Les Nouveaux Mutants : La Critique du film + VOTRE AVIS !

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La pression des studios, la possibilité de reshoots, l’acquisition de 21st Century Fox par The Walt Disney Company, la pandémie de coronavirus, une hypothétique mise en ligne sur Disney+… Dans un contexte lourd, Les Nouveaux Mutants aura résisté à tout ! A tout, sauf au contraste saisissant entre une attente démesurée et la réalité du projet. Si on ne peut que se féliciter de voir l’épilogue de l’Univers Cinématographique X-Men enfin sur les écrans, force est de constater qu’il s’agit d’un petit drame super-héroïque qui ne vole jamais bien haut, malgré de bonnes intentions.

Avec son décor unique et des personnages qui se comptent sur les doigts d’une main, Les Nouveaux Mutants est de loin l’adaptation Marvel la plus intimiste de la décennie. Nous voici donc embarqué dans une psychothérapie de groupe qui ne dépasse pas les 90 minutes, où nos jeunes héros en quête d’identité affrontent un à un leurs peurs les plus intimes. Oui, c’est une métaphore pas très subtile du passage de l’adolescence à l’âge adulte, surlignée par des extraits de Buffy contre les vampires qui feront gentiment sourire les fans. De la culpabilité permanente de Rahne Sinclair à la personnalité crâneuse de Roberto da Costa, ces nouveaux mutants sont correctement caractérisés. Avec une surprenante mise en avant de Danielle Moonstar, dont la simplicité sert de personnage-repère au spectateur. De fait, l’actrice Blu Hunt est la révélation du film.

Et Illyana Raspoutine dans tout ça ? La Magik d’Anya Taylor-Joy justifie presque à elle seule le déplacement. Le tempérament frondeur, le look gothique, la mythologie des limbes, le dragon Lockheed… tout y est ! Taylor-Joy est née pour incarner la sœur de Colossus, une mutante à la badasserie extraordinaire qui disparaîtra malheureusement avant même d’avoir pu exister, à cause de l’inévitable reboot de la franchise X-Men par Marvel Studios. Si Doctor Strange et/ou Deadpool peuvent faire quelque chose en sautant d’une dimension à une autre, ce serait très aimable de leur part !

Nous avons donc des personnages qui tiennent la route.. mais difficile d’en dire autant de l’histoire. Sans réelle énergie, Josh Boone filme un scénario prévisible du début à la fin, comme si on assistait au pilote d’une série qui se contenterait de présenter les différents protagonistes. L’aspect horrifique – c’est un bien grand mot – permet de rester vaguement éveillé, notamment grâce à des ‘Smiling Men’ au design réussi. On appréciera également le fait que Wolfsbane soit un vrai loup et non une créature numérique. Enfin, les références à l’Univers Cinématographique X-Men sont là, mais volontairement réduites au minimum, avec [un extrait de Logan] qui complique une ultime fois la chronologie et le teasing – commencé dans X-Men : Apocalypse – de [Mister Sinister (cf. Essex Corporation)]. Même la traditionnelle scène post-générique est aux abonnés absents. Jamais tournée, elle devait montrer Antonio Banderas en père de Roberto da Costa, dans une suite qui se serait déroulée au Brésil, avec Karma et Warlock.

Pour résumer… il n’y a pas grand chose à dire sur ce Nouveaux Mutants, premier volet d’une trilogie fauchée en plein vol, qui aurait sans doute eu plus sa place sur une plateforme de streaming qu’au cinéma. (Facile à dire aujourd’hui, tant la situation a évolué depuis l’annonce du projet en… 2015 !) Il s’agit d’une honnête introduction à des personnages inédits de l’Univers Cinématographique X-Men, qui arrive malheureusement trop tard dans une saga plus préoccupée par l’idée de proposer une énième partie d’échecs entre Charles Xavier et Erik Lensherr. Nous faisons donc nos adieux au XMU avec un film sans réel éclat, victime de circonstances extérieures. N’oublions pas cependant de remercier cet univers né il y a 20 ans, changeant à jamais la face du cinéma super-héroïque. Mais qu’on le veuille ou non, place au futur !

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Les Nouveaux Mutants est réalisé par Josh Boone et sort en France le 26 août 2020, avec Anya Taylor-Joy (Illyana Raspoutine/Magik), Maisie Williams (Rahne Sinclair/Wolfsbane), Henry Zaga (Roberto ‘Bobby’ da Costa/Sunspot), Charlie Heaton (Sam Guthrie/Cannonball), Blu Hunt (Danielle Moonstar/Mirage) et Alice Braga (Docteur Cecilia Reyes).

29 COMMENTAIRES

    • face à la frustration d’être privés de grands films de super-héros, l’alternative est simple, d’autant que Red Storm (Gundala) est dispo en VOD sur MyCanal ….

  1. Tout ça pour ça… En plus d’être moyen, la com quasi-inexistante et la sortie face à Tenet devraient assurer un bide d’envergure au film. Entre Dark Phoenix et celui-là, le XCU disparaît dans l’indifférence totale après avoir atteint des sommets. Immense tristesse et du coup rdv dans 3 mois en streaming.

  2. “Anya Taylor-Joy est née pour incarner la sœur de Colossus, une mutante à la badasserie extraordinaire qui disparaîtra malheureusement avant même d’avoir pu exister” … il n’y a plus qu’à croiser les doigts très fort maintenant, pour qu’elle puisse faire une excellente jeune Furiosa ….

    Reste à savoir quand nous reverrons les mutants Marvel au cinéma … perso, entre pandémie, état du ciné et programmation Feige, je mise sur un “pas demain la veille” !

  3. Autant je peux comprendre la déception , autant dire que le film était attendu et qu’il y avait de l’envie autour c’est très démesuré. Le film en lui même est devenu une blague et il n’y avait aucune attente artistique autour de lui tellement on savait tous que le film est mort née à cause de ce qui s’est passé depuis deux ans et surtout ni le film ni sa promo nous ont jamais menti en nous faisant croire à un blockbuster. Dés le début on nous a indiqué qu’on serait devant quelque chose d’intimiste et simple. Bref déçu on peut l’être mais étonné c’est mal honnête.

  4. je comptais pas spécialement aller le voir au ciné et cette critique ne vient que confirmer ma décision…
    comme tu le dis Boss merci à cet univers X-Men, le premier finalement de cette ère super-héroïque, un univers assez hétérogène sur le plan qualitatif qui aura alterné le très bon (Logan, DOFP et Deadpool notamment) avec le très moyen… la franchise principale était en grand déclin et la reprise par Disney et Marvel Studios est tombée plutôt au bon moment je pense, mon seul regret étant l’avenir de Deadpool (très flou à priori) et le départ de Hugh Jackman

  5. Bon ben alors pour l’avoir vu… Ce n’est pas un mauvais film à proprement parler mais il ne va pas assez loin dans sa composition horrifique et reste vraiment juste à la surface niveau X-Men. D’autant plus dommage que le casting se débrouille plutôt bien.

    Bye Bye l’Univers X-Fox : Tu m’auras fait rêver sur tes premiers films, beaucoup sur tes derniers à l’exception d’un certain Griffu qui passe la main. Je t’ai découvert au cinéma il y a 20 ans (le coup de vieux) et tu n’étais pas là pour rien.

  6. “Nouveaux Mutants…” Mais pas tant que ça en fait.

    Si on reprend vraiment du début, l’idée derrière le comic originel pourrait bien être que l’auteur Chris Claremont y écrive une version moderne des premiers X-Men, adaptée à l’époque présente (du moment). Plus seulement les adultes dont il avait la charge, mais des adolescents dont les affres de la puberté sont exacerbés en plus par l’émergence de pouvoirs mutants etc… Il avait déjà le personnage de Kitty Pryde pour ça, mais elle n’en restait que la mascotte des X-Men officiels.

    Or avec les Nouveaux Mutants, force est de constater que même à l’époque, on en restait encore aux mêmes clichés des jeunes super héros, bien gentils en fin de compte, qui doivent toujours avoir un vilain à affronter physiquement.
    Même “punition” qu’avec les Teen Titans de la concurrence (aux graphismes un peu plus attrayants) : en fin de compte, on y a eu des adolescents qui sont légèrement rebelles à l’autorité, qui se disputent sans trop se faire du mal, qui sont hypocritement érotisés (de régulières scènes dénuées avec les filles, mais au final très peu d’hormones en folie). Encore trop “bons” pour être honnête, censure américaine oblige.
    Avec les tics d’écriture de l’auteur, on se retrouvait donc avec toujours la même chose… Et il fallut aux Mutants l’arrivée de l’artiste Bill Sienkiewicz pour dynamis(t)er le tout, et en faire quelque chose de plus ardu, tordu et bizarre, plus imprévisible et Jeune… Culte, mais Brièvement.
    Ils restaient tout de même attachants pour le Public au fur et à mesure, mais sans plus.

    Et personne pendant toutes ces années pour penser à réécrire l’origine de ces personnages un peu plus comme de “vrais” ados.
    Jusqu’à ce que l’idée logique d’un film permette un peu de mettre à jour tout ce beau monde.
    Ainsi, dans ce film, la Mutation est traitée de manière plus actuelle, les préjugés ayant explosés ces dernières années, s’accompagnant d’un triste pragmatisme qui est que ces manifestations de puberté peuvent aussi tuer (des proches).
    Aucun des personnages n’est à l’abri de ça, ce qui les lie en particulier dans le contexte du film (qui fait aussi le lien avec les films “XMDOFP” et “Logan”).

    Alors, si les garçons y restent juste fidèles à leur modèles d’origine (Sam le bon gars et Roberto le vantard cool – décalques de Scott et Bobby des premiers X-Men), ce sont bien les filles qui ont le beau rôle du film, sans le rendre ostensiblement féministe :

    Dani en tête, délestée d’une bonne partie de tout son folklore Natif originel, que ce soit les bottes à franges, le physique longiligne, les nattes, le bandeau avec les plumes et le caractère fier et revêche – comme si son existence servait Claremont à se faire pardonner d’avoir jadis sacrifié le héros “Indien” John Proudstar/Thunderbird…
    En l’allégeant, ne laissant les clichés communautaires associés qu’aux provocations d’Illyana, il en reste une ado “normale” (qui se trouve donc être aussi d’origine Native), traumatisée par la mort et la violence du Monde, et qui essaye de s’en sortir comme elle peut.
    Même son lien avec Rhane, qui elle même n’est plus autant la petite chose un peu craintive des comics, se débarrasse du cliché de “l’indien qui communie avec les animaux”… Dans la même logique un peu réaliste, il s’agit surtout pour elle deux d’une attirance affective et impulsive.

    Impulsive, Illyana l’est aussi en étant la grande gueule de service du Groupe, Forte et (trop peu?) Fragile à la fois. Le personnage le plus “poilant” du film, là où celui de Cecilia Reyes manque de caractéristiques pour nous faire croire qu’une Mutante puisse travailler ainsi contre les siens.
    En fait, avec un Huis-Clos de presque 1 heures et demie, il ne faut pas attendre plus de profondeur pour tous, ni même de beauté et sagesse etc… Bref, tout ce qui compose un peu trop systématiquement les “bons” films sur l’adolescence.
    Exit ce formatage, on a ici des ados pressés qui aiment et détestent vite (et inversement), qui vivent vite pour ne pas mourir trop tôt, qui sont bêtes puis responsables dans la foulée…
    Le Montage du film ne prend pas assez son temps ? Et bien eux non plus, confinés qu’ils sont au sens propre (c’est d’actualité) et figuré, vu le temps qu’il a fallu pour sortir au cinéma.

    Avec une jolie musique de Mark Snow (qui a travaillé il y a des années sur la tout aussi adolescente série “Smallville”), une imagerie correcte, de sympathiques bastons et des méchants un peu horrifiques et pas banals… mais un Antagoniste Final qui est un trop gros morceau Stylistique pour l’Anti-Climax qui est censé conclure l’histoire – en gros, les uns trouvent une bonne raison de déchaîner leurs pouvoirs, mais le But Réel est en fait la Résilience…

    Avec tout ça donc, on peut considérer que le réalisateur Josh Boone y réussit un peu mieux ce que le film “Dark Phoenix” ratait, la faute à une ambition mal gérée : faire effectivement un film Intimiste, un peu “Série B”, un peu plus crû que la moyenne, mais avec des personnages de comics qui étaient pile dans la configuration adéquate pour être enfin traités plus comme des “Monstres du Réel malgré eux”, plutôt que comme des apprentis super héros complets.
    Même si la série TV “Misfits” peut être identifiée comme supérieure, dans un genre similaire.

    Et puis, qui a dit que ce serait une Conclusion ? On aimerait bien les revoir ceux là… 😊

  7. Si tu as déjà un peu kilométrage dans ta “cinéphilie” tu devines le file rouge du film dès les première minutes et le faux twist du dernier tiers tu le devine dans les 15 premières minutes.

    En dehors de ça c’est d’un ennui abyssal.

    De longues scènes d expositions; des dialogues niais et des perso qui ne sont que des archétypes vu et revus sur “l’ado perturbé post trauma”

    Les VFX sont moches.

    a conseiller a la limite au pré ado de 11/12 ans qui veut aller vers les petits frissons soft type chaire de poule

    • comme toute le monde … il aurait mieux valu le bloodshotiser …

      quant tu vois qu’en une semaine, même la formule pour accéder à Mulan a déjà changer ; un gros budget comme ça qui se sait perdu d’entrée de jeu, New Mutants a été clairement sacrifié sur l’autel d’une maigre espoir de reprise et d’inattendu. Seulement là, foiré !

  8. Je ne m’attendais à rien et quand même été déçu… C’était d’un ennui profond, les meilleures scènes sont celles avec Magik et elles sont trop rares pour justifier un quelconque intérêt… Les personnages sont clichés et insipides, l’histoire complètement nase, les liens avec le reste de l’univers quasi inexistants… Bref je pense que j’ai préféré le dernier 4 fantastiques à ce film, c’est pour dire…

    Ce film aura été maudit du début à la fin, mais quand je vois le résultat final je me demande si c’était pas mérité lol.

  9. C’était exactement ce qu’on nous avons promis. Un film basculé de tout les côté, sorti bien trop tard, qui ne changera pas le genre, mais à eu au moins l’idée de proposer quelque chose de nouveau.

    En terme d’horreur c’est très léger cela dit, en même temps c’est pas sur un film Marvel qu’on aurait pu avoir peur, mais tout de même c’est le minimum syndicale qu’on nous propose.

    Reste un très bon cast, Anya Taylor-Joy rempli très bien le rôle de Magik avec de bons VFX, Blu Hunt se débrouille en personnage principal, et pour une fois qu’ils ont une Native Américaine pour en jouer une. Le cast et leur alchimie n’est pas à plaindre.

    Ce ne sera pas une entrée dans l’univers des mutants qui marquera le temps mais n’est pas pour autant horrible comme on pourrait l’entendre. Une page qui se tourne après 20 ans de bons et loyaux services, qui nous aura offert d’excellentes entrées sur ces mutants comme X-Men, X2, First Class, Days Of Future Past, Logan, Deadpool 1 & 2. Et des dispensables comme Last Stand, Origins et Apocalypse. C’était le premier grand univers en Live Action (parce que le Timmverse était là avant) de héros de comics. On se revoit dans plusieurs années, quel quand soit le résultat.

  10. Malheuresement le film ne vaut pas l’attente qui l’a suscité .
    Le casting est pas mauvais, le scenario pas si mal non plus a part que le film n’assume jamais son statut de film d’horreur ni de super heros , ni de film d’ado .Du coup on a un huit clos entre différent genre mais qui ne décolle pas trop .
    D’ailleur il y a bc trop de spoil dans la ba et la fin est pour moi complètement raté ,sfx moyen et combat digne de power ranger .
    Bref c’est moyen moyen , la saga s’arrete plutot avec dark phoenix qu’avec les nouveaux mutants .
    J’ai bc aimé cette saga, mes preferé reste days of the futur past , x-men 2 et logan qui pour moi sont au top des film de super slip , je trouve même que les critiques ont été dur avec dark phoenix et apocalypse , le seul gros raté pour moi c’est x-men 3 .
    L’avenir nous dira comment Disney a decidé de traiter les x-men , j’espere avec la meme respect que la fox

  11. Vu cette après-midi, et je n’ai pas été déçu. J’ai trouvé le film plutôt bien et j’ai passé un bon moment. J’ai bien aimé ce traitement de l’univers x-men loin de l’habituel combat entre Xavier et Magnéto. J’ai trouvé ça rafraîchissant.
    Le côté horrifique, je le trouve réussi aussi. Oui ça ne fait pas vraiment peur, surtout pour un public habitué du genre, mais pour des novices dans ce genre de film, il y a quelque passage qui peuvent marquer ^^
    Je suis content que le film ne finisse pas sur un suspense appelant une suite qui n’existera jamais, et déçu aussi de ne jamais les revoir. J’aurai aimé voir une certaine X-23 rejoindre le groupe 🙂

  12. C’était décevant … Très décevant … Les acteurs ont font des caisses avec leurs accents, les FX sont franchement moches, l’intrigue est ultra cousu de fil blanc du début a la toute fin … C’est vraiment dommage de terminer sur cette note …
    Après les attentes des quelques personnes qui attendaient encore le film était sans doute trop élevées, mais là même en ne faisant pas le difficile c’est dur a encaissé. Seulement 1h30 de film et j’ai eu l’impression qu’il s’agissait d’une éternité …
    Allez on me reboot tout ça …

    • il n’y a déjà pas de date d’annoncée pour un reboot des X-Men alors le reboot des New Mutants …. 2032 ? 2048 ?
      ah merde chouette, ch’rais sans doute mort ….

  13. Enfin vu… Et agréablement surpris. J’ai bien aimé l’ambiance et les persos…
    Sauf que.. Tout va bien trop vite (merci les 1h30) et on sent que ça a été raboté (le mec de stranger things qui s’énerve et se casse, puis la scène suivante c’est la fête et la doc est endormie !?! What?!)… Puis de l’exposition bien trop forcé / amené…. Avec le mec de stranger thing (encore lui), Roberto lui parle de son passé, des mines… Bim scene suivante hallu dans les mines. Roberto regarde une photo de lui et de sa copine, on enchaîne sur son hallu de copine morte !… C’est maladroit !

    Bref, j’ai passé un agréable moment, mais surtout parce que j’ai senti le potentiel du truc. Ça aurait pu être vraiment très bien ! Rien que la relation entre Rahne et Danielle marche plutôt honnêtement (et première relation homo chez Disney !) , le côté huis-clos, la musique… mais ça prend le train !!! En 2h le récit aurait peut être pu développer tout son potentiel…

    Et malheureusement on ne verra jamais de suite. Dommage.

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