Bienvenue dans le bar de Galactus : chaque lundi, une nouvelle page est à votre disposition pour discuter cinéma, télévision et comics au sens large, loin des univers Marvel et DC Comics !
La fin est proche… Après avoir rappelé que nous avons rendez-vous avec Franck Castle pas plus tard que mercredi, penchons-nous sur le programme de la semaine. Dans deux jours, l’ineffable conclusion de la série Good Omens sera mise en ligne sur Prime Video. Une saison 3 réduite à peau de chagrin – 1 épisode spécial de 90 minutes au lieu des 6 commandés initialement – suite aux accusations de violences sexuelles portées à l’encontre de Neil Gaiman. Le même jour, ce sera aussi la sortie au cinéma du film d’horreur Obsession. En tête d’affiche, vous aurez peut-être reconnu Inde Navarrette, la Sarah Cushing de l’excellente série Superman & Lois. On lui souhaite donc le meilleur sur grand écran, d’autant que la critique salue déjà sa performance. Alors, qu’avez-vous vu/lu/bu en ces pluvieux jours de mai ? A vos claviers et très belle semaine à tous !
Devenu Archange suprême, Aziraphale cherche l’aide de Rampa, mais les projets du Second Avènement prennent une tournure inattendue, voire dangereuse. L’ange et le démon parviendront-ils à aplanir leurs divergences avant qu’il ne soit trop tard ?






Not so good obsessions…
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Vu et revu :
— Toujours le ArrowMultiverse :
– Suite de la saison 2 de « Batwoman » (vive Alice !), 4 de « Black Lightning (des bouleversements et de gros affrontements badass), à nouveau la 1ère de « Superman et Lois » (« Smallville 2.0 »), 7 de « Flash » (le vrai début, mais pas encore de grand antagoniste), 6 de « Supergirl » (pas beaucoup de souffle, ni dans la conclusion de l’arc précédent, ni dans la longue installation du nouveau) et 6 de « Legends of Tomorrow » (quasiment une parodie de ce qu’ils font dans « Supergirl »)…
Analyses complètes et addendums sur les pages consacrées :
lestoilesheroiques.fr/films/dc/batwoman
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– « Medellín »… (Alain ?)
Il faut un peu de temps pour bien appréhender le dernier film de Franck Gastambide : déjà on devrait le considérer comme une suite officieuse de « Pattaya » (donc également des « Kaïra »), puisque l’histoire démarre sans la moindre caractérisation des personnages, ceux-ci étant des variations de ce qu’on a déjà vu avec ces acteurs – Gastambide en narrateur, légèrement en retrait devant des potes plus dingues, petites grandes gueules de banlieue, personne proche qui est mise en danger, héros qui ne peut pas pécho, chiens, final un peu plus sérieux…
Gain de temps ? Ou absence de travail puisque se reposant sur ce qui a déjà été fait, y compris avec quelques bouts de « Very Bad Trip » (dont un certain acteur).
Le film, ses suites et la filmographie de Todd Phillips semblent une bonne inspiration pour cet opus, qui donne l’impression de n’être qu’une comédie décérébrée, avec des personnages principaux/touristes qui le sont ouvertement…
Mais qui se laisse porter par son contexte polardeux, sans l’atténuer, jusqu’à des points de bascule qui sont faits pour être progressivement graves et malaisants.
D’abord avec la situation rocambolesque de départ (une parodie de Pablo Escobar qui tourne mal), qui devient ensuite inéluctable à cause de choix débiles – le fameux Trip…
Puis, après quelques moments d’action pas trop mal car pas expédiés au montage, ça vire à l’horrible à la faveur d’un gag aussi con que méchant.
Rebelote ensuite, puis coups de chance un peu forcés – les alliés arrivent à point nommé – et on se dirige peu à peu vers une dernière partie où il n’est littéralement plus possible de faire les malins, où il faudra se salir les mains et perdre un bout de son innocence… non sans de nouvelles crétineries au passage, et un autre gag gore stupéfiant.
Certes quand il faut rire inoffensivement, la logique scénaristique n’est pas là – comment faire quand il y a beaucoup de poursuites à pieds, alors que Anouar Toubali ne peut pas courir aussi vite que les autres ? Résultat, il est le boulet du groupe, humilié même quand il est utile. Et même s’il faut saluer l’abnégation du comédien, ça ne se limite qu’à ça, cassant quelques fois le rythme (pourtant élevé).
Comme il n’y a eu aucune construction des personnages au préalable, il ne nous reste plus qu’à interpréter celui que joue Ramzy Bedia comme un grand frère toxique (y compris pour toute la Cité), dont les accès de colère représentent le moteur à malchance de l’intrigue – à chaque fois ce sont ses initiatives qui les enfoncent de plus en plus dans la merde… Et qui en prend conscience sur la fin, pour sauver un frangin qui n’a eu que de mauvais modèles dans sa vie – ne se reposant pas que sur son look et son habituel humour de crevard, Brahim Bouhlel en devient attendrissant.
Et Ramzy de confirmer le tournant plus « sombre et complexe » que prend peu à peu sa carrière d’acteur.
En conclusion, « Medellín » est un film qui hésite entre être un Actioner de plateforme et une pièce importante de son auteur (réalisé entre deux saisons de sa série « Validé », c’est son film le plus dramatique)… Et qui est souvent coincé entre ses contradictions et ses contrastes.
On peut y rire quelques fois. Et quand ça n’est pas drôle, ce n’est pas toujours à cause de gags loupés, c’est plus pour nous mettre le nez dans la violence la moins confortable qui soit…
Manquait juste une meilleure fluidité, pour arriver à un meilleur équilibre.
Mets de l’huile, petit homme
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– Début de « Bref.2 », première moitié…
Crise de la quarantaine et critique de la procrastination… mais qui digresse beaucoup (comme les dernières saisons de « Kaamelott », des épisodes longs en fait composés de mini épisodes). Ce qui fait que le protagoniste stagne au lieu de réussir à avancer.
Les moyens mis en œuvre, très confortables (un max de plans montés et de guests, une partie métaphorique traitée comme du Starship Troopers) font que le tout a beaucoup d’énergie… mais pour l’instant vaine, tant qu’on n’a pas relié toutes les historiettes entre elles.
Même si quelques-unes génèrent un sens évident (Baptiste Lecaplain en nouveau « Super quelque chose », c’est aussi l’exemple d’un pote qui a évolué par surprise).
En fait le plus intéressant jusque là, c’est toute cette noirceur qui ressort…
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– Lu :
– Le Surfer d’Argent met à l’amande Terrax.
Puis prépare son probable remplacement, pour cause de film – c’est une commande, voilà…
– One World under Doom :
Les Fugitifs et leur Fatalis domestique, il fallait bien en faire quelque chose…
Le Rulk pas à la fête, un loup cyborgarou, des alliés qui tardent…
Sam Wilson et ses Vengeurs, plus malins que le Penseur Fou (si seulement il n’était Que Penseur)…
Les Superior Avengers commencent à lancer leur vraie attaque, mais…
Le Fatalis 2099 avait une grosse armée Multiverselle, mais peut-il être plus fort que son antécédent ?..
Les Fantastiques révèlent une tricherie qui rend Fatalis encore plus indigne, moins talentueux, donc moins complexe…
Les héros face à la dégueulasserie populiste d’une partie des citoyens, tellement proche de la réalité. Et Reed sort sa propre magie de nulle part (explication prochainement dans sa propre série ?)…
– Imperial :
Les nouveaux Exilés mutants, mais sans Multivers…
Nova a pigé tout seul pour les vrais instigateurs de la guerre – pas les autres ?..
– Les Ultimates doivent se réorganiser, ils y ont bien, bien réfléchi…
Les U X-Men enquêtent, ou un truc comme ça…
U Wolverine dans un remake de l’Arme X de Barry Windsor-Smith, avec plein de récitatifs donc. Et… Vladislav Credovski ?..
– Fin de la série Black Science :
Voilà donc l’histoire de la version extrême de Reed Richards… Grant McKay, un monstre de sciences, variation du savant sans conscience (fou), mais du genre qui carbure à l’énergie jusqu’au-boutiste plutôt qu’à la froide logique.
Un homme brisé dès l’enfance à cause d’un traumatisme domestique (somme toute banal), et prisonnier de ses obsessions du début à la fin, incapable de maintenir une cellule familiale stable même s’il n’a jamais cessé de l’aimer.
Est-ce en fait pour ça qu’il plonge dans le Multivers ? Inconsciemment il les mène à plusieurs confrontations entre des versions de lui-même, de ses proches (des équivalents de Sue, Johnny, Ben, les enfants), de ses alliés et de son ennemi juré… lequel représente le conformisme le plus lâche (pas vraiment un Fatalis).
Tout au long des 43 épisodes, tous dessinés par Matteo Scalera (un style très européen, de grands nez), le scénariste Rick Remender creuse à nouveau sa thématique de l’auto-appitoiement, de la culpabilité qui n’arrive jamais à être soignée, comme à l’époque de Fear Agent mais sans le côté « Cosmic Roger »… et en bien plus pessimiste et apocalyptique, ce qui est un exploit.
Avec ce genre de personnage, c’est toujours ou trop, ou pas assez… passant des bonnes intentions (pour aider notre monde avec des découvertes scientifiques) à la tromperie (conjugale) et la toxicité… Un connard, quoi ?
Et avec une communication qui ne passe jamais entre les êtres, ou alors trop brièvement – alors que paradoxalement les frontières entre les univers sont de plus en plus poreuses, la famille étant Perdue dans l’espace (Multiversel), se confrontant à des mondes fous fous fous – trop long de tous les décrire, mais on n’y trouve très peu les clichés habituels des univers parallèles…
Grant peut-il tout réparer, comme il se le répète telle une promesse ? Ou bien est-ce juste un vain mantra, son impulsivité étant une part indivisible de sa « précieuse » personnalité – dommage qu’on n’y voit pas assez l’Ordre Anarchiste des Scientifiques (notez bien l’antonymie) dont il faisait partie, pour qu’on comprenne mieux comment il a pu y cultiver sa Science Noire.
Et ainsi devenir le seul et unique destructeur de mondes (remarque, avec une croix noire inversée tatouée sur le cou)… Tel qu’on le comprend dans une dernière partie, certes précipitée – il nous manque l’ultime manœuvre de Kadir, reléguée hors-champ, et on se croirait alors dans une nouvelle réalité onirique…
Et où il ne nous restera que deux choix, tous les deux mauvais :
Que Grant décide enfin de lâcher prise, mais dans un monde aseptisé.
Ou bien s’il se rebelle façon Matrix, mais en s’y prenant à nouveau excessivement mal, refaisant les mêmes erreurs (les cicatrices)… à moins qu’une main lâchée puisse rompre le cycle ?
Le pessimisme étant roi dans cette série, nul doute que cette conclusion se révèle aussi Noire que cette Science.
– Fairyland Forever :
Skottie Young en mode automatique pour cette nouvelle suite d’épisodes, semblant se foutre de notre gueule dès le début (on pouvait se passer du numéro gratos Free Comic Book Day), majoritairement dessinés maintenant par Derek Laufman (c’est un peu moins léché), sans arcs narratifs encore visibles, et faisant de la parodie paresseuse sur la fin…
– Night Club Tome 2 :
Mark Millar et Juanan Ramírez au top pour leur (désormais) saga des ados super-héroïques vampires, maintenant face à leurs nemesis lycéenes. Du bourrin, brutes/pétasses contre nerds, comme toujours pas assez caractéristisé, avec des payoff prévisibles mais aussi, heureusement, peu de cynisme.
À suivre pour la suite et fin ?
Jurassic world rennaissance
Un film qui présente à la fois de bonnes idées mais qui est trop rushé pour correctement les exploiter, et à la fois un manque d’inspiration (par exemple ce dernier acte est honteux en terme scénaristiquement…).
Même le concept de base (dinosaures mutants) est à la ramasse en terme d’exploitation.
Très heureux de ne pas avoir payé de place pour un tel produit..
2/5 (et je pense être gentil)
Nature prédatrice (Trash en VO) : je ne peux pas dire que j’ai détesté, mais entre les personnages/situations clichés des films catastrophes (la femme enceinte qui accouche, personnage odieux dont on devine le sort réservé) et au final ***spoiler potentiel*** le manque de prise de risque justement sur le sort des personnages qui enlève toute forme d’inquiétude (hormis un peu sur la fin), c’est un film un peu court qui se regarde mais qui ne marque pas les esprits… pas compris la dernière scène…
Moralité : ne portez pas de pull lors d’une inondation. En plus il est pas joli ce pull.
Fini la série Darth Maul
Bon ben vu le niveau des productions SW depuis 2015 on est plutôt bien. Mais dans l’absolu ? Une fois le contexte installé que s’est il passé entre le premier et le dernier épisode ?
On a discuté de complots pour pas faire avancer grand chose.
On a beaucoup fui, pas toujours les mêmes personnes au gré des rares péripéties.
On a pas mal teasé « L’Empire » pour ne pas en voir grand chose finalement.
On a vu quelques beaux combats mais dans lesquels il faut se torcher avec les rapports de puissance logiques.
Pour tout dire à un moment donné on s’est trompé d’épisode qu’on avait laissé en visionnage au milieu, et il nous a fallu cinq minutes pour capter qu’on avait mis celui d’après tant tout se ressemble à certains moments…
Mais malgré tout voir Maul VS Vador ça valait le coup même si Vador l’explose en 30 secondes puis met un épisode entier à le faire plier pour finalement échouer… Peu vraisemblable.