Le bar de Galactus #380 : Godzilla Minus Zero ~ Ramayana – L’avènement d’une légende

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Bienvenue dans le bar de Galactus : chaque lundi, une nouvelle page est à votre disposition pour discuter cinéma, télévision et comics au sens large, loin des univers Marvel et DC Comics !

Attention les yeux, voici une semaine placée sous le signe du très grand spectacle ! Godzilla ? Ce sont bien évidemment les Japonais qui en parlent le mieux. Après le carton mondial de Godzilla Minus One, Takashi Yamazaki est de retour avec Godzilla Minus Zero, une suite directe avec Ghidorah en adversaire de choix. (Notons qu’avec son sens de l’à-propos habituel, Panini Comics propose ces jours-ci l’album Godzilla détruit le Marvel Universe.) Le même jour, toujours au cinéma, la méga-production indienne Ramayana : L’avènement d’une légende débarquera sur les écrans du monde entier. 420 millions de dollars pour adapter en deux parties l’épopée mythique et épique de Rama, cela devrait le faire ! Enfin, souhaitons un joyeux ‘jour de publication’ à Thomas, qui se fera sans doute un plaisir de présenter son nouveau livre dans les commentaires, Batman v Superman : Autopsie d’un blockbuster clivant. Belle semaine à tous !

Japon, après la Seconde Guerre mondiale… Shikishima Koichi, un ancien pilote kamikaze survit à une rencontre avec Godzilla et souffre de symptômes de stress post-traumatique. Lorsque la créature réapparaît des années plus tard, un groupe de soldats et de vétérans doit s’unir pour vaincre le monstre avant qu’il ne puisse détruire le Japon.

22 COMMENTAIRES

  1. @Thomas, joyeux « jour de publication »

    Aang, Avatar dernier maitre de l’air (film) : c’est beau. Le scénario est classique mais l’action est frénétique, dynamique et compréhensible. Et c’est un bonheur de retourner dans le monde de l’animé bien des années après. À voir.

    • Je vois que James Newton Howard est crédité à la musique également. Retour du duo qui a pondu la musique des deux premiers Batman de Nolan, j’achète !

  2. l’un comme l’autre, deux films qui s’annoncent comme grands … juste avant le troisième Dune ( et le nouveau Hunger Games ? )
    il ne reste plus que ça pour 2026.

  3. Félicitations a Thomas pour la sortie de son bébé littéraire.
    Ce godzilla, je ne vais pas le manquer. J’espère juste qu’il sera mieux distribué avec le succès du premier.

  4. vu récemment : la vidéo où, pour Halloween, Robert Downey Jr (61 ans) s’est déguisé en Reed Richards et Pedro Pascal (51 ans) en Doctor Doom pour aller fanfaronner dans la rue (avec les gardes du corps hors champ), ou comment passer des Fantastic Four ou Pathetic Two ! ^^

  5. En effet, l’Asie sort l’artillerie lourde en ce moment.
    Ça change un peu, encore faut-il que ça soit réussi.
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    Vu et revu :

    — Suite du Timmverse, incluant série, comics et film…
    – Toujours le Batman animé, et si la routine s’est installée, la série arrive encore à régulièrement surprendre. La répartition des épisodes sur les DVD/Blu-ray permettant d’enchaîner des opus aux contextes proches – place aux filles avec le début de l’amitié entre Harley et Ivy (géniales !)… puis juste après, l’intronisation de Batgirl.
    Des suites d’intrigues, dont une superbe adaptation de Ra’s al Ghul, puis un Scarface bien fun, et un dernier adversaire enfin habilement caché…

    – « Batman contre le fantôme masqué »…
    Culte ! :
    Violence explicite – ou moins implicite !..
    Romantisme déchirant !..
    Action trépidante (un peu trop d’ailleurs) !..
    Une antihéroïne impressionnante (quoique moyennement efficace), inspirée de Batman : Année 2, double tragique d’un Batman déjà bien mélancolique…
    Un Joker bien sadique…
    Et un champ de bataille qui symbolisera les avenirs brisés…
    L’un des meilleurs films Batman jamais fait, un peu décevant niveau enquête criminelle (peu d’indices, Gordon s’en lave les mains alors que les flics s’excitent), mais largement compensé par l’énergie et l’émotion.
    _

    — Fin de l’Intégrale des « Soprano », dans l’ordre chronologique, pour voir ce que ça donne – mais en faisant comme si c’était la première fois (peine perdue ?) :

    – « Many Saints of Newark »…
    Vu de loin, une honnête chronique des enfants d’immigrés de plus ou moins longue date, devenus des gangsters précaires, ou bien des ploucs faussement classes.
    Manque un peu de mise en scène et autres dialogues brillants pour être un opus représentant une époque aussi exaltée que moche à l’intérieur (tout est très explicite), façon Tarantino…

    Vu de plus près, le scénariste David Chase a toujours dit que s’il avait une bonne opportunité, il replongerait dans les Soprano même si c’est d’abord le cinéma qui l’intéressait maintenant…
    Seulement, alors qu’il « s’y ramène » (tout seul), après que soit passé inaperçu son unique film « Not Fade Away » – déjà une chronique Rétro, plus jolie et Rock – il passa la main à Alan Taylor, un des quelques réalisateurs habituels des « Soprano » en plus d’avoir fait quelques gros films de cinéma (tous moyens)… tout ça pour atterrir sur la plateforme HBO Max, générer des abonnements, mais donc rester confinés sur petit écran. Quelle ironie sopranoesque.
    Quasiment l’équivalent de deux épisodes « flashback » spéciaux, arrivés trop tard pour être insérés dans la série (on aurait alors gardé les acteurs d’origine pour les versions jeunes des personnages, et une homogénéité de casting)… et sortant un peu du monde italo américain le temps de montrer le point de vue de la communauté noire dans le New-Jersey, les émeutes de1967 en ligne de mire.

    Mais tout ça reste un opus fantasmatique, racontant quand-même l’histoire de Tony Soprano jeune, sans rien révéler qu’on ne sache déjà – enfant la moitié du film, il faudra attendre longtemps l’entrée en scène de Michael Gandolfini (né avec « Les Soprano ») pour voir s’il a chopé les postures de feu son père…
    Et aussi voir le fantomatique Dickie Moltisanti, rare mafieux belle gueule, connard patenté comme ses aînés, ses contemporains et ses successeurs, rare aussi à avoir une conscience mais qu’il peut balancer aux orties à la moindre contrariété… et pas du tout drogué comme son fils le révélera dans la série.
    Christopher se trompait-il ? Comment ça se fait qu’on y voit celui-ci bébé, alors qu’il n’est censé avoir que dix ans d’écart avec Tony ? Le fait est que ce film ne se passe pas vraiment au Présent mais est raconté d’outre-tombe, donc selon la vision d’un mort, avec toutes les approximations et fausses pistes qui vont avec – l’amante de Dickie, avec son nez proéminent… mère secrète de Chris ?! L’oncle jumeau, réalité ou cauchemar ? Oncle Junior, commanditaire par mesquinerie !?
    Depuis le début, on a vu rien d’autre que le nouveau film de Christopher Moltisanti, réglant à nouveau ses comptes avec ceux qu’il avait appris à haïr.
    Film qui est peu mieux que son « Cleaver »… Mais hélas, pas plus qu’un bon épisode des « Soprano ». Ça tombe bien, on entend la chanson à la fin, signe qu’il faut vite s’y (re)mettre…

    – Saison 1…
    Une diffusion in extremis avant le burlesque « Mafia Blues », qui traitera aussi des fragilités d’un gangster (angoisses et cauchemars inclus), mais de manière moins subtile que « Les Soprano » et son antihéros, mi ogre mi nounours…
    Une chanson d’ouverture chopée juste après son intro (et dont les paroles ne seront en accord qu’avec la fin de la saison 2)…
    Un générique à la « Simpson » (le monde que nous explorerons, plein de symboles mortels en fin de compte, est représenté lors du chemin un voiture d’un père beauf jusqu’à son foyer)…
    Le Cinéma, c’est aussi ça qui a forgé ses individus bêtes, puérils et violents. Et pas seulement celui que se font les parents, les maris et les femmes dans leur cuisine…
    L’onirisme s’invite régulièrement via les angoisses de Tony…

    Outre le FBI, la virilité maladroite et la maladie, l’Ennemi c’est l’ancienne génération, mère, oncle etc… alors que cette même génération se croit plus morale que ne l’est l’actuelle, prête à trahir pour se garantir un minimum de confort…
    Des digressions, des contradictions et des redondances (certes faisant partie de la narration) qui n’ont pas toujours bien vieilli…
    Mais évidemment, ça commençait, ça cherchait encore son ton, ça allait même trop vite à certains moments (le rapprochement Tony/Melfi), et ça restait globalement captivant ne serait-ce qu’avec l’ambiguïté de personnages si proches de nous (un papa fait le tour des universités avec sa fille chérie) et si loin (il fait un détour pour buter un traître lui-même père de famille, et elle s’en doute)…
    Se finissant avec d’obligatoires règlements de comptes, des crevages d’abcès bien désagréables, une montée en puissance dont on se demande si elle était vraiment souhaitée, et le sort d’un personnage étrangement laissé en suspens…

    – Saison 2…
    La routine s’est bien installée…
    On répond à certaines questions (Pussy, oui ou non ?) et on en oublie d’autres (Jimmy Altieri ? On saura jamais)…
    On introduit un paquet de troubles-fête (Richie, Janice), de quoi alimenter encore plus la psychanalyse de Tony, une fois que celle-ci aura pu reprendre…
    Christopher semble se reprendre après avoir loupé le coche (le voyage à Naples, plus ou moins révélateur pour Tony et Paulie)…
    Et on évolue à rythme encore plus bizarre qu’avant – des personnages se contredisent tout le temps, des arcs narratifs peuvent sauter un ou plusieurs épisodes…
    Saison où Tony semble avoir le cul bordé de nouilles, ses problèmes finissant par se résoudre quasiment d’eux même moyennant quelques désagréments passagers (supporter Janice ou une vilaine intoxication alimentaire).
    Mais est-il content de récupérer autant de pouvoir, si c’est en faisant le sacrifice de ses proches ?..

    – Saison 3…
    Avec d’abord une parenthèse comique centrée sur le FBI, autre organisation dont les actes n’aboutissent à rien de constructif…
    Puis l’entourage féminin de Tony qui commence à se clairsemer, parfois très violemment, ce qui témoigne peut-être de la colère du producteur David Chase face à la fatalité (la mort de Nancy Marchand) ?..
    Saison bien sombre, avec plein moments cruels envers les femmes et les enfants, très maladroitement – en plus de couper le cordon avec la mère, on commence à ronger celui entre psy et patient maintenant que Melfi se retrouve victime d’une injustice (à jamais !). Néanmoins reste encore sa fascination quasi érotique envers Tony (pour tant de femmes, et même d’hommes), pré Don Draper dans « Mad Men ». La preuve encore avec la pauvre Gloria Trillo…
    Un peu de redites – les jeunes cons qui veulent faire un gros coup, un Ralphie encore plus salopard que Richie Aprile mais en bien plus malin, pour l’instant…
    Et quelques épisodes spéciaux, dont le culte opus dans les bois et la neige (« Pine Barrens »), tellement drôle qu’on aurait pu rester entièrement sur Paulie et Christopher paumés dans la Nature, au lieu de digresser sur d’autres personnages, des fois même sans lien direct (le chagrin de Meadow).
    Un peu de drôlerie et de douceur dans cette saison de brutes – pré 11 Septembre, hélas…

    – Saison 4…
    Quelques digressions plus sympathiques, où Tony croit pouvoir préparer sa sortie alors qu’il ne va faire que de mauvais choix (sa confiance mal placée en Christopher, qu’il ne soutient pas suffisamment dans ses déboires)…
    À moins qu’il veuille justement laisser couler le navire derrière lui ?
    Saison peut-être la plus sentimentale jusque là, où Tony semble aussi tout sacrifier à des passions qui se finiront toutes mal, histoire de rappeler qu’un mafieux n’a pas longtemps droit au bonheur avant qu’on ne le lui arrache – tout se paie. Il n’est pas le seul à se mettre en échec, mais ça permet d’humaniser encore plus les personnages de la série, même les plus abominables – cette teigne de Ralphie, qui a tenu le coup pendant bien longtemps. Ou le fourbe Johnny « Sack », avec sa femme adorée Ginny…
    Il n’y a guère que Janice qui, malgré son éternel opportunisme crasseux, trouve un moyen pour avoir une vie plus stable – tandis que Carmela Bovarise dans le vide…
    Bref tout le monde est dans la panade, certains ne le savent pas encore, et tout finit dans le drame et les larmes, pour une fois.
    Le début de la fin de (la famille) Soprano.

    – Saison 5…
    Alias la petite guerre froide entre les mafieux de New-York et du New-Jersey.
    En même temps, pour un membre de la grande Famille buté pour une histoire de vendetta ou pour une triste trahison (pauvre biche d’Adriana, trop candide et pas assez tigresse) ou bien pour une connerie… il y en a deux à trois fois plus qui meurent de maladie, comme s’ils étaient maudits.
    Où les personnages confirment encore qu’ils sont condamnés à rester enfermés dans la même routine criminelle ou complice (la vaine échappée de Carmela), malgré des tentatives pour évoluer, malheureusement pas assez acceptables pour cette bande d’adulescents machos…
    Et alors que la saison continue sur le même rythme pépère, la Mafia contaminée par des membres sortis de taule où ils sont trop restés longtemps (dont un funeste cousin), quelques épisodes spéciaux viennent tout chambouler, dont carrément deux d’affilée.
    Puis, retour du Tony « cul bordé de nouilles », capable de reconquérir son foyer, aux décisions sévères mais pragmatiques, tragiques même (ça y est, l’étape du parricide est franchie, bien que tout le monde soit lointainement cousin ici).
    Toutefois, rien n’est totalement réglé, leur sort à tous reste en suspens.

    – Saison 6a…
    Et déjà une conclusion de série idéale avec le deuxième épisode, d’un autre niveau d’onirisme et tellement mélancolique à la fin… surtout en connaissant d’avance le destin de James Gandolfini…
    Revenant ensuite à la comédie dramatique (les sales conséquences du machisme), ou franchement drôle (l’escapade à Hollywood et le coup de poing dans la gueule de Lauren Bacall), la série ne fera que repousser l’échéance.
    À force de trop prendre son temps (Vito qui essaie de quitter le Milieu, thème commun à quelques personnages mais fausse joie), cette année s’est retrouvée prise de court pour sa conclusion.
    Résultat, un seul épisode pour caser un joli voyage parisien pour Carmela (toute tête en l’air et yeux grands ouverts). Et dans le dernier, un arc facultatif autour de Christopher (malgré sa dernière rédemption, c’est une énième déception pour Tony), puis boucler la boucle avec le début de la saison et remettre les emmerdes à plus tard… encore.
    Ça tourne en rond. Mais c’est justement leur malédiction…

    – Saison 6b…
    Ben voilà, Tony se fait plein d’inimitiés dans la Famille, Bobby finissant lui aussi « damné » pour avoir osé être le chef de sa propre famille…
    Les ennemis Johnny Sack et Junior ont droit a leur épisode (enfin, une moitié) consacré à leur tragique fin…
    Chris menant à bien son arlésienne de film, un machin horrifique à la Weinstein, malheureux règlement de compte par écran interposé (ne jamais exposer la Famille, Tony le sait ado, depuis la première trahison de Janice)…
    Paulie et Hesh tapent sur les nerfs, mais le vieux cador aux ailes d’argent n’aura surtout qu’un chat comme bref adversaire…
    La coupe est pleine et déborde sur une autoroute. Tony coupe la chique avant que la série ne fasse de même, avec toutes les raisons du monde, l’esprit en paix, et c’est glaçant. Pour la peine, Melfi se trouve une bonne excuse pour le virer, parce que oui il y en a marre de ces Soprano qui n’arrivent pas évoluer, le pompon étant l’éternel incompétent AJ, impossible à vraiment prendre en pitié…
    Alors que la guerre des gangs se ranime à cause de la même obstination de quelques hargneux (oui mais lesquels ?), trahison et Mort rôdent ou frappent, à chaque épisode (le karma surtout). Donnant in fine au fans une dose homéopathique de brutalité, histoire de les chauffer à blanc. Trop, certainement ?

    Et la bonne étoile de Tony de briller une dernière fois alors que l’épilogue est introduit par un champ-contrechamp où il se « voit » assis dans un Diner, alors que peut-être va se rejouer le meurtre du « Parrain » – version sadique avec toute la famille ? le mec louche va-t-il récupérer une arme lourde dans les toilettes ? et les autres gangs alors, eux-aussi en avaient assez des Soprano ?..
    Et finalement, est-ce qu’on s’en fout pas un peu ? Si c’est pour continuer encore à tourner en rond, ou bien en rajouter une couche dans la déchéance de la famille Soprano, de plus en plus orpheline de ses membres historiques…
    Peu importe que tout ça se passe pour de vrai, ou que Tony ne fasse que se projeter dans un avenir probable – où la santé (les oignon rings) ou la Justice (FBI ou pas, la mise en examen est proche) peuvent aussi vous mettre à terre quand on ne s’y attend pas.
    ‘Don’t Stop Believin’ ? La série boucle la boucle : sa chanson de générique n’a pas d’intro… sa chanson conclusive n’aura pas de fin.
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    – « The Gentlemen »…
    Guy Ritchie revient à ses films de mafieux anglais des débuts, avec moins de petites frappes et plus de cols blancs, tout en gardant son style fait de bavardages et de narration éclatée entre retours en arrière et manipulation des faits.
    C’est toujours à peine cool – classe et vulgarité se mélangent, les allusions gays sont trop insistantes, toutefois les acteurs sont quand-même des monstres…
    Ça ne raconte rien, c’est bien trop digressif, c’est presque totalement vain (à part un grain de sel russe, tout était biaisé dès le départ)…
    Et Ritchie cinéaste de se projeter dans le personnage margoulin de Hugh Grant, poster méta à l’appui…
    Franchement, on devrait plutôt l’engager pour faire des épisodes de « Mission : Impossible », avec juste moins d’action et plus d’intelligence.
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    – Fin de la saison 8 de « 911 », encore des sauvetages in extremis, une tentative manquée de comprendre pourquoi il peut exister une haine des pompiers (les fausses alertes n’expliquent pas tout), et des évolutions se faisant avec un peu de tricherie (trop facile pour Buck, et même cruel conclusion pour un arc narratif qui a été mis en place quelques années avant) ou avec des manquements incompréhensible (pourquoi ce n’est pas Bobby qui est apparu à Athena) ?..
    Encore une saison qui épargne trop ses (super) héros…
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    – « L’Île des souvenirs »…
    Pour une fois qu’un film d’animation DreamWorks soit une histoire originale, et ne repose pas sur une franchise, adaptée ou non… il faut tout de même que ça soit balisé par une multitude de références, ainsi que par l’identité du studio, poussant ses réalisateurs à aller dans l’hystérie pour enfants accrocs au sucre.
    C’est plus ou moins justifié pour ce film, à la base un mélange entre « Supergrave » (l’angoisse de la séparation à venir entre deux futurs jeunes adultes) et « Very Bad Trip » (toute une soirée de débauche à retracer pour cause d’amnésie).

    Les réalisateurs Joel Crawford et Januel P. Mercado déplacent juste ce contexte dans une histoire typique de filles (asexuées) et de mondes fantastiques, dans une culture pas encore traitée dans le cinéma d’animation – les Philippines, leur société et leurs mythes, celles de Mercado. Sa jeunesse et celle de son ami Crawford, celle des années 80/90…
    La démarche est louable car personnelle, et repose beaucoup sur le lâcher-prise et la force des souvenirs, comme chez Pixar – on pense d’ailleurs beaucoup à « En Avant »… Mais aussi à « Lilo et Stitch » ou « Vayana »…
    Les personnages archétypaux – le gros rentre-dedans, le mince un peu plus mesuré – survivent bien au passage du masculin au féminin, autant que pouvait le faire le film »Booksmart ». Et ça fait du bien d’avoir des héroïnes ouvertement bouffonnes, tout étant régulièrement touchantes, y compris leurs antagonistes – qui n’en sont pas vraiment…

    Hélas le film va tellement vite qu’il n’arrive pas à traiter toutes ses idées ludiques, comme par exemple une référence à « Predator » comme film de chevet, pas du tout exploitée lors d’une poursuite qui passe tout d’un coup en mode furtif…
    Ou bien, parmi le bestiaire qui accompagne Jo et Raissa (2 fois trop de sidekicks), le plus important d’entre eux a de faux airs de Crash Bandicoot, et personne ne le remarque ? Dans un film qui a typiquement une esthétique de jeu vidéo de la jungle ?
    Heureusement l’histoire arrive à se tenir sans être trop prévisible, la puissante méchante principale est aussi réussie que le Loup du Chat Potté (et jamais elle n’est désacralisée), les 10 dernières minutes sont émouvantes et le film atterrit à bon port avec des héroïnes devenues des adultes accomplies.
    Que DreamWorks ne gâche pas tout en faisant des suites, à moins d’arriver à être plus subtil et équilibré cette fois.
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    Lu :

    – Du beau, du bon, du Starman – et une Mist pour une fois plus victime que bourreau…

    – Zatanna : Bring Down the House…
    Visuellement superbe (Javier Rodríguez), scénaristiquement tendancieux, voir même maladroit dans sa désacralisation inutile de papa Zatara – après avoir trop délayé l’intrigue, ça devient bien trop précipité pour la scénariste Mariko Tamaki, et c’est dommage parce-que ça aurait fait une bonne nouvelle origin story pour la période All In. Finalement c’est du Black Label, alors que ça n’en n’a pas du tout le goût…

    – Suite de Superman Unlimited, avec notamment un joli passage Smallvillien avec fiston Jon…

    – Début de la nouvelle série Green Lantern Corps, DC lorgnant encore sur les séries animées du Timmverse (l’idylle passée de John Stewart, à ne pas confondre avec une autre héroïne ailée)…

    – La Absolute Cabale se présente , et son démoniaque Joker…
    Le Absolute Martian Manhunter continue de raconter une histoire sur la solitude, un peu trop chargée en effets…

    – Batman White Knight : Beyond…
    Encore un remake d’une série du Timmverse, sise dans le « Murphyverse » (où Dick Grayson est aussi bête que dans « Titans ») et qui abuse d’effets stylistiques – ça suffit avec les bat ombres !..

    – Crossover Superman/Spider-Man – et DC/Marvel…
    Très amusant, pas toujours abouti, franchement gratuit (Jimmy !?), mais il y a le plus plaisir de voir Clark et Peter en mode journalistes.

  6. Rholala! Minus One Zero et Ramayana!😍 L’Asie est enfin à l’honneur dans le Bar de Galactus et ça fait plaisir.
    A.R. Rahman et Hans Zimmer ensemble, ça va dépoter! La bande-son de Minus One était magistrale aussi.
    Ce qui fait moins plaisir, c’est que les trois séances proposées par mon cinéma tombent sur mes horaires de travail. Et Minus One Zero, va falloir que je fasse du kilomètre.
    Ca fait chier ces diffusions au compte-gouttes dans des fenêtres ultra-serrées pour ce genre de films. 🤬

  7. Salut tout le monde, merci Boss pour la pub <3 et aux habituels du Bar pour leurs encouragements/félicitations 🙂

    Effectivement, le bouquin sort ce vendredi, j'avais déjà partagé la page qui présente tout, la revoici pour ceux qui avaient loupé l'info : https://www.comicsbatman.fr/bvs/

    Tout en bas il y a la tournée promo/dédicaces/conférences. On sera à Marseille ce weekend avec Le Commis des Comics, samedi 14 au Musée du Cinéma à Lyon et vendredi 20 au Club de l'Étoile à Paris pour enregistrer un podcast et assister à la projection du film Batman v Superman en version longue et en VOSTFR ! À priori c’est la première fois en Europe qu’il sera diffusé ainsi dans un petit cinéma 😀
    (Un autre évènement devrait avoir lieu le samedi 21 ou dimanche 22 à Paris mais il n’est pas encore confirmé…)

    En parallèle, on va participer à pas mal de podcasts et lives YouTube (dont First Print), ce sera mis en ligne au fur et à mesure. Enfin, pour ceux qui ont la flemme de copier/coller le lien, voici le résumé du livre.

    Batman v Superman – L’Aube de la Justice a été le film de tous les clivages.

    Le long-métrage de Zack Snyder devait pourtant faire l’unanimité par son ambition : suite de Man of Steel, réunion des deux super-héros iconiques pour la première fois au cinéma, il posait efficacement les bases d’un univers étendu. Et il semblait être réalisé par la personne idéale, un cinéaste connu pour son style singulier et son amour des comics.

    Pourquoi Batman v Superman a-t-il été aussi sévèrement critiqué ? Pourquoi un épiphénomène aussi dérisoire que son apparent échec a-t-il eu un tel retentissement sur l’industrie super-héroïque, créant une mobilisation inédite de fandoms qui a su faire plier Hollywood ? Comment ces événements ont-ils redessiné la suite des adaptations de DC Comics ? Dix ans après sa sortie, il est temps de revenir à l’œuvre pour comprendre ses thèmes, ses mérites, ses ambitions, sa production, sa réception, ses conséquences, ses enjeux protéiformes.

    Quelque chose d’historique s’est passé autour de Batman v Superman, et il est temps de l’autopsier.

    Bonne lecture et merci d’avance à ceux qui achèteront ou en parleront ^^

      • Merci beaucoup 🙂

        Ouais, c’est un peu galère d’organiser tout ça, on bosse dessus depuis cet été…

        À Lyon on sera en conférence au Musée du Cinéma si tu veux, j’ai pas encore les conditions exactes mais ça ne devrait plus tarder. Ou si t’es là-bas, que le livre t’intéresse et que tu veux une dédicace on peut se croiser en speed avec plaisir pour te faire ça avec mon co-auteur ^^

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