Le bar de Galactus #349 : Super Mario Galaxy ~ The Drama

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Bienvenue dans le bar de Galactus : chaque lundi, une nouvelle page est à votre disposition pour discuter cinéma, télévision et comics au sens large, loin des univers Marvel et DC Comics !

En route pour les étoiles avec le premier méga-blockbuster de l’année, Super Mario Galaxy : Le film ! Champion de l’âge d’or des adaptations de jeux vidéo au cinéma, Chris Pratt est donc de retour en Mario, trois ans seulement après le carton mondial de Super Mario Bros. : Le film (1.361 milliard)… avant un troisième épisode placé sous le signe de Super Smash Bros. ? Dans un tout autre registre, Bruce Wayne et MJ convoleront en justes noces dans le dramatique mais néanmoins romantique The Drama. Alors, de quoi sera fait votre programme culturel en ces premiers jours d’avril ? Qu’avez-vous vu/lu/bu récemment ? A vos claviers, méfiez-vous des poissons pas frais mercredi et très belle semaine à tous !

À peine installés au Royaume Champignon, un mystérieux appel à l’aide va pousser Mario et Luigi à reprendre du service et plonger dans les zones d’ombre du passé de la princesse Peach. Une mission qui va propulser nos héros et leur nouvelle constellation d’amis, très loin de chez eux, à travers un périple intergalactique, à la découverte de nouveaux mondes où se forgeront des alliances pour le moins inattendues.

9 COMMENTAIRES

  1. Je suis très agréablement surpris par la maison de David, « péplum » biblique avec un très joli budget sur Amazon Prime, dont la deuxième saison est sortie semaine dernière.
    Et je suis plutôt VO, mais la VF est vraiment excellente.

  2. Grosse Hype sur le film Mario
    Le premier était déjà une belle réussite et ce que l’on a pu voir du second me fait penser qu’on sera dans la même veine.
    Je pense comme toi Boss le troisième devrait être un Smash. A savoir avec quels persos…

    Vivement le visionnage du dernier épisode de Paradise

    J’en remets une couche pour la saison 3 de JJK une masterclass dans l’ensemble. Je comprends qu’on puisse ne pas aimer cet animé complexe (ou inutilement complexe..) mais si on accroche c’est vraiment top qualité. Seul bémol, la seconde partie de cette traque meurtrière sera bien une saison 4 et il va falloir être très patients mais c’est le prix à payer pour visionner un tel poulet.

    One Piece saison 2 j’en suis à l’épisode 6. C’est vraiment trop sympa on dirait une fanfiction tant ça transpire l’amour pour le manga mais je sais pas si j’ai envie de voir d’autres animés passer à cette moulinette.

    Jojo’s Bizarre Adventure Speed ball run. Un premier épisode assez joli mais décidément j’ai un soucis avec Jojo. Pas tellement le design des persos que je trouve surstylisés à mort mais que j’adore. Plutôt ces histoires loufoques qui ne me touchent pas je crois et j’en suis bien embêté. J’avais bien apprécié les deux premières saisons plus conventionnelles puis j’ai décroché. Pourtant j’ai beaucoup aimé Dan da dan qui est également bien loufoque dans son genre… Ça ne s’explique pas !

  3. Très hâte de The Drama. Ce sera vu avant Mario de mon côté.

    Ce week end, je me suis relancé Euphoria pour me remettre tout en tête avant l’arriver de la saison 3.

  4. Ai commence FLEABAG sur Prime Video
    Un bon début mais j’ai peur que la serie tourne en rond. A voir l’évolution (suis a S1E3 environ)

  5. Fini la saison 1 de The Studio :
    c’est vraiment très bon, notamment dans leur manière de mêler aussi bien le fond et la forme (hyper meta).
    Le passage de las vegas m’a bien fait rire (Brian Cranston m’a tué, ça m’a rappelé son talent de Hal dans Malcom).
    C’est vraiment un show hyper intelligent et super bien écrit/réalisé/interpréter, bravo à l’équipe derrière.

  6. Super Drame à Rio ? 😁
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    Vu et revu :

    — Spécial Andrea di Stefano réalisateur, et aux innocents pris dans des engrenages et damnés :

    – « Paradise Lost »…
    Premier film de Andrea di Stefano, passé d’acteur italien tout terrain (jusqu’aux USA), à réalisateur de commande pour ses débuts…
    Pour un thriller autour de Pablo Escobar, personnage déjà insaisissable pour des cinéastes qui s’y sont cassé les dents, y compris dans la fiction (saison 4 de « Entourage »).
    Pour essayer de s’en sortir, le film assume de traiter du contexte à travers un personnage fictif, Nick, fait pour symboliser le regard du spectateur ainsi que ceux qui ont été pris dans les filets du trafiquant. Un candide, tombant amoureux de Maria, la jolie et innocente nièce de Escobar. Encore plus si on a Josh Hutcherson (une sorte de sosie ado de James Caan) et Brady Corbett jouant des canadiens – et dans un coin Ana Girardot qui, à part une scène émouvante à la fin, est là comme caution pour que Dimitri Rassam puisse apporter des fonds français au budget.

    Au temps pour le suspense, inexistant pas seulement parce que nous savons d’emblée qui est Escobar. Et même si on ne le savait pas, le côté « mon dieu, tonton est un criminel ? » on devrait le comprendre d’emblée rien qu’en le voyant avec son look de nabab qui nous rappelle autant de criminels que de dictateurs, et donc que la menace est présente dès le début. Certes Benicio del Toro s’amuse à jouer le criminel comme un (noun)ours pas net, et doublé en VF par Jean-François Stévenin. Mais il y a ce parti-pris de rester majoritairement dans l’intimité de Escobar, loin des activités criminelles et un peu moins de celles publiques, les mettant presque au même niveau jusqu’à ce que celles-ci rentrent dans la sphère privée petit bout par petit bout… Ce qui fait qu’on ne traite pas vraiment le personnage, il n’a pas d’énorme point de vue à défendre, à part un pseudo rôle de Robin des Bois usant du traffic pour aider les plus pauvres. Et rien sur le fait qu’il vaudrait « mieux » que ça soit lui qui tienne le pouvoir à la place d’un autre moins philanthrope. Comme si ses actions parallèles le rachetaient (voir sa dernière scène, où il fait mine de faire acte de contrition, alors qu’il a passé son temps à faire éliminer des témoins gênants, et s’évadera bientôt).

    Quand la narration en flashback, un peu ennuyeuse, se terminera, on raccordera au début du film… ce qui nous amènera à une interaction particulière entre Nick et un autre jeune homme encore plus naïf et innocent, passant alors à un film de traque tendu et émotionnellement violent. Ce qui va ainsi punir le jeune héros, littéralement condamné et piégé à cause de l’amour et de son manque d’engagement – ironiquement, il aurait été automatiquement protégé si Maria et lui s’étaient mariés avec beaucoup d’enfants (tandis que d’autres familles seront horriblement détruites).
    Coupable et même damné pour être resté et avoir fermé les yeux sur la nature de son « mentor », Nick représentera aussi tous les sacrifiés…
    Le film ayant l’élégance de ne pas nous caser de cartons explicatifs sur ce qui arriva ensuite à Escobar, les ténèbres inéluctables servant de première conclusion…
    Un dernier flashback en sera une autre, plus lumineuse, montrant l’arrivée dans le « paradis originel »… cette plage idéale qu’il n’aurait jamais fallu quitter.

    – « The Informer »…
    Encore un film de commande américain, presque une variante de « Paradise Lost » mais chez les mafieux polonais à New-York. Le héros naïf infiltré étant ici actif dès le début, informateur pour le FBI tellement efficace qu’il survit à tout, là où un autre agent va merder complètement…
    Et qui devra continuer ensuite en prison, trop bon trop con mais cette fois pour protéger sa famille. Jusqu’à se faire lâcher, étant obligé alors de faire comme tous les autres protagonistes : trahir et se la jouer perso. Puis mettre en place une évasion rocambolesque et moralement trouble (utiliser le corps d’un gardien pourri, mais encore vivant), qui vaut à elle seule la vision du film…

    Polar très normé aux allures de DTV avec sa grisaille, sa violence économique, et surtout quand on voit ses acteurs : Joel Kinnaman et son air continuellement tendu, Ana de Armas toujours pas crédible en épouse et mère de famille, Common en flic utilitaire au moment opportun, Clive Owen en salaud rond de cuir… Il n’y a guère peut-être que Rosamund Pike qui puisse sortir du lot avec son rôle d’agent référent, qui abandonne le protagoniste au pire moment… parce que c’est elle le personnage à la di Stefano, qui va culpabiliser d’avoir obéi aux ordres, et tentera vainement de se racheter. Mais hélas, ça n’est pas autour d’elle que le film est articulé.
    Tout ce qui concerne l’expiation, la morale, la solitude y est trop survolé, pas assez incarné.

    – « Dernière Nuit à Milan »…
    Première réalisation au pays natal, et titre français bien plus évident que celui italien, « L’ultima notte di Amore », qui fait référence au patronyme du personnage principal mais pas suffisamment à un quelconque romantisme ni même à de la passion.
    Et déjà de belles envies de mise en scène avec une ouverture au drone ultra précise, scrutant toute la ville de Milan pendant la nuit, jusqu’à arriver à un appartement clé, sur un thème musical composé de respirations, qui reviendra plus tard – le reste de la musique de Santi Pulvirenti gardant des accents classiques de polars italiens.
    Puis une valse entre divers personnages faisant la fête dans cet appartement, jusqu’à la présentation du lieutenant Franco Amore, retraité de la Police dans quelques heures, et aussi désespérément pataud que sa femme est irritante…

    Mais ça c’est encore un leurre du réalisateur, un retour en arrière nous racontant les 10 jours précédents qui confirment que oui, Amore est un de ces personnages de prédilection de Andrea di Stefano, c’est à dire volontaire et serviable, simple et sans histoire (on le définit par son absence de coup de feu pendant ses 35 ans de carrière)… Aussi une bonne poire, mais qu’il ne faudra toutefois pas sous-estimer. Un « trouillard », joué par le « Traître » de Bellochio, un Pierfrancesco Favino aussi rustaud que sensible, pris au piège par amour et loyauté comme dans « Paradise Lost » – là ce sont les cousins de sa femme et des mafieux chinois qui le mettent dans la panade via des séquences dont on met du temps à comprendre la teneur, mais qui sont composées avec un sacré talent.

    Par exemple un dialogue sur le toit avec un orage au loin, qui alterne au moment de certains dialogues entre de franches éclaircies et un ciel assombri par des nuages (chapeau s’il a utilisé la vraie météo). Ou bien une escorte paranoïaque qui vire à un carnage dans un tunnel, tragique même pour des protagonistes dont on vient à peine de discerner la vie personnelle.
    Un gâchis monumental qui, lorsqu’on raccordera au début du film, nous le fera voir sous un autre angle, bien plus complexe… et fait craindre que la suite ne puisse pas être à la hauteur du drame qui vient de se jouer.

    Car passé la moitié, c’est un autre film qui commence, une superbe traque en partie en huis clos sur les lieux du crime, où on fera la chasse aux manipulateurs, et la chasse au butin, avec un désespoir qui ne va cesser de grandir jusqu’à la toute fin.
    Où il faudra savoir enfin si notre antihéros cessera de jouer les Mr Nice Guys, enverra se faire voir les responsables, retrouvera un peu d’amour propre alors que sa vie et celle de ses proches est fichue – au passage, on en saura plus sur la nature de sa femme (Linda Caridi, sur le fil entre cagole, Lady Macbeth et héroïne courageuse).
    À un rebondissement à la Soprano près, la fin sera parfaite.

    – « Il maestro »…
    Sa trilogie de polars, improvisée mais conclue, Andrea di Stefano passe à un cinéma plus intimiste, plus personnel, ici une comédie dramatique tournant autour des compétitions de Tennis junior.
    On retrouve Pierfrancesco Favino en gros macho à l’ancienne (mais on est dans les années 80), personnage fanfaron, nom très BD (Raul Gatti) mais dont le réalisateur va pourtant très tôt nous montrer les failles, sa sensibilité, sans la moindre ambiguïté si ce n’est celle de voir un jeune garçon être chaperonné par un homme seul qui ne se prive pas de s’envoyer en l’air avec une coach de passage.

    Le gamin, Felice (encore un nom évocateur) découvrant un monde un peu chaud bouillant et plus enclin à la décontraction. Loin d’un père strict et petit, vivant les tournois de tennis par procuration, poussant son fils à un jeu de défense sans risque et incompatible avec la compétition de haut niveau, incapable de communiquer avec sa famille alors qu’il est ironiquement un agent des télécoms…
    Typique film de sport, les scènes sur terre battue étant agréablement filmées mais sans en faire des caisses. Avec le coach et son poulain qui doivent s’apprivoiser, passer un espèce de malaise entre lui qui affirme sa sexualité face à des femmes qui en font autant, et cet enfant pudique, coincé et encore trop rétif à l’évolution et aux échecs formateurs…

    Jusqu’à ce que, pile à la moitié du film, Felice (Tiziano Menichelli, faux candide) fasse enfin preuve d’initiative, faisant basculer le tout en une histoire de hors-la-loi en fuite et d’imposture, qui va paradoxalement faire ressortir des vérités tragiques sur Raul, ses écrasantes fragilités menaçant de le faire sombrer à tout moment.
    Le film de sport disparaît presque, tous les personnages féminins qui vont se succéder seront autant de douloureuses ombres du Passé de Raul, l’entraînement représentera plus une occasion pour passer du temps entre amis – pas de relation père/fils de substitution, Raul n’étant qu’un grand gamin qu’on n’a jamais aidé à éclore.
    Jusqu’à une fin qui, à un clin d’œil complice près, est parfaite en ce qu’elle raconte le processus de rébellion et d’émancipation.
    _

    — Toujours le ArrowMultiverse :

    – « Lucifer », Saison 2…
    La série réussit à passer la deuxième en évitant de s’enfoncer dans trop de facilités, malgré la multiplication de gags à base de gros Œdipe, l’inclusion de la fantasque Ella (étrange sosie de Trixie) en comique laborantin de service, quelques incohérences (une invulnérabilité qui devient fluctuante), et toujours le syndrome « Clair de Lune » que les deux héros essaient de combattre à tout prix…
    Parce qu’encore une fois, ça file vite, et quand il y a du suspense ça se règle en 2-2… Rien que Michael Imperioli méritait d’être dans plus d’épisodes, mais en l’état il est dans deux des meilleurs de la série, ce qui est déjà pas mal.
    Quant à la reine mère, on peut remercier Tricia Helfer de ne pas en avoir fait une diabolique antagoniste (elle a souvent du bol, il y aura toujours pire qu’elle), mais une femme blessée, assez similaire à Lucifer niveau loufoquerie et qui aura droit à une belle porte de sortie.
    Pas sûr que celle qu’on impose à Lucifer dans l’épilogue lui fasse si plaisir.
    _

    – « Rien à perdre »…
    Après une carrière majoritairement dans le documentaire et autour de la thématique du déracinement, la réalisatrice Delphine Deloget s’attelle à son premier long-métrage de fiction avec un pur Efira movie. C’est à dire avec une antihéroïne perturbée, chieuse, voulant être libre (des hommes), ici dans le contexte de la séparation enfants/parents par les services sociaux, et du combat de tous les instants pour essayer de faire revenir la situation à la normal…
    Sauf que rien n’était justement normal, ou en tout cas suffisamment stable, dans la situation d’origine.

    Et les protagonistes du film d’enchaîner les erreurs, les coups de gueule qui les dessert, et absolument toutes les mauvaises décisions, à un tel point que ça pourrait aussi être un spin-off de « HPI (anticipant même le final de la série mais sans les petits privilèges), tellement ça semble être gaguesque à plusieurs reprises :
    Avec Virginie Efira qui ne peut pas s’empêcher de rentrer dans le lard et agacer ceux qui ne pensent pas comme elle et qui, proches d’elle ou pas, essaient pourtant de l’aider… Sans compter quelques coups de boule qui se perdent au milieu de travailleurs sociaux, qui ont les épaules larges.

    Il y aurait de quoi débattre entre les spectateurs, qui se positionneraient du côté de l’une, ou du côté des autres…
    Et pourtant le film reste très clair sur le potentiel de toxicité de cette femme, dont la liberté d’être se retourne contre elle, et qui contamine tous les membres de sa famille.
    Y en a pas un seul capable de rattraper les autres, ni le fils cadet hyperactif qui se fait donc placer en foyer, ni l’aîné qui cherche sa voie (pourtant évidente dès le début) et finit malheureusement par faire la pire connerie, ni les frères, l’un (Arieh Worthalter) qui n’arrête pas de planer, l’autre (Mathieu Demy) qui surjoue la prudence et ne va pas mieux pour autant.

    Retournant le cliché de la mère courage, l’échec ici ne vient pas juste des services sociaux et de leurs limites, il serait rude de leur jeter la pierre, ils ont fait ce qu’ils ont pu (et comment il serait humainement possible d’en vouloir à India Hair ?)…
    Mais de celle qui s’est crue en guerre sans se rendre compte qu’elle n’allait vraiment pas bien, qu’elle ne pouvait qu’exploser en plein vol.
    Et qui n’aura qu’un rare instant de lucidité avec l’un des gosses pour limiter la casse, dans une conclusion qui s’annonce comme bien pessimiste.
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    – « Police Flash 80″…

    Police, menottes, prison

    Pour son deuxième long-métrage après le méconnu « Zénithal », Jean-Baptiste Saurel fait dans l’imitation nostalgique mais aussi critique des polars des années 80. La présence de Thomas N’Jijol en vilain aussi hypocrite que pathétique, et aussi au scénario, laisse même entendre une continuation de son film « Indomptables »… mais en privilégiant plus le côté ludique, avec un peu de méta très sarcastique, voir même osé.
    Comment le penser autrement quand un flic évoque Johnny Hallyday, que François Damiens y a une dégaine plus proche d’un Depardieu que d’un Delon… et qu’on y répète plusieurs fois « Po(ur) Lansky », avant d’affirmer qu »il faut séparer l’homme de l’artiste » ?

    Passé cette énormité on se rend compte que, malgré les efforts fétichistes de reconstitutions, on n’est pas tant comme dans les polars 80’s, car ça n’est pas aussi pépère, il n’y a pas de ralentissement dans l’action pour faire mine de se donner un air grave – quoique un Belmondo (ou pire, un Huster) savait aussi meubler à l’époque.
    Au contraire ça file très vite, et on peut aussi penser au « Jump Street » de Lord et Miller pour ce qui se révèle une histoire d’amitié entre une bande de bras cassés, mais en plus humble, moins rempli à ras bord, plus économique, les 6 acteurs (3 principaux, 3 secondaires) suffisant à eux seuls à faire le show.

    Légèrement cartoonesques aussi, dans le sens où ils ne craignent vraiment rien physiquement – à part la géniale séquence de Damiens avec l’armoire, puis la barre rouge sur le front – mais ça c’est surtout parce que ça reste des français très moyens, à qui il n’arrive jamais rien de grave.
    Il y a aussi quelques facilités – Encore Michel Sardou ?! – et surtout un potentiel cinématographique qui n’est pas exploité à fond, pas assez furieux – le combat final dans une usine, ou la conclusion à la « Arme Fatale ».

    Saurel ne s’éloigne pas trop des séries télé où il a officié une bonne partie de sa carrière (dont le très méta « Zorro » de Dujardin), et il y aurait alors de quoi regretter que ça ne soit pas un production le petit écran, qui aurait eu le temps pour développer ces héros – la brute à la bourre (Damiens, à l’aise), la poulette sérieuse et plus ou moins féministe (Audrey Lamy, et son look !), le geek fils à maman (Brahim Bouhlel, enfin supportable) et le spécialiste des infiltrations foireuses (Xavier Lacaille, méconnaissable), d’emblée tous très attachants. Ainsi que l’aspect social, faisant partie du décor et exposé dans quelques dialogues avec Philippe Rebbot. Mais pour ça il existe déjà la série « Flashback » et son propre choc des cultures.
    En attendant on a une comédie qui reste très drôle et finalement honorable, ce qui est déjà pas mal.

    « Flash… a-ah, savior of the universe… »
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    – Fin de « Maison de retraite, la série »…
    Toujours par Claude Zidi Jr. et Kev Adams, ce dernier étant définitivement un adulte responsable, le mis sur la touche dans l’intrigue – encore sauver le lieu de fin de vie pour seniors, et d’éveil à la vie pour des ados, face à des salauds caricaturaux.
    Similaire aux films, illuminé par une Steffi Celma aussi drôle que courageuse, le contexte post scandales dans les ehpads reste d’actualité, mais plus de temps dans la narration fait que les vieux acteurs ont des arcs narratifs un peu plus fournis, liés aux jeunes travaillant ici en TIG.
    Toujours sans génie, à l’humour poussif (Jarry), correctement filmé sans être moche, avec ses pay off à faire aboutir et de beaux petits moments de sagesse bourrue et d’émotions… la comédie typique des lundis soir.
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    Lu :

    – Intégrale du Surfer d’Argent 1989 – 90
    Fin d’une guerre Kree, Skrull, Pirates, Doyen etc qui aura beaucoup abusé de rebondissements stratégiques et de manipulations d’un Norrin Radd de moins en moins patient – heureusement, il saura être plus malin que ça.
    Et en bonus le graphic novel Les Esclavagistes, par Stan Lee et superbement illustré (et construit) par Keith Pollard. Norrin combattant un vilain autoritariste (bien familier aujourd’hui), se faisant sexuellement abuser par une vamp rebelle… mais toutefois plus super-héroïque et optimiste. Rarement vu ça chez le Surfer.

  7. Fini de visionner le dernier épisode de Paradise.
    On a enfin notre explication….mais tout va trop vite, pour qu’il y ait la place à l’émotion que je l’attendais.

    Je me demande comment va être la saison 3 car beaucoup de choses ont été achevés.
    Quel sera le rôle de « elle » dans l’histoire ?

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