Supergirl : Le box office… seulement 115.4 millions de dollars dans le monde !

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Un dernier point pour la route, histoire de faire la jonction avec Spider-Man : Brand New Day, à une Odyssée près… Pour son troisième week-end d’exploitation aux Etats-Unis, Supergirl n’a récolté que 3.6 millions de dollars (-58.6% ; total : 66 millions), dégringolant de la quatrième à la huitième place du box office, dans un marché dominé par la mise à l’eau ratée de Vaiana : La légende du bout du monde (43 millions). Autant dire que la carrière américaine de Kara Zor-El est quasiment terminée, avec pour seul enjeu dépasser ou ne pas dépasser Blue Beetle (72.5 millions). A l’international, même régime sec avec un week-end à 3.4 millions de dollars (total : 49.4 millions), ce qui nous fait une cagnotte mondiale de 115.4 millions de dollars. Le fond du panier du DCEU – Blue Beetle (130.8 millions) et Shazam : La rage des dieux (134.1 millions) – peut dormir tranquille. C’est ce qui s’appelle un rejet clair et net, impossible de lutter.

Et maintenant ? A Clayface (23 octobre 2026) et Man of Tomorrow (9 juillet 2027) de redresser la barre. Est-ce possible ? Oui. Est-ce probable ? Non. La fatigue super-héroïque étant actée, il faut se rendre à l’évidence : après Avengers : Endgame, le grand public est tout simplement passé à autre chose. (Un changement accéléré par le Covid-19, les plateformes de streaming, l’inflation et la montée en puissance de la nouvelle obsession d’Hollywood, les adaptations de jeux vidéo.) En dehors des franchises iconiques de la pop culture que sont Avengers, Batman et Spider-Man, plus personne n’est à l’abri d’un bide. Et nous avons donc James Gunn qui aligne les personnages secondaires, comme Clayface, Deathstroke, Jimmy Olsen, Mister Terrific, Sgt. Rock, Swamp Thing, etc. A priori, on court à la catastrophe. Alors, quelle solution ? Une idée comme ça (pour le prochain reboot) : sortir *uniquement* des films Justice League. La stratégie serait inédite, événementielle et miserait le tout pour le tout. Une fois par an, un film Justice League, avec un casting réunissant les jeunes stars du moment. Inutile de réintroduire Batman et Superman en solo, on passe directement à l’essentiel, façon La Ligue des Justiciers. Qui sait, ce sera peut-être la stratégie adoptée par Paramount dans quelques années (#JLCU) ?

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Supergirl de Craig Gillespie est sorti en France le 1er juillet 2026, avec Milly Alcock (Kara Zor-El/Supergirl), Eve Ridley (Ruthye Marye Knoll), Matthias Schoenaerts (Krem des Collines d’Ocres), Jason Momoa (Lobo), David Krumholtz (Zor-El) et Emily Beecham (Alura In-Ze).

9 COMMENTAIRES

  1. Faire directement des films Justice League c’est ce que voulait faire Snyder et vous avez tous cracher dessus parce qu’il n’y avait pas de scène post génériques ni 10 films solo avant pour faire « comme le mcu »

    Quel hypocirsie

    • Yep, mais bon ils étaient aveuglé par le mcu et encore totalement hype par la mode super héros. Du coup quand on parlait de renouveler le genre car sinon cela allait bidé au bout d’un moment, on était des illuminés. Ceci dit niveau marketing ils ont fait fort sur la troisième phase, c’était pas excellent niveau film mais ont su larguer de gros événements de comics pour faire venir les pauvrais naifs que nous étions, pour croire qu’on aurait un vrai civil war, ragnarok etc dans le mcu. Cela a permit les records pour avengers 3 et 4, mais cela a tuer la licence qui avait lâché ses plus gros événements, détruit le personnage de Hulk et toute possibilité d’un world war hulk, et virer l’ancien casting. Cela fait beaucoup, covid ou non ils étaient voués à s’effondrer.

  2. Clayface peut avoir du succès si le grand public ne l’assimile pas à un comics ou film de super-héros mais à un pur film d’horreur. Pour moi, il faut se saisir de cette opportunité pour miser sur autre chose que des adaptations paresseuses et au contraire prendre des risques dans le ton et le genre du film. Ça ne suffit plus de montrer des gens en costume. D’où l’incompréhension totale envers James Gunn qui a pu valider un film comme Supergirl qui est littéralement un copier/coller de plein d’autres produits DC ou Marvel (les Gardiens, Shazam, Captain Marvel…)
    Hollywood s’est tué tout seul.

  3. Cette phrase résume tout : « En dehors des franchises iconiques de la pop culture que sont Avengers, Batman et Spider-Man, plus personne n’est à l’abri d’un bide. »

    Ça ne veut pas dire qu’il peut y avoir un truc surprise de temps en temps mais à part ces trois valeurs sûres, rien est joué désormais (même si ça fait un petit moment que c’est le cas en fait)…

    Quant aux films Justice League, je doute que ce soit une bonne idée.

    On verra le programme post Man of Tomorrow, c’est là que tout se jouera et, c’est terrible, c’est presque comme le DCEU il y a 10 ans, il n’y a (déjà) « plus le droit à l’erreur » !

  4. J’aurais adoré que ce Supergirl fasse partie du DCEU. Ses seuls vrais défauts pour moi, c’est des scènes d’actions en milieu de film mal montées, et un oubli de pourquoi Kara est plus jeune que Clark alors qu’elle est née bien avant lui (ou alors c’est mentionné et ça m’a échappé).

  5. C’était quand même dommage d’annuler Batgirl et de mettre fin à l’ancien univers DC pour finalement en arriver à ça dès le deuxième film. Beaucoup voyaient déjà ce scénario venir au moment de la nomination de James Gunn.

    Cela dit, les problèmes ne concernent pas uniquement DC. Le MCU a lui aussi largement contribué à sa propre situation. Marvel a sorti l’artillerie lourde dès la phase 3 avec ses grands événements, en attirant les foules pour Avengers: Infinity War et Endgame, tout en faisant ses adieux à une partie de l’équipe originelle des Avengers.

    Le problème, c’est qu’après des dizaines de films, cet univers donne toujours l’impression de manquer de profondeur. Des événements majeurs qui auraient pu être développés sur plusieurs films ou sur une phase entière sont souvent réglés dans le même film, voire dans le suivant, comme avec la fin d’Infinity War ou Spider-Man: Far From Home. Apparemment, ce sera encore le cas avec le prochain Spider-Man. Tout va très vite, les intrigues sont survolées et les spectateurs ne voient pas de conséquences durables.

    À ce rythme, le MCU peine désormais à proposer des événements qui paraissent réellement importants. L’ajout des séries Disney+ n’a pas aidé non plus, renforçant l’impression que beaucoup de films et de séries sont finalement dispensables.

    De son côté, DC, après leurs conneries réalisées après Batman v Superman, décide de repartir de zéro avec James Gunn, dont l’approche rappelle fortement celle de Marvel. Forcément, cela passe moins bien à une époque où une partie du public se lasse justement de cette formule.

    Plus qu’une véritable « fatigue des super-héros », c’est peut-être surtout cette manière de faire qui fatigue les spectateurs : l’impression de voir toujours le même type de film, avec les mêmes codes et les mêmes recettes.

    Même Batman pourrait finir par échouer au cinéma si le film est mauvais. Mais comme le personnage évolue généralement dans un univers plus sombre, les films accordent souvent davantage d’attention à l’intrigue, aux personnages et à la direction artistique. Puis Matt Reeves n’est pas n’importe qui…

  6. « Une idée comme ça (pour le prochain reboot) : sortir *uniquement* des films Justice League. »
    Ca couterait très cher à produire, et serait plutôt très risqué après les échecs successifs du JL de Snyder et celui (très probable) de l’univers de Gunn.

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