviens. Et j’ai pas d’argument contra. Mais moi, ça ne m’a pas gêné outre mesure, parce que c’est bien fichu, c’est cohérent, tout ça…
    Si, un truc, peut-être ! J’ai pas aimé le « vide » de la planète aux deux soleils. D’autant que je trouve pas cohérent l’idée de s’en servir de… dès lors qu’il y a les deux soleils, justement. Mais peut-être qu’il n’existe tout simplement pas de planète avec juste un soleil de couleur… et du coup, ils ont pris ce qu’ils ont trouvé. Entre nous, cette partie dans le bouquin m’a ennuyé à mourir (avec le dinosaure), et j’ai quand même été content de la voir raccourcie dans le film.

    Concernant la musique, ben je devais sans doute trop me concentrer sur Milly, parce que je n’ai pas du tout eu l’impression d’entendre l’habituelle playlist de Gunn. À part la chanson sur le combat final qui m’a semblé pas très adaptée au truc les premières secondes. Après, j’ai été happé par le spectacle.

    Ensuite, c’est un récit qui raconte une histoire. Classiquement, un passage des ténèbres à la lumière. Et oui, Miraceti, c’est vu et revu, vous avez raison… Mais j’ai de l’affection pour le personnage, et j’avais envie de la voir s’en sortir. Changer de vie, parce que sa tristesse me touche beaucoup. Et j’ai trouvé que c’était super bien joué. Milly s’est levé le cul et m’a beaucoup impressionné. En particulier sur la scène entre Kara et son père.
    Ça va plus loin que ça, c’est même assez profond, mais en même temps, ça n’est pas non plus un traité de psycho, et c’est tant mieux. Je trouve que ça donne à réfléchir au plan individuel. Kara ne vit pas la même chose que Clark, qui ne la comprend pas bien, je trouve. Ou alors, il lui laisse la bride sur le cou en se disant qu’elle a besoin de faire ses conneries pour avancer et se trouver. Trouver sa place. Mais il maintient le contact, la relation, et c’est ce qu’il faut faire dans ces cas-là. Je vais pas développer certains trucs ici, mais il y a vraiment des choses psys qui m’ont touché. Ils ont bien vu, ils ont compris le personnage, je veux dire celui de cette itération. Et ils l’ont humanisée, ils l’ont fait exprimer ses ressentis, mieux que dans le bouquin, de mon point de vue.

    Je voudrais justement rajouter un truc : dans ce film, il y a des éléments qui me paraissent mieux traités que dans la BD (et il y a l’inverse aussi) : j’ai vraiment préféré ce Krem absolument détestable et malsain à celui de la BD que je trouve un peu ridicule. J’ai également beaucoup plus apprécié le traitement de la destruction d’Argo, les échanges avec Zor El et Alura, toute cette partie-là. Bon, et je suis fou de Baby Krypto, on ne peut pas m’en vouloir, je pense, non ?

    Donc, les réécritures ne m’ont pas du tout gêné. Mais je comprends que certains ici aient été déçus. Ils ont simplifiés, mélangés des truc, enlevé des choses, rajouté d’autres. Bon, ce sont des choix qu’il faut faire pour faire tenir un bouquin entier comme ça en 1 h 50. Donc, ils ont écrit, enfin Ana Nogueira, autre chose. Sinon, il aurait fallu faire 3 h de métrage, ça aurait été cool, mais c’est peut-être pas possible, vendable, diffusable, j’en sais rien…

    Lobomoa, ben, bof, en fait. Oui, il est cool, si on veut. En fait, je vais sans doute me faire tuer, mais je vois pas trop ce qu’on lui trouve, à ce mec. Il est sûrement très sympa dans la vie, et je pense qu’il est loin d’être con, mais comme acteur, franchement…

    MINI SPOILER SUR LOBO.
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    Bon, et il sauve Superminette, oui, et je trouve ça dommage moi aussi. J’aurais aimé qu’elle trouve le moyen de se sauver elle-même, ou que ce soit Ruthye qui la démerde. Ç’aurait été plus légitime.
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    FIN DU MINI SPOILER SUR LOBO.

    Bon, quoi d’autre ? Ben, par exemple, un truc que j’ai vraiment pas aimé, c’est l’usage quasi systématique des gros mots. Ouais, je sais, c’est un tout petit détail, j’en dis aussi dans la vie, mais là, vraiment, ça m’a saoulé. Quoi encore ? Ah, oui, c’est là où vous allez me tuer ! 🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣

    J’ai adoré la fin. 😅😅😅😅😅😅 Oui, je sais. Je sais. Mais moi, c’est ce genre de trucs aussi que je vais chercher dans une adaptation. Je m’y attendais pas, enfin… j’avais un doute. Kara of Tomorrow n’est pas Kal Kent. Là, on a vraiment une personnalité très différente, « éduquée » différemment par la vie, et bon, faut voir ce que c’était que ces Brigands. Moi d’ailleurs, j’ai pas du tout trouvé ça « Woke ». Il y a des sujets très graves que l’on devrait avoir le droit d’aborder sans se faire traiter de Woke. Donc, là, j’ai mon pote Garyus qui hurle à la trahison, mais moi je valide. Parce que le boulot d’un.e auteur.e c’est pas de nous caresser dans le sens du poil. Ana nous a mis une bonne claque à la fin, moi je valide !!!! 🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣

    Le plus beau, c’est que la belle s’en repart comme si de rien n’était, confère la fin, que je ne spoile pas. C’est dire comment ça fonctionne dans sa tête. Moi, j’adore ça !!! Alors, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : on est bien d’accord, Mes Loulous, c’est pas la Supergirl de Melissa ou d’Helen, on est d’accord, c’est un autre personnage. Et c’est pas vraiment celle du bouquin. Mais moi, je m’en fous ! j’ai pris ma claque, je suis content, et elle me plaît comme ça. Oui, elle est cinglée ! 😀 😀 😀 😀 😀 😀

    Ce sont des guerrières, elle et Ruthye. Vous pouvez pas apprécier le film si vous n’acceptez pas ça. Et un guerrier, il agit pas comme Superman. Donc, évidemment, on peut être déçus, mais pour moi ça reste cohérent, dans le contexte du film, j’entends. Bref, je valide.

    Bon, faudra que j’y retourne, pour re-profiter du spectacle. Ouais, c’est ça qui m’a vraiment plu, j’ai trouvé les images vraiment spectaculaires, et c’est vraiment ce que je suis allé chercher. Donc, voilà ma review, moi je suis pas du tout désabusé comme mon copain Benj’, ou déçu comme mon copain Garyus, désolé pour vous, les garçons, et je pense que l’on ne pourra pas me reprocher de n’avoir noté que des points positifs. Ce serait mal me connaître, ou faire preuve de mauvaise foi à mon égard. Je suppose que je n’ai rien à rajouter, ou si c’est le cas, j’éditerai mon commentaire. Désolé pour la longueur et le côté un peu « en vrac ».

    Ah, oui, un dernier truc, hors review : il y avait très peu de monde dans ma salle, environ 15-20 personnes, peut-être (j’y vais toujours le matin, à la première projection standard, là en Atmos, je supporte pas la 3D, maux de tête, mal aux yeux), mais toutes les générations étaient représentées. J’ai beaucoup aimé ça, ça m’a fait plaisir ! 😀 😀 😀

    Bisous !!! 😘😘😘😘😘😘😘😘😘

    • je suis content que tu ais apprécié mon petit fantome. Après tout, c’est ca le plus important.

      Les trolls et les haters ont gagné a la vu des chiffres. Mais a quoi bon. Tant que certains d’entre nous ont apprécié le film, je trouve ca suffisant.
      Rendez vous dans quelque mois pour le combat de Sup 2, auquel je ne participerai probablement pas autant. Pour eviter l’effet que j’ai eu en salle aujourd’hui.

      La bise fraiche.

      • @ Benj’ : Bah, chacun voit midi à sa porte, et comme d’habitude, je fais le distingo entre ceux qui ne vont pas aimer honnêtement, et dont je respecte l’opinion, et ceux qui sont clairement de mauvaise foi (les haters et les trolls) sur lesquels je vomis. Je ne vise personne d’ici, à part un ou deux qui se pointent poser leur crotte une fois par an et repartent, comme dirait Garyus. Les habitués ne fonctionnent pas comme ça. Cela dit, « dialoguer, discuter », ne sert à rien si on cherche à « convaincre ». Moi, je ne cherche plus à convaincre. Je lis votre opinion, je vous donne la mienne, et on est Ok. Juste, je ne veux pas qu’on me reproche d’avoir mon opinion, et de m’y tenir. Comme l’autre jour. Même si ça va pas dans le sens de la majorité, c’est à moi, ça m’appartient, j’ai mes raisons, ceux que ça dérange doivent faire avec. J’ai pas de comptes à leur rendre, et il y a des sujets plus importants. C’est du divertissement, tout ça, on joue pas nos vies, là…

        Par rapport à ce noble établissement, j’ai combattu sous le drapeau Gunnien et porté les couleurs de la Princesse Miily, parce que j’avais promis il y a deux ou trois ans que je reviendrai pour Superman et Supergirl, DC étant le seul univers qui m’intéresse encore (et je suis un DCboy, je ne m’en suis jamais caché).

        Donc j’ai tenu mon engagement et je suis venu en discuter. Mais il est possible que je fasse comme toi à l’avenir et que je reprenne mes distances, ou que je reparte pour plusieurs mois ou pour un an. Tout en continuant à vous lire, et à lire les articles du Patron, à qui je rendrai toujours son intégrité « journalistique ».

        Je fais de toute façon comme lui, je ne prends mes informations qu’à la source. Rien d’extraordinaire, je ne suis pas du tout un insider, je ne suis pas le copain d’enfance de Gunn, simplement, je suis les bonnes personnes.

        Et je suis surtout les personnes qui travaillent avec ces personnes. Donc, j’ai une vision assez globale de l’environnement de cette équipe, qui fait quoi, avec qui, etc. C’est dommage que je tienne à conserver mon identité secrète, parce qu’il y a un ou deux trucs que j’adorerais partager avec toi, mais je ne peux pas le faire ici. C’est vraiment une famille de travail, le groupe Gunn. Une fois que tu as compris ça, tu sais où regarder.

        En revanche, Milly n’en fait pas partie, c’est un électron libre. Mais elle est vraiment très appréciée, et ils ne sont pas près de la lâcher, à moins qu’elle fasse une grosse connerie *. Tout le monde adore Milly, parce que c’est vraiment une gentille fille. Mais elle fait son job, et elle rentre chez elle.

        * Comme Matthias Shoenaerts qui a je pense été écarté de la quasti totalité de la promo suite à ses ennuis judiciaires.

        Suivre ces gens est passionnant pour une personne comme moi qui s’intéresse au « comment », plus qu’au résultat final. Parce que tu vois vraiment comment ils travaillent. C’est pour ça que je suis plus indulgent que d’autres, parce que je vois le nombre d’heures passées. Sur un costume, sur un engin, sur un décor, etc. Les arbitrages qu’il faut faire sur tel ou tel truc…
        D’ailleurs, j’aimerais bien que Tonton Craig nous balance un peu plus de son making of. Il aurait gagné à le faire avant, parce qu’on ne peut pas tout mettre non plus sur la tête des trolls.

        Je t’avais dit que Superminette serait dans Superman II, je le savais depuis un an au moins, et elle y est, et tu verras que tout ce que j’ai dit d’autre se vérifiera aussi. Il n’y a que pour Wonder Woman que je ne suis pas certain du casting. Ce ne sera peut-être pas celle que je voudrais moi. En attendant, Gunn et Safran continueront d’installer leur nouvel univers DC film après film, série après série, un film par été, pour le moment, c’est leur stratégie. Je ne l’invente pas, ils l’ont dit en interview. Et comme l’a dit Peter Safran, le résultat de Supergirl n’est pas celui escompté, mais ce film fait partie d’une stratégie d’ensemble à moyen terme. Le studio ne fera pas faillite pour ça. Donc les rageux, ben, ils vont continuer à rager.

        La bise chaude, chez moi… 😘
        Il me faudrait une Kara avec un souffle régrigérant ! 😅😅😅

    • Correction à moi-même : Quand j’ai écrit « Kara of Tomorrow n’est pas Kal Kent », je me suis mal exprimé, à cause de mon envie de faire une blague. Je ne parle pas de la Kara du bouquin, mais bien de la Kara de ce film, et de cet univers, qui n’est pas celle du bouquin. Désolé, j’ai foiré ma façon de le dire, du coup, ça peut créer confusion.

      • @The Ghost: Mon commentaire sur le côté woke de la Force ne concerne que la réécriture des « Brigands » (que je n’aime pas ce mot) pas sur la fin du film.
        Ana Nogueira n’a rien compris à la fin du comics et il me semble qu’elle l’a avoué.

        J’ai été déçu parce que là encore, Hollywood, en l’occurrence ici James Gunn , Ana Nogueira et Craig Gillespie, se sont crus plus intelligents que Tom King. Ils ont eu probablement la main forcée par les producteurs mais bon, le résultat est là. En adaptant, correctement le comics, le film aurait eu l’âme qui lui manque et aurait pu en faire un film culte comme le comics.
        Là, c’est juste un bon divertissement sans plus. Un film de super-héros parmi tant d’autres.

        • @ Garyus : j’avais compris pour les Brigands, mais justement, j’ai bien aimé qu’ils abordent le fameux sujet que je ne spoilerai pas ici, et qui tout à fait par hasard, coïncide avec la vraie actualité. Des mecs qui sillonnent l’espace juste pour tuer tout le monde gratuitement et tout détruire, je trouve ça un peu bof. Là, on a un certain commerce… et c’est abject, ça renforce notre détestation du personnage de Krem, etc… Bref.
          Je te rejoins en revanche sur le fait que c’était pas super bien traité. Ils en ont pas fait suffisamment.

  11. Série B pas méchante. Il y a de grosses imprécisions de mise en scène tout du long, qui rendent l’action brouillonne et plutôt difficile à suivre. L’actrice principale est convaincante, le méchant de seconde zone fait le taff avec ce qu’on lui donne, mais le reste du cast est vraiment pas terrible. L’action va crescendo et termine avec un troisième acte honnête. Le scénario est bricolé vite-fait. Les décors sont fades pour un film dans l’espace, mais y a une vibe film des 90s qui n’est pas désagréable.

    Très curieux choix de second film pour le DCU, Supergirl évolue naturellement dans l’ombre de Superman, qui lui-même avait été un succès correct, sans casser la baraque. Vu le bide qui s’annonce, le DCU a intérêt à sortir une grosse cartouche pour éviter une fin prématurée et embarrassante, voire humiliante.

    Je ne peux pas décemment recommander de voir Supergirl au cinéma au prix fort, mais à 5€ pour tuer le temps, c’est pas un mauvais deal.

  12. PS: J’ai kiffé cette version de SuperMillie mais pour moi #MelissaBenoist4Ever. D’ailleurs, je lutte pour ne pas briser mon PEL pour prendre un billet d’avion pour venir la voir à Paris. Mais les tarifs sont tellement débiles que ça redescendrait n’importe quel fanboy sur Terre ou sur Krypton.

    • @ Garyus : Laisse-moi faire, je t’arrangerai ça. J’ai déjà promis Jason Momoa à une copine. Je vais voir ce que je peux faire pour Melissa. 🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣

  13. « les meilleurs moments de Superman sont meilleurs que ceux de Supergirl, mais les pires moments de Supergirl sont meilleurs que ceux de Superman. »
    =>
    N’ayant pas du tout apprécié Superman, je vais encore faire l’impasse sur ce film au ciné (ça commence à faire long pour moi..)
    Cet univers me frustre terriblement (seul le projet Lanterns me donne de l’espoir)

  14. Très gentille comme critique je trouve.
    Perso je me suis fait chier.
    Milly Alcook en Supergirl ça va mais sans plus.
    La relation avec Ruthye n’est pas autant réussie que dans le comics,ça ma pas touché cette fois.
    Jason Momoa en Lobo ça lui va mieux que Aquaman je trouve. Je m’attendais pas à ce qu’il soit autant présent.
    Krem n’a vraiment rien à voir avec celui du comics. La c’est vraiment très mauvais,le jeu de l’acteur est très caricatural.
    Visuellement c’est moche par rapport au comics très coloré.
    L’humour sérieux c’est lourd…🙄.
    Aucune musique et scène d’action marquantes.
    Globalement un film très oubliable.
    Le DCU commence assez mal pour moi.

  15. Vu cette après midi, j’ai pas été emballé. L’impression d’avoir vu un simple épisode de la série Supergirl, du genre « le méchant de la semaine qui ne fait pas avancé l’histoire ».
    Milly Alcock est superbe dans ce rôle, et j’espère que l’échec qui semble se profiler pour le film ne va pas signifier une fin pour elle sur ce personnage, et qu’on lui laissera le temps de briller dans un film avec un peu plus d’ambition.

    Je n’ai pas lu le comics dont c’est tiré, c’est quoi qu’ils ont compris à l’envers sur la fin ?

  16. Supergirl est donc le second film d’un nouvel univers DC au cinéma. Premier problème : je ne suis même pas certain qu’elle ressorte d’un top 20 du grand public au niveau de la popularité concernant les personnages DC…

    C’est ainsi un sacré challenge de vouloir faire connaître un nouvel univers au public. Et force est de constater que les film est honnête mais ne casse pas du tout la baraque. Comment a été utilisé le budget de 175 millions de budget hors promotion ?

    Franchement, je me le demande. Au niveau des points faibles :
    – histoire absolument convenue, 0 bouleversement, 0 surprise
    – un film dit space opéra avec des planètes vides, sans décor, sans couleur
    – des méchants idiots, méchants à souhait sans intelligence
    – le fameux Krem est le seul méchant qui parle
    – 0 avancée sur le nouvel univers

    En contrepartie, on a une bonne Supergirl avec quelques scènes d’actions sympathiques mais loin d’être inoubliables. Pour une fois, l’humour débile est plutôt contenu.

    Mais une fois que je j’ai écrit cela, comment s’étonner de l’échec cuisant du film au box office ? Où sont les surprises, où est l’émerveillement, où sont les petits détails cachés ?

    Je suis désolé mais ma conception du cinéma super héroïque, c’est d’avoir un minimum d’ambition en surprenant les spectateurs, en créant l’événement, en innovant, en proposant des histoires jamais ou rarement vues au cinéma…

    Bref, les financiers de chez DC (et de bien d’autres majors) ne voient pas que le monde change, que les attentes des spectateurs ont évolué à la hausse.

    Un 5/10 pour ce film fade mais correct.

  17. Ce film autour de Supergirl donne surtout l’impression d’un projet fabriqué dans la précipitation, où rien n’a eu le temps de s’ancrer ni visuellement, ni narrativement.

    On sent dès les premières scènes une préproduction expédiée : décors peu inspirés, costumes sans identité forte, effets spéciaux inégaux qui donnent parfois l’impression d’un rendu temporaire resté définitif. L’ensemble manque clairement de finition et de vision artistique cohérente.

    Le scénario, lui, semble écrit sans réelle compréhension du personnage, comme si on avait conservé le nom de Supergirl tout en remplaçant le cœur du récit par une structure générique de film de super-héros. Résultat : une héroïne déconnectée de ce qu’elle est censée incarner, réduite à une trajectoire fonctionnelle.

    Mais ce qui frappe le plus, c’est l’absence totale de la patte de mise en scène de Craig Gillespie. Tout sonne étrangement lissé, comme si son style — habituellement plus acide, plus incarné, plus nerveux — avait été complètement neutralisé au profit d’un cadre beaucoup plus contrôlé et formaté, dans l’esprit de l’approche globale portée par James Gunn. Le film paraît ainsi dirigé plus par une logique d’ensemble que par une vraie signature de réalisateur.

    Au final, on obtient un produit techniquement inégal, narrativement pauvre, et surtout dépourvu de personnalité forte — ce qui, pour un personnage comme Supergirl, est probablement le plus gros problème.

  18. My turn too ! Franchement… ça va ! À force de voir les mauvaises critiques, je m’attendais à une catastrophe, mais pas du tout.

    Déjà, je ne connais pas le comics d’origine, c’était voulu pour lui épargner la comparaison au visionnage (je vais le lire, c’est prévu).

    En fait, la 2ème partie est beaucoup mieux quand Kara cesse d’avoir la gueule de bois. Il y a pas mal de bons moments bien touchantes, les flashbacks et les scènes avec Superman en outre, mais pas que.

    Oui l’histoire est simple, prévisible et déjà-vu Oui, le méchant est d’un cliché sans profondeur dopé à la méchanceté (j’avoue qu’il m’a surpris lors de deux scènes)
    Mais le plus gros faible du film, c’est son identité visuelle. Trop de ressemblances aux Gardiens de la Galaxie avec une touche de Mad Max. On s’y fait, mais on pouvait faire autrement Comme les musiques pop qui rappellent trop le style de Gunn et camouflent le thème de Supergirl qui est pourtant bien. Et que dire de la moralité sur la vengeance qui se prend un contre-pied sur la fin et qui va faire encore débat.

    Pourtant… je trouve le film mieux maitrisé que celui de son cousin où je passais mon temps à sortir du film dès qu’un truc me sautait aux yeux (et il y en avait). Je n’ai pas eu ce problème Supergirl.

    Au point que j’ai hâte de la retrouver pour la suite.

    PS : je ne suis pas fan du retcon sur Kara qui soit né APRÉS la destruction de Krypton, ça enlève tout un intérêt sur le parcours de l’héroïne, et qu’elle soit donc né après Kal-El. Bien que cela justifie qu’elle ne sait vraiment rien sur Krypton et sur les parents de Kal-El concernant le message de ces derniers à leur fils.
    @Boss, il y a une réflexion faite par les parents de Kara sur Kal-El qui semble « ne pas contredire » le twist sur le
    message des parents de Kal-El.

  19. Super brat of the galaxy

    C’est reparti pour le malentendu, les fausses promesses, les pauvres acteurs qui ont ce qu’il faut mais qui sont mal dirigés, les réalisateurs qui croient avoir plus de pouvoirs et qui finalement se font bouffer, les réactions épidermiques dès les bandes-annonces (formatées), les actionnaires qui flippent mais à qui ont donne raison parce que le film est censé être Tout Public, les défenses de fans qui dans d’autres circonstances feraient les critiques les plus méprisantes (surtout s’il n’y a pas de jolie blonde là dedans)…

    Avec tout ça, on en oublierait de poser la question : qui est Kara/Supergirl ? Et surtout, quels « problèmes » n’a-t-elle cessé de créer tout au long de son existence ?
    D’abord comme personnage un peu parodique, s’insérant de force telle une version féminine d’un héros typiquement masculin – comprendre : « elle fera des gaffes avec ses pouvoirs, parce que les filles c’est trop bêtes et romantiques » (pour les lecteurs de comics, très peu féminins)…
    Modifiant le lore de Superman en rajoutant un nouveau survivant à Krypton (après elle, ça sera le défilé)…
    Tellement agaçante qu’elle sera balayée lors d’une grande Crise Cosmique, et ne reviendra à chaque fois que sous forme de succédanés…
    Possible danger lors de son véritable grand retour dans les années 2000…

    Et dans les adaptations avec actrices :
    En 1984, une belle enfant idéaliste (mais agressée par des hommes dès son arrivée) dans un premier film pas bien rythmé, un peu baba cool, et à la construction scénaristique inexistante…
    Une saison de la série « Smallville » où là aussi le personnage est disruptif, et finalement compliqué à utiliser par la suite…
    Une série télé consacrée dans le Arrowverse, qui n’est rien d’autre qu’une adaptation féminine de Superman (déguisement à lunettes, travail dans un journal, récupération d’une grosse partie du lore du héros), tout en imposant son propre ton entre défense des minorités, questionnements sur l’identité et… menaces dignes d’un dessin animé pour petites filles…
    Un passage express et désespéré dans « Flash », blockbuster mal fagoté et un peu trop obsédé par les fluides corporels (déjà)…

    Et enfin nous y voilà, pour un film qui pourrait être la somme de tout ça… à laquelle s’ajoute une mini-série servant de base à l’histoire, ce qui semble être une mauvaise idée pour une adaptation filmée : avec ce genre d’œuvre, qui plus est hors-canon (elle ne s’intègre dans aucune série de Superman) il est difficile de tricher quand l’histoire possède une esthétique qui lui donne son identité particulière, ainsi que plusieurs actes précis et une fin fermée.
    Si en plus l’œuvre alterne entre du Robert E. Howard avec une sensibilité artistique à l’européenne, et du space opéra mal élevé un peu cartoon et trashouille, créant un contraste savoureux (grâce à un bon équilibre)… à votre avis, qu’est-ce que l’équipe à l’origine du « Gunnerman » de l’an dernier va préférer en retenir ?
    Et qu’est-ce qu’un réalisateur et une actrice australiens vont être encouragés à faire ? Du space opéra mal élevé, un peu cartoon et trashouille bien sûr, avec plein d’aliens biscornus, un budget confortable pour faire de l’action, une touche de Mad Max pour faire honneur à leur pays, et un gros Lobo pepouse, présent comme si c’était un backdoor pilot de sa propre franchise… Ils doivent bien s’amuser.
    Mais quand est-ce qu’ils vont avoir quelque-chose à nous raconter ?

    Nouvelle question qu’on peut étendre au « Gunnerman », qui n’avait rien d’autre nous montrer à part une réflexion méta sur un Superman malmené à cause de sa gentillesse/naïveté…
    Et là, une jeune femme rebelle qui va mettre longtemps avant d’accepter d’être pleinement une héroïne, ce que tous ses proches lui ont pourtant conseillé…
    Détail qui a son importance, chaque film a vu son sous-titre finir par sauter. « Legacy » pour l’un, comme si James Gunn se rendait compte qu’il ne saurait pas traiter l’héritage de Superman, trop gros pour lui…
    Et « Woman of Tomorrow » pour celui-là, alors que pourtant Craig Gillespie n’est pas un manchot pour décrire l’émancipation féminine, il l’avait brillamment réussi avec « Cruella » – mais peut-être était-ce un coup de bol.
    En tout cas le résultat n’aura rien à envier au film de 1984, parce qu’on aura là aussi un opus pas bien rythmé, faussement cool, et à la construction scénaristique inexistante. C’est-à-dire où les scènes s’enchaînent automatiquement, juste parce que la prod a le bouquin Supergirl : Woman of Tomorrow sous le nez, et ne sait pas nous faire entrer dans cet univers, encore une fois…

    Compter sur la mémoire Pop Culturelle des spectateurs se retourne même contre le film, son ouverture reproduisant une ambiance bordélique dans un vaisseau, à la « Gardiens de la Galaxie »… oubliant complètement que ledit film s’ouvrait surtout sur une scène déchirante. Quand ces séquences émouvantes finiront par arriver dans le film, il sera déjà trop tard, donnant l’impression d’être là pour se la jouer sérieux (tout en vost kryptonienne) et racheter la mauvaise humeur de Kara.
    Plutôt que de copier les comics, peut-être aurait-il mieux valu déplacer les flashbacks et garder une narration un peu plus linéaire, ou bien étalonner la narration passée tout le long de la première moitié du film…
    Peut-être aurait-il aussi fallu juste garder la narration des comics, où l’histoire était racontée du point de vue de la jeune Ruthye. Ce qui avait l’avantage de créer un jeu sur la fiabilité du conteur, mais peut-être était-ce trop subtil pour cette production ? Mettant moins en avant Kara ?
    Dommage parce qu’avec pour base les dessins de la talentueuse Bilquis Evely, il y avait de quoi faire un « Princess Bride » spatial, tous les éléments étant à portée de main – Ruthye se la joue régulièrement à la Inigo Montoya, ils ne se sont rendus compte de rien ?..

    Bref comme pour les autres prods de Gunn, on fait toujours comme si on était dans un univers actif et ample depuis bien des années, au point qu’on peut quitter la Terre en navette spatiale sans problème… Ce qui est en contradiction avec le fait que les héros y vivent des « premières fois ». Idem ici où Kara est une cynique qui n’a pas encore assumé d’être Supergirl, alors que dans le comic Woman of Tomorrow c’est tout le contraire, elle est déjà une vraie héroïne.
    Les péripéties se succèdent alors avec balourdise, sans prendre le temps d’installer les moments de gravité (la mort dans le foyer de Ruthye, très maladroite) ou d’iconisation (le costume, évidemment à la toute fin)… la BO est incohérente (à moins que la musique terrienne soit connue jusque dans l’espace ?)… le cas Krypto est traité au premier degré (dans le comic, c’est un joli bluff)… le brigand Krem passe d’un antagoniste mascu à un dégénéré moche… Superman fait des apparitions prouvant qu’il n’est pas encore mûr (David Corenswet le joue trop comme quelqu’un n’ayant aucune confiance, ni autorité)… des scènes et dialogues des comics sont repris à l’identique mais hélas expurgés de leur malice… les moments où Kara perd une partie de ses pouvoirs itou (ils sont trop redondants sur un film de 1h40 sans générique)… les environnements sublimes ont été laissés de côté (ça n’empêchait pas la cruauté, bien au contraire)…

    Et la morale finale fait elle aussi dans le premier degré, artificiellement rude, ce qui était inévitable une fois éliminé le point de vue du conteur…
    Encore une fois le DC version Zack Snyder n’est pas loin, puisqu’on dirait le même type de « coup » qu’à la fin de « Man of Steel », fait pour choquer en dépit de tout ce qu’on nous a montré jusque-là. Quand on ne sait pas ce qu’on veut, on se contredit forcément (Superman, conquérant ou pas ?)…
    Et peut-être que c’est un simple élément scénaristique dont on ne traitera les conséquences qu’au film suivant, et ant pis pour la dernière rencontre entre Clark et Kara…
    Tel est le lot de ces films ayant une logique épisodique. Rien ne se finit jamais complètement en un seul opus. Mais chaque opus est tel un clou, bientôt chassé par un autre… et bientôt, peut-être plus un seul.

    Du blockbuster presque fonctionnel, uniformisé, sans idées de mise en scène, pas toujours lisible ni excitant au niveau de l’action, amusant grâce à son bestiaire alien…
    Ne reste que le charisme (et le culot) de Milly Alcock, qui mérite bien mieux que ça…
    Comme c’était le cas pour toutes ses prédécesseuses dans le rôle de Supergirl. Plus ça change, moins ça change.

    Super grillé

  20. Bof bof… pas mauvais mais oubliable et déjà vu 100 fois. Franchement on m’aurait dit que ce film se déroulait dans l’univers des Gardiens de la Galaxie j’y aurai cru car le plagiat est total: vaisseaux, vêtements, aliens, bâtiments, musiques, planètes, c’est pas possible d’avoir pompé à ce point ! Je veux dire les méchants sont ni plus ni moins des ravageurs (bidon cet antagoniste d’ailleurs, on dirait un criminel lambda)… et le chien mourrant à sauver c’est Rocket dans les Gardiens 3, franchement…

    Pour enfoncer le clou, Supergirl c’est Valkyrie dans Thor Ragnarok, dépressive après avoir perdu ses proches et se bourre la gueule dans son vaisseau. Voilà. J’ai pas spécialement accroché au personnage ni à l’actrice. Elle devient un peu plus intéressante quand elle embrasse pleinement son statut mais ça reste maigrelet. C’est le genre de personnage qui n’a pas les épaules pour évoluer en solo pour moi, mais curieux de la voir évoluer avec le reste du DCU.

    La vraie révélation du film j’ai trouvé est Lobo, j’ai vraiment hâte d’en voir plus.

    En vrac:
    – les CGI sont parfois ratés
    – l’enchainement de musiques cool est épuisant, mention spéciale à la scène d’action finale au ralenti, pitié Gunn arrête
    – les scènes sur Krypton sont réussies et j’ai aimé les scènes avec Superman
    – certains dialogues sont vraiment pauvres, de même que l’humour
    – certains rapports de puissance sont incohérents
    – les scènes d’action sont correctes mais je rejoins le Boss sur la pauvreté et des décors et l’image sombre de l’ensemble.

    Bref il y a 2 films qui coexistent: un Gardiens 4 médiocre qui occupe la majeure partie du long-métrage, et un Supergirl un poil plus intéressant mais qui reste trop classique.

    Le bilan ? Un film moyen-plus qui propose beaucoup trop peu en 2026 pour justifier une place au cinéma dans un genre surexploité.
    Le trope James Gunn commence à être vraiment trop voyant (heros loser avec un trauma, bestiole mignonne, musiques cool tout le temps) et son DCU est condamné s’il persiste dans cette voie.

    6/10

  21. SPOIL SPOIL SPOIL !!!!

    Alors pour commencé j’ai pas lus le comics de base donc j’ai pas de moyen de comparaison, ensuite je suis pas d’accord sur le personnage de Ruthye, j’avais envie de la baffé au moment ou Kara a échoué a sauvé la fille, pareil je trouve son traitement inégal face a celui de Kara (qui est très bon au passage).
    Je trouve qu’elle a pas d’évolution dans son histoire, elle perd sa famille et puis pouf elle part se venger avec un sabre venant d’un forgeron reconnus, j’aurais aimez plus de mise en place de son arc narratif.

    Pour ce qui est de Kara j’ai rien a redire, on montre bien son traumatisme avec la perte de sa famille, son décalage avec son cousin, c’est sur que comparé avec celle de Mélissa c’est le jour et la nuit tant du faite que cet aspect a été traité uniquement durant les 6 premiers épisodes de la saison 1 (qui sont excellents a mon sens) et que la version de Mélissa ressemble plus a celle de Superman de Gumm, par contre on avait un début de cet aspect avec celle de Sasha.
    Vraiment Millie Alcock c’est validé pour moi, par contre je suis d’accord que l’introduire tout de suite c’est peut être pas le meilleur truc a faire, mais en même temps introduire la JL est risqué du faite qu’on a déjà l’ancienne version en mémoire risquant une comparaison ( ce qu’on a déjà avec Superman).

    A voir ce que va donnez la suite si il y a au vu de l’accueil du film.

  22. Je n’ai pas passe un mauvais moment devant le film, mais n’aurait il pas été plus sympa d’en faire une serie, prenant le temps a Kara et Ruthie d’apprendre a plus se connaître, visitant pourquoi pas une planète par épisode ? Et a cote, ils auraient pu laisser une chance aux Lanterns de s’épanouir au cinéma, laissant au grand publique le plaisir de découvrir une nouvelle mythologie DC, plutôt de se s’éterniser dans cette phase Kryptonienne, bien partie pour continuer dans Man Of Tomorrow…

  23. C’est pas honteux du tout

    N’empêche, quand je pense que ça fait 1 an que beaucoup jouent les Grocervo a expliqué que c’est pas normal Kara devrait savoir pour les intentions de son oncle blablabla pour qu’il y ait une explication dans le film comme si c’était prévu qu’on t’explique….

    Peut-être qu’un jour vous apprendrez ma leçon de ne pas gueuler a l’avance sur un sujet et d’attendre de voir si il y a une explication

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