Le bar de Galactus #112 : Dune

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Bienvenue dans le bar de Galactus : chaque lundi, une nouvelle page est à votre disposition pour discuter cinéma, télévision et comics au sens large, loin des univers Marvel et DC Comics !

La liste des classiques du cinéma de science-fiction est-elle sur le point de s’allonger ? D’après les premiers retours, il se pourrait bien que ce soit le cas… Dune, l’ambitieuse première partie de l’adaptation du roman éponyme de Frank Herbert, débarque donc mercredi dans les salles françaises ; plus d’un mois avant les Etats-Unis (22 octobre) ! Comptez-vous embarquer pour Arrakis ? Êtes-vous déjà un inconditionnel du cinéma de Denis Villeneuve (Blade Runner 2049, Premier Contact, Sicario) ? Quelqu’un a-t-il participé à l’avant-première française, qui s’est tenue lundi dernier au Grand Rex ? A vos claviers et très bonne semaine à tous ! PS : promis, on se garde Y, le dernier homme pour la semaine prochaine…

Dune raconte l’histoire de Paul Atréides, jeune homme aussi doué que brillant, voué à connaître un destin hors du commun qui le dépasse totalement. Car s’il veut préserver l’avenir de sa famille et de son peuple, il devra se rendre sur la planète la plus dangereuse de l’univers – la seule à même de fournir la ressource la plus précieuse au monde, capable de décupler la puissance de l’humanité. Tandis que des forces maléfiques se disputent le contrôle de cette planète, seuls ceux qui parviennent à dominer leur peur pourront survivre…

118 COMMENTAIRES

  1. J’en attend beaucoup, malgré le cast de momoa en Duncan Hidaho, et la palette terne pour une planete désertique. aucune impression de chaleur.
    Villeneuve pour l’instant c’est un sicario au top, un premier contact sympa, et une deception pour Blade runner avec ses raccourcies scénaristique.

      • tout ce qui se trouve avant sicario, Incendies, Prisoners, Enemy, c’était vraiment maitrisé,
        mais Blade runner, c’est beau mais quand il raccorde l’histoire au film originel ça se casse la gueule. et on sent le cahier des charges imposés.
        On peut se poser avec Dune, les livres sont contemplatif et introspectif. J’ai du mal à voir momoa philosopher avec le dieu vers sur l’équivalent de 600 pages.

  2. J’irai directement mercredi, même si je l’attends pas tant que ça (pas un fin connaisseur de l’univers), Villeneuve est valeur sûre donc j’ai confiance et me dis que ça pourrait être plus qu’une bonne surprise.

  3. Jsuis un Villeneuve addict depuis incendie. Et ca risque pas de changer.
    Par contre, planning chargé au boulot cette semaine, ya de grande chance que ma séance attende lundi.

  4. Très fan de Villeneuve je vais essayer a tout prix de voir le film en salle le plus tôt possible.

    Côté visionnage cette semaine je me suis fais Weathering with you de Makoto shinkai.
    J’ai fais le con avec cette œuvre je tournais au tour depuis longtemps sans me décider a voir le film car je me disais que ça serait surement moins bon que Your name et que j’en sortirais déçu.Alors qu’au final ce n’est pas le cas,oui il n’y a pas photo c’est moins fort moins prenant voir moins penser que Your name , mais ça ne change pas le fait que c’est un très bon film ou on passe un excellent moment avec des visu de malade une ost de qualité et des personnages très attachant. Et un double caméo qui te ramener la larmichette a l’oeil.
    Je ne sais pas qu’elle est le prochain projet de Mako Shinkai mais je ne referais pas la même erreur.

  5. Ce sera samedi au ciné pour moi !

    N’empêche, les licences que WB possède…Matrix, Dune, DC, Wizarding World…tellement au dessus…dommage que bien souvent ils pataugent…ils ont de l’or là

  6. « Êtes-vous déjà un inconditionnel du cinéma de Denis Villeneuve (Blade Runner 2049, Premier Contact, Sicario) ? »

    Et surtout Prisoners, son meilleur film !

      • Idem que vous les gars : Prisonners est mon gros coup de coeur, qui a fait passer Villeneuve dans les real que j’aime bien
        D’ailleurs c’est aussi ce film qui a fait entrer Jake Gyllenhaal dans mes acteurs préférés (qu’est ce que je l’ai kiffé dans ce rôle)

        Ah bizarre Captsubasa, moi j’ai kiffé d’entrée.

        Oh et cette fin.. tout en maîtrise, parfaitement dosée…

  7. Mercredi sans faute ! après avoir revu la version de Lynch dernièrement et vu pour la première fois à 10/12 ans…

    le film n’était pas parfait, mais quand t’es un gosse et que tu découvres l’univers de Dune ….. j’étais scotché ! je l’ai revu des dizaines de fois.

    D’ailleurs c’était quoi votre film revu 100 fois quand vous étiez gamin(e) ou ado ou adulte 😆?

    J’ai du regarder « les blancs ne savent pas sauter » mille fois 😆, trilogie retour vers le futur ( évidemment) et les 2 sos fantômes quand j’étais gosse, puis gladiator, dark city etc etc

    • Bonne question…

      J’avais beaucoup de films que j’adorai, donc j’ai revu en boucle des tas comme Robin des Bois, prince des voleurs, Braveheart, Gladiateur, Jumanji, Flubber, Hook, Double Dragon(l’un des plus drôles de Jackie Chan pour moi), Le dernier Samourai, Last Action Hero, Troie, Retour vers le futur, Meteor Man(qui d’ailleurs n’a jamais fait l’objet d’une notation ici), Small Soldier, Aladdin, Le roi lion, ninja kids, Mulan, Asterix et obélix contre césar, the mask ou george de la jungle. le masque de zorro, la trilogie tortue ninja, La Recrue de l’année – La Star de Chicago. Sans oublier qu’a chaque fois que passer un film bud spencer et terrence hill je regardais idem pour les films gendarmes de louis de funes et films de jackie chan…

      J’avais de quoi regarder donc !

      • 100 fois?
        Les Rocky et les Retour vers le Futur. Demolition Man aussi. Je dois connaître les répliques de ces films par coeur ^^
        Pas mal de Bruce Lee aussi et Hibernatus, ce qui n’a rien à voir lol
        J’ai revu pas mal de films de la liste d’Angyo plusieurs fois aussi mais pas 100 fois ^^

        Et plus grand, je revois avec plaisir MoS, BvS (que je trouve toujours aussi mauvais par certains côtés), je suis pas à 100 fois mais au moins à 50 pour les deux réunis 😀
        Et pour faire taire ceux qui me traitent de hater, j’ai vu et revu Captain Marvel un bon nombre de fois aussi. Homme de mauvais goût peut-être mais hater non! 😉

        Et en immense fan de David Lynch, je n’ai toujours pas vu son Dune mais j’en ai entendu tellement de mal que j’hésite. Ca spoile beaucoup?

      • Je dois plus tourner autour des 20 fois perso:
        Le Retour de la momie, les 6 Star Wars / 3 Seigneur des anneaux, les Batman de Nolan, Spider-Man de Raimi (surtout le 1), Babe (ok ça fait un peu intru sur la liste mais j’adore toujours autant), X-Men 2, Gladiator, Goldeneye et les James Bond de Pierce Brosnan en général, Underworld, Mulan

        Ensuite un peu moins intensif parfois car des films plus récents:
        Warcraft, BvS, Star Wars VII et VIII, Matrix (car je veux absolument regarder les 3 donc c’est demandant), Amazing 1, Kingdom of Heaven, Conan le Barbare, Pirates des Caraïbes 1, Avengers 1, Watchmen, au moins un Terminator de temps en temps mais aucun que je ne spam particulièrement

        Et avec la nouvelle génération Cars est en train de rentrer sur cette liste, vu que je l’adore ça ne me dérange pas 🙂

    • – Aladdin no 1 ptet 500 fois
      – Roi Lion pas loin d’alladin
      – Frozen bien 200 fois raiponce et toy story 3 aussi…..

      Disney wins

      Sinon pas loin de la centaine il doit y avoir

      jurassic park (époque cassettes video et y avait pas netflix)
      TASM (mon fils est mega fan)
      Mon nom est personne (Terrence hill)
      Le marin des mers de chines (Jackie chan)

    • Je crois que quand j’étais petit j’ai énormément usé la VHS de « Vingt Mille Lieues sous les Mers », l’adaptation Disney de 1954 avec Kirk Douglas et le génial calmar géant !

    • Etant vieux, ce genre de souvenirs sont liés à l’achat d’un magnétoscope en 1988 avec des films chopés sur Canal +, mais ma copine m’avait offert la K7 de Robocop que j’ai usé jusqu’à la trame. En 1999 achat de mon lecteur de DVD ( 6500 francs à l’époque ! les magasins de Hifi Video se sont goinfrés) et l’achat de Matrix en DVD acheté en Belgique car interdit en France parce qu’il fallait attendre 12 mois pour acheter un film en video (!!). J’ai vu le film au moins 50 fois.

    • « D’ailleurs c’était quoi votre film revu 100 fois quand vous étiez gamin(e) ou ado ou adulte 😆? »

      Gamin : la trilogie Star Wars (je me suis même fait engueulé par ma mère car je le matais le matin même du jour où on est parti voir « Un nouvel espoir » lors de la ressortie de 1997 ^^), « Indiana Jones 1, 2, 3 », « Retour vers le futur 1, 2, 3 », « Jurassic Park », « L’Histoire sans fin » (et chialer à chaque fois que je voyais la mort d’Artax), les films de Burton (surtout « Edward » et les « Batman »).

      Ado/jeune adulte : je suis vraiment devenu fan du « SDA » en décembre 2003 quand j’ai vu les deux premiers en VL et « Le Retour du Roi » et les trois quatre ans qui ont suivi, je m’en matais au moins un par semaine. + « Pulp Fiction », « Fight Club », je me refais régulièrement les « Harry Potter », la trilogie « Dark Knight »

      Adulte : depuis 2015, j’ai OCS Ciné+, depuis 2017, j’ai Netflix et je suis plus dans la découverte et moins dans le revisionnage mais je pense que les deux films que j’ai le plus revu, ce sont « Man of Steel » et « Batman v Superman ». Mais je me refais régulièrement les films précités ^^

      • le SDA … vu le premier film… achat des livres lus en a peine deux semaines 😆… deuxième film, lecture du hobbit… troisième film, lecture du Silmarillon….

        et j’en avais oublié des tonnes… Terminator 2 ( a se faire dessus à l’époque, une tuerie), les ailes de l’enfer ( oui je sais mais bon, la tête de malkovitch en cyrus le virus fut mon premier avatar sur internet 😆😆), STARGATE ( revu il y a peu ) bref je passais ma vie au ciné 🤣🤣

    • Retour vers le futur
      Die Hard 1 à 3
      Jurassic park
      Maman j’ai raté l’avion
      Mrs Doubtfire
      Jumanji
      Terminator 2 (vu au ciné, séance de folie, jamais vu un bordel comme ça !)
      Opération Condor
      Batman Returns
      L’empire Contre attaque
      Mon nom est Personne (Terence Hill la classe incarnée)

      • Petit le Roi Lion vivait dans le VHS la cassette ne sortait pratiquement pas. Et quand elle sortait c’était pour les VHS de Jetman.
        Plus grand c’est Gladiateur et la menace fantôme qui squataient le VHS.

    • Oula, il y en avait tellement (VHS !!!!), je kiffais aussi aller au video club, ça me manque d’ailleurs..

      Mais mon film préféré c’était Volte/Face (avec Cage VS Travolta) <3<3<3

          • Ne t’inquiètes c’est le genre de remake qui va sûrement rester dans l’enfer du développement pendant beaucoup d’années.

        • C’est clair pitié nonnnnnnnnnn, surtout qu’il se revoie aujourd hui encore avec grand plaisir.

          Autant prendre des films asiat et les americaniser, pourquoi pas, même si ça peut donner du très bon (infiltrés) comme du très mauvais (old boy (d’ailleurs quelle idée d’avoir osé le faire version US… pourquoi pas akira tant qu’on y est…)

          Mais sinon ne touchez pas au patrimoine pour faire des remakes

          Purée qu’il était bon ce film <3 <3 <3

    • Ptêt pas 100 fois mais le film que j’ai le plus regardé est sans aucun doute Star Wars 5, je me souviens que je restais collé à 10cm de la TV 😆, ensuite le 6e et Terminator 2.

      Côté SH, plus d’une dizaine de fois: Spider-man 2 de Raimi.
      Si j’avais plus de temps libre et que le film ne durait pas 4h, ZS’s Justice League battrait sûrement ce record, pour l’instant, je l’ai vu que 2 fois.
      Logan est mon film SH préféré, pourtant, je n’ai pas besoin de le voir une 2e fois. Ça se fera sûrement quand je me bougerai le cul pour déballer la version N&B.

      J’ai vu récemment le Dune de Lynch, puis lu un peu les résumés des bouquins, je n’accroche pas du tout, je dirais même que cet univers m’a foutu un mawashi geri au cerveau.
      Bonnes critiques ou non, je ne pense pas que je verrai la version de Villeneuve au ciné, ce n’est pas pour moi.

      Edit: un peu HS avec le thème du site, mais j’ai vu Misery plusieurs fois aussi, j’aime également le bouquin.

  8. Ben justement, j’en dois en être à 150-200 pages de ce roman Dune. Toujours intéressant malgré ce côté verbeux « je dis ça, j’observe les microvariations de visage car j’ai deviné que oui que non que la commode en noyer » et ces éruptions de vocabulaire, de technologie, qui malheureusement sont TRES PEU décris, surtout à quoi les objets ou véhicules ressemblent ou servent . C’est rageant, on nous demande une immersion dans un univers mais visuellement, à part Arrakis qui est très décrite, trop de choses sont floues.
    Sans spoiler, j’en suis arrivé à un moment charnière pour Paul et…ça part vers du très très chelou. Le genre très difficile à gérer narrativement sur le long terme.

    Ayant beaucoup apprécié le What If…Zombies?! (et surtout sa fin), j’ai voulu lire Marvel Zombies, c’est sympa, j’imagine que c’était le sommet du subversif quand c’est sorti, mais je ne vois pas trop l’intérêt de poursuivre après le premier tome, il finissait sur une note tragique osée. Là ça tire en longueur: multivers, toujours un zombie qui échappe et transmet la Peste dans un univers, intrigue et baston, un zombie s’échappe dans un autre univers…On sent que d’un one shot audacieux on a tiré un comics régulier qui va se mettre à patiner.

    Finalement j’ai pas pu voir Shang-Chi, et je ne sais pas si ce sera pour cette semaine…

    • « On sent que d’un one shot audacieux on a tiré un comics régulier qui va se mettre à patiner. »
      C’est pas ce que fait Marvel Comics depuis une dizaine d’années? Planet red Hulk, Civil War 2, Old Man je sais plus qui, Deadpool kills the n’importe nawak, Inhumans vs X-Men, Maximum Carnage à toutes les sauces, etc…

      • Je sais pas, je lis pas de comics, seulement des one shots qui m’intéressent. Mais c’est vrai que je vois passer ces titres sur internet j’ai une impression de…déjà vu!

        • Il y a beaucoup d’enjeux marketing à réutiliser les noms d’events ou histoires connus. Des fois ça sort des choses correctes voire très bonnes, au-dessus ou du niveau de ce dont ça emprunte le nom. Souvent c’est très moyen. Parfois illisible.

          Dans 20 ans, on en sera peut-être à Clone Conspiracy III, Planet Hulk III, etc ^^

          Après résumer le Marvel moderne à uniquement cette tendance serait caricatural. Des auteurs se bougent pour sortir de nouveaux concepts ou histoires d’excellentes factures.

          • Je ne les résume pas uniquement à cette tendance.
            Ils font du neuf aussi avec les « nouveaux » New Warriors. Ca fleure bon le woke et le succès retentissant. Internet soutient déjà à fond ce projet qui va casser la baraque et faire rentrer enfin Marvel dans le top 20 des comics les plus vendus après des mois de disette.
            Sinon j’ai lu House of X (qui en dépit du titre n’a lui rien à voir avec House of M). C’est sympa mais comme toujours bien trop complexifiant chez Hickman.
            Et Heroes Reborn (là aussi un event repompé et pas que le titre là on est en plein dans House of M) mais j’ai arrêté au bout du 4e scan tellement c’était mauvais.
            Je préfère relire ma vieille collection et faire mon vieux con. Oui c’était mieux avant.

          • Heroes Reborn c’est typiquement le genre de politique éditorial dont je me passerai sans problème oui. Je n’ai pas encore lu (un peu de retard à rattraper dans le run d’Avengers qui précède) mais j’ai peu d’espoir.

            Hickman j’aime beaucoup mais je peux totalement comprendre que ce soit clivant. Par contre je pense vraiment que certaines histoires de la nouvelle période X-Men te plairaient, car le cadre posé par Hickman sert à pleins de séries aux allures très différentes. Les « Marauders » c’est l’ambiance des mutants un peu à l’ancienne et tu pourrais accrocher je pense pour peu que tu aimes bien Kitty Pride. La série Wolverine par Benjamin Percy a beaucoup de qualité aussi. Et une série comme Hellions très barrée si tu as accroché au The Suicide Squad de James Gunn c’est un cirque de fous assez proche.

            Après si tu veux du woke plein les cases il y a aussi la Captain Marvel de Kelly Thompson vu que tu as adoré le film ^^

          • J’avais commencé les Marauders de Kitty Pride et j’avoue que j’avais bien aimé. Faudrait que je m’y remette.
            Par contre, Captain Marvel de Kelly Thompson, ça m’intrigue. D’un côté, j’ai maté les couv et ça me branche bien, de l’autre si tu dis « woke » ça a des chances de me gonfler. Je vais essayer, de toute façon comme j’adore le perso, je pourrais toujours sortir la carte de la mauvaise foi ^^

    • Les marvel Zombies j’ai beaucoup apprécié le concept du tome 1, et notamment le fait que les héros zombies gardent leur personnalité/conscience et leurs pouvoirs. C’était très intéressant à suivre.
      Le tome 2 était vraiment pas mal entre l’histoire autour des FF VS les FF infectés, et l’histoire de Machine man en pleine terre infestée assez fun. Mais je me suis arrêté là pck on m’avait dit (sur ce site d’ailleurs) qu’à partir du tome 3 ça ne valait plus trop le coup.

      SPOIL SPOIL SPOIL

      si qqun a lu les autres tomes : pouvez-vous me dire ce qu’il advient de T’challa et autres zombies (qui sont téléportés à leur insu à la fin du tome 1 svp ? (là pour le coup je vous demande de me spoiler, pck je ne lirais pas les autres tomes)

      fin du SPOIL

      • SPOIL:
        C’est là où je me suis arrêté, en gros ils sont balancés un peu partout dans l’espace et le temps. Spidey revient à l’époque où Peter était jeune étudiant (et amoureux de Gwen), Hank Pym retourne à la période Le Diable En Bouteille de Iron Man, etc….

  9. Un film de Villeneuve c’est immanquable depuis un moment et ça va faire du bien de retrouver un film de SF à grande échelle qui est inédit au ciné hormis un premier film qui date de 30 ans. Au moins malgré le peu de réussite probable au BO Villeneuve pourra tourner la suite vu que Warner lui a assuré, enfin bon, on sait jamais…

    Pour ceux qui ont vu le Season Finale de Rick & Morty je suis là, j’ai pas trop compris la fin de cet épisode avec Evil Morty et cet univers où il part.

  10. Il faut que ce blockbuster fonctionne un minimum. D’ailleurs, il lui faudrait combien au BO pour être rentabilisé?

    J’adore Marvel/DC, mais c’est sain de laisser la place à d’autres types de blockbusters (qui racontent au moins autre chose que la vie de super-héros).

    Je sais que Tenet a été une œuvre un peu difficile à assimiler pour le public, d’ailleurs pas tant en raison de l’histoire, que de l’exécution et la transcription de celle-ci à l’écran. Néanmoins, c’était vraiment rafraichissant de le voir au cinéma.

    Donc Dune ce sera pour moi au cinéma « as soon as possible », de même que Matrix.

    Pour Villeneuve, on connait ses qualités et ses défauts: un sens de l’esthétisme, de la profondeur dans l’histoire et des personnages, une grande imagination en dépit d’une tout aussi belle froideur, mais une tendance à s’appesantir dans le contemplatif, affectant ainsi le dynamisme.

    Pour le reste, on sait que DUne est une histoire peu évidente à retranscrire à l’écran. Donc l’enjeu sera sans doute de retranscrire cette complexité au plus simple à l’écran.
    L’autre enjeu porte peut être sur la communication sur le film. Certains premiers échos indiquent que le film est loin de reposer autant sur l’action que ce que montre la BA.

    Dernière chose: la diffusion sur HBO en simultanée est vraiment la pire idée possible. J espère sincèrement que les résultats d’HBO seront pris en compte pour évaluer le succès de Dune.

  11. Ça serait dommage que ça soit encore un film froid, alors qu’on a du désert chaud à volonté…

    Toujours Kurosawa, la période coolissime maintenant entre le polar politique « Les Salauds dorment en paix » – titre et mise en scène géniale… « Yojimbo », l’anti-héros violent moderne, sa suite moins ambiguë « Sanjuro ».
    Et encore une preuve que Marvel n’a rien inventé : « La Forteresse cachée ». Pour que l’une des inspirations de Star Wars, non…
    Les super-héros aussi (japonais surtout, vue les moments qui font sacrément penser aux super sentais)…
    Mais avec des personnages plus ou moins secondaires qui bouffonent, volent la vedette aux vrais héros et désamorcent chaque moment trop noble…
    Et une princesse féministe progressiste rebelle…
    Preuve que les « Modes commerciales », censées représenter l’air du temps, c’est bien du bidon. Les choses sont toujours dans l’air décennies après décennies, les humains ne changent pas.

    Et puis enfin vu le court-métrage « Hail to the King », en prologue enfin de « Shang-Chi ». Limite j’aurais préféré que le film soit aussi sale et 70’s – 80’s que ce court.

      • Il aurait négocié une sortie exclusive en salle pour au moins 90 jours ,un final cut (bien sur) et un blackout de 3 semaines pour son film (pas de grosse sortie 3 semaines avant et 3 semaines après de la part du studio).

        • Mais… et si Universal était obligé de sortir, par exemple, un film d’animation (Illumination) ? C’est aussi une grosse sortie, mais ce n’est clairement pas son public.
          Idem avec une grosse comédie, ou un actioner pour adolescents… Faut-il alors lui laisser tout l’espace qu’il veut..? Alors qu’en face de lui, il y aura tout autant une concurrence impitoyable de la part d’autres studios – pire encore, s’il s’agit de « films à Oscars », qui grapilleraient dans Son public.

          Il sécurise le plus possible la chose la plus importante : le prestige de son nom, et la qualité et le succès qui doivent y être associés.

    • Villeneuve ne risque pas de faire la même chose tout de suite, à moins d’accepter de se faire remplacer pour la deuxième partie – après tout, même le scénariste Eric Roth ne participera pas à priori au scénario du deuxième film Dune (mais il a écrit un traitement, c’est déjà ça).

  12. CRITIQUE DE DUNE (SANS SPOILERS)

    Dune était le film que j’attendais le plus cette année, son univers de science-fiction (qui m’était totalement inconnu par d’ailleurs), l’ambition d’un « Star Wars pour adulte » selon son réalisateur, un potentiel de franchise… verdict :

    Plus qu’un film, Dune est une expérience et la vivre au cinéma est une nécessité tant l’ambiance visuelle et surtout sonore impressionne. Si l’expérience est exceptionnelle, le film en lui même l’est en revanche nettement moins et je ressors au final mitigé après ce premier visionnage. Il est clair que le film va divisé autant que Blade Runner 2049 avant lui car dans ce film tout paraît froid et austère, l’ambiance, la narration, la photographie… drôle de choix également que de filmer près de la moitié du film de nuit ce qui rend peu lisible les scènes et met bien peu en valeur les costumes et décors du film pourtant très réussi. Le rythme assez lent voire contemplatif notamment dans la première heure ne favorise pas vraiment non plus l’immersion dans cet univers.

    Au final j’ai la sensation d’avoir vu un bon film mais qui n’a pas su me toucher et me happer dans son univers de part sa froideur et la distance que cela créer avec le spectateur. Je suis donc un peu inquiet quand au succès de ce film et aux chances que ses suites soient validées par Warner (car oui c’est bien une trilogie que prevoit Denis Villeneuve en plus d’une série préquelle). De mon côté je reste impatient de voir la suite de cette histoire !

    • Sniff bon je m’y attendais, et c est ce que j’avais ressenti pendant blade runner 2049…
      bon ben peu de chances que j’y aille car je m’ennuie assez vite au ciné même si le film est beau

    • Je partage exactement ton avis. Voici le mien, sans spoiler non plus :

      Alors côté points forts :
      – un casting impeccable (même, et surtout, Chalamet dont je ne suis pourtant pas fan à la base),
      – un immense respect du bouquin et un travail de design et de décor assez incroyable.

      Côtés défauts, on a vraiment du mal à être transporté ailleurs, à voyager :
      – La photographie est terne, très terne, justifiée par beaucoup de scènes de nuit ou en fin/début de journée, mais bon sang qu’est-ce que c’est gris…
      – Une austérité dans les choix artistiques qui, bien que magnifiques, sont très froids.
      – Et le choix malheureux de cette énième bande-son en mode « POOOOOOOON » façon corne de brume.
      S’il fallait comparer à une autre adaptation littéraire, à savoir le Seigneur des Anneaux, je dirais que Villeneuve loupera probablement le coche du grand public, qui sera laissé de côté au profit des fans purs. Un peu plus de couleur, quelques touches de légèretés, et une bande-son plus exotique, voilà ce qui manque à ce film. Prendre les libertés que Peter Jackson a su prendre avec Tolkien, pour embarquer vraiment tout le monde dans un grand moment de cinéma, au lieu d’un ciné-club de prestige, réservé aux initiés.

    • Pourtant, il n’y a guère que lorsqu’on se dirige vers les Fremens que la photographie sombre devient moins lisible, comme si Villeneuve pensait que la nuit au cinéma devait être vraiment comme dans la vraie vie. Tandis que dans les autres scènes nocturnes (ou un peu diurnes), il y a toujours suffisamment de sources de lumière cadrant l’action principale, non ?
      En même temps, ça permet de garder encore une part de mystère fantastique pour ce qui est des Vers des sables, qui restent ainsi encore dans une ombre fantasmatique.

    • Je pense comme vous. Une claque visuelle et auditive incroyable en IMAX 3D, de très bons acteurs, un univers démesuré, mais une histoire qui ne m’a pas accroché. La première heure et quart d’exposition (la moitié du film) est beaucoup trop longue et le film se termine au milieu de nulle part (au sens propre mais aussi au figuré).

      Donc un bon film pour moi mais pas la claque que j’espérais. J’attends d’en voir plus, j’espère que les suites se feront même si je crains que non vu le caractère très austère et contemplatif du film qui va probablement repousser le grand public. Sans compter le fait qu’il sort en Octobre aux USA où il va affronter Venom 2 et 007. Bonne chance…

  13. Je suis d’accord avec dr.tonio, il a tout dit et bien décrit le film, plus agréable à voir que Blade Runner 2049 cependant. Je l’ai quand même bien apprécié et j’aimerais une suite. Je vais déjà relire le bouquin.

  14. http://www.comicsblog.fr/41659-Grendel__une_seerie_Netflix_en_images_reeelles_baseee_sur_le_chef_doeuvre_de_Matt_Wagner

    http://www.unificationfrance.com/spip.php?page=pages_mobiles&squelette_mobile=mobile/article&id_article=69237
    Il y un léger aspect un peu méprisant de sa part, sans être méchant.
    Apparemment il n’a pas pris en compte qu’il s’agit d’une Réalité Augmentée, où la force, la légèreté, les couleurs etc sont plus vives et expansives. La vie, ce n’est pas que des nuances de gris et de beige, ne lui en déplaise. Faut une raison suffisante dans l’histoire pour justifier de les photographier, sinon ça devient là aussi une vision standardisée.

  15. Dune est le type de film spécifiquement fait pour voir sur un grand écran, ses vaisseaux spatiaux gigantesques englobe l’écran, les personnages sont réduit à des grains de sables dans tant d’immensité. C’est une oeuvre très visuelle et auditive, même trop à certains moments, ça m’a pas surpris que c’était Zimmer à la musique. L’histoire d’exploitation d’épices est très similaire à ce qui se passe dans le monde avec celle du pétrole, des envahisseurs qui ne se préoccupe que de l’exploitation…C’est également une « Coming of age story » avec Chalamet qui hérite de la place de son père. Il est très bon pour le rôle, chacun est à sa place, avec Brolin, Momoa pour jouer les costauds, déçu du rôle de Bautista tant il est peu présent, on est loin de sa performance dans BR2049.

    Comme à l’accoutumé avec Villeneuve le film est très sombre et n’a peu de places pour la lumière et un ton plus léger, cela peut heurter l’histoire tant ça peut être froid mais cela ne me gêne pas tant l’histoire est ambitieuse et le spectacle est là, sans doute son film le plus lourd en action, et ne se perdant jamais dans des effets visuels pour ne pas oublier ce sentiment d’effroi dans la guerre.

  16. Clairement un film a voir sur grand écran et je l’ai trouvé très bon. Que ça fait du bien d’avoir un film de SF/fantastique au ton sérieux et sans blagounettes !
    Villeneuve prend le temps de développer les lieux, les personnages et les enjeux stratégiques et politiques. Même si je trouve le prologue un peu trop court 🙂.
    C’est pas un block bustier popcorn, Les non connaisseurs risquent d’être un peu perdus avec autant de détails, mais ce donne envie de (re)lire les livres de F.Herbert 😆

    Conclusion, allez le voir !!!!

  17. Le film d’une Vie ?
    Non, le film « Dune » vit…

    Enfin presque, disons plutôt « qu’il s’éveille à peine ». Comment faire sinon, avec un roman foisonnant, bourré de détails géopolitiques, philosophiques, écologiques etc..?
    Au cinéma, medium d’images (et un peu de sons), traduire cela devrait se faire avec moins de bavardages et plus de « visions » incroyables. Ce que Jodorowski, et peut-être même Lynch (les rêves), n’ont pu conclure.

    Si le credo régulier de la Warner est le « film à gros budget mais sérieux », on a donc à nouveau un bon produit, divisé en deux parties (comme lors de sa première publication dans le magazine Analog en 1963-1964)… Donc condensé de manière suffisante, mais dont les développements cruciaux sont reportés au prochain épisode (ou au pire, aux calendes grecques).
    Quelques fans de l’œuvre seront contents d’y retrouver ce(ux) qu’ils connaissent.
    Certains seront déçus de ne pas vraiment ressentir tout de suite l’ambiance particulière narrée dans le roman.

    Porté par une flopée de stars talentueuses, le résultat est au final on ne peut plus Classique. C’est à dire que chacun y incarne avec évidence le personnage correspondant le plus à leurs habitudes d’acteurs.
    Les beaux jeunes espoirs, les braves bourrus, les manipulateurs/trices, les méchants impitoyables… Pas de prise de risque, zéro contre-emplois. On pourra toutefois saluer un Jason Momoa plus chevaleresque que jamais.

    Classique aussi son récit, concentré et sans digressions trop complexes, aux péripéties millimétrées tel un blockbuster d’Aventure et de Science-Fiction commun, nanti d’une toute aussi usitée histoire de Messie récalcitrant… mais qui se passerait trop entre bourgeois guerriers ennemis, le seul peuple modeste du film étant des autochtones – trop occupés à survivre.
    Ça fait bel et bien partie du tout venant du genre, encore aujourd’hui, même pas assez violent et intello pour justifier une identité complètement Adulte.

    Ainsi, avec toutefois une image bi-chromique (le Noir et Blanc auteuriste moderne, limite « publicitaire »), des scènes prenant un petit peu de temps de composer des symétries dans l’espace, ainsi que des plans d’ensemble bien beaux pour le grand écran et le plus possible « en dur »… Et surtout, ces équivalents de colons devisants avec des natifs/bédouins au milieu du désert…
    C’est aux divertissements d’aventure, américains ou japonais (westerns et films de sabres), en Scope des années 60, que se réfère le plus ce film. Avec également une touche 80’s, par l’utilisation des synthés – « Blade Runner », encore ?

    Et c’est très bien, c’est la même simplicité efficace.
    Ça en fait l’un des meilleurs films de Denis Villeneuve, parce-qu’il semble plus y assumer sa part habituelle de naïveté… La même que celle de son héros, passant de manière très attendue à l’age adulte.
    Linéaire mais pas trop, avec aussi un petit côté « jeu vidéo » – les progressions stratégiques, les boucliers qui donnent l’impression de voir les personnages « tilter » quand ils sont impactés etc…
    Tout y est clair et net, comme l’assène même la toute dernière réplique (bateau) du film.

    Voyons si par la suite, la somme des deux parties (ou plus) fera ressortir une identité encore plus originale et surréaliste pour cette nouvelle franchise – une de plus.
    Ou si ça va devenir aussi cryptique que les suites de « Matrix ».

  18. Déjà envie de le revoir!

    Un peu dégouté que warner n ai pas pris le pari de laisser Villeneuve faire son double tournage « part 1 et part 2 » parce que pour le coup, j ai l impression d avoir vu une longue intro de luxe et la coupe final est trop abrupte.
    Ça va être pénible d’attendre 3 ans pour reprendre l’histoire.

    le petit reproche : villeneuve focalise trop sur certain aspect du recit et pas sur d’autre de peur de perdre le public… pourtant c’est pas si complexe sur le papier.

  19. Dans l’interview de D. Villeneuve sur Konbini, il dit que Dune était le fantasme de Hans Zimmer. Il s’est lâché, même après que le film soit fini d’être monté, il continuait de composer.

  20. J’ai adoré, même si je ne voyais pas du tout où la coupe de la première partie allait se faire. Et au final, c’est vraiment, vraiment « à suivre » le truc. Pour ceux qui connaissent pas du tout, qui découvriraient l’univers là, il faut vraiment que la deuxième partie se fasse.

    D’ailleurs, on sait si le greenlight de Warner est tombé ?

    PS : y’en a d’autres qui, comme moi, aiment quand même la version de Lynch, malgré tout le mal qu’on en dit ? Je l’ai revue encore récemment, et même si la fin flash-forward montre clairement le massacre qui a été fait lors du montage, le film est quand même blindé de visions complètement dingues !

    Le voyage spatial, par exemple, avec ce délire psychédélique autour de la Guilde et de sa façon de gérer l’épice… Ou le final, tout simplement.

    Bon, maintenant je veux deux trucs : la partie 2 de la version Villeneuve, et un montage pirate du 1 où les boucliers de Villeneuve seraient remplacés par ceux de Lynch, juste pour le fun ! XD

  21. Dune est une déception, la bande d’annonce nous vendais un grand film, un film épique, incroyable. A part que le film soit beau et que la photographie et les plan soit magnifique, rien a sauvé dans ce film. La plus grande déception un scénario ultra classic ,vu et revu dans plusieurs film et oeuvre ,et même si les événements du film doivent être identiques à ceux des romans à aucun moment en à l’impression de voir la pâte du réalisateur, d’avoir le sentiment qu’il a subjugué ,l’oeuvre originale, juste l’impression qu’on nous raconte mots pour mots le livre sans chaleur, sans émotions sans fantaisie sans enthousiasme juste un copié collé en même temps j’ai pas lu les livres, j’attendais de voir le film pour m’y mettre, ma là je suis vraiment refroidi, pas du tout enthousiaste pour la suite. Oscar Isaac et momoa sont les seuls acteurs qui sortent du lots. Aussi le film est très très lent, et prend le public pour des enfants à qui il faut tout expliquer, des scènes pas importantes qui prennent pas mal de temps rendant le films trop long, un film non chaleureux, des messages sulvolés, des personnages non émotifs , un film qui ne demande aucune attention ni aucun investissements émotionnel des spectateurs, à aucun moment on a peur pour ses personnages, aucune émotions lors du massacre des astréides, alors qu’après ce massacre on pouvait s’attendre a un héros en colère et triste montant ses émotions, et bien rien,et cette traque ultra nul à travers le désert qui avait du potentiel pour faire grandir le héro seul face à des chasseurs et à un désert sans pitié ,mais non rien du tout,juste un héros overcheater ,qui sait tout à l’avance par ses visions et comme dans son face à face final est déjà capable d’anticiper les mouvements de son adversaires et même battre des guerriers surentraînés qui survivent dans le désert alors que pour lui c’est sa deuxième sorti, ne montre aucun aspect du dirigeant bienveillant qu’il pourrai être en épargnant sont adversaires. Avec dune j’attendais peut-être un Green knight (largement au dessus de dune même si c’est un film a petit budget, le voyage qu’il offre est plus mystique et ludique et envoûtant) en blockbuster ou une sorte de kingdom of heaven spatial, pour ne cité qu’eux.ce film promettait être un genre de blockbuster et film d’auteur, j’en attendais beaucoup et ne suis ultra dessus. J’espère me consolé avec eternals et doctor strange

    • Alors 1: Villeneuve n’est pas réputé pour faire des films empreints de « chaleur ».
      2: Vu ce que tu attends des personnages en terme d’émotions et les critiques sur le héros…j’en déduis que tu n’as pas lu le livre.
      Tes critiques sont intéressantes, je les ai pour le livre. Mais elles seront battues en brèche vu que ça en fait une bonne adaptation!

      • Alors c’est aux romans que je devrais m’en prendre. Pour ce qui les ont lus et aimés comme toi, ça devait être le pied. En effet ce film est totalement à l’opposé de ce que j’en attendais. Et j’ai toujours eu du mal avec ce genre de héros, toujours en contrôle, sang froid, fort , sans demons, juste des épreuves à écrasées tellement ils est fort (c’est pour ça que je n’ai jamais accroché aux héros DC dans les films qui sont plus des dieux que des humains contrairement au MCU plus humains et aussi toujours préfèré les titans aux dieux.). Avec le manque d’émotion et la supériorité du héros et la hauteur qu’il prend par rapport aux événements, je crois que j’accrocherais jamais à ce film, on n’attend pas d’un héros qu’il soit parfait.c’est un peu dommage car le film avait un gros potentiel, mais il n’a pas chercher a nous émouvoir. Moi de ce que j’ai vu j’aurai préferé que le film soit plus centré sur sur la formation de Paul et la maîtrise de ses émotions ou une sorte de voyage initiatique à travers le désert. J’ai pas vu tous les films de Villeneuve mais j’ai de bon souvenirs de blade runner, que j’ai aimé comme beaucoup, et ce film était <>. Dune on peut aussi le comparer à after earth ? Toi qui à lu le livre t’en pense quoi?

        • Alors il me reste 100 pages sur le premier, et je n’ai pas vu le film; j’ai fait une petit « rapport de lecture » quelques commentaires plus haut. Tu verras ce que j’en pense, nos critiques se rapprochent^^.
          Vu que toutes les critiques disent qu’il est extrêmement fidèle (OUI BON LIET CA VA ON SAIT), forcément je peux projeter mon ressenti.
          Encore une fois, tes attentes sont légitimes, mais ce n’est pas ce que cet univers propose, et quand tu dis « vu et revu », le livre date de 1965, ce n’est pas cette histoire qui est clichée, c’était au contraire un précurseur!

          • Pour le vu et revu tu as bien raison. Concernant la fidélité à l’ouvrage originelle, ça se sent et on n’a aussi l’impression que le réalisateur ne s’est pas donné des libertés. Je me demande ce que ce dune donnerait dans les mains de Ridley Scott, taika watiti, ou James Gunn.

        • « Et j’ai toujours eu du mal avec ce genre de héros, toujours en contrôle, sang froid, fort , sans demons, juste des épreuves à écrasées tellement ils est fort (c’est pour ça que je n’ai jamais accroché aux héros DC dans les films »

          Pourtant ne serait-ce que dans les films de Snyder, les héros en chient voire échouent (Sup ne parvient pas à arrêter Zod sans le tuer, Superman meurt à la fin de BvS…), ils ont une part obscure assez prononcée (je pense notamment à Batman et Wonder Woman).

          • Tous les héros ont leurs démons , mon problème avec superman et wonder woman c’est qu’il sont des dieux avant tout et que malgré les péripéties ils ont toujours en option la facilité même s’il ne la choisissent pas, ils pourraient dominé leur monde sur un coup de tête (injustice), superman est littéralement une représentation du christ. En vrai ils doivent inspirés la peur et de l’inquiétude que l’espoir, et Snyder l’a bien montrer ce que ça donnait un superman en roue libre, c’est metropolis détruite

  22. Tu ne peux t’en prendre ni aux livres ni aux films. Il s’agit du premier tome d’une œuvre colossale. Une introduction. Une esquisse de qui sont les personnages et l’un des principaux est tout juste ado. Tu parles d’un héros trop parfait, c’est juste tout l’inverse là thématique de Herbert. Les héros font des choix horribles dans des destins atroces. Là Paul n’est qu’un enfant et ne devient un homme qu’à la toute fin du film. Et c’est bien la thématique du premier tome aussi. Dans le 2 il fait ses premiers choix d’homme adulte. Crois moi, il n’y a absolument aucun manichéisme dans l’œuvre d’Herbert, même si les Harkonnen peuvent passer pour des croque mitaines au début.

    • Merci, avec vos messages je crois que je vais enchaîner avec les livres, pour voir comment fini Paul. En même temps pour une suite il va falloir attendre 2 ans au moins.

  23. Je ressors conquis de ma séance de ce matin. J’étais fan du film de Lynch découvert dans ma jeunesse et que je considère encore aujourd’hui comme un grand film. Cette nouvelle adaptation de dune par Denis Villeneuve est nettement plus facile à suivre car très explicative, certes cela impose un rythme dont on a plus l’habitude aujourd’hui, personnellement il me convient très bien, on a le temps de s’imprégner de cet univers. Visuellement c’est époustouflant, c’est toutes l’imagerie de la SF des grands illustrateurs des années 70 qui prend vie à l’écran, des vaisseaux gigantesques, tenue de combat et de cérémonie hyper travailler, ça n’aurait pas de sens de voir ce film ailleurs qu’au cinéma, tout du moins pour un premier visionnage, tant l’aspect contemplatif est mis en avant. Seul petit bémol et il est de taille, il faut absolument la suite de ce métrage pour en avoir la fin! car en l’état, il ne se suffit pas à lui-même.

  24. Villeneuve qui met un gros taquet aux films du MCU! Que c’est bon!!
    https://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Denis-Villeneuve-degomme-les-films-Marvel-et-se-fait-insulter-par-Neill-Blomkamp?fbclid=IwAR00ddhCI_rM6NRGDOmGEvRkT0Vga5ivcAAc3y-s68CWUSKSUpuu44elkgs#
    Les fans du MCU vont être en PLS et lui dire qu’il fait des films soporifiques 😅

    En tous cas, il me donne envie d’aller voir son film, tiens. Bon ou mauvais, ça fait du bien de manger de la cuisine faite maison au lieu du Macdo tous les jours.

    • Il a pas tout à fait tort, mais dire qu’aucun des films n’a la patte personnelle d’un réalisateur, ce n’est pas tout à fait vrai non plus.
      On aime ou on n’aime pas, mais GotG, c’est du James Gunn.
      Et CA 2, c’est les Frères russo dans un style reconnaissable.
      Après, Waititi et les autres, là on est plus sur du Yes man, et la patte graphique se fond déjà plus dans un tout.

      • La patte n’est pas nécessairement graphique… Elle peut être aussi thématique.
        Et les dits « Yes Men », suffit de comparer avec ce qu’ils mettent déjà en scène dans leurs films précédents pour voir qu’il y a bien continuité. Donc démarche artistique personnelle, qui vient se greffer sur des personnages qui ne leur appartiennent pas, mais chez qui ils se reconnaissent.

        Tandis que les films d’auteur aussi peuvent être formatés – il peut en parler Villeneuve, lui qui se contente toujours de touches de gris et d’ocre, d’espaces vidés qui sont donc peu synonymes de Vie grouillante, ainsi que de didactisme enfantin.
        Toutefois, une ligne narrative qui est creusée encore et encore, de film en film, avec quelques variations à chaque fois… C’est bien un travail artistique autant que commercial (on revient voir ce qui nous est familier, que ça soit le champion du Box office ou des Oscars).
        Même son scénariste de « Dune », Eric Roth, est en désaccord avec Villeneuve : dès qu’un réalisateur prend la plus petite décision sur une grosse machine moins personnelle, même sur Marvel, même si c’est juste un axe de caméra… Il y a bien subjectivité (interview dans le Première de ce mois ci).

        Une analyse de ce type de blockbusters estampillés Adulte, et de leurs automatismes, serait une bonne idée.

        • @StormXZ: Je suis entièrement d’accord avec toi, GOTG vol. I est certainement le film avec le plus de « patte personnelle » de tout le MCU.
          CA 2, image volontairement grisâtre, action brutale, ton sérieux et politique, malgré les quelques blagues, j’imagine imposées par Disney, ce film a sa touche bien à lui qui en fait un film à part dans le MCU. Je le re-regarderais bien ce soir d’ailleurs ^^

          Le souci, c’est que dès leurs suites, ces films se sont vus infuser encore et toujours plus d’humour et perdre de leur noirceur (oui même GOTG vol. I).
          Quant aux autres films, on ne peut qu’être d’accord avec Villeneuve, même si je rajouterais Ant-Man 1er du nom dont certaines scènes portent la marque d’Edgar Wright.

          • @Flo : j’ignore ce message, pas envie de répondre.

            @Garyus : Je n’ai pas refait l’ensemble des films du MCU parce que ces deux exemples-là sont ceux qui m’ont sauté aux yeux.
            Je trouve quand même que GotG vol 2 a aussi le style Gunn. Certes beaucoup d’humour (c’est pas ce que je préfère), mais on retrouve ça aussi dans The Suicide Squad et c’est la même ambiance. Après on aime ou on n’aime pas, ça c’est un autre débat.
            Après, Thor 3 par exemple, je ne lui trouve pas un style particulier. On me dirait que c’est du Gunn ça ne me choquerait pas. Alors que non… Donc là la patte artistique de Waititi est plus difficile à voir. Spider-Man et Doctor Strange, idem, il n’y a rien qui se détache particulièrement dans les thématiques me permettant de l’identifier à tel ou tel réalisateur.
            Après les autres, il y en a un certain nombre qui ont un style particulier aussi (Iron Man 1 et 2, Thor 1, Black Panther) mais je ne saurais dire s’il est suffisamment marqué pour pouvoir dire « Ah oui, ça c’est de lui »

          • Y’a forcément des films différents des autres, avec une saveur légèrement différente mais le formatage Disney est bien là.
            On aura jamais du Nolan, Villeneuve, Snyder, Cameron, Ridley Scott ou Tarantino. Pourtant combien de films sur des héros Marvel seraient magistralement traités par ces gars là?
            J’attend de voir ce que vaut le Chloé Zhao ou le Sam Raimi version Disney.

  25. Dans le paysage actuel du blockbuster, il est primordial que des des films comme Tenet ou Dune puissent exister. Et cela, qu’on les aime ou pas.
    Contrairement à ce que j’ai pu lire et entendre, je ne vais pas renier mon intérêt et les qualités que je reconnais à une bonne part des blockbusters quotidiens, essentiellement produits par Marvel/DC, Star Wars ou Jurassic Park.

    Néanmoins, il est nécessaire de nourrir la culture et la curiosité du public avec des œuvres différentes, dont l’objet est plutôt de passer des massages au travers de la science finction. ceci, même si, contrairement à ce que j’ai cru lire ou entendre (bis répétita), on a pas été non plus totalement privé de ce genre de films de « science fiction d ‘auteur » récemment (Ad Astra, Annihilation, Premier contact, Tenet, Vivarium et j’en oublie quelques uns).

    S’agissant du film Dune en lui-même, celui offre un beau voyage, dans un univers se situant au confluent de la science fiction et de Game of Thrones. Mieux même, on mesure à quel point Dune a été le point de départ de beaucoup d’histoires plus modernes.

    Le film est intéressant, mais pourtant relativement clair, même si cela a couté un petit aspect « power point » au métrage. Il y a une grande série de thématique profonde qui sont exploitées: le pouvoir, la religion, la colonisation, l’écologie, l’économie, qui raisonnent plus que jamais en 2021.

    Sur la forme, le visuel incroyable, pas seulement pour largeur des plans ou la colorimétrie, mais aussi parce qu’il use de décors naturels, donnant un aspect « palpable » au film. Cerise sur le gateau, ceci i a permis, sans doute, de garder du budget pour bétonner la qualité des ajouts en CGI.
    La musique de Zimmer sert avant tout d’appuyer les scènes. Aucune mélodie ne va s’écouter dans sa voiture comme inception ou Dark Knight, mais la B.O est intégralement au service du film.

    Dune est un beau spectacle, mais avant tout un film d’exposition d’un nouvel univers. C’est un point de départ qui se doit d’être explicatif, qui se valorisera (ou pas) suivant l’existence et les qualités des suites.

    Le casting m’a semblé impliqué et jouer particulièrement juste. A l’instar de la musique, les acteurs ont été au service de l’histoire et non au service d’eux-mêmes.

    Après, le film est lent et on retrouve parfois le défaut de Villeneuve d’un peu trop s’appesantir sur ses visuels, et de parfois trop privilégier la narration au détriment du rythme. Cela d’autant que le film marque un trop grand nombre de « stops » en raisons de multiples scènes de rêves.

    Cela étant,si j’ai connu quelques « micro coupures » d’attention durant le métrage, on est loin de blade runner 2049, ou mes yeux se sont réouvert en même temps que la lumière de la salle…
    Le film est quant même mieux rythmé et comporte des moments d’actions plus poignants que ce blade runner (qui, certes, avait aussi sa part d’humanité).

    Pourtant, pour une raison qui m’échappe, je préfère le « premier contact » dans la filmographie de Villeneuve. Peut être que comme certains, je me suis senti un peu « à l’extérieur » de l’œuvre et pas totalement impliqué.

    EN résumé, Dune est un film magnifique qui adapte de la manière la plus simple et ludique possible le chef d’oeuvre littéraire, mais qui doit surprendre la part du public qui s’attendaient à un film d’action (soyons honnête, le film a été un peu vendu comme ça aussi).

    Il s’agit plutôt d’une fresque contemplative, qui pose des questions terre à terre et d’actualité, au travers de la science fiction. Une métaphore du monde actuel en sommes.
    On pourra opposer que le rythme pourra sembler lent, le film assez froid et désincarné, ce qui n’est pas faux non plus. Mais comme souvent, un film a les qualités de se défauts et les défauts de ses qualités.

    Mais pour la richesse du cinéma, c’est bien que Dune existe et qu’une nouvelle saga, à l’esprit devenu aujourd’hui presque atypique, voit le jour.

    Ceci parce qu’une saga comme Dune offre autre chose de salutaire pour la diversité des blockbusters

    • « Dans le paysage actuel du blockbuster, il est primordial que des des films comme Tenet ou Dune puissent exister (…) Mais pour la richesse du cinéma, c’est bien que Dune existe (…) Ceci parce qu’une saga comme Dune offre autre chose de salutaire pour la diversité des blockbusters »
      Amen.

      • Merci Gayrus.

        Attention quant même, tu auras bien compris que je suis très très loin de critiquer les blockbusters habituels que nous sortent Marvel, DC, Starwars et autres.

        EN cela mon avis diffère énormément de ceux qui nous expliquent que DUne change de « la merde habituelle ».

        J’ai trop d’attaches et de qualités reconnues à ces univers partagés pour le dire.

        Simplement, il est vrai qu’au milieu de ces sagas, je trouve essentiel que l’on ait aussi des productions « différentes ». J’entends par là des métrages qui n’ont pas les mêmes buts, les mêmes approches, la même forme et les mêmes tons.
        Celles qui partent d’un message à délivrer puis développe un film d’imaginaire autours de ce message et non l’inverse (on développe d’abord un film et si possible on introduit des messages)

        Mon problème n’est pas l’existence des films Jurassic World et autres Marvel, c’est plutôt le déséquilibre entre ces différents types de films et le fait que le public a tendance à n’aller voir que ces divertissements.
        Comme je l’expliquais sous un poste youtube, je ne vais pas fustiger ceux qui vont voir les blockbusters « habituels » en leur expliquant que c’est pourri. C’est subjectif, irrespectueux et contre productif, en plus d’être contraire à ma propre opinion.

        Mais je préfère plutôt leur dire d’aller voir « aussi » ces films de science fiction d’auteur, de manière pacifique et pour compléter leur culture.

          • J’ai bien compris et je n’ai jamais traité de « merde » les films MCU (excepté Etron Man 3). Je dis juste que c’est du film fast food avec encore et toujours la même recette.
            Je suis bien content de bouffer un Mc Do comme je me suis marré devant Thor Ragnarok mais en tant que fan de Marvel et en tant que fan de blockbuster, je suis comme toi, je veux qu’on me propose autre chose à manger, à voir.
            Sony fait du KFC. Warner fait du Burger King et la Fox est morte.
            C’est tellement bon de manger un plat préparé aux petits oignons et avec amour par un Villeneuve ou un Nolan.
            Le problème c’est que quand tu tiens ce discours, tu as toujours une horde de fanboys pour te traiter de hater.

  26. En fait pour les Nolan ou Villeneuve, je le vois plutôt comme une tentative d’un chef reconnu et étoilé de tenter une nouvelle recette avec des composants improbables, pour atteindre des saveurs jamais vu. Par exemple du Poulpe au coquelicot et sa purée de betterave au cumin.

    Il faut aussi savoir que ceux qui détestes Nolan ou Villeneuve, les détestes à fond, parce qu’ils ont recrachés sévèrement leurs tentatives. Mais n’empèche que c’ets une tentative inédite!

    La comparaison avec Mac do etc….est souvent faite, mais je me situe pas tout à fait là.

    Des youtubeurs comme Critique masquée ou Merej parlent plutôt de burger chez marvel, mais du burger un peu artisanal. Ca reste du burger, mais du burger de mamie, avec du vrai steak haché.

    Et ca va plutôt bien car DC/Marvel ont toujours un casting impeccable, avec du blé dans les effets spéciaux et honnêtement, je n’ai pas l’impression que le public ne se souvient de rien (sauf si tu tapes vraiment dans Captain Marvel, Ant Man 2, Wonder Woman 1984, mais là c’est pas du jeu). Quelque chose reste quant même à l’esprit une attache se crée.

    Après, ce qui me différencie est plus une question degré que de nature. Ca reste sommes toutes du burger…mais du vrai et du bon!

    • La comparaison au MacDo vient surtout du fait que ces réalisateurs ne sont pas des stars reconnues, avec une personnalité ultra forte face à qui on devrait « se mettre à genoux servilement ».
      Un peu comme ces travailleurs anonymes à qui on aurait donné une formation vite fait bien fait, engagés juste parce-qu’ils ont un peu d’habileté – ou en l’occurrence ici, un peu tenu une caméra – et éventuellement pour faire « quota ».

      Cette pensée ressemble surtout à une forme de cliché discriminatoire basé sur le manque d’informations (on peut pas tout connaître), car si la grande majorité viennent s’y former car ils n’ont pas une expérience technique aussi poussée – comme si seul ce type de réalisateurs avaient le droit de faire ces films là… Ça n’empêche pas que beaucoup d’entre eux se renseignent indépendamment sur ces techniques hors de prix, et ont réalisé avant cela des films racontant des choses précises.
      Peu importe si c’était plus modeste, ce n’est pas parce-que ça n’est pas connu du grand public, avec de gros succès publiques et critiques, que ça ne devrait pas compter. Qu’il n’y aurait aucune personnalité derrière. Puisque le gros de ces films, ce n’est pas que l’action, c’est aussi le travail avec les acteurs, la direction de leur cheminement au sein du scénario (balisé par les livres et comics, longtemps en amont).

      En plus, ils ont un peu le choix, ce ne sont pas des personnes en manque flagrant de compétences et qui ont besoin de bouffer en acceptant n’importe quel job. Ils peuvent aussi rester dans une filière plus modeste et indépendante, ne pas vouloir faire un passage dans un univers qui a ses propres règles et limites (que l’on peut repousser seulement si les circonstances s’y prêtent naturellement).
      C’est ça qui les différencie assez des purs techniciens, ceux qui sont uniquement « au service », sans état d’âme, et donc plutôt interchangeables. Même si ce n’est pas non plus une tare, faut bien travailler c’est vrai.

  27. Bon, il est temps de soulever un point important sur ce film « Dune », qui est qu’il correspond assez bien au mouvement venu d’Amérique du… « Wokisme » – disons que c’est surtout une nouvelle forme de conservatisme via le politiquement correct. Mais « Woke » c’est plus court, et si ça en amuse certains…

    En effet, pour ce début, ce Paul Atréides représente la quintessence du héros masculin moderne tel qu’il « devrait » être aujourd’hui… sensible, intellectuel, sachant un peu se battre mais surtout peu viril. Donc dénué de toute possibilité de faire du mal à une femme, d’être toxique.
    Qui plus est, il est éduqué en grande partie via un matriarcat puissant (les Bene Gesserit), et une mère non figée dans un rôle trop empesé de souveraine. D’où une bonne part féminine chez lui.
    Ainsi qu’une conscience ouverte vers les autres, à utiliser plusieurs langages… Le poussant à se rapprocher des Fremen, autochtones frustres mais écolos car ils savent ce que vaut la terre où ils vivent. L’exemple typique du « bon sauvage », qui a tout compris au monde car il est loin de la civilisation et de son confort doux et aliénant.
    Introspectif, rêveur – évidemment, dans ces mêmes rêves, le personnage de Chani est un copié-collé des pubs pour le parfum avec Zendaya. Mais elle est plus farouche en vrai, signe qu’il ne faut pas rabaisser les femmes à un fantasme.

    Le patriarcat dans ce film n’a finalement pas le beau rôle. Tous les hommes virils du côté Atréides sont destinés à échouer que ce soit le noble et sage Leto (équivalent de Aragorn), le courageux et sympathique Duncan (équivalent de Han Solo), et même Gurney finit par se trouver hors champ.
    Quant aux Harkonnen, complètement dénués de femmes en leur sein, ils sont un patriarcat néfaste représentant l’Ultra Capitalisme, détruisant tout et tout le monde pour le profit. Au cas où on n’aurait pas compris leur toxicité, ils sont représentés ici comme des vampires skinheads – chez Lynch c’était plus « offensant », ils étaient roux comme des Leprechauns (avidité, trésor etc).
    Et leur Baron est un mélange du colonel Kurtz et de Harvey Weinstein, bien enflé.

    Bien sûr, ça n’a pas a être péjoratif, on peut trouver ça très bien puisque c’est dans « l’air du temps » (c’est sûrement le cas de beaucoup de monde).
    On peut évidemment rappeler que de toute façon Frank Herbert écrivait déjà ça il y a 50 ans, donc qu’il était en avance… Et que de toute façon, on n’a là qu’une première partie, qui sera encore plus développée après.
    Ou bien on peut ignorer tout cela, et juste se concentrer sur l’équation « présence des stars Villeneuve, Zimmer et les acteurs, plus une flopée de références au « 2001 » de Kubrick » (plans larges lents en dur, monolithe etc), et ça sera bien suffisant.
    C’est aussi quelque chose de très reconnaissable dans le paysage cinématographique, mais ça fera l’objet d’une autre analyse…

    • C’est bien que tu rattaches ces personnages aux mouvements actuels, mais ….ne sont t ils pas fidèles aux personnages du livre???
      Ce n’est pas un piège, je ne l’ai personnellement pas lu, mais peut être qu’Herbert a anticipé certains schémas.

      • C’est bien ce que j’ai écrit… Mais à son époque, c’était plus de l’idéalisme contre-culturel (et contre la politique d’alors). L’idée d’un choix alternatif.
        Tandis qu’aujourd’hui, ça devient une urgence obligatoire… Et si c’est « obligé », c’est là que la résistance finit par changer de camp, très souvent – ou en tout cas, créer une division bien plus nette.

        Par contre, si les personnages semblent fidèles, il reste que Timothée Chalamet a une image publique plus proche d’un jeune dandy grave, metrosexuel et féministe, que d’un jeune homme naïf et dépendant qui apprendrait la vie, tel le Paul du (début du) bouquin.
        Orientant plus son adaptation dans la mouvance précise que je souligne.
        Cela n’empêchant pas la satisfaction, etc…

  28. À propos de cette standardisation des blockbusters de type « Adulte » (ou même Young Adult), on trouve…
    Dans plusieurs films, ces fameux tons gris et jaune. L’un va dans des nuances claires bleutées ou bien sombres anthracites, l’autre de l’ocre à l’orange vif. Ce qui donne l’impression d’un temps météorologique très lourd, pluvieux d’un côté, caniculaire de l’autre. Écrasant les personnages sous le poids des conventions, des responsabilités, des doutes… S’imprimant aussi dans l’œil du spectateur, lui intimant d’être lui-même plus sérieux et respectueux.
    Sauf rares exceptions, pas d’autres teintes dominantes plus vives comme le rouge, le vert, le violet, tout ce qui apparaît comme fluo, et seul le brun est accepté.
    On est dans l’ambiance « typique » d’un film dramatique, social, tragique etc… Sauf qu’au lieu de se contenter d’une action discrète et statistique, et du jeu de comédiens dans la réflexion et l’émotion, là on se place aussi dans le suspense, l’action et la fantaisie. C’est à dire aussi avec des scénarii racontant des choses simples et essentielles, mais de manière compliquées ou complexifiées.

    Pour atteindre un bon équilibre, il faut y limiter les effets numériques très visibles, sinon on se rapprocherait de l’imagerie de certains films d’action monochromes un peu rebutants, faisant un peu « bouillie ». Et les blockbusters « Adultes » un peu plus baroques marchant moins bien, n’ayant pas le même équilibre qu’un « Matrix ».
    Il faut donc privilégier des images de synthèse qui sont plus invisibles, ainsi que du tournage avec beaucoup de décors et accessoires naturels, en dur. Toujours cette idée de donner l’impression que « c’est pour de vrai car c’est sobre comme un drame ». Rien ne doit être l’expression d’une excitation trop forte, synonyme de « public adolescent »… donc moins patient et moins mâture.

    Sobriété aussi dans ces décors et accessoires naturels, surtout à l’extérieur, qui vont ainsi dans la simplicité excluant donc tout baroque, ou tout ornements populaires.
    On en a de bons exemples dans ce « Dune » : les engins volants y sont juste des sortes d’hélicoptères Black Hawk, dont on aurait remplacé les rotors par des ailes de libellules. La cité où viennent s’installer les Atréides est littéralement une maquette, lorsqu’on la découvre dans un travelling en plongée – pas d’ornements visibles, pas de peintures qui essaieraient d’imposer la présence précédente des Harkonnen, une seule couleur qui se confond avec le désert.
    Mais les autres habitations hors de Arrakis font de même, alors qu’il ne s’agit pas des mêmes cultures.
    « Nude ». Fonctionnel. Une sorte d’opposition à l’Art Japonais par exemple, où ce qui est fonctionnel a également le droit d’être beau, profilé, bariolé et harmonieux (ou un peu chargé).

    Le budget de ce type de film est presque le même que pour n’importe quel blockbuster vif et coloré, mais l’argent s’y investi juste dans d’autres secteurs que la location de studios ou qu’une post-production numérique qui joue avec différents niveaux de tons, pour un tout hétérogène et hybride.
    Ici, tout est au contraire visuellement homogène et presque analogique.
    On visera plus les locations de lieux naturels, l’engagement de comédiens stars (peu d’inconnus) ravis de jouer aussi dans ce pan de la production hollywoodienne, ainsi que le Sound Design…
    Ce qui met immanquablement Hans Zimmer et tous ses émules sur la liste des compositeurs des B.O. de ces films, reportant cette forme de diversité et d’hétérogénéité sur l’ambiance sonore.
    Ce sont bien des films d’ambiance, mais se créant à contrario des obligations d’action trépidantes. Là aussi, un équilibre doit être trouvé pour que cette action n’ait pas l’air trop molle, trop carrée ou trop coincée, faute d’avoir la présence de cette fameuse excitation trop forte et « adolescente ».

    Il n’y a rien d’étonnant à avoir vu émerger progressivement ce type de films, malgré la démocratisation de l’image numérique, dans la foulée des évènements du 11 Septembre 2001. Dont les images qui ont envahi l’inconscient collectif étaient une conjugaison à la fois de quelque chose de très réel, documentaire, familier (car urbain)… Mais aussi d’extrêmement spectaculaire, impossible et effrayant. Brouillant les lignes entre la Réalité la plus morne et grise qui soit, et la Fiction la plus surréaliste et angoissante qu’on puisse voir.
    L’émergence concomitante des films de super-héros haut en couleurs et positifs étant un moyen de combattre cette « nouvelle réalité », qu’on décide de la regarder dans les yeux ou pas.
    Et la présence des gros blockbusters d’auteurs sobres permet de rester au même niveau que cette réalité, pour mieux faire ressortir des réflexions. C’est comme quand on fait un film en noir et blanc… L’œil est moins distrait, il regarde plus les nuances et semble se concentrer plus sur l’intrigue.
    En théorie… Car l’œil moderne a toutefois évolué avec le numérique. Il a absorbé plus de teintes diverses, et il reste plus rapide qu’avant, peut-être même plus que la pensée.
    Y amener des plages de calme et de contemplation y devient juste une alternative agréable.

  29. Petite déception que personne n’a pensé à souligner : certains personnages sous employés. Bautista, ou David Dastmalchian en Piter de Vries surtout (jolie imitation d’un cafard mort). Pourtant, ils ont droit à leur poster/personnage.

  30. https://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Dune-part-2-c-est-officiel-la-suite-du-Dune-de-Denis-Villeneuve-sortira-en-2023
    Ouf, très très bonne nouvelle… Parce-que la suite, c’est encore plus intéress… Ben oui, forcément.

  31. https://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Dune-2-Denis-Villeneuve-confirme-son-intention-de-faire-trois-films
    Encore mieux…
    Et la confirmation que Villeneuve n’est pas très « Fantaisie – Fantaisie ».

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