The Batman : Quelques commentaires sur le film + VOTRE AVIS !

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C’est le grand jour… Précédé de critiques élogieuses vantant un film noir qui rend enfin justice au « plus grand détective du monde », The Batman sort aujourd’hui en France ! Alors, avez-vous adopté Robert Pattinson dans le rôle de Bruce Wayne/Batman, alors que Christian Bale et Ben Affleck sont encore dans tous les esprits ? La talent de Matt Reeves est-il assez grand pour éclipser une certaine bat-fatigue qui commence à poindre ? Jusqu’où ira la tendance actuelle, qui consiste à proposer un Batman toujours plus sombre ? Et question bonus, regrettez-vous que cette version du Chevalier Noir n’évolue pas dans l’Univers Cinématographique DC Comics ? Bon film à tous et à vos claviers !

Deux années à arpenter les rues en tant que Batman et à insuffler la peur chez les criminels ont mené Bruce Wayne au coeur des ténèbres de Gotham City. Avec seulement quelques alliés de confiance – Alfred Pennyworth, le lieutenant James Gordon – parmi le réseau corrompu de fonctionnaires et de personnalités de la ville, le justicier solitaire s’est imposé comme la seule incarnation de la vengeance parmi ses concitoyens. Lorsqu’un tueur s’en prend à l’élite de Gotham par une série de machinations sadiques, une piste d’indices cryptiques envoie le plus grand détective du monde sur une enquête dans la pègre, où il rencontre des personnages tels que Selina Kyle, alias Catwoman, Oswald Cobblepot, alias le Pingouin, Carmine Falcone et Edward Nashton, alias l’Homme-Mystère. Alors que les preuves s’accumulent et que l’ampleur des plans du coupable devient clair, Batman doit forger de nouvelles relations, démasquer le coupable et rétablir un semblant de justice au milieu de l’abus de pouvoir et de corruption sévissant à Gotham City depuis longtemps.

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~ Commentaires divers et variés (légers spoilers)… ~

Comme pour Joker, il convient de préciser que je ne suis pas ce que l’on pourrait appeler un batmanophile, encore moins quand l’œuvre du jour s’inscrit dans cette tendance qui consiste à rendre une copie toujours plus sombre et réaliste. Que voulez-vous, quand on aime l’aspect flamboyant des super-héros, on ne se refait pas ! A force de ne pas allumer la lumière, on en arrive au point où le Lieutenant Gordon n’arrive même pas à faire la différence entre un rat et une chauve-souris. Dit comme ça, cela fait sourire et c’est peut-être un point de détail… mais cela illustre jusqu’à l’absurde cette tendance du toujours plus dark qui, à titre personnel, ne m’intéresse pas. Sans porter de jugement, peut-être que certains adultes apprécient de pouvoir justifier leur penchant pour les super-héros grâce au vernis de sérieux affiché par certaines œuvres ? Vraie question.

En revanche, impossible de renier les qualités artistiques de The Batman. Matt Reeves se décarcasse pour nous montrer le Chevalier Noir sous des angles inédits. Il fait littéralement parler la silhouette de Batman, si menaçante qu’elle vaut souvent plus que des mots. Certaines scènes sont saisissantes, à commencer par cet affrontement entre Batman et un gang ultra-violent ou encore l’entrée en scène de la Batmobile. La photographie de Greig Fraser est bien évidemment à tomber. Et le choix de Glasgow pour doubler Gotham est une idée de génie. Best. Gotham. Ever. Quelle atmosphère ! C’est l’exemple même de ce que le talent et le temps peuvent faire naître à l’écran, une bulle d’univers fictif qui nous transporte ailleurs, chose impossible à créer quand on se lance dans la production de blockbusters à la chaîne. On peut enfin féliciter Michael Giacchino, tant sa partition colle au sujet… même si cinq notes répétées à l’infini ne font pas forcément une grande partition.

Et Battinson dans tout ça ? En Batman, il est parfait dans la peau d’un homme qui ne se définit que par sa mission. Impossible de ne pas penser à Rorschach au début ! En Bruce Wayne… cela reste à voir. Car pour être honnête, combien a-t-il de scènes en tout ? Deux ou trois, dans lesquelles Edward Cullen est ressuscité, toujours en mode « Sombre est mon passé, triste est mon destin. » Cela rend le personnage monocorde, d’autant qu’il échoue relativement peu pour un débutant (à ce stade, tout ce qui lui manque, c’est juste une longueur d’avance). Mais là où le film se rattrape, c’est en confrontant Batman à d’autres personnes. En permanence. Il fait équipe avec Catwoman et – vraie nouveauté – il est constamment entouré de policiers ! J’ai trouvé ce dernier point particulièrement intéressant et novateur, chacun se jauge et se juge, super-flic d’un côté, flics ordinaires de l’autre.

Pour le reste, il faut avouer qu’il y a comme une impression de déjà-vu. L’interrogatoire du super-vilain, qui pense être la partie complémentaire du super-héros. L’incontournable discours plein de bon sens d’Alfred Pennyworth. Batman qui nettoie tout un étage de bad guys à l’aide de bat-filins. Le teasing de vous-savez-qui. Sachant en plus que le film affiche 3 heures au compteur… cela fait quand même un peu long. Et sérieusement, toutes ces histoires de mafia entre les Falcone et les Maroni, on a déjà vu cela cent fois ! Peut-être aurait-il été plus judicieux d’introduire directement la Cour des Hiboux, avec un Riddler qui aurait été un agent du chaos de l’organisation, proposant à Bruce Wayne de rejoindre le groupe, tandis que Batman lutte contre lui ? D’autant que la phase finale du plan de ce bon vieux Sphinx n’est pas d’une grande logique. Inonder la ville et viser quelqu’un qui n’a pas encore fait ses preuves ? Seuls les pauvres et les innocents vont en pâtir. Tout cela pour dire que The Batman est une réussite artistique incontestable, mais qu’en terme d’histoire, je n’ai pas vraiment été convaincu. Ce n’est même pas la faute de Matt Reeves. Juste que le personnage est surutilisé depuis quelques années et qu’un certain Christopher Nolan a déjà bien défriché le terrain…

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The Batman est réalisé par Matt Reeves et sort en France le 2 mars 2022, avec Robert Pattinson (Bruce Wayne/Batman), Zoë Kravitz (Selina Kyle/Catwoman), Andy Serkis (Alfred Pennyworth), Jeffrey Wright (James Gordon), Paul Dano (Edward Nashton/l’Homme-Mystère), Colin Farrell (Oswald Cobblepot/le Pingouin), John Turturro (Carmine Falcone) et Peter Sarsgaard (Gil Colson).

218 COMMENTAIRES

  1. J’ai adoré le film, qui est plus un thriller qu’un film de super-héros habituelle.
    C’est le Batman que j’attendais depuis longtemps 🙂

  2. J’ai beaucoup aimé également, malgré quelques problèmes d’ordre technique à mon sens mais qui n’entachent pas la réussite globale de la fiction. Une sacrée expérience et un régal pour les fans de Batman !

    Le duo Pattison/Kravitz fonctionne à merveille, la musique est sublime, la photographie hyper soignée et le scénario habile avec des rebondissements, enfin une vraie enquête avec un Chevalier Noir détective et imparfait !

    (J’en parle longuement ici sans spoilers si vous voulez : http://www.comicsbatman.fr/adaptations/films/renouveau-de-zack-snyder/the-batman-matt-reeves/) 🙂

  3. Pensons aussi à l’autre « The Batman », la série animée des années 2000/Bale, qui en profite ainsi pour avoir son intégrale Blu-ray en France – LTH n’aura qu’à mettre soi-même un lien.
    Une série avec déjà un jeune Batman, dans une Gotham très stylisée, mais avec aussi un générique génial signé The Edge (« Da Baaatman ! »), des réinventions et idées inédites pas mal (les inspecteurs Bennett et Yin), et surtout une énergie pop cool et bien dosée

    Une façon de constater que c’est pas encore maintenant qu’on aura un Batman de cinéma qui ait un costume gris, une cape avec des reflets bleutés, des lentilles blanches… et qui soit encore plus dans l’action dingue et l’expérience, que dans les prises de tête perturbées.
    Surtout après avoir revu lundi quelques extraits de « Batman Begins », à l’évocation puissante, mature et noble… Et dont le nouveau film donne l’impression d’être une suite mais avec un Bruce qui aurait un peu régressé, et un Lt Gordon qui aurait abusé des UV 😉

    Quoique ça semble plus un film d’ambiance, où l’image se substituerait plus aux discours lénifiants…
    Ça confirme qu’il vaut mieux ne pas trop se focaliser sur les analyses critiques qui survolent un peu trop ces gros films : à deux « Venom » près, ces derniers ont bien souvent bien plus de qualités (cachées) que les avis d’aujourd’hui à leur sujet, lesquels tombent trop souvent dans la superficialité faute de temps.
    Mais c’est pas grave.

    • Les gens sont (très facilement) tombés à bras raccourcis sur le design du Joker, en occultant mine de rien pas mal de bonnes idées du show, qui a eu plusieurs saisons pour développer le personnage, puis la Batfamily, puis la Ligue de Justice, le tout avec une galerie de méchants plutôt cool. Ca ne remplacera jamais la série de 92, mais n’est clairement pas à ignorer.

      • Rien que la première saison, sans Gordon, ça marche très bien cet arc narratif avec Ethan, seul ami de Bruce mais qui se retrouve du côté officiel de la Loi… Et en paiera le prix, indirectement à cause d’un manque suffisant de confiance façon Clark/Lex dans « Smallville ».
        Ce que Batman rattrapera dans la deuxième moitié de la saison en faisant mieux équipe avec Ellen Yin, nous préparant à la routine habituelle d’avec Gordon quand celui-ci arrivera enfin par la suite – avec Barbara.
        Et puis le fait d’avoir plus de vilains capables de se battre presque à égalité avec Batman (le Joker et le Pingouin), ça les rend encore plus imprévisibles et sauvages.

        Et en plus, on y retrouvait beaucoup des acteurs VF d’avant (Ciron, Hatet, Peythieu, Sachot…).

    • C’est clair que Batman TAS reste la référence avec en culmination le film Mask of the Phantasm. Jamais pu accrocher à d’autres séries animées avec Batman même si certains films animés DC Batman sont très bons (under the red hood ou encore the dark kight returns). Force est de constater que la série de 1992 est bien meilleure et plus profonde que les autres animés Batman ce qui se traduit notamment par une note IMDB de 9/10 (98 000 avis) contre une note seulement de 7.3/10 (11000 avis) pour la série des années 2000 The Batman.
      Je me suis d’ailleurs acheté l’intégrale de la série de 1992 en Bluray. Quel régal!

    • Je garde egalement un excellent souvenir de la série animée The Batman des années 2000, qui pour moi décolle vraiment à l’arrivée de Batgirl.
      Je n’oublierai jamais cet épisode sublime sur un mec lambda qui, après s’être retrouvé en prison pour une faute stupide, se découvre le pouvoir de remonter le temps à volonté 20 secondes en arrière. L’idée était vachement bien exploitée.

    • Donc c’est un lien URL qu’on a en mode image subliminale à la fin ?
      Quelqu’un est allé voir si ça apporte quelque chose pour la suite ?

  4. Je l’ai vu en AVP hier. Le film n’est pas parfait, mais il colle bien à ce que Reeves a annoncé: un jeune batman, imparfait, se cherchant, face à un Riddler menaçant et un Pinguin pas encore baron de la Pègre. La photographie est très sympa, Gotham ressemble à la ville des jeux Arkham City ou Arkham Night, et l’ambiance globale de la ville augure un chaos imminent. Je n’aime pas trop Dano, j’avais une vraie réserve sur le look de Riddler, mais finalement, c’est pas mal du tout, surtout quand il garde son masque. Z.Kravitz est parfaite, féline, sensuelle et particulièrement girouette. Gordon est impérial, la police rongée par les ripoux. Le film est un peu long, manque un peu de scènes de combats, et les énigmes du Riddler sont parfois résolues très hâtivement. Cependant, Riddler est une vraie menace, et son intrigue tient largement la route. L’ambiance Burtonnienne (du 1e film en particulier) est très visible.

  5. Vu à l avant première hier egalement . Un très bon film, avec une photographie incroyable. Mais je lui trouve un manque de subtilité et un dernier acte un peu décevant.

    • +1 pour le dernier acte, pas à la hauteur du reste du film dans le sens où on s’attend à une sorte de summum jouissif, ce qu’il n’arrive pas être. Selon moi

  6. Au final ça fait dix ans qu’on a pas eu de film Batman solo, donc aucune bat-fatigue de mon côté, bien au contraire ! Je dirais qu’il était temps !

  7. Je sors de la séance et j’en sors très satisfait, points positifs / négatifs ( sans spoilers)

    points positifs :

    – R.Pattinson bluffant en Batman et peut être encore plus en B.Wayne qui vit dans une ville qui s’enfonce inexorablement, comme lui.
    – Z.Kravitz, excellent choix.
    – le rendu de Gotham, sombre, pourrie de l’intérieur et ça se voit ! La photographie, la musique ( entre autre) sont magnifiques.
    – la chanson de Nirvana colle tellement bien à Gotham / Bruce Wayne, RIP Kurt

    points négatifs:

    – un poil longuet surtout à la fin
    – Turturro en Falcone …. il a pas une gueule de mafieux et j’avais en tête ses films ( lebowski, transformers etc ..), j’aurais bien vu Al Pacino dans le rôle.
    – Certains dialogues de Catwoman

    on pourra débattre sur d’autres points, que j’ai volontairement pas précisé pour éviter de spolier.

    Sinon je vous conseille zai zai zai, c’est con / barre / loufoque et on rit pendant 01h30 et ça fait du bien avec notre contexte politico / Ukraine Russie / covid actuel ….

    prenez soin de vous !

    • Al pacino.. ce serait exceptionnel, ça fait un peu parti des acteurs qui colleraient parfaitement au personnage mais qu’on ne verra sûrement jamais les incarner, comme willem dafoe en joker

    • Mais Turturro a souvent joué les maffieux au cinéma… Même si on retiendra surtout celui, roublard, de « Miller’s Crossing ».
      « Écooooutes-ton cœur ! » 😲
      Regardez encore plus sa filmo, elle est formidable.

  8. Avis à chaud. Globalement j’ai apprécié, l’ambiance, la photographie, l’interprétation et même la musique (alors que je suis fan de Zimmer) sont remarquables. C’est différent des films précédents sans que ça apparaisse forcé. Pour le coup, le film a une véritable identité. En revanche, même si l’histoire est correcte sans plus, la narration est beaucoup trop sage (c’est là où la comparaison avec Nolan fait le plus mal). Les 3h ne se justifient pas vraiment en termes d’enjeux narratifs ou thématiques.

  9. Je m’attendais à déguster le P.O.V des LTH! mais que néni!!! comme a dit Marvin Gaye, l’un des Anges du R&B,  »What’s goin on » j’ai découvert cette nouvelle version Intelligente signée Matt  »CLoverFied, Planète des  »James Franco » Singes, et j’ai bien sûr KIFFé! 3 heures trop long à résumer en un shoot! Enfin DC Comics arrête de courir derrière Marvel et revient aux Fondamentaux! L’essence de l’homme chauve souris à travers des centaines d’aventure marquées sur le papier, Après Tim Burton et Christopher Nolan la barre était haute! Sombre, horrifique, DARK aucune place pour l’humour car Gotham est l’antre du Diable!!! Zoé Kravitz & Robert Pattison! une interprétation sans failles et si investie! Bref tout dans le désordre car 3 heures il faut les digérer! je vais dévorer cette B.O signée Michael Giacchino qui prend du grade après chacune de ses compositions! <3

  10. Génial et magnifique, j’ai encore quelques réserves sur la cagoule et sur Robert Pattinson, excellent en Batman mais que je verrais toujours en potentiel Dick Grayson/Nightwing.
    Et un pincement au cœur pour le Batfleck, surtout au vu de ce film, qui est assez éloigné de ce que WB semblait vouloir…

    SPOIL SPOIL
    teasing pour une suite avec un duo Riddler/MR J, avec un look très Arkham que j’adore !

      • Complètement, voir même un dyptique avec le 2 se passant en 8 clos dans l’asile et le 3 dans une Gotham totalement contrôlée par les gangs avec Batman et le GCPD assiégés sur l’île de Gotham…
        Un genre de mix Batman Begin/Rises/Arkham City !

  11. J’en sors donc avis à chaud : C’est globalement très positif.

    Au niveau des acteurs c’est globalement bon. Peut-être quelques uns chez qui ça a moins pris chez moi (le Pinguin, le procureur, parfois le Sphinx) mais ça venait peut-être plus du doublage que de la performance en elle même donc faudrait voir si l’impression est la même en version originale ou pas. Peut-être un peu dommage aussi qu’on ne voit finalement que très Robert Pattinson en Bruce Wayne. Un peu l’impression qu’il est sous-exploité vu que le jeu en Batman est de toute façon très linéaire.

    Niveau scénario c’est rien de très élaboré mais ça fonctionne bien. On a pas le temps de s’ennuyer pendant les 3h et j’aime bien l’idée développée à la fin. Peut-être la « romance » avec Catwoman qui prend un peu trop de place à mon goût vu qu’elle n’apporte pas grand-chose à l’histoire mais je ne dirais pas que c’est gênant non plus. Peut-être un Batman un peu trop solide par moment aussi mais bon, on ne peut que pardonner. Ça reste un film de super-héros, même s’il se veut sérieux. Et si on chipote un peu, je dirais que ça aurait été mieux qu’on est les clés (même partiellement) pour faire nos propres théories sur ce que le Sphinx veut faire. Pour ce genre de films c’est toujours mieux je trouve. Là on ne peut que suivre le héros, sans se faire nos idées. Mais c’est un choix, donc je peux pas les critiquer là-dessus.

    Niveau réalisation c’est beau. C’est la première fois qu’un film « Batman » retranscrit aussi bien l’ambiance de Gotham. Ça fait sale, crasseux, clairement t’as pas envie d’y traîner et c’est un truc qui manquait un peu au niveau des autres adaptions. Un peu déçu des scènes d’actions par contre. C’est presque tout le temps dans le noir et c’est dommage pour un film qui a quand-même du budget. Ça correspond à l’ambiance générale mais en général ça se fait plus dans les séries qui ont pas les moyens de tout montrer. Je ne dis pas qu’il aurait dû se battre au soleil sur une plage, mais l’image aurait peut-être pu être mieux gérée à ce niveau.

    Comme je l’ai dit dans le sujet box-office ça n’a pas été non plus la claque annoncée à droite à gauche en ce qui me concerne mais si je devais le noter ce serait un bon 15-16 / 20. Je me ferais un plaisir de le revoir une fois qu’il sera dispo sur les plateformes ou à la TV.

    • « mais ça venait peut-être plus du doublage que de la performance en elle même »

      J’arrête pas de le dire : le doublage c’est le mal ABSOLU !!!

      • Le doublage m’a aussi gêné à plusieurs moments. Je pense que la fameuse scène à Arkham m’a paru ridicule à cause de ça.

        je suis d’accord, batman est un peu tcheaté, et ce qui me gêne plus c’est qu’il y a va justement comme si c’était le cas, il avance tout droit, cherchant à peine (voir pas du tout) à éviter les coups de feu ou les coups. Après ça peut être vu dans l’approche un peu rentre dedans de cette version du perso, limite suicidaire.

        j’ai trouvé la scène d’action finale très bien chorégraphiée et mise en scène. Ce qui m’a gêné niveau action c’est que ça manque toujours de scènes mythiques niveau action avec Batou. la seule que j’ai trouvé jouissive de mémoire, c’est la fameuse de BvS quand il sauve Matha. Sinon entre Nolan et là, rien de marquant, ou de vibrant.

        • Moi c’est quand il se prend le pont + un camion et se relève sans bobo que j’ai trouvé ça abusé. Les coups ça me gêne moins à la limite (bon, les tirs un peu plus parce qu’il a l’air d’oublier qu’il peut se prendre une balle dans le menton lol)

          • @Huhu : sur cette scène, c’est surtout le raccord avec la scène suivante qui donne cette impression. La scène d’ensemble marche bien : la peur du vide, le grand saut avec l’aile/cape encore peu développée, la réception non maîtrisée, le crash, la surprise, la douleur et le Batou s’en va en boitillant bien comme il faut. Mais j’attendais à ce moment là une scène de pause, où on l’aurait vu se remettre de ses blessures et prendre le temps de mesurer plus pleinement le risque de sa mission. Avant ensuite de contacter Gordon une fois à peu près sur pied.

            Là on a l’impression qu’il le retrouve 10 minutes plus tard. Ca m’a gêné.

          • Oui idem Huhu, là franchement soit sa nuque, sois son crâne à dû prendre hyper chère. Et pourtant, aucune cobsequence apparente, à part le fait qu’il boîte ?
            Comme dit Fab, un petit plan le montrant ayant du mal à se relever, sonné, titubant, ça n’aurais pas été de trop. Un peu comme le faisais (très bien) la série daredevil, où on ressentais presque la souffrance endurée par le héros.

          • En même temps, sa nuque a une grosse protection…
            Et il a droit tout de même à deux autres scènes où il tombe dans les pommes, et manque de se faire démasquer ou de voir Selina se faire tuer.
            C’est étonnant, on n’est pas très habitués à voir Batman KO à ce point, sans avoir pu se mettre d’abord à l’abri avant de s’évanouir.

        • La première apparition de batman dans begins, la scène du backup avec les chauves souris, la scène de la batmobile.

          Dans the Dark knight, la scène à Hong Kong, les scènes d action avec le joker…

          The Dark knight grises, le retour de batman, le premier combat avec bagne, puis le 2ème, le final…

          Dans the Batman, la première apparition de batman est marquante, ensuite il y a 4 ou 5 séquences d action où il se fight… Et là scène avec la batmobile, mais pas beaucoup d action… oui

    • Félicitations! digérer 3 heures d’une folle aventure et capable de sortir une analyse critique! bravo!
      Perso je continue à regarder des œuvres vues il y a plus de 50 ans et que je continue de commenter avec une certain regard et recul très évolutif! Merci

    • Mais si Gotham est si sale qu’on n’a pas envie d’y trainer… Comment ça pourrait rester une des villes les plus riches du monde ? Qui laisserait debout un tel cloaque ?
      Simplement parce-que ça doit être le cœur de la ville qui est gangrené, dans les bas-fonds… Mais l’apparat, lui, est plus attirant – surtout de jour.
      Ça n’est pas Tout Gotham.

      • Le New York des années 70, 80 était bien crasseux et mal famé et pourtant c’était aussi la ville la plus riche du monde. D’ailleurs à un moment du film j’ai cru quon était dans une uchronie (un peu comme la série Gotham qui avait un mix de techonologies modernes et de références du passé) avec le modèle de taxi qu’on voit qui ressemble fort a celui de NYC de cette époque.

        • Mais c’était surtout une période qui touchait assez les rues de Manhattan si je ne me trompes pas.
          Or New York ne se limite pas qu’à l’île… Laquelle était seule transformée en prison géante dans « New York 1997 ».
          Tandis que Gotham, c’est un peu une uchronie puisque c’est une ville fictive. Mais on ne sait pas encore si c’est une New York, sans sa statue de la liberté et ses buildings, qui aurait évolué différemment.
          Ou bien si c’est une ville ayant poussé jusqu’à être si puissante qu’elle reste l’un des plus grands pôles économiques, pour laquelle il vaut mieux regarder les immeubles et pas ce qu’il y a dans les coins.

          • Le NYC décadent et décimé par la drogue ne se limitait pas qu’à Manhattan si je ne m’abuse. La mauvaise reputation de Bronx (toujours persistante) et de Brooklyn (aujourd’hui lui en pleine gentrification) date de cette époque.
            Oui c’est vrai pour Gotham comme uchronie. Après ce film ne fait pas mystère que c’est NYC (on a un Times Square et un Madison Square Garden renommés et on a déjà eu une statue de la liberté y compris au cinéma dans Batman Forever). La trilogie de Nolan si je m’abuse avait mixé avec Chicago pour certains plans.

          • Pas pour rien si ces grandes villes ont aussi de si grandes tours : vu de loin, ce sont elles qu’on voit en premier, avec les plus fortunés qui y vivent et garantissent qu’une situation perdure, jusqu’au moment où il faudra passer un coup de nettoyant en bas…
            Et recommencer une autre fois.

            Ce qui est dommage dans ce film, c’est qu’on a pas assez ce contraste entre des hauteurs qui sont cleans, et les bas-fonds qui le sont moins ou pas du tout.
            Ça donne trop l’impression d’être dans un dépotoir, et ce même chez les Wayne où on dirait que le standing (la façade qui cache Batman) n’existe pas trop.
            Ainsi c’est du ton sur ton, mais comme c’est un film contemporain ce n’est pas très cohérent avec l’idée d’une grande ville d’aujourd’hui.
            Il aurait effectivement fallu ajouter également à l’intrigue beaucoup de scènes de gentrification des quartiers, ce qui est plus moderne et pertinent.

  12. J’en sors :

    alors je suis mitigé, il y a beaucoup de choses que j’ai aimé dans cette version, mais certaines choses m’ont déplu, notamment le dernier acte.
    C’est néanmoins une version solide, assez originale, et très agréable à suivre.
    A chaud, je lui mettrais un bon 8/10 dans le super classement

    ALERTE SPOILERS

    Les :
    _l’aspect terrifiant du batman du point de vue des ennemis au début (excellent ce concept du « i am shadow »)
    _l’aspect jeu de piste du film, vraiment bien écrit et agréable à suivre
    _le casting est plutôt bon (mention spéciale à Colin Farell que j’ai beaucoup aimé en Pinguin => excellent sa scène d’interrogatoire qui fini avec une façon hyper drôle et subtile de le faire bouger comme un pingouin justement ^^)
    _la photographie et l’utilisation de la caméra sont très bien travaillé
    _le thème principal est efficace
    _la poursuite en voiture (même si un peu trop longue)
    _la scène du commissariat (peut-être ma scène préférée)
    _le look de Batman, et son aura, ainsi que ses scènes de combat (même ça manque de scène mythique je trouve)
    _l’aspect effrayant et brutale (#jigsaw) de Riddler
    _l’aspect novateur et en même temps rustique de la technologie de Batou
    _l’exploitation des réseaux sociaux et des communautés que peuvent fédérer des être tels que Riddler
    _l’instant touchant entre Bruce et Alfred
    _Bien aimé cette version de Gordon
    _Beaucoup aimé le fait qu’on découvre ces persos à leurs début, mais avec déjà un certain background sans besoin de faire des flashback (ex : la relation de confiance entre batman et Gordon, ou encore l’absence de scène sur la mort des parents de Bruce), vraiment une bonne idée pour innover

    Les – :
    _des longueurs qui gâchent un peu le tout (certaines sont trop étirées : les 2 motos à la fin, la poursuite avec la batmobile,
    _le dernier acte est décevant : trop de rebondissements tuent les rebondissements, la montée en puissance n’atteint pas un paroxysme satisfaisant à mes yeux, la rencontre entre batou et Riddler est décevante au niveau jeu d’acteur, des scènes « belles » mais mal amené (la scène du fumigène entre autre)
    – la révélation du fameux personnage à Arkham est pour moi ratée, tellement loin de la brillante subtilité de Batman begins
    – les dialogues sont moins marquants que dans la trilogie de Nolan j’ai trouvé
    – il manque une scène mythique je trouve
    – la bande son manque à l’appel je trouve (même si le thème marche), exemple concret lors de la 1ère scène de baston qui a manqué d’impact (alors que c’était manifestement l’effet recherché), et j’ai eu le sentiment que ça venait de l’absence de bande son.
    _la tête de pattinson, j’ai pas accroché en Bruce Wayne, (alors qu’il porte super bien le masque en revanche)

    Un bon film, mais certaines longueurs ou maladresses me laisse un gout d’inachevé.
    Curieux de voir la suite, pck ça me parait un peu casse gueule en terme de maitrise du ton et de l’ambiance.

    Ps : je suis le seul à avoir vu que son sérum pour se doper à la fin, est un indice sur la futur présence de Bane ? (le principe la couleur = ça ne peut pas être une coïncidence, ou alors il l’aurait déjà combattu, et exploité son sérum en dernier recours).

    • Je me suis fait la même réflexion par rapport au sérum ! Vu comment il est directement remit d’aplomb et voit sa force et sa rage décuplée, et au vu la couleur verte du flacon, ça doit être le sérum Venom de Bane.
      Batman devait le garder en cas de situation désespérée (ici Selina allait se faire poignarder sous ses yeux).

  13. Une séance et un aprèm plus tard, voici mon avis sur ce Batman nouveau cru (sans spoiler)

    Visuellement, déjà, on peut dire que l’ambiance générale est une vraie réussite. Le Gotham est poisseux, humide, lourd, moite, oppressant, de nuit comme de jour, et chaque ambiance et plan du film retranscrit très bien l’atmosphère. Bien qu’on aie un univers très ancré dans le réel, le film laisse la part belle à de nombreuses influences gothiques qui donne une vraie personnalité à ce Gotham nouveau cru.
    Côté casting, il y a du très bon et du moins bon. Pattinson est impeccable en jeune Batman animé d’une mission, mais aussi un peu perdu, avec des échos qui ne sont pas sans rappeler The Crow par moment. J’aime beaucoup le costume personnellement. Zoe Kravitz en Catwoman fait le job, ainsi que -j’ai perdu son nom – en Jim Gordon. Un bon Riddler également, toujours à cheval entre le génie et la folie, l’exacerbation et l’introvertion. Alfred, je ne suis pas fan.Je lui préfèrerais toujours un bon majordome anglais à l’ancienne plutôt qu’un ancien para chef de sécurité blablabla badass. Le casting méchant est en revanche décevant (pour moi). Le Pingouin est anecdotique, et Falcone a la limite du réalisateur de boulard italien 70’s. J’y ai pas cru une seule seconde.
    Côté scénario, on a ici une vraie enquête de thriller, plutôt bien menée, mais qui est parfois un peu ennuyante à force de vouloir être terre à terre. Il y a de la baston, évidemment, plutôt bien menée mais pas omniprésente, et quelques beaux morceaux de bravoure.
    Ceci dit, mon impression globale reste mitigée. Le scénario, malgré sa longueur, souffre de souci de rythme, les personnages ne sont pas vraiment développés et il y a des cut vraiment chelou par moment. Je suis assez peu fan de l’univers réaliste de Batman, lui préférant encore et toujours la folie de l’époque Burton (et son pingouin indétrônable). J’ai aussi un souci avec le manque de largeur de nombreux plans qui empêchent d’apprécier l’action dans son ensemble, on manque de respiration visuellement.

    Alors qu’en retenir ? Une réussite du côté de cette nouvelle incarnation du chevalier noir, mais un tantinet mollasson du côté de ce que ça veut nous raconter. Au dessus de Dark Knight Returns, en dessous de Dark Knight. Et trop éloigné de Batfleck pour vraiment pouvoir comparer.

    • Ah perso j’ai trouvé l’interprétation de colin Farell en Pinguoin très réussie. Certes le maquillage est très efficace, mais les lignes de dialogues et l’acting m’ont beaucoup plu : mention spéciale à la scène  »d’interrogatoire » où il pique clairement la vedette aux 2 autres, et qui fini sur une note d’humour plutôt bien pensée.

      ps : the dark knight « rises » et pas « returns » 😉

  14. C’est un mix entre ces films de traque au serial killer comme Seven, Zodiac et Manhunter et les films à gros budget. Le film qui dépeint Gotham comme une ville froide, sale où c’est le dernier endroit où tu aimerait te promener le soir, dans le style du New York des années 70. Là où les criminels ont peur d’aller dans l’ombre par peur d’y trouver Batman. Une approche intéressante et inquiétante des ombres. On a vraiment cette impression ici à quel point Bruce est seul dans cette ville hormis Alfred, un vrai récursif qui ne sort rarement, n’ayant pas besoin de montrer son visage à Wayne enterprises ou autre part. Batman a toujours été un gars bizarre et reclus et ce film l’illustre très bien. L’architecture de certains lieux fait pensé que la ville est à l’abandon, comme l’église qui est plus que sale, le manoir de Bruce fait très poussiéreux aussi et gotique.

    Cela reste un film à gros budget malgré son côté longue investigation et l’action ne dé paysage pas du reste du film, filmé assez près lors des combats mais simple à suivre. La course poursuite l’est aussi, le son est par contre plutôt remarquable, peut être que c’est le cinéma mais on ressent l’adrénaline à ce moment.
    Le dernier acte fait penser à un film de catastrophes où Batman aide les habitants à sortir de l’inondation, j’ai trouvé que c’était un beau moment d’héroisme.

    Cette version de Riddler est perturbante et pas si éloigné de la réalité où il inspire d’autres à se joindre à sa cause pour soit disant rendre la justice à Gotham. Déçu par contre qu’ils prévoient de ramener le Joker encore, c’est bon avec lui, à voir quel rôle il a par la suite.

    Le film reste assez long mais toujours captivant tout de même dans cette traque et cette recherche, au milieu de cette corruption et des révélations sur le passé de la famille de Bruce. Pattinson donne une performance soutenu dans ce rôle de solitaire, il a une bonne alchimie avec Zoe Kravitz. Visuellement c’est l’un des meilleurs films Batman, sobre très souvent et la musique de Giacchino est super, l’utilisation de Something in the Way est tellement bonne aussi, ce morceau mélodique avec la narration de Bruce collait très bien au ton du film.

  15. Ce n’est pas la claque que j’attendais, mais on est dans le haut du panier.
    J’ai eu du mal avec les antagonistes, et le coté gothique à gros sabot, mais on a film très fincher (peut etre trop fincher pour du reeves ),
    Le gros point positif c’est le barman détective, et l’ambiance thriller (l’intrigue reste sobre) et Gotham.
    J’espère que la suite développera plus les personnages et prendra un peu de maturité.
    Il faut aller le voir, mais ne pas attendre non plus a un chef d’oeuvre, sinon on en sort mitigé.

  16. La claque ! Pour moi rien à jeter (à part la cagoule de catwoman qui est ridicule). C’est exactement le batman que je voulais voir, et les quelques « arrangements » (gordon black, alfred…) collent très bien à l’ensemble et ne gâchent rien.

    • La cagoule fait low cost, et je trouve ça assez réaliste.
      Plus globalement j’ai trouvé le design des costumes et de la technologie plutôt réaliste. Mais j’espère qu’on verra tout ça évoluer au fil de la saga.

  17. Très bon film « noir ». Quand je pense que les Snydersexuels trouvaient son Batman et son film « noirs » car le héros tue et tout le monde tire une gueule d’enterrement. Reeves leur donne à tous une leçon: on est là devant un vrai thriller à la Seven (en moins bien évidemment).
    Pour le reste, j’ai trouvé le casting convaincant, la meilleure Gotham sans conteste, la bande-son vraiment bien (le thème de Batou! et l’utilisation de Nirvana).
    Pattinson joue un jeune Bruce Wayne névrosé et renfermé (inspiré selon lui de Kurt Cobain) et un Batman effrayant, brutal mais qui connait la limite à ne pas franchir. Et surtout, il évolue de justicier à super-héros.
    Niveau direction, c’est impeccable, les acteurs jouent presque tous bien (Mention bof pour Falcone et Alfred).
    C’est beau, bien filmé et les scènes d’action sont au top.
    The Batman propose vraiment autre chose que tout ce qui a été fait auparavant et m’a fait facilement oublier Batfleck. Dommage qu’on doive se taper papy Keaton pour la suite du DCEU.
    Mais quelque part c’est tant mieux. Je trouve que sa route devrait croiser celle du Joker de Joaquin Phoenix tant les deux films sont dans la même ambiance plutôt que celle rigolade du futur DCEU.
    Il m’a cependant manqué un petit quelque chose pour que j’adore ce film mais je me souviens ne pas forcément avoir adoré Batman Begins.
    Mais les bases sont posées pour un épisode 2 encore meilleur.
    Aura-t-il le succès qu’il mérite dans un monde de films de super-slips bourré d’humour? Ca, c’est une autre affaire…

    • Même si je suis d’accord sur le fait qu’ils évoluent dans le mm genre d’ambiance, je ne pense pas que ce soit une bonne idée de les faire se rencontrer. D’ailleurs, je trouve qu’ils auraient dû se contenter d’un seul film (one shot) sur le Joker. On verra bien si mon avis change pour le 2e, mais sur le papier..
      En revanche, pas du tout serein à l’idée de cette nouvelle version entrevue, et encore moins de cette réunion à la mode ces derniers temps. ça peut être assez casse gueule par rapport au travail effectué sur ce 1er opus. Mais à voir.

      J’ai aussi trouvé qu’il manquait un ou deux moments épiques pour donner un sentiment marquant à ce film (le dernier acte loupe cet aspect j’ai trouvé). En comparaison, Batman Begins avait un dernier acte qui marquait justement, plutôt épique ou mythique.

      • Je suis 100% d’accord avec toi sur le fait qu’il ne fallait pas faire de suite à Joker mais bon le pognon a encore une fois de plus parlé et dans mon esprit The Batman mérite quelque chose de ce niveau et pas celui du DCEU ou je ne sais quelle nouvelle itération.

    • « M’a fait facilement oublié Battfleck »
      Ah oui carrément !

      Batmobile dragster. 1 batarang. Combats cools mais sans skills particulier. Avoir le vertige avant son 1er vol (bonne idée au demeurant). Il n’a rien de Batman donc il ne peut pas faire oublier un Batman expérimenté et membre de la Ligue non?

      Pas d’accord sur la bande son. D’ailleurs tu te rends pas compte mais tu viens de citer que les 2 morceaux phares. Le reste. C’est le vide total

      • Jamais été un grand fan de Batfleck. Faut dire que malgré le chef d’oeuvre qu’est ZSJL, le Batman teubé du Marthagate et le bouffon bouffi de la Josstigue League, je n’en garde pas un super souvenir.

        Pour la bande-son , on est d’accord qu’on est loin du génie de Hans Zimmer mais pour ma part, il me faudrait remater le film pour juger l’intégralité de la bande son. Pour moi, elle a fait corps avec le film et oui deux morceaux phares en ressortent… comme très souvent dans les films quand on les a vus qu’une fois 😉

      • @Silverwing
        Perso pas vu le film mais j’ai écouté tout l’OST plusieurs fois. Je le trouve top. « Le vide total » ne correspond absolument pas à ce que m’évoquent les différents morceaux. En plus de ce qu’a cité Garyus je retiens le thème de Catwoman et celui du Riddler qui me plaisent grave. Funeral and Far Between est magnifique aussi. Et le morceau qui est utilisé pendant le générique de fin – Sonata in Darkness -, qui reprend plusieurs thèmes du film, mais pas que ! – sonne sublimement à mes oreilles. Autant te dire que je vais me jeter dessus quand j’aurais fini d’apprendre le morceau sur lequel je bosse actuellement. ^^

        https://www.youtube.com/watch?v=lcfvJL880_A&ab_channel=WaterTowerMusic

  18. Mouais.
    Même sentiment que devant Spider-Man Homecoming, un bon film difficilement critiquable car à peu près tout est convaincant mais rien ne me laissera un souvenir impérissable. Le film est long, trop long (une bonne demi-heure de trop) et paradoxalement beaucoup de choses semblent survolées à commencer par les personnages. Ce que je craignais c’est d’avoir un film qui n’apporte rien à ce qui a été fait avant, et hormis esthétiquement peut-être, c’est le cas. Pas mal de choses font redite par rapport à la Dark Knight Trilogy, avec des lignes de dialogue et des situations identiques. Mais paraxolement niveau thématiques le film est beaucoup plus pauvre que la trilogie de Nolan, avec un manque d’introspection sur son héros malgré une narration avec un Bruce en voix-off intéressante. Dommage que ce soit sous-exploité.

    En vrac: comme j’ai évoqué l’esthétique et l’ambiance sont très réussies, le scénario est vraiment trop pompé sur Seven, Pattinson est pas trop mal mais quand même très lisse, le film est surtout sur Batman et moins sur Bruce Wayne, les combats et les gadgets font très Arkham City et c’est cool, la musique est correcte, le méchant est peu présent et un peu caricatural, Catwoman est sans plus, le costume est bien, le Pingouin et Falcone sont très biens, Alfred est anecdotique de même que Gordon dans une certaine mesure.

    Mon plus gros regret est l’absence d’une scène vraiment iconique, ce qui me surprend de la part de Reeves

    Bref un bon film auquel je mets 7/10, mais qui reste derrière les films Burton et Nolan pour moi. Pas plus excité que ça pour la suite car vu la fin on encore repartis pour du réchauffé. Gros ras le bol de ces reboots, c’est ma conclusion finale.

    • « Mon plus gros regret est l’absence d’une scène vraiment iconique, ce qui me surprend de la part de Reeves  »
      =>
      Idem, d’autant que dans les bandes annonces, j’avais le sentiment qu’on allait avoir de magnifiques scènes iconiques, ba au final

      • La scène de poursuite en voiture avec le pingouin, c’est quand même iconique, surtout le plan de fin avec le thème principal de Batou, ça reste le meilleur moment du film.

    • Quoi ?
      J’avais personnellement trouvé que la course poursuite de Battfleck qui éclate tout était top much mais prenante
      Mais alors là. Celle avec le Pingouin avec le changement de vue comme dans Gran Turismo est totalement ratée. Quelle horreur ! Reeves a mis le paquet ailleurs mais sûrement pas sur la course poursuite.

      • Ouais j’ai pas trouvé ça fou non plus. Les poursuites des autres Batmobiles sont beaucoup mieux. De manière générale l’action du film est pas folle. Les combats sont très courts même si on sent les coups. On reste loin du Batfleck dans l’entrepôt.

    • Le Battfleck saves Martha est à des années lumières en terme de puissance et de skills de Robert (qui porte le film)
      Ici les combats sont mous et sans idée. Et puis éclairer la scène avec des lumières tantôt jaunes. Tantôt rouge ne changent rien… Et bcp sont tombés dans le panneau visiblement
      TDK était brillant
      TB est bon. Et surtout sans génie

      • Le Batfleck était tout de même assez cheaté malgré sa corpulence, comme s’il avait lui aussi des super pouvoirs (pour être homogène avec les autres super-héros méta-humains ?).
        Sans compter sa bat-armure, qui arrive sans contexte préalable (il faut un sacré inventeur et une source d’énergie conséquente pour qu’elle existe).
        On dirait qu’il débarque direct des comics ou des jeux vidéo, mais sans reconnaître aucun super-héros.

        • Ce que tu critiques est valable pour tous les films de super-héros. Le Batfleck est une montagne physique avec un énorme arsenal de gadgets et 20 ans d’expérience au combat. De même pour l’armure, après 20 ans d’expérience en ingénierie et des moyens qui se chiffrent en milliards, je vois vraiment pas ce qui te choque. Elle débarque aussi de nulle part à ma connaissance dans Dark Knight Returns.

          • En fait elle ne débarque jamais de nulle part, ni dans le comics, ni dans le film, puisqu’on la voit déjà en production plus tôt avant de voir Batman la porter.
            Après on peut s’interroger sur l’origine de la capacité d’Alfred à fabriquer ce genre de choses. Mais bon il en va de même pour la Batmobile, le bat-plane et tous les autres gadgets high-tech que Batou utilise. Là-dessus je trouve que Nolan a eu une approche intéressante et plus crédible.

          • Une approche Archer ?
            Elle est inexistante chez Reeves, il a totalement skipé cet aspect là de son Batman. Même la rumeur (géniale) qui disait que le symbole Bat du costume était la reconstitution du flingue du meurtre de ses parents n’a pas été retenu !
            Nolan a respecté la quasi totalité de la mythologie. Sauf peut-être un arc narratif autour des Wayne et des vieilles familles de Gotham mais c’est tout.

            Quant à Battfleck Flo, il n’est absolument pas cheaté..

          • @Silverwing :

            Je ne comprends pas bien pourquoi tu me dis tout ça je t’avoue. Dans mon message je comparais l’approche des gadgets high-techs des versions Snyder et Nolan. Je n’ai pas parlé de celui de Reeves, puisque je n’ai toujours pas vu le film de toute façon (oui, je joue avec le feu en trainant ici 😅).

            Mais sinon oui, l’idée du flingue remodelé en bat-symbole était super intéressante, symboliquement très forte. Dommage !

          • J’ai simplement lu trop vite, my bad. Puisque je comparais Snyder avec Reeves, je pensais que tu partais sur la comparaison de Reeves avec Nolan.
            Donc c’est bon, on est d’accord ! lol

          • Pas critique mais observation.
            Déjà il n’a pas vraiment l’air au même niveau entre tout le film et sa brusque flambée de violence bondissante dans l’entrepôt à la fin.
            Et surtout… S’il prépare cette armure tout seul, même depuis Zod, ça fait de lui un équivalent de Tony Stark… C’est là le problème : il n’est pas un super inventeur, et la R&D Wayne a ses limites.
            Dans le comif TDKR, il est dans un monde de super-héros qu’il a longtemps fréquenté, avec des super inventeurs qui peuvent partager leurs idées, rien à voir donc.
            Quant au bat-flingue-symbole, ce n’est qu’une idée récente des comics, mais quasi jamais réutilisée. Sans l’arc de Chill dans le film, pas la place pour ça.

  19. Je ne ressors pas déçu du film. J’ai pris une bonne claque bien agréable, une de mes plus grosses surprise étant de voir John Turturro en Carmine Falcone.
    On aurait dit une adaptation de Un Long Halloween/Amère Victoire, dans le ton. Je n’ai jamais vu un film Batman aussi ressemblant aux comics ! (quoique quand on y pense, le film de 1966 avec Adam West était une adaptation très fidèle des comics de l’époque 🤔)
    Je regrette juste que la VF n’ait pas pensé à traduire « Riddler » en Sphinx ou Homme Mystère.

    SPOIL SPOIL SPOIL
    Ce qui m’a le plus épaté c’est cette escalade vers la violence des followers du Sphinx à la fin, qui évoque de façon inquiétante les adeptes de Qanon envoyés à l’assaut du Capitol l’an dernier (alors que The Batman a été écrit et tourné bien avant).

  20. Excellent film Batman, qui connait ses refs et les utilise à bon escient (un long Halloween, year one, year zéro et même un peu de Silence, en tête…).
    J’attendais depuis quand même bien longtemps un film ou le plus grand détective du monde serait… Ba un détective quoi! Donc le film d’enquête fonctionne super bien (même si il coche des cases déjà vues au ciné et qu’il n’est pas très compliqué de résoudre l’enquête pour le spectateur.
    Jamais Gotham n’aura été aussi poisseuse, humide et sale. L’environnement rend le film puissant avec des jeux de lumière qui se veulent intra-digietique (orthographe improvisée, des lumières internes au film et non pas des spots extérieurs stylé plateau de ciné. C’est l’impression que ça donne ça veut pas dire que c’est le cas hein me tombez pas dessus)
    Les personnages sont soignés, même si petite réserve sur Catwoman qui n’a pas le temps de se développer assez.
    La musique est dingue, c’est pas un truc auquel je fais beaucoup attention normalement mais là le thème est immédiatement identifiable.
    Le personnage est super bien iconise
    Bref à voir (et à revoir pour ma part)
    Pis je vais retourner lire Un Long Halloween tiens

    • « et même un peu de Silence, en tête…). »
      => pas mal le mot « HUSH » montré à un moment dans le film 😉

      pour la musique, le thème est très efficace, même si je trouve qu’il ressemble beaucoup à celui de Vador^^
      (d’ailleurs ils nous l’avaient dévoilées dès la présentation du costume ce thème).
      Mais la BO n’arrive pas à nous porter lors des scènes d’action j’ai trouvé.

      • SPOILER mineur de rien du tout. Ouais et y a sans doute d’autres clins d’oeil comme ça (le hibou sur la carte, le personnage de Alice (peut être ?) sur une autre…), c’est moins des trucs appuyés que dans les Marvel mais je pense qu’en fouillant bien il y a des trucs à trouver

      • SPOIL en plus le nom de famille du journaliste que Falcone a fait tué pour Thomas était Elliot, j’ai directement pensé à une porte d’entrée pour introduire Hush (surtout avec le « HUSH » à la fin de ses révélations.)

  21. Pour moi clairement l’un des meilleurs batman, enfin un batman qui ressemble aux comics .
    Un batman faillible, violent, ou ici sa double personnalité est mise en avant, sans spoil il affirme ne plus se souvenir de tout ce qu’il fait en étant batman alors il filme tout .
    On peut dire que Matt Reeves a fait un boulot monstrueux sur la photographie et les plans iconique, une course poursuite super original, une musique lancinante et mémorable et Robert Pattinson fait un super batman avec son regard noir qui observe tout .On est mis parfois a la place du détective batman et la camera s’attarde sur ce qu’il observe, c’est assez sensoriel et tres bien réalisé .
    Bref ce batman a bc de qualité mais aussi des Defaults , on peut lui reproché un manque de rythme, on a parfois l’impression que l’enquête patauge et n’avance pas , la fin est malheureusement pas assez mémorable ou du moins elle semble un peu baclé et expédié .Dommage que the batman ne soit pas relié aux joker de Todd Phillips .
    Sinon on peut enfin relevé une prise de risque de la warner qui se degage d’un blockbuster classique et des formules marvel (que j’appprecie pur ce qu’elles sont), le film est clairement inspiré par « seven » et d’un long hallowen » (excelent comics aux passage) .
    Un renouveau qui fait plaisir, il faudrait juste continuer a proposer des films comme celui la pour diversifié la proposition aux ciné .
    A voir et a revoir

  22. https://www.superpouvoir.com/pingouin-la-serie-derivee-de-the-batman-pourrait-etre-classee-r/
    Oui ben là ils ne seront pas soumis aux séances réduites…

    Il n’empêche, je plains les prochains films « The Batman » qui ne pourront pas reproduire, et de manière exponentielle, l’idée d’une narration longue… Ce qui correspondrait généralement plus à un gros épisode final. Et là non, c’est un premier…
    Mais arriveraient-ils ensuite à ne serait-ce qu’égaler cette durée fleuve, pour garder un semblant d’unité générale ?
    Ou bien feront-ils logiquement une suite plus courte et ramassée ? Un peu comme pour le deuxième « Veno…
    STOP ! Film tabou 😁

  23. Personne n’a remarqué que le thème de Batman c’était le début de la marche impériale. ça ne m’a pas fait sortir du film que j’ai apprécié, mais ça m’a interpellé quand même.

    • Normal que personne l’ai remarqué, parce que ce n’est pas le cas. C’est surtout que les deux thèmes ont une filiation commune.

    • Je me suis dit la même chose je m’attendait à entendre dans la foulée la marche impériale tout au long du métrage,c’est perturbant.
      Bon film un peu de longueur évitable.

      • Bof, les 4 premières notes sont proches mais en fait ce ne sont pas les mêmes. Elles ne s’enchaînent pas au même rythme en plus, ni à la même hauteur. Et le reste de la mélodie n’a pas grand chose à voir avec la marche impériale.
        On a donc la-la-la fa do-la fa do-la pour la marche impériale, contre une boucle la# la#-la# fa# la# pour The Batman.

        https://www.youtube.com/watch?v=6DYQKQvxr4I&ab_channel=TheBlueNotesPianoTutorials
        https://www.youtube.com/watch?v=Jm7IzayRXKQ&ab_channel=FuturPianiste

        • Il a plus d’une corde à son arc cet Archer ^^
          Malgré les années, tu réussis toujours à me surprendre!
          Perso, je kiffe les 3 malgré leurs ressemblance. Ca me fait penser à cette histoire des 4 accords magiques sur lesquels seraient basées une grande majorité de chansons dixit mon beauf musicien. Ca empêche pas de les aimer.

          • @Garyus

            Héhé, en parlant de surprise, je t’ai vu poster un commentaire sous une vidéo youtube hier, sur la chaîne d’un mec plutôt très drôle. 😉
            Je t’ai laissé une petite réponse pour marquer le coup 😁

          • Arf! Je suis pas mal de monde sur Youtube et le seul comm que j’ai eu hier était sur une vidéo de Marvel Strike Force.

          • Alors tu n’as pas dû avoir la notif. Mais je suis certain que c’était toi, ou alors quelqu’un se fait passer pour toi sur Youtube xD
            Dans ton commentaire tu demandais quand ce showman allait passer par chez toi. ^^

        • J’ai eu juste les likes pas de comm en dessous mais oui c’était bien moi ^^
          Il est originaire du même coin que moi mais je ne l’ai appris que récemment alors que je le suis depuis un moment et qu’il me fait bien rire.

          • C est qui le showman?
            LOL curieux et re merci archer de m avoir fait découvrir juste milieu, lol j’en suis devenu un inconditionnel 😉

          • Greg Toussaint mais attention tu va te faire traiter de facho par ceux qui ne peuvent pas le traiter de raciste ^^

          • J’en était sûr et je suis grave fan LOL
            En même temps, va falloir que je consulte car je suis mentalité gauche ( je me définit comme mondialiste communiste 😉 ) mais ceux qui me font le plus rire sont papacito et greg toussaint les rois du clash
            Et j’aime bien aussi ses vidéos où il nous fait visiter la France profonde, ces paysages me manquent

          • @Captsubasa

            De rien pour Juste Milieu, et bienvenue dans la confrérie. 😁

             » je me définit comme mondialiste communiste  »
            Mais nan ! Toi, un coco ??? Et moi qui pensais que tu avais touché le fond en intégrant le KKK ! 😆

            Blague à part, je suis un peu dans le même cas que toi, la division droite-gauche ne semble plus trop me permettre de me caser tant je vois des choses intéressantes et pertinentes (et aussi des trucs moisis xD) des deux côtés. Du coup si la psy te diagnostique un trouble de la personnalité inquiétant fais-moi signe, j’irai consulter aussi 😅

    • Et s’il s’était simplement inspiré du générique de la série… « Mutant X » ?!!???
      https://youtu.be/2gRmbFwq5pQ

      😱😱😱😱

      • Revoir ce générique me rappelle à quel point cette série a été faite dans l’idée d’une série X-men par des gens qui n’avaient pas les droits ahah

  24. Très agréablement surpris pour ma part !
    J’appréhendais beaucoup l’actrice qui jouait catwoman ainsi que le costume du bat ! au final très très bonne actrice, j’ai adoré son travail sur catwoman et le costume correspond bien à l’intrigue du film !
    j’ai vraiment eu l’impression de suivre en version « live » un des nombreux comics de Batman que j’ai dans mes étagères.

    Après voila le film n’est pas parfait, mais une majorité de passage en costume de batman, ce qui manquait aux films de Nolan je trouve.

    belle ambiance, très bonne bande son et comme dit précédemment très belle photographie.
    seul bémol je pense, c’est qu’il faut aimer voir adorer l’univers pour apprécier la longueur du film, beaucoup autour de moi regardait l’heure sur leur portable.

    Voila pour ma part, j’espère un bon résultat au box office pour voir une suite 😀

  25. Tout d’abord

    Rappelons-nous que la critique a atomisé BvS en partie (grande) pour son parti ultra Dark et nous ponds 7 ans plus tard un Batman sous Seven dans un Gotham ou le soleil ne se lève jamais. Ce film rend le gâchis encore plus immense et la haine envers WB toujours plus forte.

    Ceci étant dit. Que penser du film ?

    Avoir toujours Battfleck en tête les skills, le charisme, la rage, l’armure anti Sup’.
    Et…
    Voir sortir Robert de l’ombre pour la 1ère fois en étant si frêle et si peu intimidant… Quelle douche froide.
    Pourtant je l’ai trouvé impliqué, solide et convaincant en Batman
    Mais ça ne fonctionne pas en Bruce Wayne. Qu’il apprenne un peu à sourire (pas faire des blagues) et ça sera ptet mieux.

    Pour le reste c’est un vrai bon film rien à dire. Mais je me sens très loin de l’abondance des critiques élogieuses.
    Bien que trop long. L’ensemble est de qualité Mais ne vous en déplaise on est loin de la brillance et du rythme effréné de The Dark Knight. Et même TDKR clairement. Si Dano est parfait en Riddler. Il n’éclipse pas Tom Hardy en Bane. Ne parlons même pas de Ledger…

    Malgré des qualités évidentes et une envie de bien faire. Je trouve que ça manque de moments forts. De vrais retournement de situation. Le souffle épique est inexistant et l’iconisation trop partielle.

    Tout le monde fait le job
    L’ambiance est bonne
    L’enquête prenante
    Mais c’est absolument pas ce que je souhaite voir d’un Batman aujourd’hui. Le perso tourne totalement en rond. C’est factuel
    Surtout quand on sait qu’il n’y aura pas de Batfamily et qu’on se dirige vers un Batman 2 avec (spoiler)… Est ce vraiment un Spoiler ?
    Le Joker.
    Génial mais on l’a eu il y a 10 ans.

    Pensée pour Snyder qui avait posé les bases de ce qu’on mérite de voir de Batman au cinéma. Et que WB a massacré. Le karma arrivera. Vive Battfleck vive ZSJL.

    7/10

    • complètement d’accord avec toi
      franchement je me suis même ennuyer pendant le film
      pour moi Pattinson n’est pas du tout crédible physiquement et fait que la gueule la ou bale savait jouer plusieurs émotions
      du coup jai revu TDK est y’a pas photo entre les deux, excepter effectivement l’ambiance et Gotham qui est top dans le film de Matt Reeves, le rythme du film est faible , et l’aspect plus réel dont certains parle moi je lai pas toujours retrouver :

      SPOILER

      l’armure anti char du costume
      la scène de « vol » de Batman qui se prend un pont en pleine tète a pleine vitesse mais se relevé et repart … alors qu’un coup de fusil a pompe le met KO
      le coup de la potion qui remet le mec a pied comme si de rien n’était
      le physique trop frêle de Pattinson pour un Batman
      et puis je trouve que l’aspect enquêteur de Batman n’est pas tant que sa mis en avant car il ne trouve pas les solutions seul, même le coup du découpe moquette ma fait mal ( un flic sortie de nul part lui donne la solution )

      du coup je trouve que c’est un bon thriller mais c’est pas ce que j’attendais d’un Batman après il y en faut pour les gouts mais je comprend pas trop tout les commentaires dithyrambique sur le film

      • Grand adorateur de la trilogie de Nolan, je me permets de te reprendre sur le jeu d’acteur de Pattinson et la comparaison avec TDK qui n’est pas pour moi pertinente.
        On a pas du tout affaire à un Batman confirmé mais à un Batman Year 2, névrosé et qui se cherche. Ce n’est qu’une partie de la vie de Batman. Pattinson est parfait dans le rôle. A lui de montrer une évolution dans la suite.

        • Dans Batman Begins , bale n’est pas un Batman confirmer puisqu’il se créer le personnage, d’accord on part pas sur la même « phycologie » du personnage mais quand bien même , Pattinson ne fait que la gueule et a son aire déprimé de chien battu … son rôle est d’une linéarité , en faite je vois pas trop le jeu d’acteur car je n’ai pas ressenti d’émotion et vu d’évolution du personnage, on retrouve le même personnage au début et a la fin du film
          après c’est mon ressenti et mon humble avis
          mais bon aujourd’hui il faut faire du DARK pour plaire ^^

          • Mais enfin la linéarité et le côté dark sont nécessaires. Tout autant que l’absence en surface de sentiments de Bruce. Il ne fait que se protéger de ses sentiments. Seule la colère est incontrôlable avec comme seule limite l’interdiction de tuer.

            Quand Bruce met du temps mais s’autorise à prendre la main d’Alfred, c’est le début d’une reconnexion. Il exprime sa peine, sa peur. Lui qui pensait l’être, cette peur, il sait qu’en fait il la subit. Et souhaite s’en décharger sur les malfrats…

            La main de la jeune fille à la fin, celle qu’il s’autorise à prendre en tant que bienfaiteur, est le signe qu’il va devenir une autre personne.

            Beaucoup d’amis autour de moi m’ont dit « mais où est le Bruce de Christian Bale ? Le BG milliardaire qui flambe et enfile son costume en cas de danger ? ».

            On peut se souvenir dans Batman Begins du jeune Bruce, celui qui était prêt à tuer pour sa vengeance. Par désespoir. Celui qui s’est fait gifler par la femme qu’il aimait. Celui qui vivait dans son manoir en guise de mausolée.

            Cette linéarité et cette absence de sentiment est nécessaire. Elle n’est pas juste le fruit d’un commerce du « tout noir » comme peut l’écrire Slate dans un article assez pompeux. Je trouve que la déconnexion d’avec soi-même est bien décrite. Oui, Bruce est en dépression. D’ailleurs on le voit plus en Batman qu’en Bruce. Et s’il est Bruce c’est à un enterrement. C’est pour faire face au passé. Il me semble évident qu’on verra Pattinson sous des airs plus « joyeux » dans la suite. Il va devenir le philanthrope qu’on connaît (et qu’on lui demande d’être dans ce film).

            Il ne sera plus un animal nocturne comme il se dépeint.

            Bref, je n’y vois pas du Dark pour faire du Dark.

            Et perso, Gotham est admirablement « dessinée ». Oui il pleut. Oui c’est sombre. Et heureusement. J’aurais pas eu envie de voir la ville ou la Batcave comme le QG des Avengers (et j’adore Marvel hein). Mais on va pas changer l’univers sous prétexte que c’est déjà fait.

            Je trouve qu’on a ici une belle réécriture des choses. A voir pour la suite !

        • @Garyus, Bale Batman n’est pas du tout confirmé non plus dans The Dark Knight ! Il est à moins de 2 ans d’activité ! TDK démarre d’ailleurs que quelques mois après Begins. Je suis surpris que tu reprennes cet argument que j’ai vu à de nombreuses reprises chez les non-initiés… !
          Ce sont donc exactement les mêmes Bruce mais l’approche de leur psychologie est très différente. La partie chauve souris est totalement absente chez Reeves, de même que l’aspect gadget/costume par exemple.

          Pour le Dark,je rejoins J2B, un film Batman doit être Dark et un point c’est tout. Je regrette en revanche les quelques moments de légèreté qu’on pouvait avoir chez Nolan par le biais de quelques sursauts comiques chez Gordon ou Alfred. Ca rendait l’ensemble beaucoup plus digeste. Ici, le Dark façon Reeves tourne à l’overdose.

          • « cet argument que j’ai vu à de nombreuses reprises chez les non-initiés… ! »
            Hmmm… Pas mal !

            « Ca rendait l’ensemble beaucoup plus digeste. Ici, le Dark façon Reeves tourne à l’overdose. »
            Le Batman de Nolan n’a fait qu’adopter la pénombre. Celui de Reeves est né dedans. 😉

          • Je trouve qu’il y a quelques moment de légèreté assez sympa (mais je pense que le VF tue un peu ça)
            Avec la clé usb , le pingouin mais aussi dans l’appartement de Catwoman ou bien quand il est avec l’autre officier.

            Sinon comment on peut dire qu’il n’y a pas de jeu dans son interprétation. Rien qu’avec ses yeux Pattinson a sorti une grande interprétation je trouve meme que c’est celui qui arrive a mieux communiqué sous le masque sans même parler.

          • @Silverwing 1 Tu as raison mais pour moi, comme l’a expliqué Anthon36, le Bruce Wayne de Pattinson, c’est le Bruce Wayne de Bale au début de Batman Begins. Ils se sont surtout attardés sur la dépression de Bruce Wayne à un moment de sa vie et en ont fait un film. Le Batman de TDK a évolué plus vite, c’est tout.
            C’est une autre lecture comme il y a pu en avoir des dizaines dans les comics.
            Ca m’aurait gêné que Pattinson sourie dans ce film: on est là dans un thriller et en général, ça sourit pas trop dans ce genre de film (Faudrait que je me rematte Seven pour voir si Brad Pitt arbore son beau sourire).
            Maintenant ça me gênerait tout autant de voir Pattinson vu l’évolution de son personnage dans ce film, continuer à tirer la tronche dans le prochain.

      • @anthon36 « le coup de la potion qui remet le mec à pied » : si c’est de l’eau extraite du puit de Lazare, alors oui ça marche comme ça 😉
        La couleur y ressemble en plus.

    • Je crois que tu a oublier que il avait superman dans batman v superman batman c’est son thème ça suffit de voir les jeux arkham qui se déroule que de nuit superman c’est l’inverse….

    • Pareil. La VO semble au dessus. Battinson sonnait bien dans les trailers et Jeffrey Wright est au top dans Westworld que je mate en VO.
      Va falloir attendre un peu avant que ça sorte sur HBO Max pour en profiter.

      • Arrêtez de faire vos « parigots » les gars, la majorité des salles en France et en Outremer, ne diffusent pas de VO.
        C’est pas comme si on avait le choix, hein. 😉

        • Ca se démocratise de plus en plus, heureusement. Ces dernières années je suis souvent surpris de voir des séances VO dans des cinés de campagne.

          • J’ai trouvé la VF tout à fait correct. Si ce n’est quelques jeux de mots du riddler qui se perdent.

    • Thomas Roditi est la vf de quasi tous les films de Pattinson, il a fait comme il pouvait dans le temps imparti ;
      Lutèce Ragueneau en Selina s’en sort bien malgré quelques noms d’oiseaux un peu forcées ;
      L’inénarrable Donald Reignoux en Riddler « autiste » ajoute un autre personnage DC a son gros palmarès (Luthor, Captain Marvel jr, Impulse, Robin..), ce qui fait beaucoup tous médias confondus car…
      C’est aussi le cas de Vincent Violette en Falcone, mais jadis aussi en Barry Allen, et en… Riddler ou James Gordon.
      Ou Jérémie Covillault, Alfred ici, mais Bane, Vandal Savage ou Captain Boomerang avant.
      Ou Boris Rehlinger, déjà Batfleck puis Jokerfleck, et maintenant Pingouin (très jolie imitation de Philippe Peythieu).
      La faute aux acteurs, et aux vf qui leur sont automatiquement associées.

      Par contre, Jean-Louis Faure était vraiment né pour être la voix de Gordon, avec une autorité naturelle, et ce quelque soit l’acteur à l’écran.

      • Ça m’a perturbé d’avoir la VF de Donald Reignoux sur le Riddler, je dois avouer.
        J’ai tellement l’habitude d’automatiquement l’associer à Spider-Man. Non pas qu’il double mal, j’aime bien dans Neon Genesis Evangelion aussi.
        Mais ça m’a un peu perturbé… Pour les autres VF, ça allait.

        Un peu bizarre aussi, le « Je suis vengeance ! », ce meme qui est devenu culte mais auquel je n’ai jamais vraiment accroché

  26. Pas un chef d’œuvre mais un bon film qui annonce une possible trilogie d’envergure ! En tout cas j’ai préféré cette approche à celle de Batman Begins.

    Visuellement c’est beau et maitrisé, c’est un pur film policier avec une intrigue qui sait se montrer prenante , et j’ai beaucoup aimé le parti pris de n’avoir (presque) que Batman et peu de Bruce Wayne (idem pour The Riddler au final !)
    L’ambiance est dingue, c’est rafraichissant de voir un film de super aussi brute, et Pattinson fait largement le taf ! Sans oublier la bande-son qui est plutôt bien exploitée.

    Après le film n’est malheureusement pas dénué de défauts notamment : (SPOIIIIL)

    Un problème de rythme (plus que de longueur) avec toute une partie ou on en vient à oublier que le Riddler existe, l’intrigue policière se perd dans un gloubiboulga de sous-intrigues (je grossis le trait) et on en vient à avoir l’impression que le film raccroche vite les wagons sur la fin… Et la lenteur générale de la première moitié (des 2/3 ?) ne me dérangeait pas donc j’aurais pas été contre que le film prenne encore son temps plutôt que de partir dans un climax mal amenée et ou tout va trop vite.
    La soirée électorale, les sympathisants du Riddler, la nouvelle maire (qui n’a qu’une scène dialoguée avant le final), les digues qui sautent, la piquouse de Batou…. Beaucoup de choses déboulent presque de nulle part et c’est dommage. La question reste de savoir si des choses ont été coupées.

    On se retrouve aussi avec un soucis d’écriture assez flagrant, à savoir un « show don’t tell » en berne.
    Ça dialogue de partout du passé sans jamais nous montrer grand chose et on en vient à devoir accepter tous les dialogues comme parole d’évangile au point d’en perdre en empathie (sur le passé de Catwoman, de Batou et du Riddler).
    Par exemple, c’est un choix scénaristique de ne pas nous montrer Falcone se faire opérer par Thomas Wayne avec le petit Bruce qui regarde, mais ça aurait eu plus d’impact que d’avoir cette histoire balancée comme ça entre le fromage et le dessert (mais ça aurait aussi pris plus de temps)

    Idem avec Catwoman, comme on connait pas sa mère et qu’au final elle a qu’une seule interaction avec Falcone avant de le confronter, difficile de se sentir impliqué… D’ailleurs le personne de Zoé Kravitz ne vit quasiment que par les yeux de Batman, ce qui fait qu’elle manque de consistance… C’est dommage.
    Tout comme la relation Alfred / Bruce qui ne repose que sur 4-5 scènes ! ! ! Difficile de ressentir quoi que ce soit pour le duo, alors qu’un moment clef repose sur cette supposé relation… On est très loin de Michael Cane et Christian Bale quoi.

    Voilà pour les défauts qui m’ont fait dire que Matt Reeves est passé à pas grand chose d’un excellent film, mais j’ai grande confiance pour que le second explose tout !

  27. bon j’vais faire simple aussi j’ai adoré..Robert il fait son taff,la batmobile,Gotham,le coté polar du film qui rigoles pas,tout ça j’ai adoré mais pour moi ça reste un parfait Terry McGinnis mais pas Bruce Wayne….
    mais j’ai kiffé mes 3h de film….

  28. Apparemment parmi les pistes d’antagonistes évoquées pour la suite, il y aurait la Cour des Hiboux ou Mister Freeze. Ça peut promettre du très bon aussi !
    J’espère pas Joker (on en a bouffé ces derniers temps) ou alors à la fin, mais en réunissant plusieurs ennemis (à la façon Sinister Six)

  29. Reaction a chaud car je viens de sortir de la salle. Très très bon le genre de film qui te rend fiers d’être un fan du genre CBM.

  30. Critique sans spoiler :

    The Batman est un film policier (logique pour un film Détective Comics) avec un justicier dans ses premières années de règne pour combattre la pègre de Gotham City.

    L’ambiance est lourde, malsaine. Reeves nous montre une ville sale, poisseuse, gangrénée de toutes parts.

    Il y a beaucoup de personnages développés : le Pingouin, le Riddler, Selina (qui, d’ailleurs comme dans TDKR, n’est jamais affublée de son nom de personnage….), Carmine Falcone, Bruce Wayne, des candidats pour la mairie de Gotham, Gordon…

    C’est beaucoup plus un thriller qu’un film super héroïque. On enquête avec Batman et on apprend avec lui à connaître des hauts et des bas.

    Les plus :
    – La photographie est géniale
    – L’ambiance de Gotham est très bien rendue
    – Pattinson est un très bon Batman, très crédible

    Les (-) :
    – Des personnages présents dans le film mais totalement absents, c’est gênant je trouve
    – Bruce Wayne quasiment absent du film, ça me dérange
    – Pas de passages vraiment iconiques et aucun dialogue percutant qui passera à la postérité
    – La bataille finale est décevante
    – Certaines ellipses passent mal

    Globalement, le film est vraiment bon mais pas exceptionnel selon moi. À part nous montrer l’aspect détective de Batman, ce film n’apporte rien de nouveau à la mythologie Batman. C’est ce que je trouve le plus décevant dans ce film. Un solide 7 sur 10 si je devais noter le film.

  31. Sincèrement j’avais peur pour le film et c’est plutot réussi, un film d’enquête et d’un Batman détective qui revient aux sources ça fait du bien.
    Par contre je ne l’ai vu qu’une seule fois, il faudrait que je me refasse une nouvelle séance car il y a beaucoup a explorer et a dire.

  32. https://hitek.fr/actualite/the-batman-serie-arkham-matt-reeves_33589
    C’était bien la peine de faire un film de trois heures, alors que des tas de spin-offs seront là pour développer entièrement un Bat-verse (devenant ainsi plus lucratif que auteuriste)…
    En plus de toutes les autres Bat-séries existantes, et sans aucun liens, qui pourraient être écrasées par l’aura de celles liées à Matt Reeves.

    Warner laisse les diverses équipes de production entrer en compétition au sein d’une même structure… et que le meilleur gagne ?

    • Et sinon à part poster des liens pour enfoncer le film tu pourrais pas aller le voir et donner ton avis ? Ce serait quand même plus intéressant que tes interventions inutiles…

      • Parce-que dans un espace démocratique on peut laisser les gens passer des infos, questionner, et donner des avis pré visionnage en toute liberté ? Ce serait quand même plus intéressant que ses plaintes exagérées et stériles continues, dont l’univers entier n’a jamais rien eu à fiche…

        https://www.superpouvoir.com/the-batman-le-spin-off-sur-lasile-arkham-remplace-celui-sur-le-gcpd/
        Dommage, les fictions policières au plus près d’humains tentant tant bien que mal de protéger et servir, c’est souvent un bon concentré d’histoires fortes.
        Peur de devoir trop mettre en scène la corruption de Gotham, et ainsi de renforcer la défiance populaire envers la Police ?
        Tandis qu’avec Arkham, il y a un peu moins de risques d’être incorrect puisque ce sont des personnages malades…?

        • J’attends surtout de voir la news de LTH, qui vérifie énormément ses infos. S’il n’en parle pas, pour moi ça reste au stade de la rumeur.
          Surtout qu’il traite beaucoup de sujets qui ne sont qu’au stade de projets (The Trench, Blackhawks, etc.) donc j’attends l’article de LTH avant de croire quoi que ce soit

          • GCPD telle qu’elle a été présentée n’est visiblement plus à l’ordre du jour, dixit Matt Reeves. On se dirige plus vers un second – bien qu’annoncé en premier, avant Pingouin- spin-off sur Arkham. Mais c’est toujours en développement et cela fait des mois que ça dure donc j’attends juste que cela devienne plus concret.

        • Étant donné que Terence Winters, très attaché aux histoires policières, a quitté la production du show à la suite de différents artistiques…
          C’était déjà un indice sur l’orientation que ça a fini par prendre ?

  33. Tout le monde parle du fameux personnage à Arkham en fin de film mais moi j’ai été beaucoup plus perturbé par le personnage dans l’eglise, au moment des funérailles, qui s’adresse à Bruce et va jusqu’à lui demander s’ils ne se connaissent pas. Joe Chill ?

  34. Comme je l’ai dis hier The Batman est un film qui me rend fier d’aimer le genre CBM. C’est le genre a son meilleur niveau , ce n’est pas juste comme dirait les américains « flavor of the week » c’est quelque chose qui reste.

    Matt Reeves nous propose un film noir aussi noir que les comics les plus célèbres du chevalier noir. Une enquête prenante et un coté détective toujours aperçu dans les films mais jamais autant mis en avant dans un Gotham perverti et crasseux. Ce que j’ai aimé chez Reeves c’est peut-être son refus de faire du spectaculaire dans un genre ou chaque réalisateur doit s’arracher les cheveux pour proposer la fin du monde dans son troisième acte.
    J’ai vraiment senti que ce n’était pas une affaire de compétence mais de volonté il voulait rester à l’échelle de son enquête.
    Techniquement parlant entre une photographie magnifique et une musique idéal, Reeves a su s’entourer des gens qu’il faut pour élever son œuvre.

    Parlant un peu de ce Batman, La ou BvS nous proposait un Batman fatigué ayant même perdu foi dans sa mission. Celui est là est le contraire un jeune Batman coincé dans sa conviction qu’il est là pour être l’ombre de la vengeance au lieu d’un justicier mais découvre que dans ce jeu de devenir la vengeance il n’est pas le seul a pouvoir y jouer et qu’il doit évoluer s’il veut sauver sa ville.
    Robert Pattinson m’a un peu impressionné , en total métrise j’avais peur que son coté extravagant aller apparaître a un moment ou un autre (après tout chaque acteur a apporté un peu de lui dans le rôle) mais l’acteur ne s’égare jamais. Et même s’il ne s’est pas très musclé (il a laissé la transformation physique à Colin Farel bluffant tellement on n’arrive pas croire que c’est lui) il a beaucoup travaillé sur sa démarche. C’est un Batman imposant mais sans gros physique. Dans sa démarche dans sa façon de se déplacer dans sa façon de porter le costume, il a une classe impressionnante il m’a rappelé un peu Henry Cavill qui impose beaucoup de physicalité a son rôle de Superman et pas seulement par sa carrure mais dans sa gestuelle et part sa tenue.
    Aprés enquête oblige Bruce Wayne est totalement effacé au profil de Batman c’est un choix que je comprend pour un premier volet mais à ne pas reproduire dans une suite.

    Pour le reste du casting j’ai beaucoup aimé comment Gordon est intégré a l’enquête, il est le partenaire de Batman son Watson. Catwoman m’a un peu déçu c’est peut-être le personnage qui m’a laissé le plus sur a fin je ne sais pas je pense qu’elle aurait pu faire plus dans ce film. Paul Danno est comme d’habitude assez à l’aise dans ce genre de rôle et John Turturro montre tout son talent en chef de pègre (très loin de ses rôles habituelles).
    Bref ce Batman est une réussite triomphante selon moi, il est différent des autres et ne gène donc pas les autres Batman du Multiverse. Le film mérite un grand succès et donne un très bon départ pour ce que j’espère sera une excellente franchise. J’irais le voir le plus rapidement possible.

    PS: malgré tout je ne pense pas que ça soit une bonne idée d’étirer l’univers dans des spin off qui pourrait diluer les suites. Je n’ai rien vu dans ce film qui justifierait une série sur le GCPD ni le Pinguin (quoi que le Pingouin en version Boyd Crowder qui essai de monter son bisness je ne dirais pas non) en éspérant etre agreablement surpris que Reeves a vraiment un vrai plan.

  35. Sinon pour rester sur une veine détective dans un 2ème opus, il y a encore plein de criminels qui pourraient être intéressants : l’Épouvantail, Gueule d’Argile, même un Phosphorus Rex ou un Hugo Strange, cela pourrait être très intéressant

      • La Cour des Hiboux et Owlman peut être un bon élément de narration aussi, ou la Société du Gant noir (mais ça vient d’être fait dans Batwoman).

      • Dark Victory mais avec Holliday et/ou les Hiboux pour le deuxième, avec introduction de Robin.
        Hush pour le film final (pas spécialement le troisième), à cause de la masse de personnages qu’a l’histoire originelle, héros comme vilains. De quoi faire un gros film à la Avengers, contenant tous ceux introduits aussi bien dans les films que dans les divers spin-offs en séries tv.

        Évidemment, ça ne serait pas du goût de tout le monde, ce Batman à gros casting, très Comics spectaculaires, plutôt que misant sur la sobriété…

  36. Un film qui met très bien en « lumière » le côté détective du personnage avec un style très soigné en mode dark.

    Je n’ai pas vu les 3h passées tellement que le rythme m’a transporté. Le thème à 4 notes de The Batman ne sort toujours pas de ma tête.

    Difficile de dire si il surpasse The Dark Knight tellement que les styles diffèrent. Il en va de même pour les interprètes tout confondus de Batman. À noter quand même que le personnage est quasiment tout le temps en costume dans ce film. Assez rare à le souligner. Quitte à laisser très très peu de place à Bruce Wayne, partie pourtant importante.

    Le coté ultra réaliste sied bien à ce jeune Batman peu armé en gadget. Au point que l’utilisation d’un méchant méta-humain ou d’un phénomène surréaliste aurait fait défaut à l’ambiance voulu. Ça serait d’ailleurs un aspect intéressant à exploiter pour une éventuelle suite.

    • Je vais faire le hater mais je ne comprends pas pourquoi tout le monde se pignole sur l’aspect détective du film qui est vraiment anecdotique. A part des petites énigmes (affligeantes) dans des enveloppes dont les solutions sont souvent données par l’entourage de Batman (Pingouin, Alfred, un flic), je ne vois pas en quoi Batman enquête. Des scènes de crime très pauvres, quasi aucune utilisation de gadgets, peu de réflexion du Bat sur l’enquête… Le Riddler est vraiment pas au meilleur de sa forme, et Batman est très très loin du meilleur détective du monde. Alors on va me dire qu’ils sont tous deux encore peu expérimentés mais c’est un joker un peu facile.

    • @RaidenX
      Tellement vrai.
      Mais les gens ont-ils joué déjà jouer aux jeux Arkham ? ou regarder le Fantôme Masqué ? J’en doute sincèrement
      Les énigmes du Riddler m’ont paru fades, redondantes et surtout plutôt faciles à résoudre. Je ne dis pas que je découvrais tout sur le moment bien sûr mais franchement. L’accessoire qui permet de soulever le faux gazon du sol (un vrai Batman n’aurait jamais occulté le sol…) et découvrir le « plan final » sous le parquet.
      .. Soyons sérieux. C’était naze.

      En revanche, une mise en scène que j’ai trouvé géniale et que personne n’a relevé
      Spoiler
      Spoiler
      Lorsque le Riddler assassine Falcone et que Batman se penche sur son corps, éclairé par le lampadaire. Ca fait évidemment miroir avec le soir du meurtre de ses parents où Bruce se penche sur le corps de ses parents assassinés le tout éclairé par le lampadaire. Top !

      Voilà c’est ça The Batman, un bon film, de vrais fulgurances pour une enquête assez simpliste et une histoire qui raconte pas grand chose.

      • Il y a surtout une autre symbolique dans cette scène de meurtre, mais qui est plutôt indirecte : c’est le fait que la balle semble avoir traversé le lampadaire.
        Or toute l’esthétique des rues de Gotham repose sur le faire que tout est sous-éclairé, il y a beaucoup trop de ruelles sans lampadaires ou néons, donc très sombres et qui favorisent ainsi les criminels – ce que Batman retourne alors contre eux, à son avantage.
        Évidemment, c’est Falcone qui ponctionnait tout l’argent qui aurait pu servir à plus de clarté et de sécurité dans les rues (entre autre)…
        Dommage que le film n’insiste pas assez sur l’importance des infrastructures de la ville. Même le déluge à la fin, on ne voit pas avec précision comment et pourquoi il fonctionne.

  37. https://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/La-scene-de-course-poursuite-de-The-Batman-a-bluffe-Edgar-Wright-Bon-sang-de-bonsoir-
    Voilà, c’est encore mieux d’écouter l’avis d’un collègue cinéaste… Surtout si c’est Wright.

    https://hitek.fr/42/une-vraie-chauve-souris-s-incruste-dans-la-salle-de-projection-de-the-batman_10190
    Bon alors s’il y avait quelqu’un dans cette salle de cinéma qui attendait un signe pour aller affronter le crime… Je crois que là, c’est bon. 🦇😁

    • @Archer
      Promis, si je change d’avis au second visionnage, je reconnaîtrai volontiers la qualité de la course poursuite.
      Autant je suis jusqu’au-boutiste sur certains sujets comme l’immonde film Woke-Batgirl ou l’étron Batwoman
      Autant, j’octroie beaucoup de qualités à The Batman
      Mais je me rappelle encore avoir trouvé ça mal filmé, mal découpé, des angles de vue comme dans GTA. Et surtout terriblement mou. Un comble pour une scène d’action !

      Enfin je respecte bien sûr Wright. J’ai même un très bon souvenir de son « Baby Driver » par exemple, mais tu sais autant que moi que Scorsese a atomisé Marvel, le tout soupoudré par l’approbation de Vincent Cassel. Et pourtant, sur LTH, No Way Home est le meilleur film de l’année 2021 (en sh). Ce qui est bien la preuve qu’ici, l’avis d’un réal historique n’a aucun impact 😉

      • Surtout s’il n’y a pas à comparer au premier degré une course-poursuite qui a surtout fonction dans le film surtout de réveiller un chouia l’intrigue, sans aller jusqu’à voler la vedette en étant beaucoup trop virtuose…
        Et des artistes qui critiquent de manière caricaturale et Sans avoir vu ni analysé avec précision les films, ni même les avoir mis dans leur contexte. Preuve que pour eux, c’était sans réelle réflection (et un peu de la com’ – « regardez moi, je me rebelle même si je ne sais rien' »).

      • @Silverwing

        Je précise que je ne te ciblais pas particulièrement. Je ne me souvenais même pas que tu avais dit ça, juste que je l’avais lu plusieurs fois ici ahah !

        Ce que je voulais signifier est que souvent en tant que spectateur on a l’impression qu’une scène est de mauvaise qualité, mais en fait on dispose de très peu d’outils pour réellement en juger. C’est là que l’avis d’un professionnel est intéressant et a selon moi plus de crédit. Par contre ça ne te donne pas tort de ne pas aimer cette scène hein ! Moi même il y a plein de chef d’œuvres que je déteste et de mauvais films que j’adore. Et aucun discours de réalisateurs ne pourra changer mon ressenti. Par contre ils peuvent parfois offrir des angles de vue qui permettent de réévaluer les choses. Et c’est toujours intéressant. ^^

  38. « …If you want a partner, take my hand, or
    If you want to strike me down in anger
    Here I stand
    I’m your Batman »

    Beuh, zappe man ? Parce-qu’un nouveau film de Batman, ça n’a évidemment rien de nouveau. Surtout pour quand celui-ci nous vend des idées déjà vues dans « Batman Forever » (le Riddler sème des pistes et est un fou un peu pénible), ceux de Nolan et la série tv « Gotham » (il débute dans une ambiance semi-réaliste, en cherchant sa voie et des solutions).
    Et oui, il y faisait déjà bien le détective traquant des vilains insaisissables au milieu de la corruption et des métaphores sociopolitiques, avec les mêmes personnages.
    Et oui, c’est aujourd’hui toujours bien rempli de fan-service à force d’inspirations déjà connues – Frank Miller, Long Halloween, jeux vidéos, et petite nouveauté, une touche de Batman Earth One.

    Pas autant stimulant avec le choix (sponsorisé par Chris Nolan à la suite de « Tenet » ?) de Robert Pattinson, acteur moins épais que Ben Affleck, un peu plus viril qu’un Timothée Chalamet – puisque la Warner semble se targuer de nous offrir des héros qui n’aient pas l’air trop agressifs et écrasants de puissance dans leur masculinité, pour les spectateurs plus sensibles et surtout féminins.
    Plus proche d’un modèle de héros de manga « shōjo », à l’œil morne (comme Affleck d’ailleurs), malgré de gros sourcils. Et, la filmographie de l’acteur aidant, donnant plus une impression de fragilité, et de préférer se faire du mal à lui-même plutôt qu’aux autres, même de manière contrôlée.
    Le regard étant le détail important pour un Batman, intense et calculateur d’un esprit en surchauffe (plus Keaton et Bale, presque pour Kilmer, pas du tout pour Clooney)… bref un acteur ayant déjà joué des psychopathes ou des salauds solides serait idéal à chaque incarnation.

    Qu’est-ce-qui reste alors, pour ne pas nous prendre trop pour des jambons aux connaissances ou à la mémoire courte..?
    Et bien, toujours pas grand chose.

    En tant que nom connu, mais n’ayant pas de thématiques d’auteur très précisément identifiables malgré tout, Matt Reeves paraît surtout avoir pour lui d’être un formaliste visuel, s’attachant moins à ses personnages qu’à leur façon d’évoluer dans un environnement particulier – il se rapproche peut-être plus de la logique d’un jeu vidéo. Ses « Planète des Singes » inclus puisque les meilleurs personnages – donc les singes – ne reposent pas que sur l’interprétation des acteurs (aucune grosses stars) mais aussi sur la performance technique qui les représentent physiquement.
    Or dans ce « Batman », il ne reste que des costumes et maquillages assez usités, pas toujours impressionnants.

    On a de de la ville en feu, littéralement (les ciels orangés) ou juste sous pression. Une obsession régulière de Reeves pour les mondes apocalyptiques, ce qui n’a non plus rien de bien original puisqu’on est au bord de cela dans notre monde réel, depuis bien des années.
    Ambiance Polar rétro, avec voix-off donc style presque littéraire… Et bien souvent pour des villes dites de « fin du monde », c’est à dire au bord d’un continent – San Francisco et surtout Los Angeles pour le côté « anges » (déchus).
    L’ange noir ici en l’occurrence. Très angélique, très sensible, très débutant, pas toujours assez vif.
    Mais la longueur excessive du film permet de seulement reproduire un look de le Film Noir (jamais plus de deux heures la plupart du temps), et de se mettre surtout dans une ligne commerciale établie par la Warner qui tente d’attirer plus l’attention sur le studio en tablant sur l’idée que « plus c’est long, plus c’est bon ». Évidemment que non, pas nécessairement.
    De même que d’avoir un vilain qui soit un intello expansif, « religieux » et ayant eu une enfance malheureuse… Ces caractéristiques assez grossières qu’on retrouvait déjà précédemment chez Zack Snyder (sa durée fleuve ne racontant pas énormément de choses, son Luthor – avec du coup la même vf que pour le Riddler)… ça ne semblait finalement pas tant être l’apanage de ce réalisateur, mais plutôt un point de vue venant surtout du Studio ?

    Dans cette construction commerciale, censée caresser le Grand Public dans le sens du poil en remplaçant les scènes d’action amusantes à super pouvoirs par des moments de violence plus ou moins explicites… Et séduisant la critique en vendant de la psychologie sombre se définissant surtout contre la concurrence marvelienne, mais ayant en fin de compte beaucoup de points communs et n’étant pas vraiment à contre-courant…
    Il y a aussi hélas beaucoup de grosses ficelles :
    _ Certaines dues aux aléas de tournage sous Covid – Andy Serkis étant trop peu présent, pris également par le tournage de… « Venom »…
    _ D’autres sont maladroites (les deux scènes à travers des jumelles, au sens non exploité), ou terriblement sur-explicatives, atténuant les réguliers efforts de composition esthétique de l’image – une enveloppe est explicitement adressée à Batman… Gordon dit « Ça vous est adressé !? »… puis ensuite Alfred dit « Ça vous est adressé !? »
    C’est du temps inutilement pris sur le montage, d’où la durée…
    _ De l’enquête tortueuse mais où les personnages, meurtre longuement répétitif après l’autre, patinent beaucoup trop (le rat, l’espagnol, eh bien ?), et du symbolisme un peu enfantin – le petit garçon récurrent, la Vérité, plus de mensonges, et donc une gentille candidate qui s’appelle forcément « Réal »..
    _ Prendre des bouts de divers bouquins autocontenus de Batman (quasi jamais des séries principales, sauf si ce sont des arc narratifs précis)…
    _ Prendre des références de films ou autres personnalités (Kurt Cobain?!), pour s’amuser avec des identités cultes, et les associer à un Batman de toute façon protéiforme…
    _ Ne pas conduire l’intrigue complètement jusqu’au bout, en laisser pour une autre fois, enchaîner les scènes d’action conclusives jusqu’à plus soif, et placer un caméo évocateur…
    _ Vivre dans la nostalgie du Batman de Nolan (et même du Batman de Adam West via le clin d’œil du téléphone fixe), comme s’il valait mieux rester dans le Passé en le recréant, sans encore le prolonger.
    On retrouve du « Batman Begins » – héros obsessionnel en construction et rejetant un peu sa généalogie, look proche de « Blade Runner » (Film Noir encore), mainmise du maffieux Falcone, complot qui ira jusqu’à détruire une partie de la ville, clin d’œil final ;
    On retrouve du « The Dark Knight » – ennemi insaisissable aux plans ultra alambiqués, héros perplexe sur sa longévité, questionnements politiques (mais tous les super-héros le sont intrinsèquement), moto finale…
    L’idée assez usitée également de réinventer un vilain un peu kitsch en lui donnant un look et une idéologie réalistes et plus inquiétants, cela a déjà été le cas pour les Joker de Ledger et Phoenix (rappelons que le Riddler est souvent considéré comme un sous-Joker). L’utilisation des caractéristiques du tueur du Zodiaque fait d’autant plus lorgner ce film vers l’influence évidente d’un David Fincher que sur celle, encore une fois, de la Côte Ouest des Etats Unis.

    Les polars de Akira Kurosawa sont une référence indirecte qui correspondrait mieux à ce film : histoires un peu moins entre deux guerres, avec une forme de belle naïveté mais qui de manière paradoxale dénoncent férocement et violemment une corruption bien réelle au sein du pays tout entier. Ainsi que la présence d’antagonistes doubles et vengeurs, étant les deux faces opposées d’une même pièce (très batmanien ça aussi), l’un dans le privilège et l’autre non.

    Pour l’attachement aux personnages, les comédiens feront avec ce qu’ils peuvent malgré une iconisation souvent en peine, surtout quand ils sont introduits visuellement à l’écran.
    Pattinson étant beaucoup en costume, dans une forme de masse et de raideur (chevalier en armure), intériorisé, mais n’ayant pas encore de souplesse et d’autorité impressionnante.
    Jeffrey Wright transformant James Gordon en sidekick fidèle faute de plus de présence de Alfred (utilisé ici de manière grossière et sans audace) et de Robin. Ce qui est un non-sens tant ce très bon policier de Gordon est censé être capable de remettre en cause Batman quand il va trop loin dans sa logique.
    John Turturro n’ayant pas à faire grand chose pour être menaçant, et Paul Dano en faisant beaucoup trop en comparaison.

    Reste que Colin Farrell, en Pingouin qui se prendrait pour De Niro, apporte une folie grotesque qui tire le film de sa torpeur sérieuse (mais c’est presque un comique de service).
    Et Zoë Kravitz, à chaque apparitions chocs et ce malgré un personnage assez banalement « voyou », permet in fine de créer ce qui pourrait être le cœur émotionnel du film :
    Et s’il s’agissait plus d’une histoire d’amour au long cours entre deux solitudes écrasées par les drames de leur enfance ? Ce qui se joue entre Bruce et Selina dans toutes les scènes où ils apparaissent ensemble est plutôt touchant dans ce que ça évoque. En plus d’être également très sensuel, voir sexué, ce qui fait plaisir dans ce genre de film.

    Une série de films romantiques tordus, même sans égaler Tim Burton, plutôt qu’un manuel du bon petit metteur en scène de gros thrillers… espérons qu’on en arrivera là quand on sera au bout du chemin.
    Bref, ce n’est qu’un début, rien que ça… à suivre.

    • Bon tu n’as pas aimé mais il est assez clair que tu n’aimes pas le personnage de Batman. Batman a été crée en 1940 et donc oui n’est pas un nouveau personnage mais reste probablement le super-héros le plus connu et iconique au monde (avec Superman je pense). A titre de comparaison Spider man a été crée bien plus tard en 1962 et sa popularité tient beaucoup des premiers films de Raimi.

      « Et oui, il y faisait déjà bien le détective traquant des vilains insaisissables au milieu de la corruption et des métaphores sociopolitiques, avec les mêmes personnages.
      Et oui, c’est aujourd’hui toujours bien rempli de fan-service à force d’inspirations déjà connues – Frank Miller, Long Halloween, jeux vidéos, et petite nouveauté, une touche de Batman Earth One. »

      Tu es conscient que le dernier film Spider man nous a ressorti littéralement les mêmes méchants et les mêmes personnages des anciens films Spider man et ne s’est même pas donner la peine d’écrire ne serait-ce qu’un semblant de scénario. Fan service oblige, il nous a ressorti les anciens acteurs en nous pondant une histoire grotesque, abracadabresque en envoyant un signal à tous les spectateurs : « svp éteignez votre cerveau,

      « Pas autant stimulant avec le choix (sponsorisé par Chris Nolan à la suite de « Tenet » ?) de Robert Pattinson, acteur moins épais que Ben Affleck, un peu plus viril qu’un Timothée Chalamet – puisque la Warner semble se targuer de nous offrir des héros qui n’aient pas l’air trop agressifs et écrasants de puissance dans leur masculinité, pour les spectateurs plus sensibles et surtout féminins.
      Plus proche d’un modèle de héros de manga « shōjo », à l’œil morne (comme Affleck d’ailleurs), malgré de gros sourcils. Et, la filmographie de l’acteur aidant, donnant plus une impression de fragilité, et de préférer se faire du mal à lui-même plutôt qu’aux autres, même de manière contrôlée.
      Le regard étant le détail important pour un Batman, intense et calculateur d’un esprit en surchauffe (plus Keaton et Bale, presque pour Kilmer, pas du tout pour Clooney)… bref un acteur ayant déjà joué des psychopathes ou des salauds solides serait idéal à chaque incarnation. »

      Alors Pattinson assume et a refusé comme les acteurs incarnant les héros marvéliens de se mettre sous stéroids et a un physique naturel et affûté. Mais non c’est sûr qu’il est plus plaisant pour tes yeux de voir des acteurs stéroidés avec les veines saillantes en train de balancer 2-3 répliques ironiques entre deux coups de marteaux.
      Pattinson, l’œil morne ? On n’a pas dû voir le même film! Pattinson sous son masque transmets probablement plus d’émotions que les autres super-héros. Keaton et Bale était également bon, chacun dans leur interprétation

      « Qu’est-ce-qui reste alors, pour ne pas nous prendre trop pour des jambons aux connaissances ou à la mémoire courte..?
      Et bien, toujours pas grand chose. »

      Tu parles de Spider man, là ? Si c’est le cas, je suis d’accord avec toi, il ne reste que les effets spéciaux. Parait-il l’acteur qui jouait l’homme sable est entièrement en CGI (même en forme humaine).

      « En tant que nom connu, mais n’ayant pas de thématiques d’auteur très précisément identifiables malgré tout, Matt Reeves paraît surtout avoir pour lui d’être un formaliste visuel, s’attachant moins à ses personnages qu’à leur façon d’évoluer dans un environnement particulier – il se rapproche peut-être plus de la logique d’un jeu vidéo. Ses « Planète des Singes » inclus puisque les meilleurs personnages – donc les singes – ne reposent pas que sur l’interprétation des acteurs (aucune grosses stars) mais aussi sur la performance technique qui les représentent physiquement. »

      Sais-tu que la plupart des acteurs jouant pour la première fois dans un film de super-héros sont en général des acteurs peu connus. Chris Hemsworth ? Tom Holland ? Même Robert Downey jr n’était pas plus connu que ça, enfin surtout pour ses problèmes de drogue et d’alcool avant d’incarner Iron Man.
      Les acteurs de The Batman jouent leur rôle de façon impeccable

      « Or dans ce « Batman », il ne reste que des costumes et maquillages assez usités, pas toujours impressionnants. »

      Chacun son point de vue mais je préfère nettement les costumes et le maquillage à la surabondance d’effets spéciaux. C’est un choix délibéré de l’auteur pour ancrer les personnages dans un univers réaliste. Par ailleurs, les effets spéciaux ont tendance à mal vieillir contrairement au costume et maquillage.

      « On a de de la ville en feu, littéralement (les ciels orangés) ou juste sous pression. Une obsession régulière de Reeves pour les mondes apocalyptiques, ce qui n’a non plus rien de bien original puisqu’on est au bord de cela dans notre monde réel, depuis bien des années.
      Ambiance Polar rétro, avec voix-off donc style presque littéraire… Et bien souvent pour des villes dites de « fin du monde », c’est à dire au bord d’un continent – San Francisco et surtout Los Angeles pour le côté « anges » (déchus).
      L’ange noir ici en l’occurrence. Très angélique, très sensible, très débutant, pas toujours assez vif. »

      Tu n’as jamais vu Batman TAS ? Tu es probablement trop jeune. Le ciel de la ville était rouge accentuant le côté gothique de Batman. C’est une référence qui fait notamment de Gotham un personnage à part entière.

      « Mais la longueur excessive du film permet de seulement reproduire un look de le Film Noir (jamais plus de deux heures la plupart du temps), et de se mettre surtout dans une ligne commerciale établie par la Warner qui tente d’attirer plus l’attention sur le studio en tablant sur l’idée que « plus c’est long, plus c’est bon ». Évidemment que non, pas nécessairement.
      De même que d’avoir un vilain qui soit un intello expansif, « religieux » et ayant eu une enfance malheureuse… Ces caractéristiques assez grossières qu’on retrouvait déjà précédemment chez Zack Snyder (sa durée fleuve ne racontant pas énormément de choses, son Luthor – avec du coup la même vf que pour le Riddler)… ça ne semblait finalement pas tant être l’apanage de ce réalisateur, mais plutôt un point de vue venant surtout du Studio ? »

      Pure spéculation gratuite de ta part, qui n’a d’autre but que de critiquer Warner juste pour critiquer. Le premier montage du film durait 4h et a été raccourci d’une heure pour une sortie cinéma. Faire un film long est toujours risqué d’un point de vue économique, et c’est en général l’inverse qui se produit : les studios préfèrent des films de 2h-2h30 permettant d’avoir plus de séances et donc de vendre plus de tickets.

      « Dans cette construction commerciale, censée caresser le Grand Public dans le sens du poil en remplaçant les scènes d’action amusantes à super pouvoirs par des moments de violence plus ou moins explicites »

      Tu l’as dit : que « les scènes d’action amusantes » restent dans leur film pour grand public, elles n’ont rien à faire dans un Batman. Batman est un homme meurtri, blessé, qui a vu ses parents assassinés sous ses yeux.

      « Et séduisant la critique en vendant de la psychologie sombre se définissant surtout contre la concurrence marvelienne, mais ayant en fin de compte beaucoup de points communs et n’étant pas vraiment à contre-courant… »
      Si tu le dis…n’empêche, il me semble que les avis des spectateurs sont également très bons.

      « Il y a aussi hélas beaucoup de grosses ficelles :
      _ Certaines dues aux aléas de tournage sous Covid – Andy Serkis étant trop peu présent, pris également par le tournage de… « Venom »…
      _ D’autres sont maladroites (les deux scènes à travers des jumelles, au sens non exploité), ou terriblement sur-explicatives, atténuant les réguliers efforts de composition esthétique de l’image – une enveloppe est explicitement adressée à Batman… Gordon dit « Ça vous est adressé !? »… puis ensuite Alfred dit « Ça vous est adressé !? » »

      Le premier montage durait 4h et devait probablement comporter plus d’interactions entre Bruce et Alfred. Mais cette relation a déjà été explorée en profondeur dans la trilogie de Nolan.

      « De l’enquête tortueuse mais où les personnages, meurtre longuement répétitif après l’autre, patinent beaucoup trop (le rat, l’espagnol, eh bien ?), et du symbolisme un peu enfantin – le petit garçon récurrent, la Vérité, plus de mensonges, et donc une gentille candidate qui s’appelle forcément « Réal ».. »

      Et oui c’est comme ça que se déroule une enquête dans la vraie vie : ça prend du temps et ça patine comme tu le dis.

       » Prendre des références de films ou autres personnalités (Kurt Cobain?!), pour s’amuser avec des identités cultes, et les associer à un Batman de toute façon protéiforme… »
      La chanson « Something in the way » de Nirvana est magnifique, judicieusement choisie et stratégiquement placée dans le film. Un choix magistral qui confère beaucoup d’émotions à ces scènes.

      « Ne pas conduire l’intrigue complètement jusqu’au bout, en laisser pour une autre fois, enchaîner les scènes d’action conclusives jusqu’à plus soif, et placer un caméo évocateur… »

      Là je suis d’accord, on sent qu’il y a eu des coupures pour la dernière partie du film. Cette histoire de digue, par exemple, semble avoir été coupé au montage.

      « Les polars de Akira Kurosawa sont une référence indirecte qui correspondrait mieux à ce film : histoires un peu moins entre deux guerres, avec une forme de belle naïveté mais qui de manière paradoxale dénoncent férocement et violemment une corruption bien réelle au sein du pays tout entier. Ainsi que la présence d’antagonistes doubles et vengeurs, étant les deux faces opposées d’une même pièce (très batmanien ça aussi), l’un dans le privilège et l’autre non. »

      Citer Kurosawa ne fait pas toi un expert du 7ème art et la comparaison fortuite est vraiment ridicule.

      « Pour l’attachement aux personnages, les comédiens feront avec ce qu’ils peuvent malgré une iconisation souvent en peine, surtout quand ils sont introduits visuellement à l’écran. »
      Une iconisation en peine ? Au contraire, il y a bcp de plans symboliques (trop pour que je les cite tous) :
      -Batman qui sort du noir en marchant
      -Batman qui sort des flammes….

      « Pattinson étant beaucoup en costume, dans une forme de masse et de raideur (chevalier en armure), intériorisé, mais n’ayant pas encore de souplesse et d’autorité impressionnante. »

      Oui c’est un choix délibéré. Il en est à ses débuts en tant que Batman.

      « t Zoë Kravitz, à chaque apparitions chocs et ce malgré un personnage assez banalement « voyou », permet in fine de créer ce qui pourrait être le cœur émotionnel du film :
      Et s’il s’agissait plus d’une histoire d’amour au long cours entre deux solitudes écrasées par les drames de leur enfance ? Ce qui se joue entre Bruce et Selina dans toutes les scènes où ils apparaissent ensemble est plutôt touchant dans ce que ça évoque. En plus d’être également très sensuel, voir sexué, ce qui fait plaisir dans ce genre de film. »

      Pas mal de scènes sexy, notamment avec les serveuses du Iceberg Lounge. Il y a toujours eu un côté sexy aux personnages de Batman ( Poison Ivy, Talia, Catwoman, Harley Quinn…)

      « Une série de films romantiques tordus, même sans égaler Tim Burton, plutôt qu’un manuel du bon petit metteur en scène de gros thrillers… espérons qu’on en arrivera là quand on sera au bout du chemin. »

      Espérons que non. Il y a déjà Twilight si tu veux voir un truc romantique tordu avec « super-pouvoirs ».

      • Quoi… Encore des plaintes exagérées, des comparaisons qui n’ont rien à voir, des copier-collers qui dissocient les paragraphes et cassent la structure ? C’est qui derrière qui débarque, et qui ne connait même pas l’expérience de son interlocuteur ? Parce-que c’est toujours le même style d’écriture formatée ça hein, ça ne change pas et ça reste impersonnel.

        Bon ben copier-coller aussi alors, c’est rapide et ça renvoie le truc. Mais une seule fois, pas deux : tu n’as pas compris, ce qui est assez clair si ta seule conclusion serait que je n’aimerais ainsi pas le personnage de Batman (quoique personne ne voudrait avoir la même vie privée que lui) – Superman date d’un an avant lui, aussi connu, mais pas sur-utilisé ou survendu –
        Seulement, avec son côté multitâches, on peut piocher énormément chez lui.
        Et là, pas assez, c’est du déjà fait quand on reconnaît des scènes et idées précises.

        Tu n’es pas conscient (et d’autres) que le dernier film Spider-Man nous a ressorti les mêmes méchants et les mêmes personnages des anciens films Spider-Man, mais en les utilisant pour mieux servir un scénario confrontant ce type de personnages à un Peter existant dans un univers étendu de super-héros, où aucun de ses vilains proches n’y sont des gens accidentés devenus fous ou monstrueux par exemple. Et participant à amener le héros vers une nouvelle évolution proche des précédentes incarnations, ou presque (plus de May, plus beaucoup d’identité).
        Fan-service transcendé, il nous ont ressorti les anciens acteurs en nous pondant une histoire cohérente à cet univers, émotionnelle (les Peter ont de vraies scènes à jouer, de l’expérience à partager), en envoyant un signal à tous les spectateurs : « svp, prenez du plaisir ».
        Comme pour « The Batman », moins besoin du cerveau que de l’émotion ou, en l’occurrence pour ce dernier, plutôt de la fascination.
        Seulement sur Spider-Man, ils utilisent là une base plus ou moins solide établie à partir d’il y a 20 ans. Permettant de ne rien annuler du Passé.
        Tandis que là, ça repart à zéro, ignore toutes les précédents innovations et développements. Et quand on a un fan-service direct sorti des comics (Alfred avec le look précis de Batman Earth One, avec la canne), ça ne sert pas à l’évolution de l’histoire, ou au contexte précis de ce Bruce Wayne – en quoi son petit handicap physique aurait un impact initial, on ne le saura pas.

        Alors tu assumes ce « truc machin gamin de stéroïdes » pour tous les acteurs marvéliens, même Holland, ou non c’est sûr que c’est plus plaisant pour tes yeux de balancer ta réplique ironique entre deux coups de sang lourds ?
        Pattinson, l’œil morne ou vague, si tu n’a pas vu beaucoup de ces films – il utilise un jeu particulier, et ça marche comme ça. Le même Pattinson qui, sous son masque (aux sourcils figés) ou non, intériorise les émotions plus que les autres super-héros… Évidemment puisque c’est Batman, aucune comparaison possible.
        Mais sans son masque, il n’a pas justement cette dureté calculatrice de Keaton et Bale, présente même chacun dans leur interprétation. Ce côté méchant, qui veut toujours gagner et qu’il faut pas chercher..
        Peut-être plus tard.

        Tu parles de Batman, là ? Si c’est le cas, je suis d’accord avec toi, il ne reste que la photo de Greg Fraser et les écrans LED. Parait-il l’acteur qui jouait le Pingouin, c’est Colin Farrell… alors qu’il existe de très bons acteurs stars corpulents. Ça ferait presque penser à Jared Leto dans « House of Gucci » (le maquillage pour peut-être un Oscar)?
        Bon, c’est une pique en retour, ce n’est pas très grave. Ce qui l’est plus c’est croire que c’est du « contre-Marvel »… un argument de vente ou d’analyse inutile tant Batman est toujours très rentable. Mieux vaut ne pas suivre un troupeau, et réfléchir par soi-même.

        Sais-tu que l’on sait tous ça pour ces acteurs de super héros etc ?
        Sauf que ceux de « The Batman », ils sont tous sauf inconnus et ont prouvé déjà qu’ils peuvent offrir encore plus.
        Et aucun rapport avec les CGI, on peut aussi avoir de la flamboyance avec du vrai.

        Tu n’as pas vu que « The Batman » n’est pas présenté avec un look expressionniste, surréaliste etc comme « TAS » (ou l’autre « The Batman », celui de Jeff Matsuda) ? Tu es probablement trop preste à écrire si tu y vois une critique plutôt qu’une description.

        Pure extrapolation de ta part, qui n’a d’autre but que de me critiquer juste pour critiquer. Le premier montage d’un film, gros ou non, est souvent très long, c’est une copie de travail, et c’est artistiquement raccourci pour obtenir une durée dense, équilibrée et moins lourde.
        Faire un film long est toujours peu désiré du point de vue du public, et c’est en général ce qui se produit : les gens préfèrent (aujourd’hui surtout) des films d’aventures et d’action de 2h-2h30 grand max, leur permettant d’être satisfaits d’une façon reconnaissable. Une sorte de format « idéal ».
        Exception de ceux présentés comme de grandes fresques se passant sur des années etc, le genre David Lean.
        Ou mieux, avec des chapitres qui espace les séquences. Tarantino et le Snyder cut l’ont bien réussi, ça marche bien pour le second pour son format de diffusion (avec beaucoup d’action bien sûr).

        Tu n’y a pas pensé : « les scènes d’action amusantes » de film pour grand public, elles ont tout à faire dans un Batman Avec Robin. Batman n’est pas qu’un homme meurtri, il crée aussi du Bon et de l’Intelligent voir du Fun pour équilibrer les choses, effacer un peu ses blessures. Et est drôle par son excès de sérieux, ou subit les piques british de Alfred et l’insolence de Catwoman…
        C’est vers là que la suite pourrait aller à priori (la fin est optimiste, des gens le tolèrent et le respectent maintenant).

        Beaucoup de choses du premier montage ont été tournées et coupées, sans qu’on sache lesquelles (à part le Joker). Mais le montage aurait pû en inclure quelques unes en se resserrant ?
        À mon avis, ça aurait empiété sur les questions d’ambiance… il se sont mis dedans.

        Et oui c’est comme ça que se déroule une enquête dans la vraie vie avec… des enquêteurs ordinaires.
        Mais lui ? Et Gordon ? Ce sont des cracks, et pourtant certains indices leur échappent et l’on peut nous mêmes avoir de l’avance sur eux (le rat, c’est l’indic en argot, et on a justement croisé des suspects correspondant un peu avant).
        C’est surtout que, dans un Film Noir, le spectateur est aussi perdu que l’enquêteur, balloté d’un indice à l’autre sans savoir à l’avance qui est le coupable principal, quel est le sens de tout ça. Ça fait partie de l’identité du Genre.

        Nirvana, c’est juste assez étrange compte tenu du côté strict de Batman, très loin d’être grunge. Mais c’est un paradoxe amusant dans ce contexte.

        Citer Kurosawa fait de moi quelqu’un qui a vu de belles correspondances avec « Chien Enragé », « Les Salauds dorment en paix » ou « Entre le Ciel et l’Enfer », et se permet de le citer, point.
        Et critiquer l’envie d’attirer l’attention là dessus est vraiment ridicule, surtout avec de tels chef d’oeuvres, vus certainement par des cinéastes assez expérimentés comme Matt Reeves.

        Une iconisation en peine comme l’introduction face à Batman de « Oz » ou Selina, ou la posture de Batman à côté des policiers sur une scène de crime…
        Y en a, mais il pourrait y en avoir encore plus, des tonnes (inédites) pour nos mirettes, pour justifier la durée. Ou alors, ça aurait été trop Fun, ou trop prétentieux..?
        Pas sûr.

        À ses débuts en tant que Batman, on a justement déjà eu un Bale plus vif que Keaton. Là il est entre les deux, mais dans une deuxième année – d’ailleurs, ils auraient pu adapter le vrai comic Année 2, avec le justicier violent Le Faucheur. Ça aurait permit une autre mise en perspective, pour décrire plus précisément comment Batman fixe ses propres règles et pourquoi.

        Il y a une tentation de réduire ce côté sexy(ste) dans les blockbusters Tout Public ces dernières années, même avec les personnages de Batman (un peu chez Nolan, plus de sororité avec Harley Quinn…).
        Là, on sent plus la sensualité, et tant mieux.

        Plutôt comme « Batman le Défi », avec de vrais adultes mâtures.
        Alors si « Twilight » est associé à un truc romantique tordu avec « super-pouvoirs »… C’est donc une critique de Pattinson ? Parce-qu’il ne serait pas aussi respecté s’il n’était pas d’abord passé par ça.
        Où comment voir sa défense d’un acteur se retourner contre soi.

        • Mes copiés-collés comme tu l’auras probablement remarqué sont chronologiques et permettent de répondre aux points soulevés tout en gardant le discours cohérent. Le contraire donne un galimatias verbeux indigeste qui n’a aucun sens. Et donc je vais encore en abuser pour te répondre! Si, si.

          « Tu n’es pas conscient (et d’autres) que le dernier film Spider-Man nous a ressorti les mêmes méchants et les mêmes personnages des anciens films Spider-Man, mais en les utilisant pour mieux servir un scénario confrontant ce type de personnages à un Peter existant dans un univers étendu de super-héros, où aucun de ses vilains proches n’y sont des gens accidentés devenus fous ou monstrueux par exemple. »

          Alors là j’ai bien ri ! Il y a un scénario dans le dernier Spider man ? La réponse est beaucoup plus simple : sans idées nouvelles, ils ont joué la carte de la nostalgie. Et ça a fonctionné. Force est de constater que les premiers Spider man de Raimi étaient bien écrits et très populaires.

          « Et participant à amener le héros vers une nouvelle évolution proche des précédentes incarnations, ou presque (plus de May, plus beaucoup d’identité). »

          Et hop retour à la case départ. Pourquoi s’embêter ? Pourquoi faire dans la nouveauté ?

          « Seulement sur Spider-Man, ils utilisent là une base plus ou moins solide établie à partir d’il y a 20 ans. Permettant de ne rien annuler du Passé. »

          Mouais ces histoires de multivers donnent toujours lieu à un foutoir pas possible. C’est vraiment prendre les spectateurs ou lecteurs pour des abrutis!

          « Pattinson, l’œil morne ou vague, si tu n’a pas vu beaucoup de ces films – il utilise un jeu particulier, et ça marche comme ça. Le même Pattinson qui, sous son masque (aux sourcils figés) ou non, intériorise les émotions plus que les autres super-héros… Évidemment puisque c’est Batman, aucune comparaison possible.
          Mais sans son masque, il n’a pas justement cette dureté calculatrice de Keaton et Bale, présente même chacun dans leur interprétation. Ce côté méchant, qui veut toujours gagner et qu’il faut pas chercher..
          Peut-être plus tard. »

          Dans ta première critique, tu parles de l’importance du regard pour Batman et là tu nous parles ensuite du regard de Bruce Wayne (Batman sans son masque). Tu t’emmêles les pinceaux ?
          D’une part, Batman est prépondérant dans ce film par rapport à Bruce Wayne d’autre part, parmi le peu de scènes dans lesquelles Bruce Wayne est présent, le jeu de regard est plutôt très bon. Ne serait-ce qu’à citer la scène dans l’église :
          les différentes émotions qui traversent Bruce sont parfaitement retranscrites dans son regard quand il voit l’enfant, Falcone, ou discute avec le sdf (Joe Chill ?) et la maire.
          Ce qui est curieux c’est que pratiquement tous les points que tu trouves faible dans le film sont justement les points qui ont été généralement appréciés par les spectateurs et la critique.

          « Alors tu assumes ce « truc machin gamin de stéroïdes » pour tous les acteurs marvéliens, même Holland, ou non c’est sûr que c’est plus plaisant pour tes yeux de balancer ta réplique ironique entre deux coups de sang lourds ? »

          Je n’ai rien à assumer, je ne prends pas de stéroids. Mais oui beaucoup d’acteurs d’Hollywood en prennent malheureusement pour un rôle physique.
          En fait, c’est justement cette attente des spectateurs qui veulent un physique démesuré avec des muscles saillants, des abdos parfaitement tracés et des fesses rebondies qui poussent les acteurs à se droguer. C’est malheureux et triste. Et c’est pourquoi ton commentaire sur le physique de Pattinson notamment en comparaison des héros marvéliens est déplacé je trouve.
          Pour en revenir à Holland, il a un physique normal donc je pense qu’il est naturel tout comme Pattinson. A titre personnel, je ne trouve pas son physique plus impressionnant.

          « Ce qui l’est plus c’est croire que c’est du « contre-Marvel »… un argument de vente ou d’analyse inutile tant Batman est toujours très rentable. Mieux vaut ne pas suivre un troupeau, et réfléchir par soi-même. »

          Je n’ai rien contre Marvel ou DC. Pour moi le principal étant de voir un bon film. La qualité du film, du scénario et du jeu des acteurs restent mes seuls critères.
          Qu’il soit produit par Disney, Warner, Sony ou tartenpion je n’en ai cure.

          « Tu n’y a pas pensé : « les scènes d’action amusantes » de film pour grand public, elles ont tout à faire dans un Batman Avec Robin. Batman n’est pas qu’un homme meurtri, il crée aussi du Bon et de l’Intelligent voir du Fun pour équilibrer les choses, effacer un peu ses blessures. Et est drôle par son excès de sérieux, ou subit les piques british de Alfred et l’insolence de Catwoman…
          C’est vers là que la suite pourrait aller à priori (la fin est optimiste, des gens le tolèrent et le respectent maintenant). »

          Les scènes d’action amusantes et autres Robin et compagnie, on y a (malheureusement) déjà eu droit avec les films de Schumacher. En effet, ne te prive pas pour aller les revoir mais ces films sont globalement détestés.
          Encore une fois le style amusant, je trouve s’accord très mal avec l’univers de Batman. Sombre, gothique, violent, décadent, tragique, réaliste mais amusant….non!

          « Beaucoup de choses du premier montage ont été tournées et coupées, sans qu’on sache lesquelles (à part le Joker). Mais le montage aurait pû en inclure quelques unes en se resserrant ?
          À mon avis, ça aurait empiété sur les questions d’ambiance… il se sont mis dedans. »

          Oui mais je ressens, tout comme toi j’imagine, une dernière partie un peu vite expédiée. A aucun moment, on n’a connaissance du fait que Gotham est immergeable.

          « Et oui c’est comme ça que se déroule une enquête dans la vraie vie avec… des enquêteurs ordinaires.
          Mais lui ? Et Gordon ? Ce sont des cracks, et pourtant certains indices leur échappent et l’on peut nous mêmes avoir de l’avance sur eux (le rat, c’est l’indic en argot, et on a justement croisé des suspects correspondant un peu avant).
          C’est surtout que, dans un Film Noir, le spectateur est aussi perdu que l’enquêteur, balloté d’un indice à l’autre sans savoir à l’avance qui est le coupable principal, quel est le sens de tout ça. Ça fait partie de l’identité du Genre. »

          Non je ne suis pas d’accord, en général dans les films noirs, quand on a bien suivi l’intrigue, on arrive à déterminer facilement l’identité du criminel (3fois/4, il s’agit de la veuve éplorée).
          Mais sur le mystère en lui-même il me semblait difficile de soupçonner Falcone.
          Là où je te rejoins c’est que certains points de l’intrigue mériteraient quelques éclaircissements :
          -le rôle de Falcone comme indic
          -comment Falcone en connaissait autant sur Maroni (a priori deux familles rivales), travaillaient-ils ensemble ?
          -comment les mafieux ont-ils pu mettre la main sur le Renewal (le fonctionnement de Renewal et sa perversion)…
          Et c’est donc plutôt l’inverse, il aurait fallu avoir plus de contexte pour donner une chance aux spectateurs de résoudre l’intrigue.

          « Citer Kurosawa fait de moi quelqu’un qui a vu de belles correspondances avec « Chien Enragé », « Les Salauds dorment en paix » ou « Entre le Ciel et l’Enfer », et se permet de le citer, point.
          Et critiquer l’envie d’attirer l’attention là dessus est vraiment ridicule, surtout avec de tels chef d’oeuvres, vus certainement par des cinéastes assez expérimentés comme Matt Reeves. »

          Je pense que Kurosawa est cité à torts et à travers aujourd’hui pour faire étalage de sa « soi-disant » culture cinématographique. En l’occurence, je trouve plus de références avec les films noirs comme « le grand sommeil », « sueurs froides » ou « LA confidential » qu’avec du Kurosawa.

          « Une iconisation en peine comme l’introduction face à Batman de « Oz » ou Selina, ou la posture de Batman à côté des policiers sur une scène de crime…
          Y en a, mais il pourrait y en avoir encore plus, des tonnes (inédites) pour nos mirettes, pour justifier la durée. Ou alors, ça aurait été trop Fun, ou trop prétentieux..?
          Pas sûr. »

          Là tu as mis tout seul le point sur le problème : trop d’iconisation déshumanise les personnages. C’est une question de dosage et je le trouve plutôt juste dans « The Batman »

          « Il y a une tentation de réduire ce côté sexy(ste) dans les blockbusters Tout Public ces dernières années, même avec les personnages de Batman (un peu chez Nolan, plus de sororité avec Harley Quinn…).
          Là, on sent plus la sensualité, et tant mieux. »

          D’accord avec toi. Sensualité qui je l’espère se retrouvera dans les prochains films. J’espère vraiment avoir une Poison Ivy ou Talia Al Ghul pour tourner la tête de Batman.

          « Plutôt comme « Batman le Défi », avec de vrais adultes mâtures.
          Alors si « Twilight » est associé à un truc romantique tordu avec « super-pouvoirs »… C’est donc une critique de Pattinson ? Parce-qu’il ne serait pas aussi respecté s’il n’était pas d’abord passé par ça.
          Où comment voir sa défense d’un acteur se retourner contre soi. »

          Alors je ne prends pas du tout la défense de Pattinson. Twilight, c’était tout bonnement affligeant et je n’ai jamais vu les suites. L’acteur lui-même déteste les films Twilight. Pour ma part, Pattinson je l’ai découvert dans un téléfilm avant Twilight, qui s’appelait l’anneau sacré et contait la légende de Siegfried et des Nibelungens, avec une interprétation plutôt juste.
          En l’occurrence mon Batman préféré reste Keaton mais je trouve l’interprétation de Pattinson du même niveau que celle de Bale.

          • Aïe, caricature de critique qui vit dans le Passé d’un Raimi aux scenarii simplifiés (et repompant des pans entiers de Christopher Reeve), dans un paysage super-héroique lui aussi simplifié.
            Sans rapport, ici l’aspect sériel est bien plus concret, le scénario continue le développement de Peter des précédents (sa trop grande bienveillance va le perdre, son identité publique ne fonctionne pas aussi bien qu’avec les autres héros MCU, le Multivers est exploité officiellement donc ça ne sort pas de nulle part).
            Si ce n’était que Nostalgie, alors seuls les « vieux » spectateurs auraient fait un triomphe. Ce qui est faux, et ne serait même pas rentable.
            Et non, pas complétement comme avant puisque totalement orphelin d’absolument tout le monde (tout en existant encore dans le MCU). Toujours une part de nouveauté, jamais vu ça même dans les comics.

            Ces histoires de multivers donnent toujours lieu à un vivier de combinaisons sans limite. C’est vraiment prendre les spectateurs ou lecteurs pour des abrutis de croire qu’ils n’y comprendraient rien.

            Bruce Wayne reste Batman, même sans son masque. Tu t’emmêles les pinceaux ?

            Ce qui est curieux c’est que pratiquement tous ces points sont souvent superficiels (on voit les ficelles), et la façon dont en parlent des spectateurs et beaucoup plus la critique, aussi. C’est l’effet Événement, mais il y en a beaucoup qui commencent à douter et ne pas sur-réagir, ça commence à s’équilibrer.
            L’idée de se faire Marvel (parceque succès), aussi superficiel… Ce qui est idiot puisque Batman a un succès automatique itou. C’est une valeur sûre, c’est normal, et si c’est le cas ce n’est pas pour rien.

            Et qui nous dit que Pattinson ne s’est pas piqué un peu ? Autant ne pas en parler du tout alors.

            Les scènes d’action amusantes et compagnie, on y a (heureusement) droit chez Burton. En effet, ne te prive pas pour aller les revoir mais ces films sont globalement aimés.
            Encore une fois le style amusant, ça s’accord très bien avec l’univers de Batman. Sombre, gothique, violent, décadent, tragique, réaliste mais aussi avec des savants fous, des Pingouin ou Ventriloque grotesques, des aventures avec plein de gadgets dingues, ou sortant de la ville, ou faisant équipe avec la Ligue. Tout est publié, tout est culte.
            Il est protéiforme.

            Dans le Film Noir, le plus stylisé, il y a aussi beaucoup de déambulation dans la ville, un paquet de méandres qui rendent le tout inracontable, pas toujours de veuves etc. C’est le chemin (divertissant) qui compte souvent le plus, la morale (pessimiste) étant bien souvent la même.
            Mais le Faucon Maltais, au final ce n’est qu’un prétexte.
            Et Falcone… déjà fait chez Nolan, ou la série « Gotham », et tout est assez prévisible.
            Le rôle de Falcone comme indic, c’est plus ou moins inspiré de Whitey Bulger.
            Sa fille, même sans les comics on le devine.
            Après, la série du Pingouin va combler les trous, un autre comme avec Star Wars.

            Tout le monde avec plus ou moins de culture a le droit de citer Kurosawa dès le moment où c’est pertinent avec ce qui a été utilisé de façon similaire.
            En l’occurence, « Le Grand Sommeil » n’a aucune intrigue aussi carrée et cohérente (c’est son charme), « Sueurs Froides » utilise plus de troubles, de stylisation et de fétichisme, et « LA confidential » est plus lumineux et glamour que ça.

            Le dosage reste incertain tant le réalisme est souvent en contradiction avec l’envie de stylisation par des effets plus appuyés (90 % de tournage en studio entre autre).

            Perso, je dirais qu’il essaie de se rapprocher de Bale, mais l’idée du film qui consiste à le fragiliser le met au même niveau que Bale dans… la première heure de « …Begins ». Alors qu’il est pourtant déjà en costume.
            Prenant pour comparaison « Smallville » dans sa construction globale (pas son ton, plus optimiste): des doutes par paquet, des adversaires pas complétement officialisés eux aussi (à quelques exceptions près), une maîtrise progressive et du vertige même (donc peu de vol)… mais pas de costume tant qu’il n’a pas acquis encore toutes les bases, pas de nom installé.
            Et si l’audace de ce film, ça aurait été de ne pas le montrer devenir Batman avant la
            toute fin ?
            Et Bruce Wayne le playboy philanthrope pareil.
            https://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/The-Batman-Matt-Reeves-explique-pourquoi-on-voit-si-peu-Bruce-Wayne-dans-le-film

            D’être uniquement urbain et humain la majorité du temps, comme dans « Incassable » ?
            Et mettre de côté le barnum clownesque, les séquences super héroïques habituelles, pour bien voir que en dessous il y a d’abord de vrais gens… Avant la folie furieuse.

  39. https://fr.ign.com/the-batman-1/58618/news/le-realisateur-de-the-batman-a-tourne-de-fausses-scenes-pour-proteger-un-gros-spoiler
    Ça rappelle quelque chose cette méthode…

  40. “Aïe, caricature de critique qui vit dans le Passé d’un Raimi aux scenarii simplifiés (et repompant des pans entiers de Christopher Reeve), dans un paysage super-héroique lui aussi simplifié.
    Sans rapport, ici l’aspect sériel est bien plus concret, le scénario continue le développement de Peter des précédents (sa trop grande bienveillance va le perdre, son identité publique ne fonctionne pas aussi bien qu’avec les autres héros MCU, le Multivers est exploité officiellement donc ça ne sort pas de nulle part).
    Si ce n’était que Nostalgie, alors seuls les « vieux » spectateurs auraient fait un triomphe. Ce qui est faux, et ne serait même pas rentable.
    Et non, pas complétement comme avant puisque totalement orphelin d’absolument tout le monde (tout en existant encore dans le MCU). Toujours une part de nouveauté, jamais vu ça même dans les comics. »

    Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois…

    “Ce qui est curieux c’est que pratiquement tous ces points sont souvent superficiels (on voit les ficelles), et la façon dont en parlent des spectateurs et beaucoup plus la critique, aussi. C’est l’effet Événement, mais il y en a beaucoup qui commencent à douter et ne pas sur-réagir, ça commence à s’équilibrer. »

    Donc si je résume bien : tout le monde a tort notamment sur l’interprétation de Pattinson, l’esthétique du film, le scénario original et ce n’est qu’un effet « Evénement » selon toi ?
    Pour juger de ce que tu appelles l’effet « Événement » il faut s’intéresser à la postérité d’un film. La postérité n’est en général pas clémente pour les films qui reposent essentiellement sur les effets spéciaux. « Le bon, la brute et le truand », 1966, n’a pas pris une ride et reste une claque cinématographique. Pourrais-je en dire autant de Spider man noway home dans 20 ou 30 ans ? Rien n’est moins sûr.

    Voici le contenu résumé de ta critique initiale :
    -scénario pas original
    -Pattinson pas assez de muscles
    -Pattinson joue mal
    -maquillage et costume pas terribles
    -film trop long expressément voulu par Warner
    -pas de scènes d’action amusantes avec super pouvoirs
    -intrigue non finie et avec trop de références à Nolan
    -des acteurs moyens à part Farrell et Kravitz

    Tous les points que tu abordes sont pratiquement les points forts du film à l’exception de l’intrigue non finie pour lequel je suis d’accord avec toi comme je l’ai évoqué précédemment.
    On dirait presque que tu as repris une critique presse point par point en tentant vainement de déconstruire méticuleusement chaque point.
    Je pense que le film aura certainement une/des récompenses (Oscars ou autres) pour le maquillage et/ou les costumes voire la direction artistique.
    Pattinson délivre une interprétation de Batman qui est globalement saluée par la critique ainsi que les spectateurs. Ce n’est d’ailleurs pas impossible qu’il est une nomination et/ou une récompense à ce titre.
    Sur la longueur du film, comme je te l’ai expliqué ce n’est très certainement pas la Warner qui a mis la pression sur Reeves pour faire un film long. D’un point de vue commercial ça n’a pas de sens, bien au contraire. Cela démontre que le réalisateur a eu plus de libertés pour créer sa vision. La boucherie de Justice League en est l’exemple parfait : les studios voulaient un film de 2h au détriment de toute cohérence.
    Sur les « scènes d’action amusantes avec super-pouvoirs », franchement on ne va pas revenir dessus, mais qui s’attend à voir ça dans un Batman ? Comme évoqué il y a en effet « Batman et Robin » qui peut te correspondre avec ces « scènes d’action amusantes avec superpouvoirs » que tu sembles adorer.

    « Et qui nous dit que Pattinson ne s’est pas piqué un peu ? Autant ne pas en parler du tout alors. »

    Tu trouves que son physique n’est pas naturel ? Pattinson a une physique qui est atteignable naturellement en s’entraînant quelques mois. Ce qui fut le cas. Au contraire de Hemsworth ou Evans ou même Affleck d’ailleurs ou l’utilisation de substances illicites est évidente.

    « Alors tu assumes ce « truc machin gamin de stéroïdes » pour tous les acteurs marvéliens, même Holland, ou non c’est sûr que c’est plus plaisant pour tes yeux de balancer ta réplique ironique entre deux coups de sang lourds ? »
    Essayer de caricaturer et de banaliser l’utilisation des stéroïdes est dangereux, indécent et au final triste. C’est dommage qu’il y ait des spectateurs comme toi qui ont des attentes démesurées en termes de physique. C’est ce genre d’attentes et de commentaires qui poussent les acteurs à se doper en mettant leur santé en danger pour essayer de plaire au public.
    Quand bien même la plupart des super-héros des comics sont très musclés, un acteur ne devrait en aucune manière mettre sa santé en danger pour jouer un rôle. S’entraîner pour un rôle physique, oui, s’investir dans son rôle certainement mais pas jusqu’uà consommer des stéroïdes.
    Les stéroïdes sont illicites et non sans raison !

    « Ces histoires de multivers donnent toujours lieu à un vivier de combinaisons sans limite. C’est vraiment prendre les spectateurs ou lecteurs pour des abrutis de croire qu’ils n’y comprendraient rien. »

    C’est dur de défendre l’indéfendable. Reprendre mes phrases et y changeaient un mot ne rendent hélas pas ces histoires de multivers acceptables, crédibles ou simplement digestes. Belle tentative néanmoins ! franchement on dirait des histoires pour ados boutonneux.

    « Après, la série du Pingouin va combler les trous, un autre comme avec Star Wars. »
    On va voir ce que ça donne en espérant du positif.

    « Perso, je dirais qu’il essaie de se rapprocher de Bale, mais l’idée du film qui consiste à le fragiliser le met au même niveau que Bale dans… la première heure de « …Begins ». Alors qu’il est pourtant déjà en costume.
    Prenant pour comparaison « Smallville » dans sa construction globale (pas son ton, plus optimiste): des doutes par paquet, des adversaires pas complétement officialisés eux aussi (à quelques exceptions près), une maîtrise progressive et du vertige même (donc peu de vol)… mais pas de costume tant qu’il n’a pas acquis encore toutes les bases, pas de nom installé.
    Et si l’audace de ce film, ça aurait été de ne pas le montrer devenir Batman avant la
    toute fin ? »

    C’est le principe de la série Gotham, non ? A titre personnel, je n’ai pas pu dépasser quelques épisodes car, entre autres, il manquait Batman. Faire un Batman sans Batman ou un Spider-man sans spider-man c’est réducteur et se priver de toute une facette du personnage. Flop assuré.
    Mouais pour Smallville, c’est plus simple que ça l’acteur principal ne voulait pas enfiler le costume. Mais je ne ferais pas l’apologie de « Smallville » qui est pour moi une série d’ados sans grand intérêt. Ce que je ne veux surtout pas que Batman devienne.

    • Oui… Ça sent vraiment « le truc » là, que ce soit le style reconnaissable (la même personne, ou non), les références sans rapport assez direct, les éléments de langage – « l’excuse No Way Home », avec des phrases identiques qu’on a vu ou lu partout par paquet de douze, et si impersonnelles qu’on y détecte l’absence d’analyses exhaustives.
      Et les paragraphes recopiés pour gonfler la longueur du texte, mais en ne gardant que ce qui arrange et en interprétant légèrement en biais l’autre partie.
      Mais ainsi, ça amène aussi une cohérence totale avec la façon très « logiciel 2010/2020 » dont est justement conçue « The Batman »… une sorte de mise en abîme, si on y réfléchit bien… ou trop – en extrapolant de façon symbolique, enfin faut pas exagérer non plus. 🤭

      Donc, en petits paragraphes résumés : on a eu précédemment des films et séries de Batman bel et bien identiques à ce film sur beaucoup de points, tant quand on a la liberté de le noter de son côté. En toute indépendance et (pourquoi pas) d’originalité puisque ce film se targue de se présenter ainsi.
      Et, personnellement, plus de recul ou un enthousiasme canalisé.

      C’est bien comme film, ça a un côté fonctionnel global pour l’audience, heureusement bien monté, et on peut s’en contenter à l’aise, de façon tranquille.
      Ça a aussi beaucoup d’idées référentielles plus ou moins inédites, mais par rapport à la narration et ce qu’on connait précisément de ces références, celles-ci ont tendance à se parasiter les unes les autres, ou bien à se retourner contre elles.
      Car, à l’inverse d’une production qui serait d’un bloc plus sobre, avec une ligne nette et pas trop de pistes à suivre… là on place plusieures grosses histoires liées entre elles, mais qui pourraient suffire chacune à elles seules à donner un film tenu et direct.

      Je pourrais compiler à un moment donné l’analyse presque scènes par scènes (factuelles) du film, en toute liberté comme toujours, pour creuser comment se compose justement sa structure, voir au delà de ce que le film ne fait surtout qu’évoquer.
      Ce qu’on peut être en devoir d’exiger quand on vient vous vendre un film censé être différent du tout venant… Et qu’il semble bien que, fondamentalement, pas tant que ça (même pour du Batman).

      • Tenter de discréditer la personne pour éviter de répondre au propos.
        Procédé vieux comme le monde, et pour lequel, hélas, je suis insensible. Petit, classique, souvent l’apanage de ceux qui n’ont pas de réponse. Je note en particulier que tu préfères passer sous silence tout le contenu sur les points soi-disant faibles du film, ou encore sur tes attentes en matière « scènes d’action amusantes avec super-pouvoirs » et d’acteurs bodybuildés aux stéroïdes.
        Je ne vais m’évertuer à te réexpliquer le bien-fondé des citations pour la cohérence du propos c’est improductif.
        Je remarque néanmoins dans ton style une juxtaposition de mots verbeux alourdissant inutilement un propos simpliste avec l’emploi fréquent et abusif des parenthèses et guillemets : pas de doute tu dois être la même personne.
        Tu viens de pondre un texte de 32 lignes pour si peu de contenu. Prétendre faire des analyses exhaustives en collant les mots les uns aux autres pour un propos si minimaliste c’est vraiment désolant.
        J’aurai cependant préféré recentrer le propos sur le film et ta critique de celui-ci mais ce n’est apparemment pas ton envie. Dommage.
        Les mots ont un sens et il s’agit de les utiliser à bon escient. En l’occurrence, caricaturer et résumer ont des sens distincts. Tu conviendras que mon résumé de ta critique est quand-même bien plus proche de ta critique initiale que le tien. Le problème c’est que ta critique initiale est lisible par tous et donc chacun pourra y juger par soi-même.

        • …Et cette réponse, c’est exactement ça. 35 longues lignes (quand on pense à compter) utilisant en bonnes partie tout ce qu’elles pensent dénoncer, et avec concrètement aucun recentrage sur le film au contraire de mes deuxième et troisième paragraphes.
          Comme toujours, il suffit de pousser là où il faut et tout se discrédite tout seul. Plus besoin de lire ça, c’est bon c’est confirmé et je peux me recentrer sur la suite.

          • ….Et encore des erreurs, j’avais saisi que l’écriture n’était guère ton point fort mais à cela tu ajoutes des lacunes en algèbre!
            Et je confirme : tu ferais mieux de te recentrer sur tes fantasme édulcorés EMO de héros bodybuildés insipides et sans charisme qui vont t’en mettre plein la vue.

  41. Bon film, j’ai passé trois heures vraiment plaisantes, très détentes. C’est bien filmé, bien joué, tout est sympa. Après il y a des biens meilleurs polars, il y a des bien meilleurs films de super-héros. Mais le mélange est bon et assez inédit.

    Je reste un nostalgique de Nolan (Begins meilleur film sur la genèse d’un super-héros, Dark Knight meilleur film sur un super-héros urbain) mais ça m’empêche pas d’être content d’avoir enfin un film de super-héros au cinéma qui ne me fait pas soupirer à un moment ou un autre.

  42. @LTH

    Je constate que tu as MàJ l’article avec ton avis sur le film. Petite pensée émue pour toi, j’espère que ton retour en salles (enfin !) s’est bien passé. ^^

    « Sans porter de jugement, peut-être que certains adultes apprécient de pouvoir justifier leur penchant pour les super-héros grâce au vernis de sérieux affiché par certaines œuvres ? Vraie question. »

    Pour ma part j’apprécie autant l’un que l’autre, l’important étant que le ton soit pertinent. J’avoue qu’un Batman flamboyant de m’intéresse pas des masses. Par contre j’imagine assez mal un Spiderman sombre et dépressif (à moins que ce ne soit momentané).

    « même si cinq notes répétées à l’infini ne font pas forcément une grande partition. »

    Pas encore vu le film mais j’ai écouté l’OST. Et si le thème de Batman en lui-même peut sembler rébarbatif (même s’il y a pas mal de variations sur ces quelques notes, quand même), je vois aussi pas mal de variété avec les thèmes de Catwoman ou encore du Riddler.
    On va finir par dire que je fais du forcing avec ce morceau, mais Sonata in Darkness – qui reprend plusieurs thèmes du film – montre assez bien cette variété je trouve (en plus d’être succulent ! 😁).
    Je garde une préférence pour le travail de Zimmer sur la trilogie TdK, mais j’attends quand même de voir comment la musique de Giacchino est utilisée dans The Batman pour me faire un avis plus définitif.

    Je me permets une petite critique sans animosité : j’aurais apprécié un petit avertissement spoiler. J’ai conscience que je prends un risque en trainant ici mais vu que tu fais généralement du no spoil j’ai foncé les yeux fermés (enfin ouverts, justement ahah !).

    Bref, encore bon retour en salles. J’espère que tu pourras en profiter pour le temps que ça durera. M’est avis que nous n’avons que quelques semaines avant de nous voir à nouveau bannis de ces sanctuaires. 😕

    • Vu pour la 2e fous aujourd’hui et j’aime toujours autant. C’est tellement différent de ce qu’on a l’habitude en super slio. Et oui @Ulysse: c’est le même procédé que dans BvS sauf que y’en a un qui amène ça comme il faut et l’autre qui restera la risée pendant encore de nombreuses années

      • Garyus je n’ai jamais trouvé cette scène ridicule. j’ai toujours trouvé que certaine force du net ont voulu impose cette idée là (les même force qui tirait a vue sur la franchise Amazing Spiderman et Man of steel). Dans The Batman c’est exactement amené comme BvS et le changement de personnalité est aussi 360 degré peut être encore plus pour un Batman novice alors que celui de BvS ne faisait que reprendre ses esprits.

          • Peut-être pas tout mais en 2016 en plein MCU mania il y avait bien une volonté de détruire tout ce qui est différent en trollant a mort les autres franchise sur la moindre petite scène. C’est pour ça que cette amour retrouver pour Andrew Garfield voir même Patrick Stewart me fait doucement rire .

          • @Ulysse: On va pas refaire le match. BvS a tellement fait couler d’encre virtuelle. Tu n’as pas trouvé cette scène ridicule, des milliers de personnes dont je fais partie , si.
            Et pourtant, j’ai beaucoup visionné ce film tant il a de qualités.

          • @Garyus

            « Tu n’as pas trouvé cette scène ridicule, des milliers de personnes dont je fais partie , si. »
            Bouarf tu admettras que ce n’est pas très honnête de présenter la chose ainsi. Tu sais bien que des milliers de personnes ne l’ont pas trouvée ridicule, également. ^^
            Si le phénomène du Marthagate est indéniable, c’est pas évident de dire si une majorité de spectateurs partagent cet avis ou non. On peut aussi envisager que ce soit le fruit d’une minorité très bruyante (je n’affirme pas que c’est le cas, juste qu’on n’en sait rien à vrai dire).
            Pour ma part je trouve cette scène maladroite dans l’exécution (bien que géniale sur le fond) mais certainement pas ridicule.

          • Oui en l’écrivant ce matin, je me suis rendu compte que c’était bancal. Ce que je voulais dire, tu l’as mieux fait que moi en disant « le phénomène du Marthagate est indéniable »
            Le nombre de mêmes sur cette scène est juste hallucinant (un simple martha meme sur google suffit), ça montre que je ne suis pas le seul à avoir trouvé cette scène ridicule. Je me rappelle encore des rires des gens dans la salle.
            Je n’ai pas l’impression d’avoir vu les mêmes retours pour The Batman

          • Effectivement, je n’ai pas vu passer de meme de ce type sur The Batman. Mais bon il faut dire que je suis en mode esquive depuis la sortie du film. 😅
            Mais ça s’arrête aujourd’hui !

    • Incontestablement le passage Martha peut au mieux interpeller au pire être très largement rejeté.

      C’est fou quand même. Je me souvenais de beaucoup de scènes de BvS après ma première séance. Je n’arrivais pas bien à savoir si j’avais eu a faire à un ovni ou une énorme daube.

      Autant là sur The Batman. J’ai encore une bonne image du film et de beaucoup de scènes. Mais ça ne prend pas et j’ai compris qu’en plus du fait que ça ne correspond pas à mes attentes. Il est totalement surcoté et vraiment sur-apprecié.

      Heureusement quelques critiques du youtube game sont venus degommés tout ça avec de très bon arguments (histoire médiocre, BO faible, persos secondaires inintéressants etc..)

      • « Il est totalement surcoté et vraiment sur-apprecié. »

        Ouais enfin ça c’est ce que disent les gens à partir du moment où l’avis général est plus élevé que le leur (et ça marche aussi dans l’autre sens pour le fameux « sous-coté »). ^^

        Pour que ça ait du sens de dire ça il faudrait pouvoir mesurer précisément la valeur d’un film, et la comparer à la valeur perçue par les spectateurs. Mais vu que c’est impossible ben… ça revient à dire « selon ma subjectivité ça vaut 6, la note moyenne est de 8, le film est surcoté ».
        Puisque tu ajoutes des youtubers dans la balance ça devient « nous on estime que ça vaut 6… », mais enfin ça ne change rien : c’est comparer une subjectivité à une autre pour définir si une œuvre est estimée à sa juste valeur. Ca n’a pas grand sens selon moi.

      • Par ta posture, on peut donc en conclure que toutes les discussions mènent inévitablement à une impasse (Je suis objectif donc j’ai raison vs non tu ne l’es pas)
        Et en vrai, c’est pas faux. Or, sur ce forum, vu le nb de commentaires par news, il est évident que chacun a un avis 100% subjectif qu’il essaie de masquer grâce au maitre mot objectif. Mais qu’importe, 1 mois après sa sortie, et après avoir digéré le film comme il faut, je le trouve toujours aussi surcoté. (principe appliqué à tous les films et No Way Home par exemple).

        Là ou je ne te suis plus, c’est que toi comme moi, on est capable je pense de reconnaître la qualité d’un film sans pour autant l’avoir apprécié non ? Pas besoin d’aller demander « aux spectateurs » pour cela. J’ai coupé La La Land au bout de 20 minutes, j’ai pourtant relevé certaines qualités sur sa première séquence et je doute pas que ce film est très bon en fin de compte. Et il y en a 1000 des exemples comme ça.

        Ce que j’ai apprécié chez les youtubeurs auquel je fais référence, c’est que comme par hasard, ceux qui n’ont pas aimé le film ne sont pas cantonnés à la binge review de m**** en 5 minutes et on fait pour certain un live de 2h pour en débattre.

        J’ai bcp d’éléments en tête sur The Batman que j’ai trouvé totalement ratés. Et je pourrais facilement tout décortiquer. Or je constate en face, à mon sens, (et je ne te vise pas toi) une extrême pauvreté dans les arguments en faveur de ce film (« Best Catwoman, trop la meilleure adaptation de batman, trop comics » mais une aussi une forte redondance (=Ils disent tous la même chose)

        Face à ça, je n’ai pas d’autre choix que d’affirmer mon avis et d’imposer à tous le curseur de la surévaluation, que chacun prenne conscience que dans ce film, il n’y pas énormément de choses intéressantes 😀 (lol). En vrai, c’est beaucoup de bruit pour une enquête moyenne, des enjeux nazes, et l’envie de Reeves de faire son pti polar façon Seven en se servant de la mythologie Batman.

        • @Silverwing (tu verras probablement jamais ce message, mais c’est ma faute, je découvre le tiens sur le tard ^^)

          « Par ta posture, on peut donc en conclure que toutes les discussions mènent inévitablement à une impasse (Je suis objectif donc j’ai raison vs non tu ne l’es pas) »

          Si par « je » tu parles de moi, alors non. D’ailleurs je ne t’ai pas donné mon avis sur le gap entre la valeur perçue de The Batman et sa valeur réelle. ^^ Non je souligne simplement le fait que cette notion de surcote n’a pas de sens sur un objet qui n’a pas de valeur objectivement mesurable. Parce que je la lis souvent ici, et que c’est systématiquement utilisé quand les gens ont un avis différent de l’avis général (en admettant que l’avis général sur The Batman soit représenté par les notes IMDB, Rotten Tomatoes et autres… ce qui n’est pas forcément vrai mais c’est un autre débat).

          Quand tu dis que le film est sur-apprécié, ça implique que les gens ont tort de l’aimer. Ma posture est différente : pour moi personne n’a raison ou tort d’aimer un film, qu’il soit bon ou mauvais. J’aime des films vraiment nazes et n’apprécie pas de très bons films.

           » il est évident que chacun a un avis 100% subjectif qu’il essaie de masquer grâce au maitre mot objectif »

          Je suis à moitié d’accord avec ça. Je dirais pas 100%, car je pense que le ratio objectivité/subjectivité varie d’un individu à l’autre et en fonction des situations. Mais je te rejoins sur le fait que les arguments désignés comme objectifs (parfois à tort) n’ont souvent pour but que de masquer le caractère subjectif de l’avis de la personne qui les émet.

          « Là ou je ne te suis plus, c’est que toi comme moi, on est capable je pense de reconnaître la qualité d’un film sans pour autant l’avoir apprécié non ? »

          Je dirais oui, mais j’essaie de ne pas enlever le paramètre « erreur » de l’équation. Ca m’est arrivé de me tromper et de ne le réaliser que des années plus tard, raison pour laquelle j’essaie autant que possible de ne pas partir du principe que mon curseur est juste et que ceux qui différent sont dans l’erreur. Avec le recul je pense que c’est vain de vouloir donner une valeur global à un film tant la part de subjectivité dans l’évaluation d’un tel objet est grande. En dehors de certains étrons indubitablement putride j’essaie de me cantonner à en juger des éléments précis, tout en gardant en tête que sa valeur global est insaisissable. C’est mon positionnement actuel quant à l’évaluation objective de films, ce qui ne m’empêche évidemment pas d’avoir un avis global totalement subjectif. ^^

          « mais une aussi une forte redondance (=Ils disent tous la même chose) »

          Oui, ça m’a frappé aussi. Il y a comme des éléments de langage très spécifiques qui se sont répandus sur le net. Genre le terme « poisseux » pour désigner Gotham. J’en suis venu à me demander si c’était exceptionnel où si c’était souvent le cas. J’y prêterai attention à l’avenir.
          En tout cas je comprends ton sentiment face à la pauvreté argumentative qui t’est opposée. Je suis souvent dans ce cas, c’est frustrant.

  43. @LTH Spoiler Spoiler Spoiler Spoiler Spoiler Spoiler Spoiler Spoiler
    Spoiler Spoiler Spoiler Spoiler Spoiler Spoiler Spoiler
    Spoiler Spoiler

    pou le plan de Riddler je l’ai trouvé assez adéquat avec son message , il veut noyer la ville corrompu et se venger d’elle. Il n’était pas dans une lutte de classe même si on peut ressentir cela avec la scène des funérailles

  44. @LTH « T’étais où, ouhouou ? » 😁
    C’est le côté Ton sur Ton, pour impressionner du public, qui peut rendre sceptique. Le risque étant que ça soit trop unidimensionnel.

    Sans compter que ce Batman échoue vraiment sur tous les plans dans ce film, puisque ce Riddler l’a entièrement possédé, tuant tous ceux qu’il voulait sans en être empêché, et lui laissant un doute (non élucidé, comme toujours, sur la nature de Thomas Wayne). À peine Batman a-t-il réussi à amortir quelques dégâts à la fin, mais c’est tout. Comme s’il lui avait manqué d’avoir plus de scènes avec un Bruce Wayne solide, lui aussi jouant un jeu de masques, mais en pleine lumière.

    Et Edward (pas Cullen, non Nashton, ou autre) s’en fiche même d’être incarcéré dans cet Arkham ultra étroit… Et passe surtout, une fois démasqué, pour un grand gamin mal dégrossi (c’est la tête à Dano après tout) qui n’a fait que faire joujou à grande échelle, un nerd du Net traumatisé et se prenant pour un révolutionnaire – dans l’air du temps par rapport à ceux du Capitole ? C’est surtout un petit opportunisme répété de la Warner autour du Gotham ciné depuis « The Dark Knight Rises » et ses amalgames peu sincères avec le mouvement Occupy Wall Street. Pour donner lourdement l’impression d’avoir des choses importantes à dire sur la Société, faire plus intelligent dans des blockbusters d’action (par essence, plus ludiques).

    Ce n’est clairement pas le scénario qui fait le succès rapide de ce film, surtout quand vous avez vu même rien que les premières saisons de « Gotham » (encore des Falcone et Maroni, alors qu’ils peuvent utiliser des Rupert Thorne ou Roland Daggett etc)…
    Mais c’est l’imagerie, le look qui amènent ce succès, ce qui peut passer pour des réactions trop superficielles, n’occultant pas assez le fond du film, qui est assez inégal lui…
    Jusqu’au moment où la Critique aura pris du recul et reconnu ces qualités là où elles sont le plus pertinentes ? En parler surtout comme un bon thriller d’action, plus excitant quand il impressionne que quand il rumine.

  45. Cool de revoir ton avis LTH même si je ne le partage pas^^
    Pour répondre à ta question: « peut-être que certains adultes apprécient de pouvoir justifier leur penchant pour les super-héros grâce au vernis de sérieux affiché par certaines œuvres ? »
    Je l’ai toujours dit, j’aime la diversité dans le traitement des super-héros.
    Spider-man et Deadpool sont des pitres en comics normal que l’humour soit présent dans leurs films. Ca ne veut certainement pas dire que le genre super-héroïque doive se résumer à de la farce continuellement.
    Les Batman de Schumacher et de Whedon en sont le meilleur exemple. Des ratages complets.
    J’aimerais continuer à avoir au ciné comme en série des choses aussi différentes que le MCU et ses blagues, un Deadpool que j’ai adoré, The Batman et Joker mais aussi un Aquaman plus léger, du Legends of Tomorrow complètement barré et un Superman & Loïs au ton plus sérieux (sans être le Superman dépressif de Snyder)

  46. https://fr.ign.com/the-batman-1/59285/news/the-batman-les-spectateurs-viennent-de-remarquer-un-truc-dingue-avec-le-riddler-de-paul-dano
    Où est Charlie ? 😄

  47. Bon, allons-y pour un décryptage plus précis, avec des révélations sur le film – en prenant son temps pour lire car c’est détaillé (30 minutes disons)… sinon ce n’est pas la peine, merci, Bon Film et à bientôt.

    Dès le tout début du film, gros étonnement : les premières notes tirées de l’Ave Maria qu’on entend sont d’une légèreté telle que ça en devient amusant, alors que ce que le film montre à l’écran est à l’inverse plutôt inquiétant. Un décalage noir savoureux, mais qu’on ne retrouvera pas beaucoup par la suite – de quoi doucher un brin l’enthousiasme.
    Surtout pour cette même symbolique catholique de l’Ave Maria, tout ce qui concerne un Avènement, le rachat de l’Humanité, mais qui seront ici pervertis, faisant même intervenir à la fin un mini Déluge (là ce ne sont plus les mêmes Testaments).
    Drôle d’idée pour le thème musical du Riddler, il aurait peut-être fallu quelque chose évoquant plus directement La Révélation, donc l’Apocalypse..?
    Ça nous change en tout cas drastiquement du Riddler originel, à l’imagerie plutôt Queer – et très intéressante.

    Donc, le plan avec les jumelles : arrivant après le titre du film, on peut penser en un instant qu’il s’agit de Batman qui surveille.
    Puis, que l’enfant qu’on voit costumé en ninja, c’est le petit Bruce Wayne.
    Ni l’un ni l’autre finalement – autre qui est presque une reprise du « Batman » de 1989, où l’agression d’une famille en début de film faisait écho à celle des Wayne…
    Le point de vue voyeuriste (on parle un peu trop vite du « Conversation Secrète » de Coppola) en vision subjective a beau être surplombant, il est empreint de menace et d’inquisition pour le vilain.
    Puis lorsque ce plan reviendra plus tard avec Batman lui-même (gémellité des personnages cette fois), ce point de vue sera retourné : possiblement inquisiteur envers la suspecte Selina, puis voyeuriste, et enfin fasciné (excité ?) devant cette femme qui se déshabille, puis se rhabille pour devenir un autre double en costume noir. Double de l’observateur, bien que les points de vue subjectif et le cadrage central reviendront d’autres fois à l’écran.
    Ce sont Thanatos puis Eros qui sont convoqués chez les deux antagonistes principaux… Ce que le reste du film a hélas tendance à étouffer par son trop plein de scénario.

    Revenons au meurte du début, qui va en suivre d’autres tout aussi terribles et mis en scène de façon impressionante (et souvent sadique comme du « Saw ») : oui, c’est le Zodiaque, qui a marqué durablement les USA. Mais dans ce cas là, quel est-il donc ?
    Nous sommes dans une sorte d’uchronie, puisque Gotham est fictive… même là, on n’y reconnaît pas vraiment New York, ni même de quand date la technologie utilisée… Est-ce à dire alors que le Zodiaque n’a jamais existé avant maintenant dans cet univers ?
    Ou bien non, cet élément de l’histoire de l’Amérique a bien existé, et ce Riddler n’est qu’un copycat ? – mais dans ce cas, tous ceux qui enquêtent devraient avoir la référence historique en tête, et le signaler ?
    Ce qui n’aurait pas empêché l’identification de Batman et le Riddler avec l’idée d’une menace tapie dans l’ombre, insaisissable et violente.

    Ce qu’on voit dans l’introduction officielle de Batman : l’idée est que sa légende est déjà construite, et que le Bat-Signal et les ombres qui entourent les ruelles (trop sous-éclairées, sûrement à cause de la corruption qui détourne les budgets) suffisent à faire très peur, et à aider aussi le héros dans sa tâche.
    L’exécution de cette séquence est par contre assez problématique puisque ne sont concernés qu’un taggeur (pas grand intérêt), et un petit braqueur et une bande d’agresseurs. Tous masqués (mais c’est Halloween).
    Comme par hasard (ou pas ?), il va intervenir contre ceux qui sont plus nombreux, avides de violence gratuite et peinturlurés comme… des Joker – déjà traités en bandes furieuses dans « Batman Beyond », ou dans « Joker ».
    Mais était-il aussi là dans l’ombre du petit braqueur ? Savait-il si ça allait être assez « bénin » avec lui ?
    Pourquoi faire maintenant une référence au Western lorsqu’il avance lentement, avec un bruit évoquant des éperons ?
    Pourquoi ne pas assez utiliser le symbole sur sa poitrine comme une épée, puisqu’il s’agit aussi d’un chevalier en armure ?
    Pourquoi la technologie utilisée par Batman mélange aussi bien des bricolages que des outils plus sophistiqués au lieu d’être homogène ?
    Peu importe si c’est cool..?
    Si seulement le film était un peu plus ludique, et ne souscrivait pas à l’idée de faire en sorte que Tout doit être utilitaire et relié dans un scénario moderne. Ou, dans le cas de la Warner, qu’il faut avoir une certaine façade de respectabilité sérieuse… qu’ils ne respectent pas toujours d’ailleurs, quand on leur liste un nombre énorme de fautes de goût et de maladresses, rien que pour leurs films DC. Lesquels DC sont énormément formatés pour tourner tout le temps autour de thèmes sentimentaux, d’ascendance parentales compliquées, et ce quel que soit le réalisateur (en même temps, pour d’autres films de super-héros, ça tourne toujours autour de protecteurs qui sont perfectibles et régulièrement remis en cause, alors…).

    Revenons à l’exposition du film : d’emblée la voix off permet de faire comme un Film Noir, un Polar. Ce qui est on ne peut plus normal puisque c’est aussi un Genre dans lequel la Warner verse naturellement depuis presque un siècle de films, dont des paquets de chef-d’œuvres. Le studio a, quoi qu’il arrive, cette part d’identité composée d’histoires criminelles, récurrente dans leur cinéma. Ce qui peut expliquer pourquoi il leur est tout aussi naturel de tout le temps revenir à Batman, qu’ils n’ont jamais autant été à l’aise qu’avec ce personnage (en dehors de sa renommée populaire hors cinéma). Ce qui pourrait être aussi naturel pour un Matt Reeves ayant scénarisé jadis « The Yards » (et ses propres histoires parentales compliquées), mais pour James Gray.
    Sauf que, si on regarde bien, un Film Noir c’est pas ça. C’est pas 3 heures, mais au moins la moitié si on se réfère aux grands Classiques fondateurs… Classiques que le film mêle en patchwork de différentes époques (’40, ’70, ’90), sans choisir un angle de vue référentiel strict comme ça a pu être le cas dans le « Zodiac » de David Fincher. Et sans faire oublier les nombreux « sous-Se7en » (et même les « sous-Silence des Agneaux ») qui n’auront jamais réussi à égaler l’original.
    En tout cas, ce genre est souvent plus condensé, et c’est très souvent « gratuit » et cryptique, ça n’a pas cette fameuse obligation d’être tout le temps utilitaire, relié (et bien long).
    Et on sent que ce film essaie d’être à la fois deux styles, ultra classique et ultra contemporain, mais qui sont assez aux antipodes l’un de l’autre.

    Résumons : on a donc une reproduction quasi assumée de beaucoup des codes des polars classiques, que ce soit le ballet amoureux (et sexué) avec une Femme Fatale ayant ses propres objectifs… Et qui sera d’ailleurs la seule à voir son arc naratif vengeur complètement bouclé à la fin ;
    – Les retours intempestifs (4 fois !) dans un repaire maffieux qui se révèle le centre névralgique premier de Toute l’histoire… Mais sans avoir une identité visuelle assez forte pour le démarquer de toutes les boîtes de nuit glauques imaginables (et où sont les icebergs là dedans ?) ;
    – Les braves amis faire-valoirs qui servent avant tout de petits repères moraux… Mais qui sont bien souvent maladroits – Gordon met du temps à répondre que Batman pourrait toucher les preuves car il porte des gants (sauf que ça peut vraiment les endommager, ce ne sont pas des gants chirurgicaux) ;
    – Une course-poursuite (en voiture) qui réveille l’intrigue… Mais qui souffre de la comparaison avec les derniers Fast and Furious, capables de faire n’importe quoi avec leurs véhicules comme si on était réellement dans une bande-dessinée complètement folle. Surtout quand il y a quelques similitudes entre cette Batmobile et les diverses Dodge Charger de Dom Torreto ;
    – Et il y a un mystère très alambiqué.
    Oui tout ça, c’est dans les codes répétés de ces films d’antan. Et comme on le voit, Matt Reeves ne les détourne pas, ni ne les dynamit(s)e… pas de surprises, pour ceux parmi les spectateurs qui en ont vu d’autres et qui ne l’ont pas oublié, bien évidemment.
    Mais c’est aussi un film d’aujourd’hui, dans sa fabrication et dans son contexte contemporain, même si certaines technologies qu’on y voit empêchent d’avoir une datation plus concrète.

    Ainsi, l’introspection du personnage qui nous est présenté n’est pas sa seule vision d’un monde (il y a bien d’autres points de vues là dedans), et n’est pas au service du seul film mais d’une Saga commerciale très facilement envisagée à l’avance.
    Et si le héros va effectivement d’échec en échec de toute l’histoire, comme pour un détective privé de ces Polars classiques, en ayant un certain temps de retard sur l’intrigue… le fait est que pour le spectateur c’est moins le cas : en dehors de certains indices, il est aisé de décrypter ce qui s’y passe, et de connaître l’identité réelle des vilains avant même de voir le film et sans être un fan de comics (merci Internet).
    Même l’angle de vue du traumatisme fondateur du Riddler est très usité. Tandis que l’idée sous-jacente selon laquelle seuls les « êtres ailés » peuvent diriger Gotham – chauve-souris, pingouin, faucon – oublie de prendre en compte le Sphinx, poseur d’énigmes ailé et une des traduction vf du Riddler.
    Peut-être pour une prochaine fois. En attendant la Cour des Hiboux…

    Comme autre détail narratif essayant d’être absurde et trop logique à la fois, il y aura aussi tout ce dispositif autour de… la spatule. Bien mise en avant en tant qu’arme dans la première scène de meurtre, afin d’être suffisamment mémorisée par le spectateur, son importance finale se révèle d’une étrangeté presque gaguesque :
    Un policier « prétexte » – un peu simplet, d’abord hostile puis bienveillant avec Batman, marqué symboliquement du numéro 39 (année de première publication) – offre la clé de l’énigme : ça sert juste à décoller une moquette, révélant pile à ce moment là un plan avec des explosions etc – on se rassure, impossible ici de faire un jeu de mot entre « moquette » et « maquette ».
    C’est tellement improbable comme machination prévue longtemps à l’avance, que c’est vraiment difficile d’y croire complètement, même quand le but caché de ce film (rop écrit) semble être de faire ressentir sa narration de façon viscérale.
    Si on était dans un Batman plus fantaisiste, peut-être. Mais avec l’esprit de sérieux que veut arborer le film, c’est compliqué.

    Si effectivement le héros enquêteur d’un Polar peut souvent être considéré comme un « pestiféré » par les autres policiers, juste à cause de ses méthodes qui ne suivent pas les règles (qu’il soit flic ou Privé), comme le fait Batman… Il reste que ce dernier est trop fort, trop intouchable pour être un bon équivalent d’un héros enquêteur classique.
    D’ailleurs si on a souvent dit que le thème musical de ce film (fait pour être tout le temps entêtant) ressemblait à la Marche Impériale de Star Wars… ce Batman trônant au milieu de simples flics a tout d’un Dark Vador, raide mais n’ayant pas besoin de faire grand chose pour donner une impression de puissance et de crainte pour autrui.
    Puis, plus tard, plus du tout (une fois poursuivi par la police, on croirait presque qu’il a rétréci).
    Et dans le même temps, le visage de Robert Pattinson est ce qu’il est : un peu comme Johnny Depp (dont la carrière a quelques belles similarités), il fait plus jeune que son âge. On est dans une Année 2, et il a l’air d’avoir 18 ans, de ne pas être assez endurci pour un héros de Polar, de ne pas avoir ce type de charisme qu’on s’attend à voir pour un héros du Genre – en dehors d’exemples détournant cet archétype, comme dans « Brick » ou « Veronica Mars » par exemple (mais « The Batman » ne détourne rien, on le voit bien).
    Surtout si on prend « Batman Begins » comme modèle suffisamment canonique pour une Année 1, qui était assez exhaustif sur les procédés pratiques et émotionnels menant Bruce Wayne à la création de Batman – film qui finissait aussi par voir un vilain semi-costumé se débarrasser de Falcone, avant d’aider à lancer une attaque punitive sur Gotham.
    Surtout si on tient aussi compte du calcul actuel des studios, consistant à bannir tout héros ayant une aura virile trop écrasante. Avec un jeune Batman fragile, perturbé et qu’on puisse plaindre, aucun risque de se voir accusé de patriarcat par quelques fous du clavier, faisant des amalgames fallacieux comme si c’était un sport national.

    Dommage que le port de lentilles de contact caméras-enregistreuses soit une idée qui ne soit pas exploitée au point d’en avoir une paire de couleur blanche. Pour rendre encore plus intimidant le héros, en plus du clin d’œil esthétique aux comics.
    Peu cohérente par contre sa diatribe répétée aux truands (et elle aussi intimidante) sur le fait qu’il est « La Vengeance ! »… Mais la vengeance contre qui ? À propos de qui ou quoi…? ça il ne peut pas le dire, bien entendu.
    Mais pour les personnages du film, il est ainsi aisé de deviner quelle sont les personnes à Gotham voulant venger un meurtre (forcément), et qui auraient surtout les moyens financiers pour avoir un équipement pareil. Pas besoin d’être un intello comme le Riddler pour le découvrir, encore plus quand cette version de Bruce Wayne ne détourne pas l’attention en se faisant passer publiquement pour un Kéké – étant aussi maussade que Batman, il fait Ton sur Ton.
    Disons alors que « ça passe » parce-que la Police est trop corrompue pour bien enquêter dessus (pas Gordon ? aurait-il déjà compris qui il est ?)…
    Sauf que les maffieux qui tiennent une partie de la Police devraient être bien plus concernés par cela, et les forcer alors à enquêter sur celui qui peut leur mettre des bâtons dans les roues, pour mieux le débusquer.
    Et que va bien pouvoir faire le Riddler de cette information ultra précieuse à propos de l’identité secrète de Batman ? Il n’a aucune dette envers Wayne, et si sa logique le pousse à mettre en place un énième plan complément tordu, ça ne sera qu’un autre délire d’une personne malade : préserver Batman pour continuer à jouer avec lui, plutôt que l’éliminer de l’équation en le dénonçant.

    En passant, Colin Farrell… il faudra aussi s’interroger sur cette tendance hollywoodienne, de plus en plus répétée actuellement, qui consiste à rendre un acteur vraiment méconnaissable sous des tas de prothèses – vu que ça arrive en même temps que Jared Leto en Gucci, Lilly James en Pamela Anderson ou Jessica Chastain en Tammy Faye.

    Reste le problème de cet Alfred, manquant cruellement d’ironie british, qui n’aura qu’une fonction utilitaire tout du long de sa poignée de scènes – bien qu’il soit complètement escamoté du film avant la fin.
    Déjà, il semble obligatoire d’avoir lu les comics Batman : Terre Un pour comprendre qu’il s’agit d’une version du personnage qui est un vétéran de guerre handicapé… enfin, si tant est qu’ils nous le confirment un jour.
    Ensuite ses scènes se limitent à aider Bruce en s’inquiétant beaucoup pour lui, et dont toutes les idées qui s’y rattachent sont systématiquement désamorcées : Bruce lui lance un « Vous n’êtes pas mon père ! » très adolescent. Et bien sûr qu’il l’est quand même, un père, à sa manière… surtout une fois qu’il se retrouve à l’hôpital et qu’on peut s’inquiéter pour lui. Pour un attentat qui n’était qu’une diversion de plus, si le Riddler voulait garder Batman vivant. Ce qui n’aurait pas été bien dur à comprendre avec un colis piégé de façon aussi grossière par rapport à la petite sophistication morbides des autres meurtres.
    Et moins remuant que si Reeves avait pris le parti de faire vraiment mourir Alfred, ce qui n’a jamais été encore fait au cinéma – toute la scène, rythmée par le Requiem de Gabriel Fauré, est conçue pour amener les spectateurs à ce moment très tragique et touchant…. et ils n’ont finalement pas oser aller plus loin. C’est un peu abusé.

    Désamorçage aussi par le biais d’Alfred de la théorie d’une alliance Thomas Wayne/Falcone, et d’un meurtre par Maroni… dans la foulée du speech de Falcone à Bruce Wayne (faut-il avaler si facilement les couleuvres d’un gangster roublard ?).
    À quoi ça aura servi ? À rien si ce n’est à placer un mystère à propos du responsable réel de la mort des Wayne, que ce soit encore un Joe Chill, une Ligue des Assassins, un Jack Napier ou bien autre chose (oui, on pense bien aux Hiboux).

    Enfin, même problème que pour son dernier « Planète des Singes » : Matt Reeves se sent si obligé d’en rajouter pour donner du prestige qu’il ne sait pas comment finir son film. Tellement qu’il enchaîne les climax finaux, jusqu’à plus soif.
    Terminer avec le proto Riddler, ça allait déjà, c’était assez intense… plus ou moins, jusqu’à ce que celui-ci parte dans son numéro hurlant à la Rain Man…
    Une inondation ensuite, d’accord…
    Le groupe de fanatiques arrive, là on se croirait presque dans un autre film (Nolan par exemple)…
    Catwoman sauve Batman pour prouver sa valeur, bon…
    Mais ça s’annule puisqu’il faut que ça soit ensuite lui qui la sauve, en s’acharnant pour laisser entendre sa folie incontrôlable et… on n’en avait pas déjà fini avec tout ça depuis un petit moment ?
    Et puis Re… Sauver les gens de l’électrocution… Bon là c’est bon, tout le monde a bien Bien compris, Batman est vraiment un homme bon – et un guide à suivre.
    C’était pas la peine de taper comme un sourd sur la narration, la subtilité n’est vraiment pas de mise

    Conclusion… Sûrement que c’est ça : le côté glauque et immersif du film fait son gros succès et son enthousiasme critique. Pas la caractérisation et les références politico-psychologiques, ou alors il faudrait nous expliquer comment sans que ça ne soit superficiel, au vu de la lourdeur scénaristique de la démonstration.
    Avec la photographie de Greg Fraser, créant de la stylisation, sculptant le Noir, colorant en monochrome souvent même en direct sur le plateau… Sans compter des compositions clin d’œil à des tableaux connus (Hopper, Delacroix…)… C’est aussi cela qui fascinerait le plus la critique à l’heure où les films de super-héros ont maintenant le choix de laisser de côté l’obligation absolue d’être très stylisés – surtout ceux se passant dans des mondes plus réels. Alors que Gotham est intrinsèquement « irréelle », ça n’a donc rien d’extraordinaire dans son cas.
    Surtout en regardant le scénario de plus près, parce-que là tout n’arrive pas à tenir suffisamment debout pour être vraiment de grande qualité, bien maîtrisé. Et que tout y est en développement (comme le souligne aussi les nombreux immeubles de la ville, qui restent encore en construction).
    Comme n’importe quel gros blockbuster Tout Public en fin de compte.

    L’habit ne fait pas tant le moine.

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