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Double dose de Karl Urban ! Cette semaine, outre The Boys, l’acteur est à l’affiche de Mortal Kombat II de Simon McQuoid. Sorti en pleine période pandémique, le premier opus n’avait pas particulièrement brillé au box office mondial (84.4 millions), mais la réception critique ayant été plutôt bonne pour un film de ce type, une seconde chance a été accordée à l’adaptation du célèbre jeu de combat. Alors, y a-t-il des fans de ‘FINISH HIM !’ et de ‘FATALITY !’ dans la salle ? Sans transition, nous sommes aujourd’hui le 4 mai, alias le Star Wars Day. Quelqu’un s’est-il déjà rendu en pèlerinage dans le pop-up parisien qui vient d’ouvrir rue Etienne Marcel ? Ou peut-être étiez-vous ce week-end à Cusset, pour la désormais célèbre convention Générations Star Wars ? Bref, qu’avez-vous vu/lu/bu ces derniers jours ? A vos claviers et que la Force soit avec vous tout au long de la semaine !
Les champions plébiscités par les fans – désormais secondés par Johnny Cage en personne – s’affrontent dans un tournoi ultime, sans foi ni loi, pour tenter de renverser le règne de Shao Kahn, un tyran qui menace l’existence même de l’Earthrealm et de ses partisans.






Terminator Renaissance : Le meilleur des post-T2. C’est fou de voir qu’il était en avance sur son temps (rajeunissement numérique), et visionnaire sur l’IA (je pense à la scène où Skynet apparait sur un écran sous les traits du personnage d’Helena Boham Carter. Là où la plupart aurait juste filmé la tête de l’actrice et transposé dans la scène, ici ils ont donné un rendu fake en lui donnant des mouvements à la fois accélérés et saccadés, en plus de certaines parties du visage qui bougent de manière indépendantes. Bref, tout ce qui trahit une vidéo faite par IA de nos jours. C’est un détail dans une petite scène, mais je salue le sens du détail).
J’ai bien aimé ce terminator (c’est selon moi le 3e meilleur de la saga), et j’ai surtout été très emballée par le concept post apo de base. Je trouvais l’idée brillante, et certaines idées/rendus sont savoureux.
Le film est malgré tout trop bancal pour en faire un très bon film. La promo était hyper réussie en revanche (je vous conseille vivement de regarder le petit teaser avec la voix off de John Connor => perfect)
J’aurais tellement aimé que la saga continue dans cette voie post apo, elle offrait tellement de possibilité tout en renouvelant RÉELLEMENT la saga.
Ce film était génial.
Je redoutais que les scènes de course poursuite dans un décor vide ne donne rien (desert, cendre,…) mais finalement c’était puissant 🙂 il y avait de bonnes idées.
Dommage qu’il n’y a pas de suite.
En + nous avions la série au même moment, et je crois que nous arrivions au cliffhanger de la fin de saison 2 (série final).
La série animée était vraiment cool. Dommage aussi qu’il n’y a pas de suite.
Je crois que mon préféré post T2 c’est Terminator Zero
La série animée de Netflix ? Je n’ai pas pris en compte les séries mais oui elle est très bien aussi.
C’est vrai que c’était plutôt une série, j’avais zappé.
Alors ce n’était pas un rajeunissement numérique (qu’on avait déjà pu voir avant dans d’autres films), mais une réplique du Arnold de 1984 posé sur une doublure.
L’acteur n’est jamais venu sur le plateau pour rejouer son rôle.
@Flo, en effet, il était gouverneur à cette époque il me semble. Donc un simili rajeunissement numérique car le 1er date de 84 tout de même.
Encore une fois, personne n’a été rajeuni. Le visage de 84 a juste été numérisé et appliqué sur un autre culturiste, en gros.
La coupe de cheveux devait être réelle, un scan ancien de Arnold a pu servir de base, mais de toute façon tout doit être renumérisé pour que ça soit homogène.
Ça sera pareil pour Will Smith dans « Gemini man ».
Effectivement ce n’est pas pareil, il n’y a pas rajeunissement. De + il était gouverneur (comme dit plus haut) donc j’étais tout de même bien content de cette apparition surprise.
Ah oui, c’était ouf quand il est arrivé.
Et le sort de John Connor après, idem – Christian Bale, meilleur interprète adulte du personnage, pour toujours.
C’est mon Terminator préféré après T2. Tellement de potentiel, dommage que les suites n’aient jamais vu le jour.
Le meilleur Terminator après Terminator 2 ça reste Terminator 1.
Pas si on parle d’un après chronologique (et en plus je préfère T1 à T2)
Je reposte ça ici si ça peut en convaincre d’autre de ne pas rater ça…
Vu Michael
Histoire d’être transparent je ne suis ni le plus grand fan de Michael qui connaît tout de sa vie par coeur ni totalement insensible ou haineux à son encontre. Je le kiff comme le roi de la pop qu’il est et restera pour toujours probablement. Et l’un (le ?) plus grand artiste du 20ème siècle.
Ceci étant posé quand est-il du film ? A l’heure (la minute car tout change tellement vite en 2026…) où il faut un scénario de ouf pour pas se prendre 0/100 par le Times ou je ne sais quel critique ciné qui pète plus haut que son cul, le film était condamné avant même de sortir. A l’heure aussi où tout le monde se fait un avis DEFINITIF à partir d’un trailer de 2min44 sec, l’acteur principal, lui aussi était condamné à être conspué. Car attention SCOOP, ce n’est pas Michael Jackson !!!!
Et pourtant… Quelle performance de ouf ! Le mec danse (presque) comme Michael. Sur certaines scènes et certains plans ont dirait carrément que c’est lui. Lorsqu’il porte des lunettes de soleil, ça fout carrément des frissons. Et les frissons parlons-en. Alors, on ne les aura pas (malheureusement il faut bien le dire) lors des dialogues ou de situations jouées, mais lorsque Michael (vous voyez j’en viens à l’appeler comme ça) est sur scène, bon Dieu c’est jouissif. Et qu’est-ce que c’est bien mis en scène (sans mauvais jeu de mot). Il y a eu des polémiques pour critiquer le fait que ce n’était pas montré comme dans la réalité de l’époque. Mias Hooooo, on est au cinéma ! Et justement, on veut voir une mise en scène, des plans inédits. Qui, je vous le dis direct, vont devenir iconiques pour certains et resteront dans les mémoires tout comme les vidéos d’époque.
Bravo à Jaafar Jackson., il avait déjà un nom, il vient de se faire un prénom ! Ha oui, en plus, c’est lui chante le bougre…
L’autre grosse critique c’est que le film est trop lisse. Alors oui un peu plus de drama aurait pu être un vrai plus. Mais concernant les polémiques, non seulement je ne sais pas si ce serait si intéressant que ça à montrer, mais en plus sur cette période de sa vie, il n’y en avait pas !!!! Alors nous verrons bien comment cela sera traité dans la suite car il y en aura forcément une. Et si sur la seconde partie de sa carrière les polémiques et les addictions sont éludées on pourra en reparler. Mais elles seront forcément édulcorées et lissées. On ne fait pas un film sur une telle légende pour lui chier dessus. Que l’on aime ou pas l’être humain (il ne m’a jamais vraiment touché en tant qu’individu), l’artiste est intouchable surtout là où il est alors foutons lui la paix et rendons hommage au roi. Merci à ce film.
Cela fait plaisirs de lire un avis positif sur ce film. Perso j’ai adoré. Comme toi je me considère pas fan, je ne connaissais que très peu sa vie sur cette période. J’adore l’artiste qu’il était même si je n’écoutais que ses chansons les plus connu (pour ça que je me considère pas fan).
J’avais hâte d’un biopic sur cette légende et j’ai pas été déçu. Frustré que ça finisse à ce moment là, mais vu qu’on a su après qu’il y aurait une suite, ça fait que une fois les deux ensembles on aura, je l’espère, une œuvre retraçant les grandes lignes de sa vie.
Pour les polémiques, effectivement il n’y en avait pas sur cette période (en tout cas pas les graves accusations qui ont pesé contre lui après). Quelqu’un de mon entourage c’est plaint du coté trop lisse, trop « gloire à l’artiste », mais je me dis que s’ils avaient fait un film de 3h allant jusqu’à ça mort, la période des Jackson 5 jusqu’à 1988 aurait été pareil, et la dernière parti aurait montrer un aspect moins glorieux. Et donc le ressenti aurait pas été le même pour les personnes se plaignant de ça avec une première parti pourtant identique.
Dans la partie 2, je pense qu’ils parleront effectivement des accusations, notamment à travers le procès des années 2000 pour rappeler qu’il a été innocenté à l’issu de ce dernier. L’occasion est parfaite pour eux pour le montrer en victime, et redorer son image.
Exactement car beaucoup sont restés sur l’image d’un pédophile alors que rien n’a été prouvé. Là où d’autres ont eu des preuves au cul et ont fait 6 mois de prison pour ressortir tranquilous…Bref… un autre débat
Y en a même qui ont pas fait de prison et qui sont devenus président…
Problème : la Partie 2 risque d’être vendue avec un parfum glauque souterrain – sachant que, même en s’arrêtant à 1988, la première semble à peine « expliquer » ses comportements futurs, pour teaser la suite…
Explication que que l’on connait déjà depuis des lustres : c’est un grand gamin, parce que Joe a abîmé une partie de son enfance, il n’a pas eu conscience de ce qu’il faisait, et c’est sûrement la faute de ceux qui ne lui ont pas expliqué et préféreraient l’exploiter… Et ensuite, il est devenu un peu plus adulte puisque lui-même père, tout va bien.
Évidemment, comment représenter ça (le temps de quelques minutes réparties sur deux heures de créations artistiques) sans parler des proches, et traîter de responsabilités et de conséquences ?
Déjà que Janet et Paris ne sont pas contentes, alors imaginez les autres – bien sûr aucune chance, ils ont a priori le même droit de regard que Queen sur « Bohemian Rhapsody » (où c’est Freddie Mercury qui en bavait le plus).
Moui, enfin Karl Urban et des trucs gogoles/trash, c’est pas comme si c’était un argument positif.
« MK II » vs « Street Fighter » (pas II), qui sera le plus fun ?
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Vu et revu :
— Toujours le ArrowMultiverse :
– Fin de la saison 5 de « Lucifer »…
Recette habituelle : famille disfonctionnelle, problèmes d’estime de soi, gags sur le divin, petit mûrissement des personnages principaux (tous trop infantiles), en devant passer par la perte et le lâcher prise – un peu plus cette année.
Et nouvelles perspectives (d’emploi)…
Toujours trop léger, mais généralement agréable.
– Début de la saison 2 de « Batwoman » (changement poussif), 4 de « Black Lightning (peu d’espoir pour les deux tiers des protagonistes), à nouveau la 1ère de « Superman et Lois » (la dernière fois qu’un début de Superman met la larme à l’œil, habitude prise à chaque nouvelle version) et 7 de « Flash » (un potentiel pas assez exploité, expédié dans un excès de bons sentiments)…
Analyses complètes et addendums sur les pages consacrées :
lestoilesheroiques.fr/2021/05/le-bar-de-galactus-96-lucifer.html
lestoilesheroiques.fr/films/dc/batwoman
lestoilesheroiques.fr/films/dc/black-lightning
lestoilesheroiques.fr/films/dc/superman/superman-lois
lestoilesheroiques.fr/films/dc/flash
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– Fin de la série « Code Quantum » (2022)…
L’échec sera donc total : plutôt que de faire à nouveau une bonne série procedural qui explorerait l’histoire de l’Amérique, tout le long de la ligne de vie de Ben Song (ça englobe quand-même les années SIDA, les guerres au Moyen-Orient, l’avènement d’Internet, le 11 Septembre etc), la série erre sans limites temporelles et sans se mouiller, si ce n’est pour placer quelques références queer de temps en temps. Tout ça n’étant pas très bien produit, avec quelques incohérences (l’hologramme interagit trop avec l’environnement), et des personnages principaux trop lisses.
Le charme de l’original, c’était d’avoir un duo de mecs virils et en même temps d’une grande sensibilité (rien que pour Al avec l’histoire de sa sœur Trudy, ou de Beth). Il y avait du contraste.
Là non, même avec Magic et Jen, qui sont un peu plus rugueux – dommage que la fille Calavicci, aussi ironique que son père, ne fût pas personnage régulier.
Dommage aussi d’avoir autant levé le rideau sur l’équipe Quantum, maintenant démystifiée, car ça grignote du temps sur la mission du Sauteur.
La fin permettra de faire évoluer un tantinet l’histoire au long d’un grand arc où Ben et Addison se créent chacun de leur côté leur propre romance, qui servira en fin de compte à les faire revenir l’un vers l’autre – non sans créer au passage un antagoniste ultra caricatural, vaincu bien trop naïvement…
Et à nous rappeller avec nostalgie la série originelle via tels acteurs, telles références, tel gadget et telle musiques belles à pleurer.
Fin en queue de poisson, encore une fois sans trouver le moyen de rentrer à la maison… ce qui n’annule en rien la conclusion, très mélancolique, de la série d’avant.
Le Dr Sam Beckett nous manquera toujours.
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Lu :
– La Quête de Legion, prélude à L’Ère d’Apocalypse…
Dessins percutants, scénario coriace mais beaucoup de blabla, années 90 quoi…
– Captain Marvel : The Trials – Carol justement jugée, et ses sœurs assurent…
Revenge of the Broods – crossover musclé avec les X-Men, et fin du run de Kelly Thompson (léger mais très très sympathique)…
– Début de Captain America : Nos Guerres Secrètes…
Steve Rogers réaligné avec la continuité actuelle, dans un opus qui apparaît comme une réinterprétation moins bourrine de la version Ultimate du début du siècle…
– Spider-Man, Wolverine, un mystère qui traîne trop, et qui était évidemment trompeur…
VenoMJ traite Eeeenfin de la phase « harceleur » du monstre, mais après trop de péripéties imitant le style scénaristique de Peter David…
Miles Morales enrôlé de force dans un tournoi de dieux par Anansi…
Spider-Man, pas vraiment là…
– Début des derniers New Avengers, qui ressemblent bien plus aux Thunderbolts (ciné, forcément)…
– Wolverine, vassal de Stryfocalypse…
Début de l’Ère de Révélation, avec une mission principale qui ressemble à un Days of Future Past à l’envers :
Carol Danvers passe encore pour une méchante conne…
Laura devenue Dent de Sabre (!)…
Du gros comique avec Mojo (le lien ?)…
Emma Frost retrouve son duo avec Iron Man…
Double dose de Malicia, face à des dieux furieux…
Hypocrisie de Mr Sinistre face à la situation…
Professeur Quentin Quire (?!)…
Spider-Harms…
Wolvewendigo…
Un messager nomade bien connu…
Doug le despote, et Fabian Cortez se prend pour Jamie Lannister…
– Daredevil : Rites de réconciliation
Saladin Ahmed conclue son run par des idées rentre-dedans mais bien peu construites. Toutefois rehaussées par les dessins de José Luís Soares.
Que la Force soit avec vous tous sur ce site, j’ai commencé Baldur’s Gate 3 et n’étant pas du tout familié avec les JDR j’ai été dépassé par la quantités de personnages qu’on puissent crée et le système de gameplay, je vais mettre du temps a maitrisé le gameplay.
Les seuls points négatifs que j’ai pour l’instant c’est le faite que le jeu soit bloqué avec des touches Qwerty et que il n’y a pas de doublage français, ce qui n’est pas pratique lors des dialogues spontanés.
Je sens MKII beaucoup mieux que Street Fighter (que je n’irais pas voir en salles).
Revu Mortal Komat 1 hier soir
Le film a vraiment le cul entre deux chaises. Le début est « serious business » et met dans une bonne ambiance japon médiéval. Puis petit à petit ça part en couille avec le perso de Kano en particuliers et les blagues foireuses. C’est pas désagréable mais ça tente un grand écart pas forcément réussi. Rajoutons à ça les réf au jeux avec les acteurs qui disent « FATALITY » ou « FLAWLESS VICTORY » et là on bascule dans le kitch. Le tout donne une soupe sympa à siroter mais y a pas de quoi en redemander un second bol dans la foulée.
Forcément, certains font l’inévitable comparaison avec le film Street Fighter à venir. Les bande annonces laissent envisager du kitch totalement assumé. C’est pas mon style préféré et j’aime tellement cette licence que j’aurais mille fois préféré un truc sérieux. Mais au moins, je me dis que le film ne se lancera pas dans cet exercice de style du grand écart impossible.
Tout ça pour dire que malgré de beaux progrès récents, les adaptations de jeux video, en 2026, c’est toujours bien compliqué. Et finalement, un film comme Mario Galaxy qui ne tente pas du tout d’être ce qu’il n’est pas et qui assume son côté entertainment et fan service, c’est finalement une solution très acceptable. Pour Street Fighter par exemple un bon vieux film en mode tournoi d’arts martiaux à la JCVD des années 80 ça aurait collé parfaitement plutôt que d’essayer de coller toujours une histoire ou je sais pas quoi derrière.
Pour finir, en parlant de Street fighter je ne saurais que trop conseiller Assasin’s Fist la web serie britannque qui revient sur les origines de Ken et Ryu. Une grosse réussite… avec un vrai scénario sérieux. Comme quoi c’est possible aussi…
Sortie cette nuit du nouveau trailer pour L’Odyssée de Christopher Nolan:
https://youtu.be/mJi6dyGQptE?is=UCOjq5Hy7-mMU8Xs
plus rassurant que le 1er trailer pour moi
La pâte artistique fait un peu fade je trouve. L’impression que Nolan veut traiter du épique mais de manière réaliste (je sais que c’est sa façon de faire, mais j’ai l’impression que ça ne colle pas bien pour une telle histoire, en tout cas visuellement).
Mais ce sera une sacrée épopée, et certainement un beau succès commercial.
Toujours trop sous-exposé ! Et tellement timoré avec les créatures mythologiques qu’on se dit que tout ça n’est qu’une histoire que Ulysse raconte.
Un peu comme dans le film de 1954 avec Kirk Douglas, mais qui était plus lisible lui…
lestoilesheroiques.fr/2021/03/le-bar-de-galactus-86-quel-est-pour-vous-le-film-qui-meriterait-une-suite.html
Et dire que certaines des suites désirées ont fini par exister…
vu Mortal Kombat II hier : je n’en attendais pas grand chose et j’ai été agréablement surpris.
C’est plutôt bien filmé avec des effets spéciaux qui n’ont pas à rougir. Les acteurs font le job même Cage malgré un cabotinage assumé. Les combats sont sympas et offre le fan service attendu. Un peu de gore mais raisonnable.
Bref un bon petit moment de cinema pop-corn et décomplexé.
https://www.premiere.fr/Series/News-Series/Elijah-Wood-rejoint-la-saison-3-de-Paradise-dans-l-espace-
Melissa Benoist ! C’est bien le Paradis. 😍
– « Mortal Kombat (2021) »…
Évidemment il ne manquait pas grand-chose en 1995 : un peu de gore de type Splatter, d’autant que le studio New Line était aussi celui des films de Freddy Kruger. Et peut-être plus d’acteurs charismatiques (mais Christophe Lambert est marrant, même sans foutre une seule châtaigne).
Des graphistes amateurs pourraient même faire un remontage sanglant de ce film, comme si on entrait le Blood Code du jeu – Youtube, si tu nous regarde…
Bref, le film de Paul W. S. Anderson reste toujours l’une des meilleures adaptations de jeux vidéos au cinéma (et un de ses meilleurs films), suffisamment généreuse, ouvertement B puisque les combattants représentent un pot-pourri de la génération VHS (Bruce Lee, l’un des Trombes de Jack Burton, le Terminator, Sarah Connor et Cynthia Rothrock, les ninjas…), et pas trop toc.
Comment faire mieux, dans une ère où les films d’action sont de moins en moins tangibles, lissés par le numérique, l’écriture scénaristique, et une génération d’acteurs plus privilégiée donc avec moins de gueule..? Et bien sûr les producteurs ayant peur de gâcher toute rentabilité s’ils ne souscrivent pas à un conformisme édicté par l’époque présente.
On va faire vite : réalisée par le pubard Simon McQuoid, et produite entre autres par James Wan, cette nouvelle version de Mortal Kombat s’emploie à faire presque l’inverse de la précédente, tout en étant complémentaire de celle-ci.
Donc le Gore y est… mais voilà, visiblement numérique, et moins percutant – peut-être pas pour une partie du public ?..
Les superpouvoirs sont accessibles à tout les persos, mais il faut les justifier. Alors on doit prendre le temps d’expliquer l’histoire du tournoi, la quête pour débloquer des capacités etc – par contre, rien pour le choix des dieux (lesquels ? Asiatiques ? Grecs ?) pour les combattants. C’est comme ça, c’est tout…
Un peu plus de sérieux, voire même de gravité dans sa scène introductive, casant le lore antagoniste Sub-Zero/Scorpion (et sino/japonais)… mais ça c’est du fan-service problématique. Parce qu’avec Mortal Kombat, on a diverses individualités, chacune pouvant représenter les héros de leur propre histoire.
Or le film crée un personnage prétexte, Cole Young, servant à la fois de porte d’entrée dans cet univers où les autres combattants sont déjà affranchis (encore ça de différent par rapport à 1995), et à préparer le retour de Scorpion en mode deus ex machina.
Si vous ne connaissez rien au jeu, vous vous en fichez un peu de lui, ça se voit que c’est un personnage générique avec ses peurs, sa gentille famille…
Si vous êtes fan du jeu, vous vous demandez qui c’est ce gars qui s’accapare la place de Liu Kang, héros archétypale de Mortal Kombat…
Eh bien quand ses pouvoirs apparaîtront, il sera littéralement un personnage cheaté, puisque pouvant absorber les coups pour devenir plus fort. Il arrivera même à se faire Goro dans une… baston de jardin – on se croirait dans le troisième jeu, où l’Outremonde débarque dans des environnements urbains terrestres plutôt que dans des arènes. Ces dernières sont bien présentes, mais ça c’est parce que le film se présente comme un mode « Entraînement/Un contre Un », pas encore le mode « Tournoi ». Histoire de se roder, ne pas rendre les héros très forts dès le début puisqu’ils ne sont pas tous exactement au même niveau – deux sont les poulains prodiges de Raiden, d’autres ont juste des expériences militaires ou autres…
On peut alors s’amuser à noter quelques clins d’œil (les peintures, les éventails de Kitana), du fan-service plus gênant en français (ils gardent les phrases cultes en VO ?!), et dans une scène, se remémorer les disputes entre joueurs sur l’utilisation répétitive des balayettes – oh, t’arrêtes !?..
Bon ça n’est pas que de l’entraînement, les méchants sont tellement méchants qu’ils cheatent eux-aussi et s’incrustent. Aucun honneur, alors qu’ils ont toutes leurs chances pour remporter le dernier tournoi scellant le sort de la Terre.
Mesquins, moches, ajoutez à ça des traitres tous incarnés par des gros beaufs (Josh Lawson, lourdaud de service, et Damon Herriman, vocal)…
Ça pourrait être plus cool avec des acteurs plus burinés et plus cabotins, ce qui peut être vexant pour Tadanobu Asano et Chin Han (mais pourquoi son Shang Tsung n’est pas métamorphe ?)… et si Kano n’était pas le seul à ne pas se prendre au sérieux, bouffant l’air des autres mais sans leur voler la vedette.
Jessica McNamee et Hiroyuki Sanada s’en sortent le mieux, et Ludi Lin (qui fait très jeunot) a droit à une jolie introduction à la Omar Sharif dans « Lawrence d’Arabie »…
Pas incroyable, pas assez généreux mais ça se laisse regarder, surtout comme passe-temps cathartique lors de la pandémie.
Fin de l’épisode pilote, il va falloir passer la deuxième, là.
– « Mortal Kombat II »…
On prend les mêmes (Simon McQuoid, les acteurs, le style) et on recommence, pour enfin lancer le tournoi entre la Terre et l’Outremonde… mais ça a pris 5 ans à se monter quand-même. Pas facile quand on se demande encore si le premier film a été un succès pandémique ou non.
Enfin bon cette fois on a un film avec un héros principal, Johnny Cage, puisque c’est sur lui que repose la promo. Ce qui est d’emblée bizarre parce que… Karl Urban, c’est pas un artiste martial à la Van Damme, modèle original du combattant dans le jeu – Scott Adkins n’était pas libre ? Ni, osons-le, Nicolas Cage ?
Et Van Damme, à l’aura encore intacte, n’est pas non plus une vedette hasbeen et désabusée. D’ailleurs Urban est un acteur qui n’a lui-même jamais pû être une grande vedette : visible régulièrement en second rôle, ou en méchant, pas toujours reconnaissable (et même à demi visible dans « Dredd »)… mais il reste une espèce d’idole geek, ayant squatté plein de grosses franchises, ici étant surtout engagé à cause du côté trash idiot de « The Boys »… où il s’y fait voler la vedette par Anthony
Starr. Tout ça cumulé, il amène alors une petite dimension méta, des références fastoches (« Le Seigneur des Anneaux », forcément) et raille la génération John Wick, mais là c’est en VF que c’est drôle parce que c’est Jean-Pierre Michaël qui se fout de Keanu Reeves, qu’il double en français…
Bref le nouveau personnage un peu normal, grâce à qui on Re rentre dans le film…
Sauf que à nouveau on a une scène introductive à base de vengeance, et qui en plus nous présente celle qui est peut-être la vraie héroïne de l’histoire, Kitana alias la superbe Adeline Rudolph (deux des actrices des « Nouvelles Aventures de Sabrina » sont là). Ou disons, le personnage héroïque le plus valeureux, mais elle a de la concurrence avec Liu Kang…
En fin de compte, « Mortal Kombat II » n’est pas qu’une histoire où on se demande qui est le vrai héros, entre ceux qui sont très premier degré, ceux qui fonctionnent au douzième degré (Cage, et bien sûr Kano), et ceux qui sont dans l’entre-deux – la citation de Jack Burton, elle n’est pas là pour rien…
Et puisqu’il faut laisser la place à tout le monde, façon école des fans vu que les joueurs ont chacun leur chouchou, ce film se voit plus comme celui d’une équipe super-héroïque, accomplissant des missions simultanément puisqu’ils ne peuvent vaincre qu’avec l’union de leurs forces, et où presque tous défendent leurs propres arcs narratifs.
Pas trop complexe non plus. Car ça n’est pas du tout finaud dans le jeu vidéo, alors là encore moins : que du très classique à base d’honneur, de destin, de responsabilités, d’entraide – là ça nous amène à des actes de rébellion trop beaux pour être vrais, et même grotesques (Baraka)…
Qu’importe tant qu’on a l’action et le gore ?
Pour ça on est bien plus servi que dans le premier volet, même s’il y a de quoi discuter les parties-pris artistiques, tels que certains combats « pour du beurre » – comme dans le I, il y a trop de tricheries et plus de facilités que de Fatalities…
L’omniprésence de Shao Kahn, qui n’est même pas capable d’attendre en tant que boss final, ce qui lui enlève toute son aura démoniaque, à force…
Toujours pas de Shang Tsung combattant métamorphe, et Raiden pas plus…
La recrudescence de bastons à plusieurs, pas toujours lisibles…
Et le fait que celles-ci ne racontent pas grand-chose, sauf celle entre Liu Kang et Kung Lao, qu’on peut considérer comme l’aboutissement d’un gros segment d’action (deux autres bastons le précédent, thématiquement liées).
Et qui repose sur l’un des rares travail de composition, avec une arène vraiment bien délimitée, un point central (le fameux Vortex, mais en CGI moches), une opposition entre les couleurs bleue et rouge, un drame fratricide, et des coups qui pressurent de plus en plus, jusqu’à ce que la seule solution soit le laisser-aller, et (littéralement) une main tendue…
Le premier pinacle du film, mais pas moins galvanisant que sa conclusion.
Par contre ce combat central représente aussi la problématique du film, c’est à dire que si même des héros peuvent se faire défoncer salement (et ça arrive, même si c’est assez prévisible), tout ça a moins d’importance puisque maintenant les morts peuvent revenir à la vie, reposant sur un illogisme du jeu qui veut que même les gentils puisse se battre et se tuer entre eux.
Du coup, on peut garder le même casting pendant longtemps, même ceux qui sont lourdingues, et refaire des tournois ad nauseam. Telle une franchise qui ne veut pas crever.
Même l’apothéose de ce film peut être annulée dans une ou deux suites, dès le moment où Scorpion n’est plus le seul à pouvoir sortir des enfers quand ça lui chante – au passage, il n’en a plus rien à foutre de son descendant Cole Young ?..
En conclusion, « MK II » est de la bonne Série B d’action, très balisée jusqu’à son générique de fin (sur le remix techno de 1995 !) mais suffisamment généreuse. Manquant un peu de folies et de méchanceté, mais moins vide qu’un « Mario ».
C’est pas une « Mollesse Victory ».