Joker : La Critique du film + VOTRE AVIS !

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Batman existe-t-il ? La réponse est non, tout le monde le sait. Le Joker existe-t-il ? Après avoir vu Joker de Todd Phillips, il devient presque difficile de répondre à cette question, tant le film mêle habilement réalité et fiction. Entre un Shazam et un Birds of Prey, le réalisateur de Very Bad Trip – devenu comme par magie peintre de l’espace et des couleurs – assène aux fans de comics un uppercut en pleine face. Avec Joaquin Phoenix à l’écran, pas besoin de convoquer des armées numériques pour faire monter la tension. Un éclat de rire suffit. On reste ainsi rivé à son fauteuil pendant une bonne partie du film, assistant avec fascination à la naissance du genre super-vilainique

Que dire qui n’a pas été dit sur Joaquin Phoenix ? Il est bien évidemment excellent, habité corps et âme par ce rôle. Il ne faut pas se laisser avoir par sa silhouette squelettique, puisqu’il utilise ses muscles – notamment faciaux – comme personne. Son rire entre instantanément dans la légende. Et son élocution si particulière n’est pas sans rappeler une autre performance qui n’a peut-être pas été reconnue à sa juste valeur, celle de James McAvoy dans Split. A ce propos, il est tout de même regrettable que jouer la folie soit la condition sine qua non pour être salué par ses pairs quand on est à l’affiche d’un ‘comic book movie’ (cf. Heath Ledger). C’est tellement réducteur !

Le reste du casting, dans son ensemble, mérite aussi tout notre respect. Sans la maîtrise d’un Robert De Niro, tout pourrait s’écrouler. Jouer avec un acteur-personnage qui est isolé dans son monde ne doit pas être facile ! En effet, Arthur Fleck est là sans être là. Sa quête existentielle nous interroge en permanence. Doit-on le plaindre ? Est-il moralement acceptable de le plaindre ? Combien y a-t-il de Joker potentiels autour de nous ? Une oeuvre de fiction qui dénonce la violence de notre monde peut-elle à son tour engendrer de la violence par un effet d’identification ? C’est sans fin… Tout ça pour dire que Joker n’est pas le genre de long métrage que l’on oublie une fois rentré à la maison !

La bande originale de Hildur Guðnadóttir (Sicario : La guerre des cartels) est l’acteur le plus important du film après Joaquin Phoenix. Sa partition n’est pas là pour faire joli, ni pour être agréable à l’oreille. Elle est juste de plus en plus oppressante, accompagnant avec des cordes profondes la descente d’Arthur Fleck dans les ténèbres, le montage ayant l’intelligence de laisser respirer le silence pour mieux nous la faire apprécier. La parenté musicale avec certains thèmes de The Dark Knight paraît d’ailleurs évidente, surtout vers la fin, alors même que le Joker de Phoenix se rapproche de celui de Heath Ledger…

Joker a également le mérite d’ouvrir une porte séduisante. Moribond au box office, le genre dramatique – comprendre : les films ‘sérieux’ – va-t-il emprunter au genre super-héroïque pour renouer avec le succès ? Bientôt sur nos écrans… La campagne électorale du milliardaire Lex Luthor pour se faire élire à la Maison Blanche ? Le combat contre la déforestation en Amazonie d’une militante écologiste nommée Ivy Pepper ? Ou encore, la vie quotidienne dans un royaume reculé d’Europe de l’Est, gouverné d’une poigne de fer par un certain Victor Von Doom (#TeamNoahHawley) ? Le potentiel est énorme ! Trop occupés à accomplir leurs exploits, les super-héros n’ont pas toujours le temps de nous interroger sur le monde qui nous entoure. Qui sait, peut-être que les super-vilains accepteront par ce biais – et bien malgré eux – d’être utiles à la société ?

Après avoir vu Joker, on ne peut néanmoins souhaiter qu’une seule chose… Pas de Joker 2. Pas de rencontre entre A. Fleck et P. Attinson. Que la singularité de ce film soit assumée jusqu’où bout. Qu’il reste une étoile brillante au milieu des univers partagés qui brassent des milliards entre deux explosions. De toute façon, Joker marque déjà la victoire de Batman. Sept ans après la sortie de The Dark Knight Rises et la fusillade d’Aurora, il ne s’est rien passé lors des avant-premières du film aux Etats-Unis, alors même que les autorités fédérales craignaient le pire. Malgré la puissance d’attraction de cette incarnation du Mal, le Joker est resté sagement derrière l’écran. Mais pour combien de temps ?

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Joker est réalisé par Todd Phillips et sort en France le 9 octobre 2019, avec Joaquin Phoenix (Arthur Fleck/le Joker), Robert De Niro (Murray Franklin), Zazie Beetz (Sophie Dumond), Frances Conroy (Penny Fleck), Marc Maron (Ted Marco), Brett Cullen (Thomas Wayne), Douglas Hodge (Alfred Pennyworth) et Dante Pereira-Olson (Bruce Wayne).

171 COMMENTAIRES

  1. La campagne de Luthor façon documentaire typique US avec des images semblant tirées d’archives qualité camescope, des interviews trottoirs, un montage chaotique et toujours un point de vue externe.

    • LUTHOR par Oliver Stone !
      Ca serait super si le réalisateur retrouvait la verve de JFK !
      Un simili docu ? Pourquoi pas à condition d’avoir la possibilité d’avoir de vrais journalistes, experts politiques, etc.
      Si c’est pour avoir un docu d’une chaîne crée pour le film, je reste sceptique.

  2. Correction : Hildur Guðnadóttir n’a pas composé la musique de Black Panther c’est Ludwig Goransson. Elle a fait la musique de Chernobyl et Sicario 2 cependant

    [EDIT LTH : Corrigé !]

  3. Pfiu, Joker c’était une grosse grosse claque !
    En partie grâce à Joaquin Phoenix qui crève l’écran, certes, mais l’écriture du personnage, toute cette construction autour de sa chute inexorable vers la folie. C’est beaucoup plus fin que ce que j’imaginais.
    On sent la souffrance du personnage, du début à la fin, rien n’est laissé aux hasard quand aux épreuves qu’il subit durant le film.
    Je dois bien l’admettre, j’ai été soufflé …
    Restes un peu de fan service franchement pas nécessaire même si ça fait … Sourire ?

      • SPOIL SPOIL SPOIL SPOIL SPOIL SPOIL

        SPOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOIOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIILLLLLLLLLLLLLLLLL

        (Est-ce que je suis le seul à m’être dit « putain… s’il vous plait… me montrez pas les perles quoi… pas les perles… pas les … ah merde » ?)

        Et je dis ça, j’ai adoré le film !!! xD

      • Bah c’est marrant vous voyez, je trouve pas pour ma part.

        SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS

        J’ai jamais aimé la version Burton où les parents Wayne étaient tués directement par celui qui deviendrait plus tard le Joker. Je trouve ça trop facile. Pas assez subtile.
        Ici ce qu’on nous propose est bien plus intéressant selon moi : Batman est le fruit du chaos engendré par le Joker, qui lui-même est le fruit des inégalités engendrées par la société. Batman et Joker deviennent des entités à part entières. Et on a cette idée de l’héritier d’un système injuste qui doit corriger les erreurs de ses « ancêtres ». Une idée renforcée par le fait que Thomas Wayne fait partie intégrante de la corruption, là où il est généralement présenté comme un mécène au grand cœur qui tente de lutter contre l’injustice (Batman symbolise alors autre chose, puisqu’il ne fait que reprendre le flambeau, à sa manière ^^).

        C’est puissant, ça colle avec le message sociétal du film (la société qui engendre son propre effondrement) et en plus ça apporte un regard nouveau sur la relation Batman/Joker. Franchement je trouve ça top !

        Au fait, comment vous avez interprété ce moment à la fin où le Joker dit « Je viens de penser à une superbe blague », suivi d’un plan sur Bruce à genoux dans le ruelle ? Qu’est-ce qui était réel et imaginé dans ce film selon vous ?

        PS : LTH, je sais que le film ne sort que mercredi, mais est-ce que ça vaudrait pas le coup de masquer la section « derniers commentaires » en page d’accueil ?

        • SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS

          Moi j’ai compris la blague de fin comme une référence à son parcours et à celui de Bruce. Sortes de parallèle inversé de leur parcours, comme il est encore dans le flou vis à vis de ses origines (d’ailleurs volontaire je pense, on nous laisse le doute avec la photo et la signature de Wayne à l’arrière).

          • SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS
            SPOILERS SPOILERS SPOILERS

            Ok pour le parallèle entre leurs parcours. Donc pour toi tout est réel finalement ?

          • Pour moi oui, d’ailleurs je pense que sa lucidité monte proportionnellement avec sa folie. Plus il s’encre dans le réel, plus il devient fou. Pour moi en tout cas.

  4. LTH, tes idées de projets super-vilainiques m’ont mis l’eau à la bouche. J’en veux !!!

    Je n’ai pas grand chose à ajouter à cette critique donc je ne vais pas faire un long pavé. J’ai surkiffé, le film est top ! Mais je vais ajouter une chose dont LTH n’a pas parlé : ce film est visuellement très travaillé.

    SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS
    SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS

    De nombreux plans frappent la rétine. Je suis hanté par ces plans répétitifs sur les immenses marchent d’escaliers semblables à une montagne insurmontable que doit gravir Arthur au quotidien, et qu’il finit par descendre en dansant lorsqu’il est libéré de ses entraves.

    Énorme travail sur la couleur également : le jaune dominant le début du film est progressivement envahi d’un rouge sombre et profond à mesure qu’Arthur fait couler le sang. Et ces deux couleurs, à l’origine bien pétantes, perdent progressivement leur éclat pour devenir vert et rose pâles… et finissent par se mêler en ce blanc immaculé qui inonde les derniers plans. Sublime !

    Les images parlent. Les plans racontent des choses. C’est un plaisir pour les yeux.

    • SPOILSPOILSPOILSPOILSPOILSPOILSPOIL

      SPOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIL

      On va peut-être dire que je surinterprète mais le coup des escaliers qu’il monte inlassablement, je l’ai vraiment perçu comme une mise en image du mythe de Sisyphe, qui doit inlassablement grimper sur la montagne, l’action absurde par excellence.

      Et on voit qu’à la fin, lorsqu’il revêt enfin le costume final, et qu’il danse sur ces foutues marches, en transe, c’est parce qu’il les descend pour la dernière fois, conscient qu’il n’aura plus jamais à les remonter (vu ce qu’il s’apprête à faire).

      J’ai adoré ce film !

        • @ Archer : Tu déconnes là ? En gros, c’est un type que les dieux de l’Olympe avaient condamné à un travail harassant et répétitif. Une malédiction qui ne s’arrêtait jamais et revenait. ça a été repris en psychologie, et c’est aussi l’une des 36 situations dramatiques classiques en dramaturgie. Le personnage qui s’enlise toujours dans la même situation (ou qui doit répéter un comportement je sais plus…) et qui est censé s’en sortir quand ça va s’arrêter, mais ça s’arrête jamais, et ça recommence. Dans la mythologie, tu as souvent ce genre de malédiction, comme par exemple un personnage qui se faisait continuellement manger le foie par une bestiole, peut être Andromède, mais je suis pas sur, faudrait vérifier. Don’t mess with Olympians, anyway ^^
          Tiens, jette un oeil à ça, l’épisode numéro 7 de ce joyau des années 80 qu’était Ulysse 31 (coproduction franco-japonaise qu’on doit à un grand Monsieur qui s’appelait Jean Chalopin) 🙂
          https://www.youtube.com/watch?v=1TYrdts2Ht0
          Si tu ne connais pas, je te garantis que tu vas t’éclater. C’est l’une des meilleures séries jamais produites, et en ce qui concerne la France, probablement la meilleure 🙂

          • Arf, ces vieux doublages, ça pique ! Mais merci pour ce lien et ces explications. Je vais pouvoir me cultiver un peu 😉

          • Je les trouve mauvais, surjoués, souvent enfantins (Club Dorothée…). Après je peux pas trop comparer avec les doublages français récents puisque je les fuis comme la peste depuis des années pour me concentrer au maximum sur la VO. Donc le niveau n’a peut-être pas évolué depuis, je ne sais pas. ^^

          • @ Archer : Wow. J’en ai vraiment une image très différente ! J’adorais les voix d’antan justement, qui étaient souvent particulières, moins uniformes que celles d’aujourd’hui, que j’ai personnellement souvent du mal à différencier. Le côté enfantin variait souvent en fonction du dessin animé ou de la série. Cela dit je dois reconnaître que certaines voix me tapaient sur le système, c’est le cas notamment de celle de la dame qui doublait la plupart des enfants (dont Télémaque ici), Mme Jackie Berger, dont je ne supportait pas le timbre. Celle de Céline Monsarrat (qui doublait Cheryl Ladd, Julia Roberts, et une multitude d’autres actrices) a fini par me saouler aussi, à force de l’entendre un peu partout, même dans les pubs. A part ça, je trouve que le doublage est l’une des plus belles disciplines, et je suis à 100 % pour les versions en français pour ma part. On peut perdre un peu à la traduction mais ça ne me dérange pas. Je pense qu’aujourd’hui, les choses se font peut être plus vite qu’auparavant, vu qu’on rogne partout sur toutes les dépenses, et que du coup les textes ne sont pas autant travaillés qu’avant. Tu as aussi pas mal d’écoles plus ou moins bidons qui fleurissent ici et là, mais ça change pas grand chose d’en faire une, puisque dans ces métiers tout est question d’expérience et de relationnel ! Comme le dit Patrick Poivey, il faut une vraie formation de comédien, puisqu’il s’agit de jouer. Ma voix française préférée est celle de Françoise Cadol, qui double régulièrement Angelina Jolie, Patricia Arquette et quelques autres. Sa voix est incroyablement douce et relaxante, elle pourrait te rendre l’annuaire téléphonique attrayant ! Et en plus elle est belle ! 🙂
            https://www.youtube.com/watch?v=u3ByiT6Ee9Y

          • @The_Ghost, je sens un peu de nostalgie dans tes paroles, c’est beau ! 🙂 Je suis d’accord avec toi concernant le métier de doubleur en lui-même : il demande de réelles qualités d’acteurs et je ne remets pas en question le talent des gens qui l’exercent. Et je suis d’ailleurs moi aussi attaché à certaines VF, notamment des dessin-animés de mon enfance.

            Mais si on est honnête – toute nostalgie mise à part et sans vouloir vexer personne ^^ – le seul intérêt de la VF concrètement est de faciliter le visionnage de ceux qui ont la flemme de lire des sous-titres (et éventuellement de permettre aux aveugles de profiter du film, mais bon c’est une minorité).

            A côté de ça, même avec des doubleurs de talent, les inconvénients sont légion : pertes à la traduction, des voix qui reviennent d’un film à l’autre pour des acteurs différents (ou inversement changement de voix pour un même acteur), tout le travail de l’acteur (ou du doubleur original) sur la voix de son personnage, la désynchro lèvres/paroles qui personnellement me saute souvent aux yeux…

            Bref, tu l’auras compris, je suis totalement pro-VO. ^^ Quand je vais voir un film/série/n’importe quelle oeuvre en fait, je veux le découvrir tel qu’il a été conçu, ou au plus proche en tout cas.

          • @ Archer : Oui, beaucoup de nostalgie, en effet 🙂 Même si j’apprécie beaucoup ce que l’on fait aujourd’hui, il me reste énormément de tendresse pour les films-séries-animés de mon enfance 🙂
            Je suis tout à fait okay avec tout ce que tu écris sur les inconvénients du doublage, mais pour ce qui est du travail de l’acteur original, c’est un peu un passage obligé, car tu sais bien que tu ne joues pas en anglais de la même façon qu’en français, par rapport aux accents, au fait que les phrases peuvent être plus courtes ou avoir des tournures grammaticales différentes. Du coup une adaptation est.. inéluctable 🙂 Cependant je ne dis pas que je n’aime pas de temps en temps comparer les deux versions pour voir !
            Pour ce qui est des sous-titres, moi ils me dérangent car j’ai du mal à suivre l’action, et j’ai en horreur les fautes d’aurtograffe ou les approximations. Donc soit j’attends les versions françaises quand il y en a/ aura, soit je m’essaie directement au VO, mais comme je regarde généralement la téloche en mangeant, mon propre bruit de mastication m’empêche parfois carrément d’entendre ce que disent les acteurs, bon bref… je suis pro VF ha ha ha 😀

          • @ Archer:  » le seul intérêt de la VF concrètement est de faciliter le visionnage de ceux qui ont la flemme de lire des sous-titres (et éventuellement de permettre aux aveugles de profiter du film, mais bon c’est une minorité) »
            Tu réagis en parisien là. En province et en outremer (soit l’immense majorité de la France), la VO est l’exception, la VF la règle.
            Depuis que j’ai quitté Paname, il m’est quasi impossible de voir des films au ciné en VO.

          • Pas compris ta remarque Garyus. C’est exactement ce que je dis juste en-dessous ! ^^
            Bien que la VF soit la norme, le fait est que son seul intérêt concret réside dans les deux points que j’ai évoqué.

          • C’était peut-être dit maladroitement, mais on évoquait les avantages et inconvénients VF/VO, et je remarque juste que le seul argument concret qui revient quand je demande « pourquoi la VF? » c’est « bah c’est chiant de devoir lire les sous-titres ».
            Bref, je crois que c’est surtout un truc de passionné en fait. La majorité des gens se foutent pas mal de tous ces détails, ils veulent juste être divertis sans se prendre la tête. D’où le choix de la facilité et du confort : la VF. C’est mon analyse en tout cas.

        • @The_Ghost :

          « pour ce qui est du travail de l’acteur original, c’est un peu un passage obligé, car tu sais bien que tu ne joues pas en anglais de la même façon qu’en français »

          Je suis d’accord, c’est inévitable. C’est pour ça que je ne jette pas la pierre aux doubleurs. Par contre j’aurais le même avis pour un doublage dans la même langue : un même texte joué par Leonardo DiCaprio ou Joaquin Phoenix, c’est pas la même chose. ^^ Il y aura forcément un décalage entre le timbre et la prononciation de l’un, et le jeu « visuel » de l’autre.

          « Pour ce qui est des sous-titres, moi ils me dérangent car j’ai du mal à suivre l’action, et j’ai en horreur les fautes d’aurtograffe ou les approximations. »

          Bof, il y a généralement peu de sous-titres pendant les scènes d’action… Je te taquine, j’ai bien compris que tu entendais « action » dans le sens « mouvement » ! 😛 Ça je te l’accorde, c’est pour moi le seul réel inconvénient des sous-titres : quand tu les lis tu n’est pas concentré sur l’image. Un moindre mal en ce qui me concerne. 😉
          Pour les fautes d’orthographe, je suis pareil mais j’en vois assez peu dans les versions officielles pour le coup. Mais bon, ça c’est plus une question de qualité de la traduction. Ce n’est pas un défaut inhérent au sous-titrage.
          Quant aux approximations… pour une même traduction tu les retrouves aussi en VF. En pire même, puisqu’une autre contrainte vient s’ajouter au travail des traducteurs : la synchronisation avec les lèvres.

          « comme je regarde généralement la téloche en mangeant, mon propre bruit de mastication m’empêche parfois carrément d’entendre ce que disent les acteurs »

          Tes bruits de masticage t’empêchent d’entendre le son ??? Mon dieu, tu dois faire un boucan ! 😛
          En vrai sur ce point on rencontre à peu près la même problématique : je regarde systématiquement des épisodes de série quand je mange, et là malheureusement difficile de suivre une série dont je ne comprends pas la langue… Pour autant je ne cède pas à l’appel de la VF : je me contente des séries en anglais que je peux tout à fait suivre sans les sous-titres, et je garde les autres de côté pour des moments où je pourrais me concentrer sur les sous-titres. ^^

          Enfin bref, comme pour tout je suis d’avis que tout le monde puisse y trouver son compte. Et pour ça les DVD/Blurays, Netflix & autres plateformes de VOD sont idéales. Même pas mal de chaînes TV s’y sont mises, et c’est cool (bon je regarde pas la TV mais c’est pas le sujet ^^). Par contre niveau cinéma, à moins d’habiter dans une grande ville c’est vraiment la misère pour les pro-VO. Perso je suis obligé de faire 80 bornes (1h de route) si je veux voir un film en VO le weekend. Ça craint !!!

    • SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS
      SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS

      Celle où après avoir tué les gars dans le métro et qu’il danse dans des toilettes m’a vraiment marqué perso, cette musique va me hanté…

  5. En tout cas si on se dirige vers la campagne présidentielle de Luthor ou bien un film sur la vie quotidienne dans un royaume reculé d’Europe de l’Est, gouverné d’une poigne de fer par un certain Victor Von Doom .Alors le genre a encore de quoi faire plus rêver

    .Je le dis comme chaque lecteur j’aime l’idée d’un Univers partagé mais il ne faut pas que ça soit une dictature scénaristique .Il ne faut pas (ou plutôt plus) que le public soit conditionner à penser que si t’as pas 50 héros à l’écran ou que ton film soit une petite pièce d’un puzzle constituer de dix films alors ton film tirée de comic book est mauvais ou raté . Il faut aussi que les fans apprennent que c’est saint de jouer avec les personnages de les réinventer leurs univers sans jamais lui manquer de respect pour mettre la lumière sur un aspect un peu trop mis à l’ombre . (ça a déjà été fait plusieurs fois dans les comics d’ailleurs)

    Je n’ai pas vu ce film je n’ai pas encore d’avis sur lui mais l’initiative est belle et doit être saluer et je dirais même rééditer et non pas que par DC .(oui Team Noah Hawley) .

    • @ Ulysse : je me permets d’ajouter qu’il serait bon aussi de délaisser un peu les aventures à taille cosmogalactiques, pour revenir peut être aussi aux vilains du quotidien, moins costauds que Thanos mais tout aussi malfaisants 🙂
      Je rêve de voir sur écran La Corporation, L’Empire Secret, La Maggia, Le Contrôleur, Hammerhead, revoir l’Homme Sable ou le Bouffon, revoir un Batroc, le Hibou, l’Homme aux Echasses, enfin tout ça quoi… y’en a tellement 🙂 Au ciné ou à la télé peu importe 🙂
      J’avais adoré Ant Man & The Wasp pour ça. Il m’avait reposé des thanoseries…

      • Pour ma part The_Ghost, c’est pas l’ampleur de la menace qui m’importe, mais la psychologie du personnage. On pourra pas toujours avoir du Joker, mais si on pouvait atteindre une norme à mi chemin entre son niveau de développement et celui d’un Thanos ce serait vraiment appréciable. 🙂

  6. Le succès du film peut évidement tout changer, mais pour l’instant cela a été confirmé que c’est pas le même univers que le film de Reeves.

  7. Le film est évidemment d’une grande qualité si on le prend comme un film « super-héroïque ». Si on le prend simplement comme film, on manque parfois de subtilité, ce qui est assez étonnant vu que le film permet un nombre d’interprétations et de lectures assez larges.
    Joaquin Phoenix se dirige tout droit vers l’Oscar ( en même temps, vu tous les plans où on le voit se contorsionner et danser, c’est presque une obligation ). J’ai trouvé le film plutôt bon mais trop « à cheval » ( ce qui fait aussi sa qualité ). Todd Philips propose quelque chose ouvert au grand public mais qui pourra satisfaire des personnes plus exigeantes par sa cinématographie notamment. Pourtant, le film ne se fixe jamais vraiment, un peu comme le Joker finalement. Quoiqu’il arrive, c’est un film à voir je pense.
    Dans les points négatifs, je tiens à souligner la « présence » de Batman. Sans spoiler et pour rester flou, Batman reste assez présent dans le film ( les personnes qui l’ont vu verront à quoi je fais référence ), ce qui fait qu’on a à la fois un Joker « original », un Joker « ennemi de Batman » mais aussi, via des clins d’oeil et autres citations, un Joker des comics et des films. J’ai l’impression que Todd Philips a voulu faire plaisir à tout le monde, ce qui fait la grande force et la grande faiblesse du film.
    Autre point, à mes yeux, négatif : la « politisation » du personnage, ou plutôt du film. Si un regard original est appréciable, le discours de fin du Joker transforme le film et lui donne une tonalité politique qui diminue la force du personnage. Toutefois, le discours politique est, à mon avis, très intéressant pour une audience Française, vu le contexte de protestation social qui a lieu actuellement.

    • Oh tu sais, c’est vrai qu’on a les Gilets Jaunes chez nous, mais les inégalités croissantes concernent tous les pays développés aujourd’hui. ^^

  8. Un film totalement captivant.. et qui m’a frustré sur la fin lol! Le basculement d’Arthur Fleck en Joker est parfaitement mis en scene et fascinante. D’où ma frustion d’en avoir eu très peu car ce sera tres certainement la seule et unique fois qu’on verra Joaquin Phoenix en mode Clown du Crime.
    Sinon, les 2 petits points negatifs (si on peut appeler ça des point negatifs):
    – le fait qu’on trouve une excuse pour justifier la folie d’Arthur Fleck. J’aurai aimé qu’il soit juste fou, sans lui trouver des circonstances
    atténuantes pour susciter de la pitié chez nous.

    – le fan service pas vraiment necessaire.

    Sinon, j’aimerai vraiment que DC et Warner reviennent sur ce type de comic movie. Ça avait bien commencé avec Man of Steel et BvS. Loin de moi l’idée de dire que ces 2 films jouent dans la même categorie que Joker mais ce coté « dark » est vraiment pas mal.

  9. Le film est assez incroyable tant par l’interprétation de Phoenix que par l’ambiance glacial.

    J’ai kiffé le parallèle entre SPOILER SPOILER SPOILER la naissance du Joker qui provoque la naissance de Batman SPOILER SPOILER SPOILER
    c’était vraiment bien placé je trouve.

    SInon j’ai vraiment du mal a voir une suite a ce Joker qui se veut ultra réaliste et encore moins un affrontement avec Batman, mais si le film de Reeves est dans le même délire réaliste pourquoi pas a voir.

    • Je pense que, si l’on con sidère qu’il y a plusieurs Jokers, celui de The Dark Knight pourrait très bien s’inspirer de celui de Joker.
      Cependant, le contexte a la fin du film prouve définivement que ce n’est pas le cas.

  10. SPOILERS

    Rien à dire sur l’interprétation de Joachim Phœnix: il crève l’écran par sa présence quasi continuelle. J’aime beaucoup également les plans de la ville, les couleurs et l’ambiance d’un Gotham qui ressemble à New York dans les années 80.
    Quelques facilités pour moi dans la répétition des délires gestuels d’Arthur Flek, dans les hallucinations, dans le léger fil conducteur autour de son Père.
    Je craignais que le film ne justifie le joker par son passé et c’est malheureusement le cas.
    On suit un gars qui a de graves troubles du comportement (quel diagnostic pour les spécialistes?) mais est-ce vraiment le joker? Une interprétation parmi tant d’autres mais je trouve que T.Phillips et J.Phoenix sont à la fois si près par moment et l’instant d’après si loin du joker de Batman. Nolan et Legder l’avait mieux capté.

  11. L’un des tous meilleurs comics Joker c’était celui d’Azzarello. L’un des tous meilleurs comics Luthor, encore Azzarello. Si ça pouvait leur donner des idées…

  12. Peut-on espérer que le film évite l’erreur qu’avait fait Disney avec son « Maléfique » ? À savoir, rater son détournement de « La Belle au Bois Dormant » version live action, pour en faire une Origin Story de Vilaine… Mais dans lequel ce personnage était finalement devenu une vraie héroïne tragique, fautive de rien, et où tout les personnages gentils originaux sont devenus idiots (les fées-marraines) ou méchants (le Roi, père de Aurore).
    Sans compter une scène d’amputation de gout douteux (l’opération chirurgicale de Angelina Jolie à la même époque), malgré l’imagerie très travaillée du film.

    Au vu de l’analyse impressionnée, plutôt courte, vue à l’identique ailleurs et pas si approfondie de LTH… « Joker » semble-t-il lui aussi un film Incritiquable ? Inattaquable ? Tellement « comme il faut », qu’il en est condamné au succès, et ceux qui sont pas d’accord sont des idiots vendus au « Grand Capital Commercial Bien Pensant » ?

    Sa sortie ne fait que commencer, donc attendons un peu de voir la suite… Si tant est qu’il y ait quelques personnes pour creuser la question, au lieu de juste tourner autour (et qui se feront surement attaquer, elles aussi).
    Car l’analyse critique, de nos jours, peut elle aussi être en danger de formatage, de superficialité acceptable…
    Ce qu’on pourrait effectivement reprocher aux blockbusters modernes à succès, super héros inclus, ayant fait baisser la qualité des analyses critiques à force de Fun… Jusqu’à créer ce modèle analytique un peu trop simple…

    Mais j’exagère un peu. Car faute d’exhaustivité immédiate… le Temps permet aussi de mieux jauger une oeuvre… pour ceux qui en ont envie.

    • Le film évite bien cette erreur. Il prend un personnage maléfique *haha* et le rend maléfique *²*.

      Le film ne dit pas que le Joker a raison, il dépeint comment notre bonhomme en est arrivé là. Ses actes, ses méthodes, etc. ne sont pas approuvées par le film, et ceux à qui il s’en prend sont assez nuancés pour qu’on réfléchisse par nous-mêmes à qui est responsable, comment on pourrait y remédier. Un tas de nuances de gris entourant un gars devenant noir, en quelque sorte.

      Pour ta critique de la critique *³*, je pense que si LTH n’a pas été très détaillé pour un tel chef-d’oeuvre, il y aura forcément des gens qui iront plus dans l’exhaustif. Après, Joker est sorti dans un contexte qui lui offre tout le loisir d’être un chef-d’oeuvre monumental instantané (politique et médiatique, ouais…) donc je peux comprendre qu’on le trouve si super qu’il en est génial. Mais sinon, bah… oui,il y a des gens qui vont dans le détail (cette section commentaire a un gars qui parle du jeu de couleurs!).

      Enfin, voilà.

      • Oui mais qui sont ceux qui vont massivement lire/écouter les personnes qui vont creuser plus le sujet..? Sans leur répondre « tu en fait trop, tais-toi et admire » ?
        Et ceux qui ne vont se contenter que de 140 caractères, voir même faire dans la récup’ d’idées ?
        Le film peut-il être qualifié de même, surfant en partie sur une vague ? – le côté « révolutionnaire français » étant assez fantasmatique pour les américains, vu de loin.
        Ce qui est assez étonnant quand les cultures finissent par se confondre indirectement
        https://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/un-appel-a-une-purge-inquiete-les-policiers_2045072.html …on remarque que ça se passait de manière contemporaine au début des Gilets Jaunes… qui se sont aussi systématisés, plus que les Anonymous…
        Mais chaque samedi (sauf quand il fait chaud et que c’est les vacances).
        Mais sans meurtres, aussi…

        Bref… à un moment de la Société où les gens se doivent d’avoir tout, tout de suite, sans question, de manière « assistée »… d’un clic sur un bouton, et s’ils l’ont pas, « c’est la faute à autrui »…
        Est-ce que l’idée de rester sur des questionnements, potentiellement sans réponses totalement satisfaisantes, sera encore possible ? Sans passer pour des fouille-merde qui se la racontent, qui ne peuvent être que partisans d’un « Camp dominant », « obligatoirement » ?
        Ou bien faut-il à tout prix qu’il y ait un camp à choisir, et que seul l’un d’entre eux soit « le Bon » ? Même pour une simple fiction, pas du tout la Réalité, hein ?

        Bon là c’est encore peut-être un peu trop tôt… si tout va bien, je vais bientôt voir avec le film… et avec plus d’infos en rapport dans mes bagages, surtout.

        • La notion de « gentils » et de « méchants » n’est pas supposée exister IRL, et le film nous dépeint certes la mort métaphorique d’un homme qui renait en produit du système, mais encore une fois, il n’est pas décrit comme méchant. Il est décrit comme de moins en moins récupérable à cause de ce qui l’oppresse, mais ce sont ces circonstances qui doivent faire réfléchir, et non pas juste la conclusion bête et méchante du « le capitalisme c’est pas bien, regardez ce qu’il peut causer ».

          Pour ta question « qui sont ceux qui liront… » c’est un exemple parfait de question qui n’aura jamais de réponse définitive. S’il faut peut-être privilégier la critique sérieuse et complète, on ne pourra jamais forcer tout le monde – ce qui est tant mieux -à être dans un camp ou l’autre (hum, d’actualité, ouais… TRES d’actualité).

          Je ne pense pas que le film soit un « mème », c’est en revanche fort probable voire évident qu’il soit un produit de l’environnement culturel actuel (le tristement célèbre PC). Je pourrais m’étendre sur le sujet mais je pense qu’on tournera d’autant plus en rond que la question de la simplicité intellectuelle devrait être abordée à part.

          Va le voir et fais-toi ton avis (même long et détaillé). Enfin… A la prochaine!

          • Hum, dans l’Inconscient Collectif Culturel Général, l’homme (et le tueur) se présentant comme « Joker » ne peut être qu’un émissaire du Mal Absolu, sans distinction de Classes, et qu’on aime détester. Les enfants comme les adultes en sont sûr – tout comme cette majorité connait Batman en héros sombre, mais dont la famille utilise leur richesse de manière juste, et ne prenant pas des décisions impulsives digne d’un film de mafieux (d’où rejet compréhensible pour le bourrin qu’on voit dans DoJ).

            Il faudra prendre en compte les moments du film « Joker », où d’un côté Fleck n’est pas responsable de ses actes, et est victimisable (ce que beaucoup de gens prennent aussi comme excuse pour faire oublier leurs erreurs et leur médiocrité, notons-le).
            Et de l’autre, les moments où on le voit véritablement Fou et malaisant, et où on sait qu’il aurait tué quoiqu’il arrive – car une personne malade peut toujours trouver un moyen pour laisser sortir sa sauvagerie.

            Une fois ceci fait, on pourra compiler ces moments et leur niveaux d’intensité respectifs, mesurer si les uns sont plus mis en avant que les autres… et voir ainsi, avec le recul, s’il y a de la complaisance maladroite, ou pas…
            A priori pas, à moins que ça soit passé sous le nez des critiques enthousiastes, qui disent très peu qu’il s’agit d’une histoire auto-contenue 100% inédite, juste parce que « c’est sombre et c’est pas Marvel » (et on va l’entendre plein de fois cette excuse là, d’ailleurs hors sujet).

  13. batman n’existe plus!!!!!!!!il est sorti de la folie du JOKER
    depuis presque 40 ans j’attendais ,depuis midnight express en fait j’attendais qu’un ACTEUR de la trempe de BRAD DAVIS m empeche de m’endormir apres la projection .
    Voila c’est fait!!!!run run JOAQUIN va chercher ton OSCAR

    • J’ai rarement eu peur d’un acteur. Je ne voudrais pour rien au monde être face à un personnage comme ce Arthur Fleck et pourtant j’en ai vu des tarés dans ma carrière. Mais Phoenix a été si bon qu’il a réussi à me faire croire à ce personnage et à me mettre mal à l’aise. Un talent fou.

  14. en voilà un bon film, Il repose beaucoup sur l’interprétation de son acteur, et c’est plus une suite à la valse des pantins avec le titre joker, tant mieux, mm si c’est trompeur c’est salutaire, mais pour ma part je le prend comme une suite camouflé d’ailleurs les rajouts de l’univers de batman font très artificiel, et c’est pour moi un des défaults du film qui casse la mise en abime. en en soit ça devient contre productif.
    par contre c’est plus un constat qu’un manifeste en soit tant mieux, la lutte sociale n’est pas une folie.

      • Tiens, c’est drôle je t’avais déjà parlé de ce film Archer ! (sur le fait que ce Joker arbore le même costume rouge que De Niro dans la Valse des Pantins alias The King Of Comedy).

        Pour le propos de Manox, j’imagine qu’on peut aisément se figurer que le De Niro vieux du Joker a été le De Niro jeune du King of Comedy, du coup ! ^^

        • En effet Chupu. Comme quoi ton intuition était juste ! ^^
          Vous m’avez rendu curieux les gars. J’essaierais de me faire La Valse des Pantins prochainement.

      • le mieux c’est que tu vois le film, mais le réal a déclaré que c’est plus qu’une source d’inspiration. j’ai revu la valse des pantins quelques temps ce qui est encore plus marquant. L’univers de batman n’est aucunement nécessaire au film « joker ».

  15. A vous lire tous (merci d’avoir indiqué les Spoils 🙂 ) je suis impatient d’aller prendre ma claque moi aussi ! Merci pour vos passionnants retours et votre enthousiasme communicatif 🙂

  16. J’ai adoré et ça me réconcilie un peu avec DC et le genre superheroique, que je commençais à zapper.

    Chacun ses goûts, mais moi c’est ce genre de film que je kiffe: les films ambitieux, mature que la fox, sony ou warner savent nous pondre de temps en temps.

    On en aurait eu plus de films de ce calibre, si warner s’était fait confiance au lieu de tenter de copier marvel, sans avoir la recette secrète.

    Bref, j’attends the batman pour vibrer à nouveau pour le genre.

    • @ Frétide : c’est pas qu’ils ont essayé de copier Marvel Studios. Au départ, ils ont même fait le contraire, c’est à dire surtout pas de fil rouge et de continuité, tandis que les autres pensaient stratégie à dix ans, ce qui était quand même vachement risqué ! Là, le risque a payé, mais ils auraient très bien pu se planter. Quand ils ont vu que ça fonctionnait chez Marvel, et aussi que la vision de Snyder faisait pas forcément l’unanimité, DC a donc essayé de rattraper le coup en faisant rapidement sortir une Justice League dont les personnages n’avaient pas été réellement présentés avant, mais ça l’a pas fait d’abord parce que les Snyder ont perdu leur gamine ce qui a complètement bouleversé leur univers, et qu’il a fallu remplacer Zach; ensuite parce que le fait de vouloir unifier un univers comme Marvel l’a fait sous-entendait une direction artistique commune à tous les films, c’est à dire les mêmes codes de couleurs, de costumes, etc etc. La fameuse patte qu’on reconnaît à chaque fois dans un Marvel (ou un CW-Berlanti) et qui est autant un atout qu’un inconvénient. Chez DC, on n’est pas parti sur cette stratégie là, donc on s’est retrouvé à essayer d’unifier des univers qui n’avaient pas été présentés et qui n’avaient pas de tronc visuel commun. ça a donné ce que ça a donné, c’est à dire un truc bizarre. Pas vraiment fini d’ailleurs, à cause du drame des Snyders et de la reprise par Whedon qui a fait tout ce qu’il pouvait, en essayant de « copier » un peu il est vrai. Maintenant, c’est trop tard, et ils ont plus intérêt à développer des projets séparés les uns des autres, et à les confier à des réals qui ont une vraie vision et à qui ils vont laisser un cahier des charges plus libre. Wan, Jenkins, Phillips, et d’autres. Du coup on n’a pas d’univers réellement partagé, ou bien ça ne se voit pas trop, mais en revanche, et c’est ce que tu soulignes, ça ouvre la possibilité de faire des films plus personnels, donc plus ambitieux, et notamment plus matures, dans le sens plus adulte, pas forcément dark non plus d’ailleurs ! Si ça permet de concurrencer créativement Disney Marvel, c’est effectivement une très bonne chose. Marvel se mettra sûrement elle aussi à des projets plus personnels dans le futur, tandis que DC retournera vers une unification lorsque ça sera possible. Enfin, pour ce qui est de la vision de Snyder, je crois que ce côté « dark & gritty » tout droit hérité des années 80 (Miller, Moore) est un peu passé de mode, et que beaucoup de gens ont envie de voir des trucs distrayants et marrants si possible. D’autre part, c’est correct quand c’est appliqué au Batman, j’ai personnellement trouvé que ça l’avait fait aussi sur Man of Steel, mais vouloir l’appliquer à toute la gamme, c’était pas une bonne idée du tout, car il y a des personnages qui ne sont tout simplement pas dark & gritty. Wonder Woman en est un très bon exemple. C’était pas hyper lumineux et jouasse, mais il y avait suffisamment de chaleur humaine pour qu’on retrouve celle du personnage et de son entourage.

      • Tu fais un peu fausse route. DC avait bel et bien un fil conducteur et ils ont pas décidé au dernier moment de mettre Justice League pour faire un rassemblement. C’était déjà prévu avant BvS et à l’époque, ils avaient fait un programme jusqu’à 2019 avec entre autres les films Cyborg, the Flash, Green Lantern Corps et Justice League 2 qui n’ont jamais vu le jour.
        Là où ils ont fait une erreur, c’est qu’ils avaient prévu de sortir Justice League avant les films stand-alone et donc introduire en un film 6 ou 7 personnages avec plusieurs intrigues en plus qui se concurrencent (suffit de voir BvS mélange d’intro de la JL, de Mort de Superman, de Dark Knight returns, etc.). C’est quand ils ont vu que BvS ramenait pas suffisamment d’argent au box office pour eux qu’ils ont tenté une approche plus Marvel Comedy club, ce qui a donné Suicide Squad avant même Justice League, qui avait clairement la prétention de se vouloir un phénomène GotG n°2.
        Je suis pas convaincu sur ton argument de Marvel se mettant à faire des projets plus personnels, c’est rarement l’optique de Disney. Ça fait 10 ans maintenant que le MCU a commencé et à l’origine (avant le rachat par Disney), il y avait cette idée de différenciation entre les films qui avaient chacun leur patte (bonne ou mauvaise, ça ça regarde tout un chacun). Je vois pas trop pourquoi ils reviendraient en arrière maintenant. Après, ils vont peut-être me faire mentir vu qu’ils ont annoncé Doctor Strange comme un film d’horreur (mais qui reste tout public, quand même, donc bon, « horreur » c’est tout relatif). Tout comme ils n’ont pas l’intention d’intégrer Venom parce que « trop violent » (enfin, ça ça va peut-être changer aussi et de toute façon le perso est PG-13). Donc voilà, je vois pas vraiment Marvel devenir plus « dark ». Et DC, à part pour les projets indépendants comme Joker, je les vois pas le faire non plus. Peut-être une vague de films sur les super vilains à venir, si Joker rencontre le succès, mais en tout cas, pas pour feu le DCEU

        • @ StormXZ : Es-tu vraiment sur qu’ils avaient un fil conducteur ? C’était quoi du coup ? Parce qu’ils avaient annoncé plusieurs films c’est vrai, mais comme tu le dis, ils ont choisi de sortir JL avant, et c’est ce qui me dit qu’il n’y a pas de fil conducteur, tandis que chez Marvel, ils ont créé un univers partagé au fur et à mesure qu’ils sortaient leurs films, ce qui dépasse bien l’idée d’un rassemblement de personnages. Le fil conducteur étant le projet Initiative de tonton Fury, et la quête des pierres d’Infinité. Même si effectivement DC avait des films « en développement », c’est à dire que des types bossent dessus mais on n’est pas sur que ça va se faire et ça se fait ou pas (Flash et WW en sont un bon exemple, ça fait 20 ans qu’on en parle/ parlait), donc oui il y avait des annonces mais le fait que justement une bonne moitié de ces films n’ont jamais vu le jour (ou du moins pas encore) n’est elle pas la preuve qu’il n’y avait pas vraiment de fil conducteur ?

          Oui, Marvel Disney se lancer dans des projets personnels, tu as raison je m’avance peut être un peu vite 😀 Mais disons que si j’étais eux, c’est ce que je ferais pour disons diversifier un peu l’offre, sachant que le public peut avoir envie d’autre chose, mais en même temps, si leur recette actuelle fonctionne, elle peut très bien fonctionner encore.

          Je suis persuadé qu’on aboutira à un DCU mais faudra encore attendre un peu. Trop de changements entre les Supes, les Bats, etc. Le côté marrant, c’est qu’on a bel et bien un univers unifié au travers des séries télé de Berlanti LOL Qui l’aurait parié ? 😀

          • Le projet de base initié par Snyder n’incluait pas de films solo si ma mémoire est bonne. Le plan c’était :

            MoS : introduction de Superman dans un monde un peu grisou (première lueur d’espoir);

            BvS : intro de Bat et WoWo, des héros déchus témoin d’un monde bien sombre, et sacrifice de Sup qui ravive leur flamme héroïque;

            JL : Leur héroïsme ravivé, Bruce et Diana recrutent d’autres héros, et ensemble ils font face à un Superman corrompu (le fameux Knightmare, pas ce qu’on a eu dans le film…), puis le ramènent du bon côté et la Justice League est formée (la lumière brille sur le monde).

            On aurait eu une trilogie progressive avec un Sup en solo, puis la trinité, puis la JL, et c’était très bien comme ça. Evidemment l’échec de BvS et l’appel de l’univers connecté a changé la donne…

          • @The_Ghost : Pas mal de rumeurs sont venues se greffer là-dessus après, comme le film Green Lantern Corps par exemple, mais de ce que je me souviens à la base c’était ça. C’était léger (une trilogie à peine, avec possiblement un JL en deux parties), mais bon ça se tenait en termes de construction : un modèle différent de celui du MCU (plusieurs films solo –> réunion) mais qui avait du sens (1 film solo –> trinité (+2 persos) –> JL (+3 persos).

          • Tout à fait, c’était ce fil-là dont je voulais parler et JL en 2 parties car la première était censée être très noire (mort de Lois Lane, domination du monde par Darkseid et Dark Superman) et la seconde avec le retour de l’espoir.
            Les films solos étaient plus un complément du fait qu’ils arrivaient après.
            Je crois me souvenir qu’ils avaient affiché une fresque à un moment (vers 2014) avec la liste des films que j’ai mentionné plus haut, un peu comme pour ce qu’ils font pour l’annonce des phases chez marvel.

  17. A lire tout les commentaires cela donne envie, j’espère que c’est le film tant attendu qui va redonner un second soufle au genre sh qui est devenu très lassant au cinéma, et peut être lancer d’autres projets du genres chez la warner et sony.

    • J’espère sincèrement que la warner va surfer sur ce succès et nous proposer des films plus matures et ambitieux. Il faut une contre proposition à marvel, qui est imbattable dans son domaine. Ce qui me plaît dans ce film, c’est le fait que ce joker ne cherche pas à faire différent de Ledger à tout pris, mais que l’acteur livre sa prestation personnelle. Je regrette que Leto n’ait pas eu cette opportunité…

      Et je regrette aussi que la warner n’ait pas laissé Snyder aller au bout de ses ambitions, vu le résultat au final.

      Bref, il faut laisser les gens proposer leur vision sans les brider, il faut laisser faire Wann, Jenkins, Gunn, Reeves et les prochains pour avoir des produits plus singuliers et aboutis encore.

      Dire que certains crachaient sur l’idée même de ce film, heureusement que la warner n’a pas renoncé à cette idée. Au final, mieux vaut avoir des bons films déconnectés qu’un sous mcu.

      • Fais attention Angyo. Souvent quand on lit trop de bien d’un film, on en attend trop. Essaie de poser ton cerveau et d’oublier tes attentes. Mais bordel que c’est bon ^^
        Malgré toute ma mauvaise foi, j’ai surkiffé.

  18. CE FILM EST UN PUTAIN DE CHEF D’OEUVRE, ALLEZ LE VOIR. SURTOUT SI VOUS KIFFER LES FILM DARK AVEC DE LA PSYCHOLOGIE. VRAIMENT, TOUT EST PARFAIT, CRITIQUER CE FILM COMME ÉTANT « NUL » C’EST JUSTE ESSAYER DE SE RENDRE INTÉRESSANT CAR IL EST VRAIMENT SUPER. J’AIME LES MAJUSCULES

  19. I je ne comprends pas les critiques sur le fan service je ne trouve pas que ça discrédite le propos du film. Et désolé moi j’ai envie de voir une suite !!

  20. Pour ceux qui ont vu le film en AVP FERMEZ LA et arretez de mettre dans vos messages SPOILER SPOILER en sachant que d’autres qui tombent dessus vont les lire.

    Je vais voir le film mercredi et j’espère le voir tranquillement et savourer ce moment.
    A part ça, je viens de me procurer la première partie en album des 6 chapitres de DOOMSDAY CLOCK mais WAOW !!
    ( en VO pour l’instant ) quelle claque, j’attends que Gary Franck et Geoff Johns termine le dernier chapitre ( 12) pour me le procurer en 2020 et ensuite en VF par la suite.
    Ce run pourrait être un putain de film, un rêve de voir les Watchmen et Super Héros DC.
    Pourtant, j’entends rien sur ce titre, par contre beaucoup de critiques sur Geoff Johns qui ne sont pas terrible le concernant, je trouve que c’est un bon auteur.

    • @ Deathstorm : Ouh, la la, t’es bien énervé toi ! 😀 Moua quand je vois SPOILER écrit bien en grand, ben je fais tourner la rondelle (de ma souris, hein) et en cas de doute, je clique sur un autre article. L’idée c’est de mettre SPOILER pour que les gens lisent pas la suite, y’en a même qui l’écrivent dix fois ! 😀

      On critique beaucoup Geoff Johns, et je me fais souvent la même réflexion sur des types comme Damon Lindelof et Brian Bendis. On oublie qu’on leur doit quand même respectivement des trucs comme LOST, Ultimate Wolverine Vs Hulk, et Dark Reign qui était tout de même l’idée du siècle, non ?
      C’est juste que les auteurs/ directeurs/ producers réussissent parfois, et se plantent d’autres fois, c’est comme ça, c’est la vie. Mais que veux tu, les gens sont c…. et ils ont une mémoire et courte, et sélective.
      Tu as l’exemple de Martin Campbell aussi. C’est le type formidable qui a fait Casino Royale, et les deux Zorro avec Banderas, et c’est aussi le tâcheron qui a fait Green Lantern avec l’ami Reynolds ! Si ça c’est pas un bon exemple ! Et à ton avis, les gens se souviennent de lui pour lequel des deux ? 😀 C’est quand même des métiers où faut avoir un mental fort ! 😀 😀 😀 😀

      • « y’en a même qui l’écrivent dix fois !  »
        Ahah ça c’est ma touche perso The_Ghost ! Pour être sûr que le spoil n’apparaisse pas en page d’accueil déjà (je me suis fait avoir une fois… 🙁 ), et aussi pour que ça se voie immédiatement quand on balaie mon commentaire des yeux. 😉

        • @ Archer : eh oui, Archer, c’était un clin d’oeil qui t’était destiné ! La reconnaissance de tes efforts ! Je n’ai lu aucun de tes commentaires, ou de tes échanges avec les autres, et il me tarde d’avoir vu le film pour pouvoir me plonger dans tout ça. D’autant que j’ai lu qu’il était question de Sinatra !
          Bon, mes deux épisodes de Stumptown sont chargés, je vous lâche. Belle soirée les mecs ! 😀

    • Du coup quand tu auras vu le film mercredi tu t’abstiendras également d’en parler pour ceux qui ne pourront pas le voir avant la semaine suivante ?
      Venir dans la section « commentaires » de la critique d’un film qu’on n’a pas vu, c’est pas très malin quand on veut éviter les spoilers. Malgré ça on est conciliants, on prévient avec ces énormes SPOILERS SPOILERS pour les inconscients qui aiment jouer avec le feu. Soyez pas bêtes, ne lisez pas ce qui suit. Ou alors ne venez pas vous plaindre ensuite.

      • @Archer T’inquiète pas, je ne dirai rien du film concernant ses détails, je suis les critiques du film qui sont pour beaucoup dithyrambique, je m’en ferai ma propre appréciation mercredi, et j’ai hâte.

      • A. Fleck = Arthur Fleck, le nom du Joker dans le film. Sauf que Afleck (ou Affleck ou un truc comme ça) c’est aussi Ben Affleck, le Batman de Batman v Superman et Justice League. Là où Pattinson c’est le prochain Batman.
        Du coup A. Fleck (Affleck) contre P. Attinson (Pattinson) quoi. Joker hors continuité du DCCU contre Batman hors continuité du DDCU, mais qui sera également un Batman contre Batman, puisqu’on en aura deux en compétition au cinéma, si Affleck reprend le rôle pour un Justice League 2. Même si j’y crois pas trop. X)

  21. Sur IMDB 9/10 avec plus de 100 000 votant
    mais sur métascore seulement 58 pour la critique presse ce qui m a beaucoup surpris

    a titre de comparaison la notes métascore de
    antman 2 = 70

    J’ai essayé de voir comment les mauvaise notes étaient justifiées …

    « Piece of **** ! Psychotic movie… about a Psychokiller, the movie tries to make you emphatize with a Psycho serial killer. »

    ou encore chez Time ou c’est dans la même veine .. on met une mauvaise note sous couvert de « mauvaise » idéologie ou apologie du crime etc…

    Il me feront toujours rire ces amerloc dans leur hypocrisie et leurs contradictions …
    On préserve le deuxième amendement qui donne le moyen aux psychotiques de faire leur tueries de masse mais par contre on tape sur des films ou des jeux video qui n’ont en rien la prétention de faire l’apologie de quoi que ce soit mais juste de raconter une histoire.

    Aprioris selon certain média on aurait pas le droit de faire de lien entre l’évolution de la psyché des tueurs et leur rapport a la société dans laquelle ils évoluent. Faudrait juste dépeindre un esprit malade dans une société parfaite.

  22. Est-ce que les annonces de projet pour Mister Freeze et Catwoman, c’est du pipeau aussi ?
    Pas vu le film Joker encore, j’y vais samedi, j’ai hâte !

  23. Catwoman à la sauce Halle Berry non merci, Matt Reeves a intéret a ne pas nous faire ce que Hollywood veut de lui faire du forcing pour intégrer une communauté exotique parce que c’est la mode (sociale) vu que les entreprises ne nous demandent pas notre avis pour intégrer tel type ou style de personne offert au public dans un grand paquet cadeau.
    On ne prend pas les artistes pour leur compétences pour leur appartenance ethnique, orientation sexuelle et religieuses, et donc agaçant pour ma part.
    J’ai vu la short list des actrices pour interpréter Catwoman, c’est très explicite, il suffit de regarder le type d’actrices;

    • @ Deathstorm : Alors sans entrer forcément dans un débat, la différence entre ce cas et d’autres, est que Catwoman a déjà été noire dans les comics (si mes souvenirs sont bons dans Batman Year One), et elle était déjà interprétée par Eartha Kitt dans les années 60. Donc bien avant Halle. Pour ma part, comme je suis farci des dessins d’Adam Hughes, j’aurai voulu voir un sosie d’Audrey Hepburn, mais si c’est pour lui mettre des lunettes et pas de masque comme Anne Hathaway je trouve ça un peu dommage, du coup si c’est bien fait cette fois ci, ça me choquera pas s’ils nous castent une black. Et après tout, Burton nous avait bien mis une blonde, alors ma foi…. faut voir de toute façon.

      Autrement, juste nous rappeler que le Catwoman version Halle Berry était l’oeuvre d’un français, hu hu hu… Y’a un moment, faudrait quand même lui pardonner d’ailleurs… faut laisser le passé derrière 😀

    • Ah, j’ai vu leur podcast, je n’ai pas écouté….ça laisse songeur, ils disent que le film est vide….comme quoi les goûts et les couleurs, je l’écouterai si je vais voir le film, pour l’instant d’autres films passent devant. Mais, j’aime bien leurs avis à NoCiné, pas toujours d’accord, mais c’est argumenté.

      • Ça dépasse le cadre des goûts là, on est dans la pure mauvaise foi. Parler de coquille vide, de mise en scène superficielle ou d’une absence de personnage et de jeu, quand on voit la prestation de Phoenix…

      • Enfin entendu… bien moyennement argumenté, trop 1er degré et show-off à la fois.
        Pas comme s’ils s’y connaissaient vraiment en comic book movies (ils se sont arrêtés à Raimi et c’est tout).

    • Moi qui d’ordinaire apprecie ce qu’ils font

      Je ne peut qu’être en complet désaccord avec cette critique (oui y a énormément de mauvaise fois, mais ils ont principalement juste rien biter au film)

      Mais de base ils prennent le mauvais angle en pensant que le film traite de la folie du joker… (la scène où il decsend les escaliers est censé décrire sa folie… non les gars…)

  24. « Bientôt sur nos écrans… La campagne électorale du milliardaire Lex Luthor pour se faire élire à la Maison Blanche ? Le combat contre la déforestation en Amazonie d’une militante écologiste nommée Ivy Pepper ? Ou encore, la vie quotidienne dans un royaume reculé d’Europe de l’Est, gouverné d’une poigne de fer par un certain Victor Von Doom (#TeamNoahHawley) ? Le potentiel est énorme ! »

    J’ai lu cet article hier, qui demande d’autres films sur des vilains, la coïncidence est saisissante :
    https://www.houstonpress.com/arts/why-joker-when-we-could-have-had-a-poison-ivy-film-instead-11349512

    • C’est toujours bon d’écouter des avis contraires. Même si personnellement je trouve que ça manque de nuances (reproche que l’on peut faire aussi sur les avis dithyrambique).

  25. [Avis sans spoilers]

    D’abord j’ai trouvé le film « bon » mais j’hésite encore à lui donner « très bon », si c’est le cas ce sera grâce à la superbe prestation de J.Phoenix (j’attends patiemment de revoir le film dans quelques mois).

    Cela dit je suis un chouia déçu parce que le film a exactement le niveau auquel je m’attendais : « bon ».
    Malheureusement « l’excellence » est inatteignable (donc chef-d’œuvre clairement pas). Seul J.Phoenix atteint ce niveau mais la réalisation n’est pas à la hauteur de sa prestation. Attention je ne dis pas qu’elle est ratée, elle est bien, Todd Phillips fait l’effort mais pour un projet pareil il n’a pas le niveau à mon sens.

    Egalement, je trouve que le film manque de subtilité, on a là un film qui déroule simplement, ce qui n’est pas dérangeant en soi car la simplicité est parfois bien plus percutante. Toutefois, pour ce film en particulier (au vu des ambitions affichées) j’aurais aimé que ce soit un minimum le cas.

    Bref il s’agit bien sûr d’un avis à chaud, pas le meilleur film de l’année mais c’était bien. Seul regret étant qu’avec + de finesse et un meilleur réalisateur -> ça aurait été tellement mieux.

    • Je te trouve dur vis-à-vis de la réalisation et je serais intéressé de savoir plus en détails ce qui lui manque selon toi (et quel est le meilleur film de l’année pour toi ^^).
      Pour ma part je vais devoir revoir le film pour y porter plus d’attention, mais en termes de cadrage et de jeu de couleurs j’ai souvent trouvé que Joker s’approchait assez de ce que peuvent proposer Bong Joon-Ho ou encore Shyamalan…

      • @Archer

        C’est une question difficile parce que j’ai vu le film 1 fois mais je vais essayer. Désolé si je compare avec d’autres réalisateurs/films mais je ne vois pas comment l’expliquer autrement.

        Vis-à-vis de la réalisation comme tu dis il y a des choses intéressantes sur les couleurs, j’y vois un travail soigné c’est sûr. Mais prends par exemple Eyes Wide Shut (1999) au niveau des couleurs, je trouve le travail bien plus séduisant/performant. Bon j’avoue je sors une pointure comme Kubrick mais quand j’entends partout « chef-d’œuvre par ci, chef-d’œuvre par-là, Mostra de Venise etc. » ben prenons le haut du panier si tu veux bien^^ (et je précise que je ne suis pas fan de Kubrick, je respecte son travail c’est tout). À ce niveau le film n’atteint pas non plus un film comme Mean Streets (1973), bien plus tranché dans le choix de ses couleurs mais plus percutant je trouve pour représenter la ville.

        Egalement, hormis quelques moments, je trouve que les lumières ne mettent pas assez en avant le Joker, ça esthétise, c’est beau, mais ça n’est pas là pour sublimer le Joker. Regarde comment le Joker de T.Burton est éclairé, là J.Nicholson + son costume/maquillage ressortent magnifiquement bien à l’écran pour moi.

        Aussi je trouve que Todd Phillips le film de manière assez sage, ok les gros plans sur le visage ça fonctionne, pour le reste ça reste assez conventionnel, hormis 2 scènes dont une avec un miroir.
        J’en arrive donc aux mouvements de caméra : je trouve que J.Phoenix virevolte, malheureusement la caméra ne virevolte pas avec lui. Todd Phillips est trop sec à ce niveau. Encore une fois je reviens à Joker Nicholson qui s’éclate avec une caméra qui s’éclate tout autant à le filmer : plonger, contre plonger, travelling arrière et apparition du clown assis sur son siège, plan circulaire, plan-séquence -> évidemment ce sont des effets dont il ne faut pas abuser et Burton arrive très bien à doser le tout à mon sens.
        En fait, je trouve que Burton le film avec une certaine élégance/poésie, ce que le Joker de T.Phillips n’a pas.
        Après si tu préfères cette manière plus sèche pas de soucis mais moi ça me parle moins.

        De plus, je n’ai pas vu un travail folichon au niveau des transitions dans ce film, hormis une et encore l’effet est assez simple.

        Une scène qui révèle particulièrement bien les limites de T.Phillips pour moi :
        SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER
        Vers la fin, lorsque le Joker est poursuivi par les 2 policiers dans le métro, désolé mais comme on me vend « le film de l’année » eh bien durant cette scène j’ai pensé : « T.Phillips tu n’es pas Brian de Palma » me remémorant donc des scènes similaires présentes dans Carlito’Way (1993) et Dressed to Kill (1980). Et là tu sens les limites de T.Phillips qui n’arrive pas à transformer l’essai comme un excellent réalisateur aurait été capable de le faire (ce n’est que mon avis hein^^)
        Donc dans Joker, tu as ressenti une énorme tension durant cette scène ? Tu as trouvé cela très bien réalisé techniquement ?
        SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER

        Il y aurait bien d’autres choses à dire, certaines vont me revenir mais à l’heure actuelle (avec mes petites connaissances à moi) voilà ce que je peux te dire à ce sujet^^

        Le film de l’année hum je dirais Midsommar de Ari Aster.

        • Merci pour tes explications Hipopotakluk. Je repenserai à ce que tu as dit lors de mon prochain visionnage. Je ne connais pas trop les films que tu as cités, je n’en ai vus que quelques uns donc je ne peux pas comparer.

          Par contre tu as fait une remarque que je trouve intéressante et qui m’interpelle:

          SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS

          « En fait, je trouve que Burton le film avec une certaine élégance/poésie, ce que le Joker de T.Phillips n’a pas.
          Après si tu préfères cette manière plus sèche pas de soucis mais moi ça me parle moins. »

          Bon déjà j’ai tendance à préférer moi aussi des styles de réalisation plus fluides et moins bruts, mais il me paraît évident qu’il y a dans Joker une recherche d’hyper réalisme, que ce soit dans la représentation de la folie ou dans l’exécution de la violence physique. Et à partir de là je trouve que ce style « sec » comme tu dis a du sens : il est approprié à la façon dont on veut montrer les choses.

          « Donc dans Joker, tu as ressenti une énorme tension durant cette scène ? Tu as trouvé cela très bien réalisé techniquement ? »

          Cette scène a bien fonctionné sur moi mais je ne pourrais pas te dire ce qui techniquement fonctionne ou non ici. Par contre à côté de ça la première scène du train m’a parue vraiment maîtrisée, entre cette lente plongée de Fleck dans la folie et ce changement brutal d’éclairage, de couleurs et de musique.
          Pas mal de plans restent encrés dans ma rétine aussi. Je parlais des plans répétés sur les escaliers plus haut, mais il y a aussi ceux du couloir là où il vit, et qui évoluent au cours du film. Le Joker en costume dans l’ascenseur, le sourire formé avec du sang…

          Enfin, je pense qu’on est d’accord sur les qualités du film en fait, mais qu’on n’a simplement pas les mêmes éléments de comparaison. Dans mon univers cinématographique, en termes de réalisation pure ce film ce situe clairement dans le haut du panier, avec ceux de réalisateurs comme Nolan, Shyamalan ou Boog Joon-Ho. Mais j’avoue ne pas connaître le cinéma de Kubrick ou De Palma qui sont peut-être des maîtres d’un niveau encore supérieur. ^^

          Quoiqu’il en soit, on en reparlera avec plus de recul et unsecond visionnage !

          • @Archer : « Par contre à côté de ça la première scène du train m’a parue vraiment maîtrisée, entre cette lente plongée de Fleck dans la folie et ce changement brutal d’éclairage, de couleurs et de musique. »

            Je te l’accorde cette scène est très réussi^^

            [Attention présence de spoilers]
            J’ai un peu cogité sur le film je me permets d’ajouter d’autres éléments :
            Il manque peut-être un côté macabre à ce Joker. On parle bien de l’incarnation ultime du mal, du chaos, la folie etc. C’est pourquoi j’ai l’impression qu’il ne « s’amuse » pas lorsqu’il commet ses méfaits, surtout lorsqu’il tue, j’y vois un tueur froid (quelque part raccord avec la réalisation) qui passe vite à autre chose. Il manque cet aspect clownesque dans les actes horribles. À l’inverse le Joker de Nicholson avait cette capacité à s’amuser en toutes circonstance (tirer dans tous les sens n’importe comment, parler à un cadavre encore tout brûlant puis lui exploser de rire au visage etc.).
            En fait Phoenix fait le clown avant l’acte alors que Nicholson fait le clown avant/pendant/après l’acte.

            Du coup, pourquoi je dis tout ça ?^^ Eh bien pour toutes ces raisons je trouve que le Joker Phoenix est incomplet, j’y vois quelqu’un de diabolique mais il n’incarne pas pleinement le mal comme son homologue papier, cela à cause d’un manque d’audace, un peu comme si le film s’était bridé.

            Autre point : pendant une bonne partie du film j’ai eu l’impression qu’un peu d’affection de la part d’un tiers suffisait à ramener Arthur du bon côté -> ce qui est un peu étrange quand on parle du Joker non ?
            J’avoue être un peu circonspect, je comprends l’idée comme quoi un individu peut vriller à cause d’une multitude de micros détails, mais j’ai l’impression que ce n’est pas traiter efficacement dans le film. Certes, on suit une descende aux enfers mais à plusieurs reprises j’avais le sentiment qu’Arthur pouvait sortir des ténèbres assez facilement. Il faudrait revoir le film pour confirmer ou pas cela.
            Du coup même si globalement j’ai apprécié le traitement du personnage, il manque quelque chose et je pense que c’est peut-être ce que je viens d’énoncer.

            @Archer : « Pas mal de plans restent encrés dans ma rétine aussi. Je parlais des plans répétés sur les escaliers plus haut, mais il y a aussi ceux du couloir là où il vit, et qui évoluent au cours du film. Le Joker en costume dans l’ascenseur, le sourire formé avec du sang… »

            Exact l’escalier est une excellente idée, le sourire avec le sang également, pour le couloir j’y ferais plus attention à mon second visionnage^^
            Un plan tout simple qui m’a marqué c’est lorsque le Joker marche tranquille dans la rue tout en fumant tranquillement sa cigarette, J.Phoenix dégage une aura assez effrayante je trouve.

            @Archer : « Enfin, je pense qu’on est d’accord sur les qualités du film en fait, mais qu’on n’a simplement pas les mêmes éléments de comparaison. »

            Effectivement je pense que l’on est globalement d’accord mais on n’a pas les mêmes références, ce qui m’oblige à juger autrement/revoir le film avec tes éléments de comparaison -> intéressant^^

            @Archer : « Dans mon univers cinématographique, en termes de réalisation pure ce film ce situe clairement dans le haut du panier, avec ceux de réalisateurs comme Nolan, Shyamalan ou Boog Joon-Ho. Mais j’avoue ne pas connaître le cinéma de Kubrick ou De Palma qui sont peut-être des maîtres d’un niveau encore supérieur. ^^ »

            Supérieur je ne sais pas, en tout cas différent c’est certain et c’est là toute la beauté du cinoche 🙂

          • @Hipopotakluk :

            SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS

            « On parle bien de l’incarnation ultime du mal, du chaos, la folie etc. C’est pourquoi j’ai l’impression qu’il ne « s’amuse » pas lorsqu’il commet ses méfaits, surtout lorsqu’il tue, j’y vois un tueur froid  »

            Je te rejoins là-dessus. C’est plutôt de la colère qu’il ressent lorsqu’il tue j’ai l’impression. Jusqu’au dernier meurtre il est animé par la vengeance et ne semble pas prendre de plaisir contrairement au Joker tel qu’on a l’habitude de le voir. J’en viens à me demander « pourquoi? ». J’ai pas l’impression que ça aurait changé grand chose au film et son propos de le montrer s’amuser pendant ses meurtres. Alors pourquoi avoir décidé de le montrer ainsi ?

            « Autre point : pendant une bonne partie du film j’ai eu l’impression qu’un peu d’affection de la part d’un tiers suffisait à ramener Arthur du bon côté -> ce qui est un peu étrange quand on parle du Joker non ? »

            J’ai eu la même impression que toi, mais ça ne m’a pas choqué : je trouve logique que le Joker ait tangué entre ombre et lumière avant de s’enfoncer définitivement dans les ténèbres (à condition qu’il y reste jusqu’à la fin évidemment ^^). Je trouve même ça encore plus puissant en fait, car chaque rayon de lumière se révèle finalement être une illusion (la fausse histoire de sa mère, sa nana…).

            « Exact l’escalier est une excellente idée, le sourire avec le sang également, pour le couloir j’y ferais plus attention à mon second visionnage^^ »

            Observe bien le changement de couleur dans le couloir. C’est génial ! 🙂

            « Un plan tout simple qui m’a marqué c’est lorsque le Joker marche tranquille dans la rue tout en fumant tranquillement sa cigarette, J.Phoenix dégage une aura assez effrayante je trouve. »

            Très efficace aussi également, c’est vrai !

  26. Je ressors de ma séance en VOSTFR et je ne sais pas par où commencer. Déjà c’est évident que je vais devoir le revoir ce week-end, peut être en VF cette fois. Joaquin Phoenix est excellent. Putain d’acteur. Il est Arthur Fleck. Puis il est cette deuxième entité, ce deuxième Arthur, un peu plus fou. Puis il est le Joker. Phoenix n’a pas un mais trois rôles. Rien que ça force le respect. Le reste du casting est également très bon, en particulier Frances Conroy, qui joue la mère d’Arthur.
    La réalisation est parfaite, minutieuse et maîtrisée. Le réalisateur de Very Bad Trip a tenu ses promesses. Le choix du cadrage est intelligent et accentue la solitude du personnage principal et la sensation d’une atmosphère étouffante. La photographie de Lawrence Sher est magnifique. Cette gestion des lumières, les ambiances, le choix des plans, tout est sublime, c’est un beau travail qu’ont accomplit Phillips et Sher.
    La musique de Hildur Guðnadóttir complète les images comme rarement une musique de film le fait. Cette bande originale est irremplaçable, il compris les choix de morceaux non originaux tous choisis avec une grande justesse.
    Viens la question du scénario. Et c’est là que j’ai besoin d’un deuxième visionnage. En effet il y a beaucoup trop d’éléments, d’informations à traiter, et résumer ma pensée est mission impossible, car elle risque de changer. J’ai été à la fois épaté et déçu du scénario. J’ai eu tout ce que j’attendais mais j’ai aussi eu des choses que je n’attendais pas. Parfois c’était très bien trouver, en particulier l’intrigue autour de Bruce Wayne, qui tient du génie et d’autres qui n’était à mon sens pas nécessaire ou du moins trop présente, comme l’idée du rire pathologique qui était de trop pour un personnage déjà bien gâté par la vie. Certains diront que justement, plus y’en a, plus c’est facile de faire déborder le vase. À mon avis, cet handicap aurait dû être remplacé par un autre, plus subtile ou du moins atténué (un rire léger mais un grand sourire aurait été plus angoissant à mon sens) car du coup le rire en devient presque normal. L’entendre ne fais plus rien. Sa non présence au contraire étonne parfois. Néanmoins le développement du personnage, ou plutôt des personnages principaux (1 Joaquin par acte) est très très bien écrit, et subtil. Quelques facilité facilement repérable malgré tout (la petite amie imaginaire, le présentateur télé un coup gentil/un coup méchant car je m’en foutiste ou la mère elle aussi atteinte de trouble mentaux). Les dialogues sont excellents, chaque répliques fait mouche et ce qui est écrit sur le carnet d’Arthur est encore plus riche que les dialogues. Maintenant passons à la question qui fâche et fait débat : Doit-on compatir, se sentir mal pour Arthur Fleck? Et bien la réponse est pour moi évidente, c’est oui! Cependant il faut se poser la même question avec les deux autres personnages interprétés par Phoenix. À partir du moment où Arthur poursuit le troisième type dans le métro, on change d’acte et de personnage principal. Ce n’est plus un acte de légitime défense mais de la haine pure et répréhensible, bien que légèrement compréhensible. Pour le Joker, la réflexion doit être plus nuancée, car il est construit comme l’évolution des deux autres personnalités d’Arthur: il se veut comme le vengeur d’Arthur, et bien que « non politisé », il se veut le dénonciateur d’un phénomène social bien réel et grave. Les intentions sont nobles mais l’acte ne va pas de paire avec la volonté de changer les choses, qui comme on le voit avec le meurtre des Wayne engendre encore plus de chaos dans une société chaotique. Le Joker est l’allumette d’une mèche de TNT déjà au bord de l’explosion.
    La morale à tirer de l’histoire est vraiment à retenir: la société doit changer, et arrêter de couvrir son visage par un voile d’ignorance de l’autre, de sois même et de ses propres actes. Le personnage d’Arthur Fleck n’est pas responsable de son handicap ni de ses malheur et devrait être accepté comme on accepte ceux aux handicaps moins visibles ou ceux qui n’en ont pas. Il n’est pas non plus responsable de sa dépression et des passages à tabac qu’il subit. Il personnifie un besoin d’entraide social pour beaucoup de gens dans la vie réelle : les handicapés, les timides, les dépressifs, etc. Tant dans la démarche de tendre une main amicale que de fournir une aide médicale et psychologique, ce qui est surtout un problème aux États-Unis qui est parfaitement dénoncé ici.
    Pour résumé, je pense que Joker est un film très réussi et surtout important à deux points de vue: d’un point de vue cinématographique, puisqu’il révolutionne et fait évoluer le genre du film de comicbook de part sa technique et son scénario sombre, réaliste se voulant porte parole d’une révolution sociale (le film est politisé contrairement à son personnage). Le phénomène sociétal que veut engendrer le film, si il y parvient va non seulement faire de ce film une œuvre majeure de l’histoire du cinéma américain mais également de l’histoire du cinéma en général puisqu’aujourd’hui un film américain s’exporte sans trop de difficulté et est vu par presque tout les spectateurs de chaque pays. En devenant un phénomène majeur du cinéma il deviendra donc également très important d’un point de vue social, en encourageant un changement de mentalité, menant vers l’acceptable de sois et d’autrui.
    C’est pour l’instant ce que j’en tire. Je présentais bien après les trailers que j’allais voir le film de cette manière, mais je ne pensais pas autant. C’est un film qui bouleverse, à juste titre. Il bouleverse l’industrie du cinéma, il bouleverse l’industrie du comicbook et bouleverse la société au sein de chaque individu tant il divise, voir dérange, par la justesse d’écriture du personnage principal.

    • Je pense pas que ça ira jusqu’à un changement social. Certes, celui-ci est visible mais à différentes échelles, j’ai trouvé. On a d’un côté le simple aspect opposition riches / puissants qui sera vu par tout le monde je pense. Puis l’aspect handicap non reconnu. Et puis enfin, l’aspect ignorance de l’individu qui est une conséquence directe de l’individualisme de la société depuis 70 ans : le fait que chacun pense de plus en plus à son bien être et au fond, si les autres crèvent à côté, c’est leur faute. Et ce dernier point, je suis pas sûr que tout le monde le comprenne bien, justement parce que plein de monde s’en fout. C’est comme ce que dit le Joker lors du sit com à la fin : « personne ne me voyait. Maintenant, j’existe à leurs yeux. » Certes, le film le montre. Les gens vont penser au Joker (ça a même des impacts sur notre monde, avec les fusillades comme celle d’Atlanta ou les clowns tueurs). Mais après ça, est-ce que les gens vont réellement transcrire ça dans tout un chacun qu’on rencontre. Parce qu’on est pleins à être dans cette situation. M’en suis rendu compte l’année dernière en revenant à ma fac, j’étais pas mal isolé jusqu’alors et j’ai commencé à regarder les gens avec un autre regard. Et là, je me suis rendu compte que plein de gens se sentaient paumés et seuls, même si personne se l’avoue parce que c’est un signe de faiblesse que d’être seul dans notre société. Donc si on n’est pas capables de s’en rendre compte pour nous-mêmes, est-ce que ça aura réellement un impact ? Je pense pas. Peut-être sur le court terme, mais d’ici 3-4 mois, ça sera oublié et tout redeviendra comme avant. On gardera de ce film l’image d’un homme qui sombre dans la folie à cause de la corruption de la société, car c’est ce qui est le plus évident.

  27. Véritable Uppercut en effet. Dur de rester de marbre face à ce récit sombre, et ce Joker qui n’a jamais été aussi dérangeant à l’écran. Phoenix livre encore une performance mémorable, mais ça il en a l’habitude, quel acteur. La bande-son amplifie le chaos et le drame dont on est témoin, grande force du film.
    L’influence de Taxi Driver et The King of Comedy est plus qu’évidente.
    Todd Phillips a effectué un sacré tournant avec ce film, en espérant qu’il ne cède pas à la Sequel.

    On voit tout de suite qu’on est dans un film de comics indépendant, le plus terre à terre qu’on est vu, imprégné de la violence et la folie de notre société. Un réel avertissement de ce que la société et la pauvreté peut faire à un individu. Quoi de mieux que le Prince du Crime, sa naissance à la fin est grandiose.

  28. Cinq jours après avoir visionné le Joker, je voulais compléter mon premier avis posté ici après digestion.

    SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS!

    A-t-on le droit de critiquer le film de Todd Phillips? Où sommes nous condamnés à crier au chef-d’oeuvre sans se poser de questions sur les qualités et défauts de ce long métrage?
    Les étoiles se sont alignées pour que le film soit un succès: le méchant le plus emblématique de l’univers Batman + la présence de Joachim Phoenix + Le Prix à la Mostra de Venise.
    Alors j’aurais trouvé le film bon s’il ne s’était pas appelé « Joker ». Et certainement beaucoup aurait trouvé le film moins bon s’il ne s’était pas appelé « Joker ». Car c’est sur ce point là que le film me pose problème. Est-ce que nous avons à l’écran le Joker de l’univers Batman, ennemi juré de ce dernier et capable de rivaliser avec lui?

    Je ferme les yeux et je m’imagine le joker. Je vois un clown avec un large sourire effrayant. Je vois un criminel psychopathe à l’humour noir dérangeant. Je vois un homme sans passé animé à la fois d’une folie et d’une intelligence incroyable réussissant à créer une alchimie terrifiante en associant ces 2 éléments. J’entends un rire volontaire ponctuant les moments clés de ses actes…

    J’ouvre les yeux et je regarde Arthur Flek. Je vois un homme malade ayant des troubles du comportement grave dus à une enfance difficile… Snif! On commence à le plaindre, à trouver des excuses à ce soi-disant Joker… Sa maman est une malade mentale et elle lui a menti toute sa vie et elle lui a fait du mal dans sa jeunesse… AAAAAH! ou AH! AH! AH! (choisissez). Bien sur on essaye d’effacer son passé avec la ficelle de l’adoption mais le mal est fait: Joker a une excuse pour être comme il est!

    Je vois également en Arthur Flek un homme qui subit sa vie et sa transformation en Joker n’est pas volontaire mais conduite par les circonstances qui lui tombent dessus. Le pistolet vient d’un collègue de travail. Les meurtres du train sont une réaction d’auto-défense. ( d’ailleurs imaginez la même scène sans les éléments qui essayent d’excuser l’acte meurtrier: le harcèlement de la jeune femme et le passage à tabac sur Arthur. Imaginez le même train avec trois jeunes friqués chantant et rigolant en voyant le clown et le rire d’Arthur juste avant son passage à l’acte: ça fait un peu plus « joker » non?). Arthur devient malgré lui le porte drapeau de la révolte de la population de New-York/Gotham: un assassin comme figure de proue d’un mouvement de contestation ? WTF?

    Arthur Flek subit tout au long du film.
    J’ai un espoir quand il descend en dansant les longs escaliers de pierre: Joker serait-il né? Je déchante rapidement lors du passage à la TV ou Arthur subit passivement l’interview. Arthur se dit apolitique mais bascule dans le discours politique l’instant d’après avec une tirade écrite à la fourche par les scénaristes. Arthur est dominé complètement par Murray et sa seule option est cette pulsion meurtrière.

    Alors oui, Joker a des pulsions de folie mais celles-ci sont généralement imprégnés de son intelligence. Or Arthur n’est pas quelqu’un avec une intelligence hors norme. Le chaos n’est pas le but de sa folie; le chaos arrive à la suite des pulsions d’Arthur comme un cheveu sur la soupe. Il n’y a pas une once d’anticipation dans les actes de la vie d’Arthur. Il se retrouve clown symbolique tout comme il aurait pu se retrouver tout nu dans la fontaine de Gotham.
    Arthur n’a aucun talent d’écriture et aucun sens comique. J’avoue le seul moment où il m’a fait rire est quand il danse devant les enfants à l’hôpital et fait tomber le pistolet. Ses blagues sont nulles et le restent jusqu’au bout. On est loin de la folie malsaine d’un joker. Les blagues d’Arthur ne sont même pas cyniques mais puériles. Puériles tout comme son imagination qui aboutit à des hallucinations dignes d’un enfant en primaire qui rêve d’embrasser sa jolie camarade de classe…
    Oublions l’aspect criminel psychopathe car Arthur est juste un psychopathe ou sociopathe qui pète un plomb.
    Et le rire? Celui qui devait ponctuer les moments forts est devenu une pathologie qui se manifeste involontairement quand Arthur est nerveux! LOL!

    Vous imaginez un instant Arthur Flek dans 10 ou 15 ans face au Chevalier noir de Gotham?

    Alors oui le film repose sur la prestation talentueuse de Joachim Phoénix. Mais on connaissait déjà ses qualités et ce film va certainement le mener aux oscars.
    Mais pour le reste? Des plans magnifiques de la ville, on est d’accord; une musique envoûtante, c’est vrai.
    Et sinon? Des dialogues simplistes, des thèmes vus et revus (les riches, c’est des méchants!), des twist sur les hallucinations à la « sixième sens » en moins bien, des fils rouges peu intéressant dans leurs constructions et leurs résolutions, des connexions avec l’univers Batman inutiles et mal faites, …trop long à détailler…

    Mais pour moi le point principal et négatif de ce long métrage est qu’Arthur Flek n’est pas le Joker!!!

    • Tu n’as pas compris le propos du film Papounet. Arthur Fleck n’est pas le Joker. Il le devient. On ne voit le Joker qu’au tous derniers moments du film. C’est ce que voulait montrer le réalisateur: l’évolution, la descente aux enfers et la naissance d’un monstre.

      • Je comprends cette explication. Toutefois je pense que cette progression aurait du inclure un peu plus de l’ADN du Joker: notamment ce grain de folie malsain, son intelligence hors norme, son humour dérangeant… Ce sont des éléments qu’on aurait du voir en formation chez Arthur.
        Oui un monstre est né à la fin du film mais j’ai du mal à voir le joker qui fera face à Batman.
        Après peut être qu’au bout du compte je ne voulais pas d’origin story à ce personnage d’où un certain rejet de la proposition de Todd Phillips.

        • Pour le grain de folie malsain et son humour dérangeant.. Bah j’ai trouvé que ça y était.
          Enfin on a eu de l’humour et du malsain avec son carnet de blagues (on les as pas toutes entendu en plus ! et son « toc-toc »), le fait de mettre le loquet sur sa porte et le nain qui ne peut pas l’atteindre. Ses danses étranges. Son sourire ensanglanté.. La séquence finale. Et j’en passe. Je sais pas ce qu’il te faut ? Pour ma part des fois je rigolais, des fois j’étais dérangé, souvent les deux.

          Après pour son intelligence hors-norme, peut-être pas, mais ça reste une question de point de vue. Sa manière de procéder m’a paru un certain nombre de fois très réfléchie et plus minutieuse qu’il n’y paraissait… Que ce soit en ne laissant aucun témoin dans le train (et sa manière d’agir en se mettant à couvert, en guettant), la filature de sa voisine, le fait de se maquiller en clown chez lui le jour du rassemblement (car bien qu’il dise ne pas être au courant, il semble regarder la télé, lire les journaux, donc il doit savoir) ce qui lui permet d’échapper à la police, son comportement face aux flics devant l’hôpital, il arrive à s’infiltrer sans soucis à un gala, il a réussi à avoir au dossier de l’asile d’arkham en convaincant le gars à l’accueil on ne sait comment, ou même le discours qu’il arrive à pondre à la fin !

          • A propos du nain :

            SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS! SPOILERS!

            Je trouve cette scène avec la porte fantastique pour une raison précise : elle nous fait rire pendant une scène macabre, et c’est exactement ce qu’est censé ressentir le Joker dans ce genre de moment. Toute la salle a explosé de rire à ce moment du film. C’est franchement réussi !

          • C’est soit ça, soit le manque de subtilité de Philips sur l’humour de cette scène en particulier. Connaissant la filmo du bonhomme.
            Mais je lui laisse le bénéfice du doute vu qu’il n’y a franchement pas grand chose a reproché au film.

          • C’est vrai j’avais oublié son collègue de petite taille et le verrouillage de la porte: humour malsain après une scène violente.

            Pour les blagues, aucune chance de me convaincre…
            Ils ont un peu abusé des danses et délires gestuels mais cela manquait d’un grain de folie

            Pour le reste des actions c’est plutôt léger et pas développé ou mal développé dans le film… J’ai plus l’impression qu’il arrive à passer inaperçu car son personnage est insipide au milieu des autres et plus extraverti quand il est seul: à part la fin, il danse et gesticule seul.

            Et le discours sur le plateau est plutôt médiocre et plat.

            Désolé de faire le rabat joie mais c’est mon sentiment aujourd’hui. Mais je ne veux pas gacher le plaisir de quelqu’un
            Je suis sorti de la séance en me disant c’est un bon film mais dès le lendemain j’ai commencé à douter… Film peut être à revoir mais je n’ai pas envie! lol

    • Globalement d’accord avec cet avis. Je n’ai pas été déçu car je m’attendais assez à ce que j’ai vu, après les bandes annonces. J’ai même plutôt bien aimé. Mais j’ai des réserves assez nettes.
      La performance de Joaquin Phoenix est bonne, mais finalement pauvre en variété, car elle joue essentiellement sur
      SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER

      le rire compulsif (là, chapeau pour l’interprétation), la « danse » (j’ai moins accroché, un peu trop art contemporain pour moi), fumer des clopes, faire ressortir ses omoplates. Il fait tout ça très bien néanmoins. Belle performance, même si je ne cours pas après les performances.

      J’ai trouvé ces motifs assez répétitifs. J’aurais voulu que le personnage se lâche un peu plus sur la fin, qu’il ne subisse plus son rire mais le savoure et en joue, qu’il trouve enfin son style d’humour à base de blagues mortelles (le « ce que tu mérites! » était pas mal, mais sur un ton encore trop sérieux). J’avoue que je m’attendais à plus de verve au moins à la fin du film, une fois « libéré ».

      Bref, c’est un Joker. Mais c’est pas forcément le Joker que je préfère.

      Finalement, si je dois désigner le meilleur film sur un personnage qui part en vrille, je conseillerais de regarder Chute libre avec Michael Douglas. Qui est plus sobre en interprétation, mais le film est finalement plus fin et plus profond.

    • Je rejoins aussi ton avis sur le film, le titre joker est plus un coup marketing, ce qui ne m’empêche pas de l’avoir apprécier, au final le rapprochement au comics contredit tout rapport au réel et finis par le décribiliser

    • Le parallèle aurait pu encore être plus poussé que ça au niveau de la réalisation

      Spoiler
      Spoiler

      Mais il est déjà génial
      Le Joker naît au même moment que Batman
      Et ce n est pas un fan service idiot ou placé pour faire plaisir. Il sert complètement l’histoire d’Arthur Fleck tout en rendant hommage à la mythique confrontation des 2 personnages.

  29. J’avais envie de faire mon rabat-joie, je regardais le film en me disant: mouais, y’a rien de si exceptionnel…et puis en ressortant j’étais juste sonné.
    Dois-je aimer ce Arthur Fleck? Le condamner? M’identifier? Je ne sais pas.
    Jamais un film de super-slip ne m’aura autant dérangé, questionné.
    Et oui un film de super-slip. C’était ma crainte que ce soit un très bon film mais qui n’ait rien à voir avec Batman et son univers. Ce n’est pas le cas. C’est bien Batman. C’est bien Gotham. C’est bien le Joker.
    Par manque de temps, je ne regarde quasiment plus que du film de super-slip. Quel plaisir de pouvoir enfin renouer le plaisir de fan et le plaisir de cinéphile. Et à quel niveau!
    Chapeau Todd Philipps et chapeau Joaquin Phoenix. Si ce dernier n’a pas l’oscar, je ne comprends plus rien.

  30. Un poil mitigé.. son interpretation est top mais sinon l’histoire casse pas trois pattes à un canard, la filiation avec wayne pas convaincu

    J’ai bien aimé le moment où il se teint les cheveux en vert et degouline de la coloration qui je pense rappelle lorsqu’il sort de la cuve d’ace chemicals

    • @Batou:

      SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS

      Bien vu pour la référence aux cuves, ça se tient. Par contre on est bien d’accord qu’il n’y a pas de filiation hein, c’était un délire de la maman. 😉

      • C’est blindé de reférence à a killing joke
        Ce n’est pas ouvert comme idée ? Lorsque vers la fin il retrouve une photo de sa mère jeune signée TW

  31. Chose que je n’ai pas du tout aimé lorsqu’il rentre dans l’appartement de la fille et qu’elle lui demande qui il est, où on comprend direct qu’il a tout inventé. Pourquoi ils ont mis des flashbacks ?? Ca rend la scène ultra ringarde à la fin d’épisode de SAW et c’est prendre le spectateur pour un con ce que le film ne fait pas spécialement en plus.

    L’idée est bonne je trouve mais l’execution beurk ça m’a sorti du film quelques minutes

  32. SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER
    SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER

    Un des points faibles du film c’est qu’il est trop prévisible.
    En ayant vu la bande annonce c’est encore pire. On sait que la finalité c’est Murray qui l’invite pour se foutre de lui.
    Du coup la scène du stand up avec les rires et le plan sur sa voisine qui rigole on comprend qu’il y a quelque chose qui ne va pas…

    Pour ceux qui n’aime pas la scène finale et auraient préféré que ça ce termine sur la voiture j’imagine qu’ils ne peuvent pas accepter d’avoir pour final une glorification du personnage par le « peuple ».

  33. Excellent film, j’ai vraiment beaucoup aimé. Je l’ai vu en vostfr hier soir, j’y retournerai surement pour le voir en français mais Joaquin Phoenix livre une performance remarquable, je ne ferai pas dans l’originalité en disant qu’il se positionne bien pour un futur oscar… Le film a des défauts (scénario assez prévisible, histoire de l’homme banal qui part en sucette déjà vu, liens avec les Wayne un peu superflus) mais globalement le film est très bon, il offre une belle contre-proposition à ce que peut faire la concurrence et c’est tant mieux ! A voir maintenant ce que ça va inspirer aux studios pour la suite si le succès public est au rendez-vous…

    • « Je l’ai vu en vostfr hier soir, j’y retournerai surement pour le voir en français  »
      Alors là je suis subjugué Watcher ! Pourquoi diable voudrais-tu revoir un film en VF, qui plus est avec une prestation pareille ??? ^^

      • La VF permet d’être focalisé totalement sur ce qui se passe à l’écran, alors que la VOSTFR a tendance un peu à accaparer une partie de notre esprit pour la lecture des sous-titres, du coup je suis peut-être passé à côté de certaines expressions faciales intéressantes, ou de détails visuels ayant une certaine importance, je ne sais pas. Mais bon c’est aussi surtout parce que dans ma ville il y a très peu de séances vostfr… x)

    • SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILERSPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER

      Si je peux me permettre une remarque. Pour moi l’aspect « previsible » du scénario est completement volontaire. Je m’explique: il y a une volonté claire de nous faire comprendre que nous assitons à une tragédie. Tragédie dans le sens antique du mot. Dans une tragédie le dénouement est déjà connu. Le personnage à qui on a predit un destin funeste se débat pour l éviter et c’est en se débattant que son destin se réalise. Un des exemple les plus connu étant le mythe d’Oedipe (même si une référence a Sisyphe a été relevé tres justement dans les commentaires plus haut)
      Durant les 3/4 du film le personnage d A.Fleck ne fait que subir les effets du destin (on lui met littéralement une arme dans les mains, le coup part quasiment seul etc…). En realite, c est nous spectateur qui jouons le role de la pythie (prophete du destin) car nous savons tous que ce qui va se jouer c’est l’ineluctable transformation d d’A.Fleck en Joker. Il n’y peu rien c’est prevu comme ça.
      Cela change a partir du moment où il dit explicitement que sa vie n est plus une tragedie mais une comedie.
      Avec le recul on peut même, se demander si il n’y a pas une rupture du 4eme mur, dans la scene finale ou Joker laisse supposer qu’il a créer Batman (mais je vais peut etre un peu loin)
      Tout ca pour dire que, le film n’est pas réellement prévisible mais plutôt inéluctable.

      Ce n’est qu’une interpretation

      • Intéressant. Ça se tient. Par contre tu as dit quelque chose qui me laisse penser qu’un changement de pattern aurait pu être de bon ton sur la fin :

        SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER

        « Cela change a partir du moment où il dit explicitement que sa vie n est plus une tragedie mais une comedie. »

        Le principe de la comédie et ce qui fait sa force, c’est – au contraire de la tragédie – la surprise. L’inattendu. Dans cette idée on aurait pu envisager de faire un film totalement prévisible tant qu’on reste dans le registre tragique, puis enchaîner les effets de surprises pour marquer le changement de perception du monde du personnage. Mais bon, pour moi le film fonctionne très bien tel quel. C’est juste une idée que tu m’as donnée. ^^

        • SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER
          SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILER SPOILERSPOILERSPOILER

          La transition se fait là justement.
          Il y a un élément de surprise pour le personnage lui-même en fait. Quand il se rend sur l’émission de tv, son plan c est de se suicider… et finalement…

          • Ouais, enfin c’est très léger. Un seul retournement n’est pas caractéristique d’une comédie. Dans toutes les histoires tu as un élément de surprise qui vient ponctuer l’acte final. Un truc que le héros n’avait pas prévu et qui vient modifier son plan.

      • *********SPOILERS***********************************************************************

        En l’occurence pour ce que j’ai compris du film personne ne met une arme dans les mains du Joker, à l’instar d’un Fight Club ou d’un Birdman il y a toute une partie du film qui n’existe que dans son imaginaire, notamment celle où son collègue lui aurait donnée une arme pour qu’il se défende (le même collègue qui l’aurait fait virer et qui se défend de lui avoir donné ladite arme justement)…

        Deux récits se chevauchent en fait à l’image sans se succéder. Pour moi il est interné tout le long en vérité , il a peut-être effectivement tué les traders dans le métro et sa propre mère voir son ancien collègue mais je doute en vérité qu’il ait jamais accédé au plateau télé et qu’il ait jamais approché le présentateur car ça n’aurait aucun sens.

        On le découvre à un moment donné toute la partie où il joue son spectacle et où sa voisine l’accompagne est le fruit de son imagination (puisque lorsqu’il est dans son appartement plus tard on découvre qu’elle sait à peine comment il s’appelle) il est donc improbable que le présentateur télé ait pu voir une version filmée de son spectacle et l’ait fait inviter sur le plateau, d’autant plus si il avait assisté à l’émission dans le public précédémment avec son rire si caractéristique. Il est plus logique que ça ait été l’émission préférée de sa mère et qu’il en ait fait une obsession confortable.

        Pareillement il est impossible que son acte supposé sur le plateau télé l’ait amené à simplement se faire arrêter par la police qui le laisse mettre le nez à la fenêtre et qu’une série de meurtres ultra-violents suscitent une insurection civile dans la réalité il aurait été abattu d’office ne serait-ce que par un vigile vu le contexte… je pense a priori que c’est une satyre sur l’influence des médias qui permettent à ce personnage imaginaire d’Arthur Fleck de se dédouaner des actes qui l’ont mené à Arkham en s’inventant une histoire sur ses origines comme le fait souvent son alter ego de papier.

        Là où la version de Ledger assumait totalement son côté sadique et dérangé, il est tout à fait possible aussi, que, sous cet air innocent et ce personnage de victime sous l’identité de Fleck, ça soit bien le vrai Joker machiavélique qui s’amuse de la psychiatre avec cette histoire qui l’occupe en attendant son évasion qui est peut-être la seule chose réelle puisqu’elle conclut le film.

    • Watcher> Simple curiosité c’est qui ou quoi exactement « la concurrence » du film « Joker » que tu évoques? Parce que bon soyons honnêtes on va pas être assez naïf pour le comparer aux films de super héros de DC et Marvel quand même? C’est comme si tu comparais « Legion » et « Agents Of Shield » c’est deux salles deux ambiances…..

  34. Désolé je vais sortir de l’opinion générale, mais je n’ai pas du tout aimé le film.
    L’histoire d’un citoyen qui vit avec sa mère et qui a des problèmes d’intégration comme d’identité, c’est un éternel sujet surtout en 2019. Et largement universel. On ne va pas revenir sur l’actualité, et refaire une chronologie depuis La Haine.
    En scénario, donc rien de nouveau. Les riches sont les méchants, et les inaudibles sont malheureux, c’est vachement original comme histoire…! La performance de l’acteur, sans aucun doute un jeu qui sort du lot. Mais à propos du profil même et le ramenant à la BD, Nicholson et HeathLedger étaient de vrais Joker.
    Des dialogues misérables, des décors qui n’ont pas du coûter cher. Vu les deux heures de film, sorti des studios et des plans en banlieue, le producteur a du simplement renoncé à sa Ferrari.
    Et chose essentielle que personne ne soulève : un bon méchant repose sur un héros. Sans Batman, pas de contradicteur, donc un Joker inerte et sans saveur. Revoyez les autres films, et vous comprendrez que les répliques font le personnage. C’est la confrontation de deux personnes idolâtrées qui assure leur profondeur. Et des motivations si un torturés pouvait les justifier. Là, aucun contradicteur, juste une société qui est à remettre en question. Un éternel sujet littéraire comme télévisuel. Cette histoire est un reportage d’Envoyé Spécial ou de 66 Minutes rien de plus. Concernant sa probable violence, zappez sur Harry Roselmack le dimanche soir quand il parle des bergers qui chassent le loup…

    • a aucun moment le film ne se targue d’être un film de super vilain ou de rendre hommage au méchant des comics qu’on connait tous.
      en fait le film est à 1 famille (wayne) de ne rien avoir à faire sur ce site. Pour moi la comparaison avec les autres jokers ne sert à rien

    • Euh alors je suis pas du tout expert en dc comics et encore moins en Batman mais un des fondamentaux que le scénariste doit mettre à jour prochainement avec son « Three Jokers » c’est justement qu’il n’y a pas de « vrai Joker » et le film de Todd Philipps n’a pas pour vocation contrairement à d’habitude à placer ou mettre en lumière un « vilain » de comics, mais plus à évoquer une possible itération d’un de ces êtres qui deviennent par la force des choses des adversaires de héros.

      Si on part dans ta direction alors tu peux dire que le Thor du MCU n’est pas le vrai Thor pas plus que le Venom du film Sony parce qu’ils n’ont pas les qualités scénaristiques de leurs alter ego de comics. Après sur l’esthétisme je ne pense pas que le film soit fauché mais qu’au contraire il ne s’agit pas d’un cinéma d’action, d’effets spéciaux ou de maquillage excessif.

      C’est la chute libre d’un mec paumé victime d’une société qu’il veut intégrer et qui le rejette, un homme qu’on humilie, un homme à qui l’on ment, un homme qui s’invente une vie, et peut-être que c’est juste le Joker de Nicholson ou de Ledger qui raconte une de ses improbables et fantasques origines avant de péter un plomb et repartir avec panache dans sa folie dévastratrice. 🙂

  35. SPOILERS::Moi j’ai une question, pour ceux qui ont vu le film. Jvais sans doute aller super loin, mais avez vous remarquez un certain conte-à rebours dans le film.. Le 8 pour le N° de l’appartement. le 7 lorsque Joaquim descend les escaliers de l’asile, il y a le 6, le 5, le 4 juste derrière DeNiro quand il rencontre Joaquim dans la loge, le 3 juste en bas de la camera de télévision juste avant que Joaquim prenne la camera, le 2 (au niveau des dizaines de télé) vers la fin.. et le 1 qui serait l’avènement final du joker à la fin sur la voiture, debout. Qu’en pensez vous?

    • Alors là, j’avais absolument pas remarqué ! Si c’est vrai c’est un détail toujours sympa. Un épisode de HIMYM avait utilisé ce concept, avec un compte à rebours qui allait de 50 à 0 si ma mémoire est bonne, et qui menait à une terrible nouvelle.

  36. Un excellent film. Un véritable ovni dans le paysage des comic book movies qui rejoint le cercle fermé des Dark Knight, Logan, Watchmen et consorts.

    Deux points ressortent particulièrement:
    – la performance de Joaquin Phoenix
    – la maitrise chirurgicale du film (mise en scène, musiques, cadrage, ambiance, etc).

    Doit-on crier au chef d’oeuvre cependant ? Absolument pas. Comme d’habitude lorsque qu’un film est caractérisé par une performance d’acteur marquante (récemment Bohemian Rapsody), les gens deviennent cinglés, à coup « de meilleur film de tous les temps » que je lis un peu partout sur le net.

    Pour moi le film ne peut être qualifié de chef d’oeuvre car premièrement il ne réserve quasiment aucune surprise, j’ai vu l’histoire à laquelle je m’attendais. Deuxièmement, le film manque d’une scène vraiment marquante qui aurait pu le faire basculer dans l’inoubliable. Ça n’empêche pas certaines scènes d’être très iconiques (la descente des escaliers, le sourire final). Et il y a beaucoup trop de danses aussi, mais ce n’est qu’un ressenti personnel.

    Bref, n’enlevons rien à ce Joker. Il faut saluer Warner Bros qui a ENFIN laisser carte blanche à la vision du réalisateur, de son scénariste et de son acteur principal. Le film est sans concession, et c’est ce que j’attendais. Il marquera l’histoire du genre avec mérite, et j’espère comme beaucoup qu’il subsistera en tant que one-shot, sans suite ou crossover inutile. Cela ferait vraiment du mal à ce coup de poker parfaitement exécuté. En espérant que ca donne des idées à la concurrence…

    8/10

  37. Franchement un immense respect au Boss et à tous ceux qui ont réussi à écrire autant sur ce film que je viens de voir. Je partais avec un a priori assez fort étant réfractaire à l’univers DC , vouant un culte à Ledger pour TDK et vouant une forme de détestation à Phoenix pour « Beautiful Day ».

    En tant que cinéphile j’ai aimé ce film , son atmosphère, le jeu de Phoenix dans une mesure relative et celui de quelques seconds rôles (pas forcément De Niro ou Beetz pour le coup qui ne sont que des accessoires du récit pour moi), pourtant je ne l’ai pas trouvé forcément accessible, agréable , intelligent ou même brillant.

    Il est malin, quoique sans réelle surprise, il est empreint d’une époque lointaine, de nombreuses références fondatrices des années 70 et 80. C’est un film qui prend son temps sans tomber dans la prétention la bêtise et l’ennui d’un BvS.

    Il est salvateur car il nous emmène dans la psyché d’un personnage en rupture avec la société dont il tente désespéremment de faire partie. Il est néanmoins désuet et bien loin des polémiques imaginaires qui agitent les réseaux sociaux, ce Joker n’a rien de l’anarchiste qui affrontait le chevalier noir dans le film de Nolan.

    Le scénario se force d’ailleurs à faire le lien avec l’univers du détective de Gotham en situant l’action dans cette ville imaginaire qui n’a jamais été autant été l’avatar assumé de la grosse pomme. La famille Wayne est présente en filigrane mais cet Arthur Fleck qui endosse l’identité de Joker sur la base d’une boutade pourrait être n’importe qui.

    Ce film ferait un très bon Graphic Novel et aurait toute sa place dans la bédéthèque DC Comics en tant que tel comme une des nombreuses itérations d’un personnage sans nom…

    Peut-être Geoff Johns apportera-t-il un point final à la réalité de l’identité du pire ennemi de Batman mais en attendant alors que de nombreuses personnes citent The Killing Joke comme inspiration du film de Phillips, l’action comme le récit et encore plus la personnalité de l’anti-héros le placent littéralement aux antipodes du célèbre sadique machiavélique et meurtrier qui tourmente Batman depuis des années ne reculant devant rien pour assouvir ses pulsions.

    Pour conclure sans tomber dans la bêtise crasse d’un Scorcese ou d’un Spielberg qui fustigent le cinéma d’exploitation de super héros, ce Joker reste un objet intéressant car sans tomber dans la fascination il sort des sentiers du genre et offre enfin à la Warner un héritier brillant et une extension intelligente à leurs comics hors continuité qui ont donné lieu à des albums cultes et reste un film totalement indépendant de tout univers qui se suffit à lui-même et attirera les amateurs d’un cinéma qui ne se catégorise ni dans l’action ni dans la surenchère d’effets spéciaux ou de scènes d’exposition marquantes.

  38. « There was a boy, a very strange enchanted boy
    They say he wandered very far, very far, over land and sea… »

    Ce qu’on peut véritablement présenter comme l’identité du Joker, y compris dans l’inconscient collectif: Il s’agit objectivement d’un des Plus Grands Super Vilains jamais créé, tout de même
    Ce personnage, quand il est au meilleur de sa forme, n’est pas réputé pour avoir de l’Humanité… mais plutôt pour générer de l’Humanité chez ceux qui se confrontent à sa Monstruosité Totale – Batman va-t-il craquer? les autres vilains DC sont-il en fin de compte un moindre mal? Harley Quinn retrouvera-t-elle son indépendance?… Au meilleur de sa forme, il est une sorte de test de Rorschach. On aime le voir tourmenter les héros, pour mieux perdre à la fin… Amusant mais dangereux, on « rit jaune » avec lui… d’autant qu’au final, il est le seul à se trouver vraiment drôle.

    79 ans d’existence en comics… donc tout ce qui est possible de faire avec lui, ça a surement déjà été fait. Il faut avoir alors une sacrée dose d’humilité pour s’attaquer à un tel Monument. Car il existe bien peu d’auteurs assez « forts » pour s’approprier ce personnage de manière grandiose (et très médiatisée).
    Todd Phillips donc ?
    On peut dire que ce réalisateur, n’est pas vraiment un réalisateur de comédies (à part peut-être Road Trip et Date Limite… qui sont aussi des road movies)… Mais un réalisateur de films policiers et dramatiques, dans lesquels il y a des personnages assez marrants, ou juste insolites. Mais ces films là, bien souvent inégaux, ne font pas vraiment rire, ou difficilement. Et quand il s’attaque à la politic-fiction dans « War Dogs », il ne raconte rien de bien nouveau par rapport à bien des prédécesseurs, et de manière trop simpliste. Loin d’être un grand auteur, c’est sûr. Et il faut remonter à son premier film, un documentaire sur le punk-rocker extrême GG Allin, pour extraire de son cinéma les germes de la violence qui mèneront à « Joker »: https://fr.wikipedia.org/wiki/Hated:_GG_Allin_and_the_Murder_Junkies

    L’histoire autour de ce présent film « Joker », n’ayant rien de « super héroïque », et n’étant pas toujours vendue comme « super-maléfique », va plus vers un assemblage d’histoires connues et déjà diversement adaptées:
    Les comics « Batman Year One », pour l’ambiance criminelle de fin des 70’s/début des 80’s, permettant même de se rattacher à certains opus Scorsesiens (ça fait partie de la promo)
    + le comic « Killing Joke » (qui n’est pas une Origin Story, mais une histoire en « reflet »), pour l’idée d’une identité humaine précédente – ce qui n’est pas plus original que le Jack Napier de Jack Nicholson, ou le Jerome Valeska de la série tv Gotham
    + certaines scènes de l’épisode « Crise de rire », de la série animée Batman des années 90: https://www.youtube.com/watch?v=z7kHJBExlQU
    + une scène du comic Dark Knight Returns: http://registrycleaner10.blogspot.com/2012/02/the-david-endocrine-show.html
    + « Logan », pour l’idée d’un film plus sombre et désespéré, critique envers les super héros, à accueillir en festival prestigieux
    Et le film « The Machinist », qui racontait peu ou prou la même chose (avec Christian « Batman » Bale, ça fait la blague).

    Ici, on a un homme blessé, dans « la Zone Grise », puis tombant dans l’Anarchie pour faire bouger les choses dans sa vie… et « tant pis pour les conséquences, c’est lui qui a raison, faut renverser tous les Systèmes et Dogmes, sans réfléchir, et comme ça il sera célèbre, craint et respecté » etc…
    Un vrai Hors-la-Loi, genre Bonnie et Clyde ou Mesrine, adulés par certains juste parce qu’ils sont insoumis. Vous voyez certains manifestants qui, face aux destructions et actes de violences gratuits de quelques uns, se disent « bien fait pour les puissants, tant pis, et puis la fin justifie les moyens ? ».
    Sans penser une seule seconde que « L’Ennemi », c’est plutôt celui qui détourne l’Institution, et pas cette même Institution… Ceux qui abusent d’un Système, et pas le Système lui-même (on sait quelles sont les vraies dictatures: elle commencent à remplacer les Gouvernements qui ont le tort d’être affaiblis).
    Et les abus de ce genre, on peut vraiment les trouver partout, chez les riches comme chez les pauvres. L’Humain reste son propre Ennemi.
    Autant, oui, on peut légitimement pointer du doigt les gens aisés et bien à l’abri (et pas les fonctionnaires, qui ont bien peu de pouvoir réel), parce que ces gens sont trop en dehors des réalités des plus nécessiteux, et ne les aident pas assez…
    Autant, on ne peut justifier en conséquence de les assassiner (avec un grand sourire), en faisant croire que « c’est pour le bien de tous ».
    Avec une hypocrisie possible car Warner, studio faisant parti de divers conglomérats, est lui-même une Entreprise « de Riches », presque paternaliste (« tuer le père » on dit). Elle participe à ces entreprise du Rêve, pas que américain.

    On voit que le film a aussi en ligne de mire le très marquant Joker de Heath Ledger, jusqu’aux cheveux longs. Lequel n’était ambigu et (un peu) fascinant que parce qu’il n’était pas le personnage principal, mais l’antagoniste central du film…
    Mais aussi, parce qu’il y avait encore assez de recul à cette époque, en 2008, par rapport à ses actes anarchiques. Une époque où les ennemis étaient encore assez extérieurs à la Civilisation, et non représentés parmi les puissants… et qu’en plus, il avait un bon Batman en face de lui, plutôt indépendant et garant d’un Ordre positif et plein d’Espoir, compensant les actes de violences commis.
    Le film actuel fait-il assez d’attention avec l’empathie qui pourrait se créer avec un personnage qui serait une ordure totale? Et à qui on voudrait donner un peu trop d’excuses ?
    Lui donner des circonstances atténuantes peut être un exercice de « racolage » dangereux, surtout en surfant sur des mouvement sociaux auxquels le personnage ne peut se rattacher. Car pouvant être considéré pour lui comme aussi risibles et sans importance.
    Alors que, progressivement, susciter énormément de dégoût par ses actes peut mieux justifier qu’un Batman (ou autre) puisse émerger et apporter un jour une lueur d’espoir, par exemple.
    C’est une question d’équilibre, entre la compréhension et la répulsion. Comme dans les films de gangsters ou de monstres les plus saisissants (Dracula, Scarface etc)… où le vilain en titre finit toujours pas perdre à la fin. Une Catharsis…
    Au mieux, ça devrait être un film d’Horreur psychologique, ou un pur Thriller.
    Reste à espérer que des gens ne comprennent pas le film de travers – pensons à ceux qui prennent pour modèle la réussite de Tony Montana (celui de Pacino surtout)… et qui oublient qu’il a tout détruit aussi vite, et est mort comme un chien.
    Comprendre son cheminement ne doit pas vouloir amener à excuser les actes terrifiants qu’il commettra…

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    « A little shy and sad of eye, but very wise was he… »

    Si on se renseigne un peu, on connait la façon de penser et d’agir du Joker comme ceci: « la Vie n’a aucune importance, car on meurt tous et on ne sera que cendres un jour etc… c’est ça la « blague ultime » »…
    Que ce soit dit explicitement ou que ça traîne sous la surface, on finit régulièrement par arriver à cette pensée anarchiste chez lui.
    Certes, on pointera alors l’idée que dans le film actuel ce n’est pas « lui », mais une version alternative, sans lien avec le comic, comme il y en a tant eu (mais qui restaient tout de même très semblables, sur le fond).
    – Petite histoire: pour créer une version Alternative, il faut qu’il existe déjà une version dite Officielle, sur le même média.
    Quand DC Comics sort sa gamme de productions « Elseworlds », les « Classiques » existent encore en parallèle, avec toute les histoires précédentes en mémoire (souvent passionnantes);
    Quand Sony lance le film « …Spider-Verse » (avec ses multitudes de Spider-Man et de Peter Parker), il existe aussi au cinéma le Spider-Man Officiel de Tom Holland, qui est très bien installé;
    Quand Warner lance ce « Joker »… il n’y a pas de Joker officiel existant dans le paysage ciné. Celui de Jared Leto, très tendre en comparaison, reste aux abonnés absents jusque là. Tellement qu’on peut avoir l’impression qu’il va subir le même sort que Henry Cavill et Ben Affleck, éjectés de ces franchises…
    Du coup, celui de Joaquin Phoenix peut être officieusement considéré comme seul et unique de l’époque présente… car ils sont peu, ceux qui vont le considérer précisément comme une alternative du Joker des comics… comics qu’ils ne sont pas énormément à lire, à part dans une poignée de recueils disparates, en librairie.
    « L’Alternative » n’existe que s’il existe déjà un « Officiel », sur le même créneau – Il ne s’agit donc pas du personnage lui-même dont on devrait parler, mais du Genre Cinématographique du « Comic Book Movie ».
    – Quant au « Vrai Joker », on peut bel et bien se dire qu’il existe aussi: il serait juste l’amalgame de toutes ses divers apparitions marquantes et indispensables sur des décennies, ajoutées à l’ambiance de l’époque présente.

    Ici, un Clown (tueur)… pas complètement un Joker, c’est à dire celui des cartes à jouer, ayant un statut parmi les autres cartes.
    Pour l’originalité supposée de ce film, c’est en fin de compte une autre Origin Story à la fin attendue… c’est du vu et revu. Pas seulement comme dans les comic book (movies)… mais comme dans les thrillers dramatiques les plus sombres. Et qui ne sont pas si rares qu’on ne le croit, le Cinéma en sortant encore plusieurs par an.

    Questionnements:
    – La Warner se souvient-elle des grands films criminels dont elle était à l’origine il y a des décennies, les « Ennemi Public », « Little César », « L’Enfer est à lui » etc ? -sans compter ceux d’autres studios – Richard Widmark dans « Les Forbans de la Nuit », ayant tout aussi autant l’air d’un « Proto Joker du réel ».
    Plutôt oui, le mélange attraction/répulsion, à des degrés divers selon le spectateur, est donc bel et bien là.

    – Avec un Joaquin Phoenix jouant peut-être trop de la method actor, et le film flattant un peu trop les bas instincts… cela peut-il s’apparenter à un habituel formatage bien exagéré qui, plutôt d’être commercial, serait ici en mode « dépressif dark = c’est bien, c’est osé, c’est arty » ?
    Cela pour aussi se positionner glorieusement « Contre », après les succès colossaux des gros films DC (et de leur concurrence bien connue), tous présentés comme Tout Public? Pour bien dire à ces autres films de super héros que : eux ne sont que des gamineries bourrées de fric, et rien d’autre ? – rappelons que la Hype d’un Phoenix pronostiqué pour l’Oscar est en place depuis un certain moment… Mais ce n’est pas parce qu’elle existe qu’elle est pertinente pour autant (et Weinstein s’y connaissait en lobbying). Surtout quand ça coûte bien moins cher qu’un film explosif, incluant ceux de Zack Snyder. Ce qui rend le tout plus « acceptable », moins bourrin –
    En fin de compte, oui et non… certes, la promo et les journalistes en font un peu des tonnes depuis des mois, en mode « récompenses » plutôt que gros sous (ce qui est assez pareil), et « Art Social »…
    Mais le présent film ne se montre finalement pas très arrogant envers les comic-books movie à gros budget. Il y a bien dans Joker des moments de tensions/action, d’autres d’humour gaguesques (et pas toujours « noirs »), un effort de traduction de textes à l’écran pour la VF, et plusieurs clin d’oeil de fan aux comics originaux. Car à l’origine et encore maintenant, ce sont bien majoritairement des histoires d’action pour Tout Public. Ça n’est pas fait principalement pour être très « artistique »…mais ça rien de péjoratif non plus.
    Et en parallèle, il en existent toujours d’autres plus ciblées « Adulte »… sans volonté que les uns prennent la place des autres, si vous suivez bien..;

    – Et que le personnage s’appelle toujours « A. Fleck »… si c’est pas de l’autocritique de la part de la Warner envers ses choix d’acteurs – À moins que Joaquin Phoenix se venge de Casey Affleck, réalisateur de son mockumentaire foireux I’m Still Here… et ex beau-frère ?
    L’appeler « Joe Kerr » aurait été peut-être plus drôle… ne pas le nommer aurait été certainement plus perturbant.

    – Une sorte de « film caprice » pour permettre à Joaquin Phoenix de performer en toute tranquillité ? Et l’identité fascinante venue des comics étant oubliable, sans tentative de l’exploiter ?
    Non plus, car la « trahison » du caractère plus fantasque des comics d’origine n’est pas si forcée que ça, et permet de garder « l’Esprit » du personnage et de tout ce qu’il charrie. L’acteur y « Joue », dans un sens aussi bien amusant que sans inconséquent.
    Bien qu’il apparaisse surement comme trop « Humain », sérieux et réaliste, ce qui est moins impressionnant qu’en gardant une part de mystère, en s’autorisant ainsi à être Surnaturel.

    Car ça peut moins être impressionnant et plus rassurant si on essaie trop d’expliquer les raisons d’untel… mettez des mots comme « Autiste », « Troubles de la personnalité », « médicaments » ou « Bipolaire », et tout va mieux, vous savez comment définir un type d’individu dit « anormal ».
    Mais s’il n’y a aucun mots ? Là, ça dépasse toutes définition, et on touche à l’Inconnu le plus effrayant qui soit – ce qui était d’ailleurs traité dans l’incarnation d’Heath Ledger (« certains n’ont souvent aucune raison de détruire »).
    Le mal à l’aise « Joker » peut avoir dans l’air trop inapproprié car trop fabriqué bien peu sincère et personnel, et hautain avec un Genre que le studio n’aime pas car trop fantaisiste… et donc supposément moins capable d’être subtil et intelligent. Ce qui n’est pas si sûr.

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    « …And then one day, a magic day he passed my way
    And while we spoke of many things, fools and kings… »
    … ben oui, « Le Garçon aux cheveux verts », de Joseph Losey 🙂 Réalisateur qui, par ailleurs, traitait beaucoup de la dépression et de l’échec masculins dans plusieurs de ses films, à divers ages et de diverses manières. Ce qui semble un angle de vue plus intéressant à suivre pour « Joker ». D’autant plus que c’est également raccord avec plusieurs opus de la filmo de Todd Philipps.

    On note qu’il y a ainsi trop de Politisation directe dans le traitement du film à travers la Presse – d’ailleurs, ce défaut de surpolitiser les choses se retrouvait déjà autour du film « The Dark Knight Rises »…
    Ce qui demande un peu moins d’effort que de parler directement de la Violence et du Nihilisme, à l’intérêt peut-être Supérieur, plus Symbolique, plus Fort et Perturbant à explorer. La Violence, existant intrinsèquement dans la Vie, étant souvent la plus grande opposition à la Justice Sociale. Ou bien sert-elle d’épreuve à une Société, pour voir comment elle peut arriver à passer outre et à subsister.
    N’est pas David Fincher qui veut, mais cette part d’échec masculin moderne est à renvoyer évidemment à son « Fight Club », dont les thématiques alliées à une mise en scène vertigineuse, résonnent d’autant plus qu’on l’impression que rien n’a changé depuis 20 ans.
    Mais: si le film « Joker » est tout aussi soigné au niveau de son image (symboliquement verticale, sale et pourtant plus belle que certains autres films), même si l’effet de cette stylisation n’est plus le même que dans les 70’s…
    de son acteur central furieux, torturé, jouant du masque de « Commediante ! Tragédiante ! » (dès l’ouverture du film), en pleine transcendance et « transe – en -danse »…
    et de sa belle musique à cordes et percussions, faisant le lien entre tristesse et vilenie…
    Il est un peu moins soigné pour son rythme, la faute à des moments peu subtils (très « comics » en fait)…
    au fait que le film veut explorer trop d’idées d’un coup comme la Misère Sociale, la possession d’armes plus aisée que la Sécurité Médicale américaine, la vaine quête d’Amour au sens large, la Transmission de la Folie, la Dérision supposément trop présente dans le Monde (encore un tacle à l’Humour?)…
    ainsi que des fausses pistes narratives très prévisibles, car plus du tout aussi surprenantes depuis… Fight Club.
    Le tout garde tout de même une bonne part divertissante, mais le dispositif quasi « à la 1ère personne du Fleck » fait que plusieurs moments du film peuvent exister « pour du beurre » – à moins que tout le film soit « Faux » ?
    Ce qui est du temps pris sur le long-métrage et sur l’évolution de l’histoire.
    Sauf si, comme dernièrement avec Once Upon a Time in Hollywood… on l’envisage comme une Chronique, un Conte où l’on observe avec plus ou moins de recul une liste de moments dans la vie d’un personnage éminemment pathétique, en attendant l’explosion de violence. C’est d’ailleurs explicite pour Todd Philips qu’il n’y a pas d’intrigue à son film.

    Il y a ainsi de quoi être bien trop désarçonné d’y voir une des pires ordures (fictive) jamais créée au monde être en partie « pardonné »… on pourrait même, dire d’être traité comme certains des super vilains de la Concurrence – c’est à dire en n’ayant plus vraiment d’anonymat (narcissisme de notre époque?), et ayant assez de circonstances atténuantes pour en devenir presque un héros « normal ».
    Ou bien, penser le film comme le pendant « vilain » du Batman Begins de Nolan (comme ça, toute la Trilogie est citée 😉 ), expliquant toute l’évolution du personnage en détails, jusqu’à raccorder à ce qu’on connait à la toute fin – c’est d’ailleurs seulement là qu’apparaît le logo DC.

    On peut alors se dire que Non… on ne veut pas nécessairement savoir les détails possibles de la vie d’un personnage dont on sait que son destin est de devenir un Monstre Horrible. Comme on peut se ficher que untel salaud ait peint 2-3 toiles dans sa vie, puisque ce détail sera enseveli sous des tas de morts dont il sera responsable aux yeux de l’Histoire.
    La vie ratée d’un quidam vraiment médiocre Versus les actions d’un Génie du Mal Immortel ? Est-ce encore si dur à choisir de nos jours ? Garder l’ambiguïté là dessus peut-il être une excuse pour justifier l’injustifiable ? Le film est-il conscient, trop inconscient, ou les deux à la fois ? C’est le Chat de Schrödinger ou quoi ? 🙂
    Ou bien est-ce un bon moyen de tester sa propre conviction, et sa propre moralité.
    Dans ce cas, il s’agit bien d’un film qui ne s’adresse qu’aux esprits les plus mûrs, et les moins enfantins possibles, face à un scénario plus sérieux. Et dans l’ambiance actuelle du Monde, c’est donc un bon Test.

    On peut même se « rassurer » en se disant dès le début que… et bien le film s’appelle « Joker »… Donc, il s’agit bien de ce personnage, rien à faire de Arthur Fleck, qu’il soit ou non fiché et identifié… ce type n’existe même pas.
    Alors que son avatar, si.
    Alors que celui tout maigre avec une grosse tête, des yeux perçants, un grand nez, un grand menton et qui est déjà assez sadique et flippant… Sans mentir, il est bien fondamentalement horrible à voir et à entendre – ce n’est pas un simple délit de sale gueule.
    Et tout le film de montrer l’accouchement difficile de la Bête, à base de rires étranglés et de faux espoirs d’une vie meilleure. Que tout ça ne soit pas la simple explication de sa Folie, mais plutôt le fiasco à empêcher cette créature faussement révolutionnaire, et plus ou moins populiste, de faire exploser sa rage égoïste contre autre que lui-même.
    Et de perdre, également, brièvement, comme tous vilains qui se respectent.

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    « Rejoice! The broken are the more evolved. Rejoice. » 🙂

    L’un des meilleurs Films de « Origin Story de Super Vilain » (bon, il n’y en a pas tant que ça) avec « Split » de M Night Shyamalan… même si dans ce dernier, on pouvait y accepter plus aisément que le personnage y devenait progressivement une sorte de Mal nécessaire, surprenant et incontournable, car ayant un vrai antagoniste « Positif » en face de lui pour équilibrer…
    Et que cela s’y passait de manière quasi subliminale, sans que l’on ne sache si tôt vers quel Genre cinématographique l’histoire se raccordait finalement.
    Imaginons si ce film ne s’était pas appelé « Joker », si le Vilain n’avait contaminé Fleck qu’au fur et à mesure, sans qu’on s’y attende une seule seconde… On aurait aussi pu dire que c’est d’abord un film criminel et dramatique très sombre, qui se trouve finalement être aussi un comic-book movie. Ça aurait été sacrément surprenant, renversant, bien moins prévisible. Mais, toujours cette problématique Promo…

    Quoique « Joker » peut aussi jouer un chouïa dans la catégorie que Split, si on prend certains détails autour de « Fleck » comme un signe d’un quelconque mystère effrayant… Et si on considère le Thomas Wayne du film comme un simili Batman, dans sa raideur et sa propension à régler les choses de manière trop brutale.
    Sans compter le joli « duel » du milieu du film avec un jeune Bruce Wayne… déjà un peu Batman dans sa tristesse morne d’enfant solitaire (mais qui aime glisser le long d’une barre 😉 ).

    L’équipe du film se montre assez « funambule » (comme son personnage) sur la symbolique du film, tout en gardant assez de prudence pour ne pas faire criser les actionnaires. Soit l’équipe y répond, soit non comme pour la scène de l’escalier sur fond de Gary Glitter… avec souvent de l’énervement montrant que une grosse part du tournage a surement été décidé sans prendre en compte toutes les implications de chaque scènes, à quoi chacune d’entre elles peut possiblement renvoyer de vraiment dérangeant (une foule en colère, ça peut effectivement être « con »), sans en avoir tout de suite conscience.
    Comme si en vérité, « Le » Joker avait pris possession autant du film lui-même que de son acteur principal (encore assez « perché » en interview). Plus fort encore qu’Andy Kauffman (standuper comme « Fleck ») avec Jim Carrey sur le tournage de « Man on the Moon » de Milos Forman, car le Joker est pourtant fictif… ou pas ? Et Kauffman alors ?
    Ce film aurait sa propre vie, indépendante ? Le Monstre l’aurait volé à la Warner ? Hallucinant… 🙂

    Tout ça pour se demander aussi… en quoi croire aujourd’hui ? En qui ? En quelles histoires ?
    Aveuglément ? Ça, surtout pas… Mais peut-on encore le faire en creusant, en questionnant (avant et après vision) une Oeuvre garnie de méandres impressionnants ? Alors que beaucoup seraient tentés de répondre « ne posez pas de questions, achetez, laissez-vous épater, adulez et basta ! » (sinon, vous énervez).
    La phrase finale du vilain restant justement: « vous ne saisiriez pas »… Normal, il est méchant.
    Saisissons donc ce film là, si on a la bonne maturité pour ça (sinon, ça peut arriver plus tard, chacun son rythme)…
    Ça sera une parenthèse exceptionnelle (de « exception », donc « rareté »), égale à certains des derniers grands film de Super Héros plein d’Action Fun et de personnages attachants, dans un Genre qui aura heureusement toujours en vue d’amener de la Lumière au milieu des Ténèbres – laquelle existe un peu dans « Joker »… là, dans ce gamin se tenant droit les poings serrés dans une ruelle.

    « …This he said to me: the greatest thing youll ever learn
    Is just to love and be loved in return »
    😀

    • Je me suis tapé la lecture de tout l’article en essayant de comprendre ce que tu voulais dire…. J’ai pas réussi. ^^
      Tout ce que je lis ici c’est que la Warner a hésité à plusieurs reprises à montrer ce niveau de violence, et que la réduction à un budget de 55M permettait de contre-balancer le risque de flop au BO.
      En quoi les « couilles » de la Warner sont remises en question dans cet article ?

    • @ Manox : Je ne comprends pas ce qui te titille, tu veux parler du cofinancement destiné à réduire leur prise de risque, c’est ça ? Eh bien je crois que c’est plutôt un comportement de bon père de famille s’agissant d’un film qui est très différent de ce qu’on voit dans le genre, non ? Du coup, vu l’argent à mettre en jeu, et le nombre de personnes impliquées dans la société (des centaines, ou des milliers d’employés, et plusieurs chaînes mises en jeu entre la production, la distribution le marketing, que sais je…), je suppose qu’ils ont voulu éviter tout risque de pépin financier si le film ne marchait pas. En plus, le cofinancement doit être courant, donc c’est quoi qui te choque ? (: o

  39. a la base, pas emballé par ce projet, déjà l’acteur, qui j’aime bien et que je trouve bon, mais il y a avait de meilleur choix, pareil pour le fait qu’il n’y ai pas de batman ou quoi..

    mais bien surpris, par contre bon, niveau action…. on repassera hein, mais ça change, ça apporte autre chose, une autre vision du super vilains, et puis pour la création du mythe du joker, là pour le coup, ils ont fait fort ^^.

    j’ai bien aimé, et la prestation du joker est énorme ( la transformation de joachim phoenix ( niveau corps hein ) me fait penser à celle de Christian Bale dans the machinist, le côté squelletique, , même si à de nombreux moment j’ai un peu de mal avec son rire, ça fait forcé ( et c’est vu le perso et son état d’esprit c’est normal ) mais ça rend pas terrible, c’est même plus lourd qu’autre chose… par contre niveau scénar, ou quoi… pas mal même si, il y a aura toujours moyen de râler ^^

    ça aurait été pas mal d’apprendre qu’en fait batman et joker sont demi-frère ^^

    parce que si je dit pas de connerie, la véritable histoire du joker ou même son vrai nom n’a jamais été révélé dans les comics, à chaque fois la version change, en plus le joker à le même âge de batman à quelques années prêt non ? là dans le film il y a une sacrée différence

  40. Dommage qu’on ait pas un article sur LTH à propos des Easter eggs du film (bien que Todd Philips ne soit pas au courant?!)… y a de la marge:
    https://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&u=https://screenrant.com/joker-movie-easter-eggs-dc-hidden-references/&prev=search
    Et les premiers meurtres du Joker, dans le métro, ont lieu à « Robinson Station/Avenue » il me semble… Jerry Robinson étant son co-créateur, s’inspirant du faciès de Conrad Veidt dans le film « L’Homme qui rit »…
    Cqfd, l’une des qualités filmiques de « Joker », c’est le lien direct du personnage avec le cinéma – et indirectement, la littérature puisque « L’Homme… » est adapté de Victor Hugo.
    S’ajoutant à l’apparition à l’image des showmen danseurs virtuoses imprévisibles Charlie Chaplin (outsider) et Fred Astaire (dégingandé).

    Pff, trop dense à analyser… :-p

  41. …on peut aussi ajouter ça: Les inspecteurs Burke et Garrity font très « James Gordon et Harvey Bullock »… d’autant que dans la VF, c’est Bruno Choël qui fait la voix de Shea Whigham… Tout comme il double aussi Ben McKenzie en Gordon pour… la série Gotham. 😉

    – Petite suggestion… et si le Joker ne fantasmait pas son histoire d’amour avec Sophie (montrée avec quelques ellipses possibles)… mais plutôt sa non existence ? Car à ce moment là, « Fleck » est dans un tel dégoût de tout et de lui-même, qu’il peut bien s’inventer ce rejet, de manière masochiste… Pour mieux nous mener au « suicide » de Fleck et mieux « accoucher » du Vilain destructeur.
    Tordu, mais la manière de penser « extraterrestre » du Joker permet d’imaginer aussi cela. Ça peut rester ouvert.

    – Est-ce un incohérence si les Wayne se trouvent dans la rue (après le cinéma?) à la fin du film, sachant que les émeutes en ville sont annoncées et craintes depuis un certains temps, à travers les médias ?
    Sont-ils inconscients ? Signe que loin dans leur « tour d’ivoire », ils n’ont pas voulu croire à ces révoltes ?
    Ou acte de confiance trop imprudent du père Wayne ? À moins qu’ils ne furent coincés dans le quartier le jour d’avant
    …ça colle moyennement, à ce moment où on se rapproche de la conclusion – mais ainsi peut-être, de la confirmation que tout ça n’est que Fantasme ?
    « Il était une fois en Amérique » ? 🙂

    – Il serait peut-être intéressant de (re)voir les films Very Bad Trip, en fin de compte… parce qu’entre « Joker » et la sensation « Chernobyl » de Craig Mazin, lequel a travaillé au scénario de 2 des VBT… 🙂

    – Tiens? ça c’est sympa https://www.superpouvoir.com/batman-que-signifie-le-nom-gotham-city-decouvrez-le-court-documentaire-darte/

    Bon, vu la classification du film et son parfum un peu « sulfureux », ça sera dur de passer 170 commentaires (+1) ici… 🙂

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