Bienvenue dans le bar de Galactus : chaque lundi, une nouvelle page est à votre disposition pour discuter cinéma, télévision et comics au sens large, loin des univers Marvel et DC Comics !
Zut, même Canicule-Man a droit à son reboot… L’événement de la semaine, c’est bien sûr Vaiana : La légende du bout du monde, l’adaptation en prise de vues réelles du film d’animation éponyme, sorti il y a seulement dix ans ; sachant que la suite était sur les écrans il y a tout juste un an et demi ! Faute d’idées originales, le cycle des remakes est décidément de plus en plus court chez Disney. Quant à l’inévitable contre-performance du film – visible à des kilomètres -, on peut remercier la saturation du marché moanesque qui rappelle l’enchaînement débile Star Wars : Les Derniers Jedi/Solo : A Star Wars Story à quelques mois d’intervalle. Sans transition, les amateurs d’horreur auront le plaisir de retrouver la saga Evil Dead avec Evil Dead Burn, signé du réalisateur français Sébastien Vaniček (Vermines). Et depuis quelques jours sur Apple TV, Rebecca Ferguson poursuit son exploration du monde de Silo. Alors, qu’avez-vous vu/lu/bu en ce début juillet ? A vos claviers et belle semaine à tous !
Répondant à l’appel de l’océan, Vaiana s’aventure pour la première fois par-delà le récif de son île de Motunui. Accompagnée du célèbre demi-dieu Maui, elle embarque pour un voyage inoubliable destiné à permettre à son peuple de retrouver sa prospérité…






Vaiana, héroïne intrépide accompagnée d’un balourd aux cheveux longs et débarquée avec bien peu de promo… ça ne vous rappelle pas une super-héroïne récente ?!
Sinon, si ça brûle, préférez les bunkers à l’océan.
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Vu et revu :
— Toujours le ArrowMultiverse :
– Fin abrupte de la série « Legends of Tomorrow » – rebondissements moyens, promesses envolées, mais peu de regrets pour avoir suivi ces canailles toutes ces années…
Fin de la série « Batwoman » – reine de l’humour noire, l’emportant à chaque fois sur la nunucherie embarrassante – aucun regret d’avoir connu Alice…
Suite de la saison 2 de « Superman et Lois » – trop dans l’intime, pas à assez dans l’ampleur…
Suite de la saison 8 de « Flash » – quelques petits coups de boosters au milieu d’un océan de démotivation…
Analyses complètes et addendums sur les pages consacrées :
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– « En attendant Bojangles »…
S’appropriant le roman à succès du même nom (multi adapté), le réalisateur Régis Roinsard retrouve l’ambiance Rétro française et le Romain Duris de son premier film, « Populaire », et en livre en quelque sorte une suite/variation amère, où les personnes fantasques vivent leurs derniers instants de liberté dans une monde qui ne peut les accueillir plus longtemps.
Avant tout un pur Virginie Efira movie, c’est à dire avec une antihéroïne perturbée, chieuse, voulant être libre (des contraintes sociétales)… son complice de mari, jeune retraité aimant tout autant qu’elle faire la fête et (se) raconter des histoires – bien aidés par un riche mécène.
Au milieu, leur fils, sur la même longueur d’onde, pas du tout en révolte.
Et les protagonistes du film d’enchaîner les rigolades, jouant le jeu des petits bourgeois avec une araignée au plafond, et ayant leurs rituelles romantiques – le passage régulier de la chanson ‘Mr. Bojangles’…
Mais repoussant le plus loin possible l’échéance fatale que ne cesse de leur rappeler une mère et épouse cyclothymique, loufoque quand on s’y attend, puis quand on ne s’y attend pas…
Puis grave et dangereuse à n’importe quel moment.
Le drame, la noirceur étaient déjà là dès le début, mais on ne le voyait pas.
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– « Soudain seuls »…
Pour son deuxième film de réalisateur, le scénariste Thomas Bidegain ne réinvente pas la poudre en s’attaquant au récit de type Survival… encore fallait-il y arriver véritablement.
Ce qui ne semblait pas gagné dès la préproduction du film où, en s’inspirant du roman ‘Soudain, seuls’ d’Isabelle Autissier, il envisageait un casting anglo-saxon avec Vanessa Kirby et Jake Gyllenhaal… ce dernier se mettant alors en tête de se réapproprier complètement le film. Pas possible alors de supporter le gugusse.
Au temps pour le côté glamour qu’aurait pu avoir le résultat, même si aurait été drôlement méta que l’acteur masculin soit aussi insupportable que son personnage.
Au final le casting sera donc à moitié glamour avec Mélanie Thierry (et son Raphael à la musique, déjà sur « Les Cowboys » de Bidegain), et Gilles Lellouche…
Dans ce qui se révèle d’abord être un film dramatique un peu beauf, où un couple mal assorti enchaîne les décisions à la con qui vont en faire des naufragés sur une petite île près de l’Antarctique, sans être capables de savoir survivre sans se balancer des reproches très clichés (et un peu mous).
Puis, faire un pseudo retour à la Nature sauvage, mais de manière maladroite (« lui homme, tue pour nourriture, toi excitée »).
Le Survival, un prétexte pour faire une dramédie française en Islande ? Ouf, dans la deuxième moitié du film – et après une énième bourde catastrophique – tout s’inverse, heureusement : Gilles ne peut plus faire le malin, le verbe se fait enfin plus rare, et Mélanie prend les commandes.
Ce qui sauve (!) entièrement le film car le récit ne repose alors pas seulement sur des envies féministes (d’où la coécriture avec Valentine Monteil) mais aussi sur ses qualités visuelles…
C’est une évidence, Mélanie Thierry, avec sa blondeur et ses yeux bleus très clairs, a une cinégénie qui correspond parfaitement à cet environnement, qu’on voit de plus en plus dans toute sa rudesse – là où Gilles Lellouche passe presque pour un intrus, ou un adversaire. Pas à sa place, même barbu.
S’ensuit une bonne phase de crapahutage, Soudain seule, là où il aurait fallu aller dès le début si on avait eu deux sous de jugeote… et voilà, là le Survival commence réellement, c’est-à-dire que chaque embûche vient moins à cause des erreurs commises (ce sont des personnages de cinéma quand même), et plus à cause d’une Nature forte et écrasante contre laquelle l’humain ne peut lutter bien longtemps, obligé de faire alors preuve d’humilité.
L’histoire, plus sensorielle, prend aussi assez de temps pour montrer ces instants où l’individu seul compte au sein de l’immensité et des éléments hostiles. Ni le mariage, ni la maternité, jusqu’au retour à un confort dont on se demande justement s’il peut être partagé ou pas…
Et même, si ça n’est pas la dernière touche de civilisation qui existe – le reste du Monde est étrangement muet, comme s’il y avait eu une apocalypse au-delà, pas préoccupée par le sort de deux pauvres français.
Que faire dans ce cas ? Se contenter de là où on se sent bien ?..
Puiser à nouveau dans ses forces et être altruiste (notez le passage de la capuche bleue à la rouge), même envers un possible poids mort, est-ce une façon de préserver sa part d’humanité ?..
Et est-ce que peut éviter toutes velléités de misandrie, et accepter que tout puisse être pardonné ?
La conclusion donnera quelques réponses, ainsi que l’apaisement que nécessite toute conclusion de Survival… mais avec tout de même un petit pied de nez final.
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– « La Bataille de Gaulle : J’écris ton nom »…
On sait maintenant pourquoi le général Gaulle de s’est képlan chez les rosbifs pendant la deuxième guerre dialmon…
Toujours un peu insolite, bizarrement rythmé, patriote mais pas bêlant, et nous rappelant aussi ce qu’il y aurait eu « si les ricains avaient été là un peu trop longtemps »…
Analyse sur la page consacrée, au Bar #362
lestoilesheroiques.fr/2026/06/le-bar-de-galactus-362-on-lappelait-robin-des-bois-enola-holmes-3-la-bataille-de-gaulle-jecris-ton-nom.html
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Lu :
– Undead Iron Fist, et sa chasse aux fantômes qui touche maintenant Danny personnellement…
– Début du retour du Punisher, et il ne va pas être content quand il saura qui est derrière ses actions…
– Les Ultimates révolutionnent vraiment…
Le Ultimate Wolverine se déconditionne grâce à des X-Men plus proches des originaux que ceux de Peach Momoko (et pourtant, Legion)…
Ultimate Black Panther laisse la place au néo couple Okoye/Killmonger…
– Deadpool/Batman, deuxième partie des crossovers Marvel/DC, bien moins inspirée…
– Suite de :
Star Wars – La Haute République : La peur des Jedi – Ça chauffe encore sur Naboo…
Docteur Aphra : Agente du Chaos – Mission casse-cou avec Luke, presque comme au bon vieux temps…
Star Wars : Sorti des ténèbres – Luke dans une mission en solo et peut-être trop obsessionnelle…
– Début de l’Intégrale Tortues Ninja IDW 8 – La mini-série ‘Bebop et Rocksteady détruisent tout’, comme son nom l’indique : les deux débiles cassent le Multivers, dans une de ces aventures temporelles ponctuelles avec Renet, et rien n’est à prendre au sérieux ici…
– Début du deuxième Tome de Red Coat – Simon Pure et des histoires de rednecks pas ragoutantes…
– Début du troisième Tome de Geiger – avec exceptionnellement Paul Pelletier au dessins, dans un arc narratif où Tarik est plus « Hulk » que jamais.