Bienvenue dans le bar de Galactus : chaque lundi, une nouvelle page est à votre disposition pour discuter cinéma, télévision et comics au sens large, loin des univers Marvel et DC Comics !
En ce chaud mois d’août, les fans de dinosaures sont à la fête avec La Pat’ Patrouille : Le film – Mission Dino, La fin d’Oak Street ! Mercredi, sous la caméra de David Robert Mitchell (Under the Silver Lake, It Follows), Ewan McGregor et Anne Hathaway seront donc poursuivis par des dinosaures lorsque leur maison se retrouvera propulsée dans le passé. Sachant que J.J. Abrams est à la production, on se croirait presque dans un nouvel épisode de Cloverfield ! Le même jour, sur Prime Video, l’armoire à glace préférée du grand public – Alan Ritchson, qui ne cesse d’être fan-casté dès qu’un projet DC Comics est annoncé – sera de retour dans la saison 4 de Reacher. Alors, qu’avez-vous vu/lu/bu dernièrement à part le season finale de House of the Dragon ? A vos claviers et très belle semaine à tous !
Lorsqu’un mystérieux événement cosmique arrache Oak Street à sa paisible banlieue et la transporte vers un lieu inconnu, la famille Platt, désorientée dans ce nouvel environnement hostile, comprend vite qu’il leur faudra rester unis pour survivre.






Troie : Je l’avais jamais vu. Et après avoir vu Odyssey de Nolan, j’ai emboité le pas. Bien plus épique que ce dernier, ça aurait pu être un bon préquel malgré les quelques libertés sur le sort des personnages, dont Hélène mais je pense qu’ils ont voulu éviter que ça finisse en tragédie grecque en revenant auprès de son horrible mari. J’aime bien le fait que les Troyen ne soient pas de mauvaises personnes et qu’il y ait un respect mutuel entre les deux camps malgré les coups bas. Bon par contre la coiffure de Brad Pitt et son air monotone la majeur parti du film… mais il en impose quand il vient réclamer vengeance.
Hectoooooooooooooooooooooooooooooooooooor !!!!
L’Odyssée, c’est la mini-série par Franco Rossi, Piero Schivazappa et Mario Bava qu’il faut voir. L’Odissea.
Reacher c’est tellement une des meilleurs séries du moment.
Apres une 2ème bonne saison, un peu au dessous de la 1ère, la 3ème elle est excellente !
Trop hâte de voir cette 4eme !
Moi j’ai une fille de 6 ans, do c ce sera Pat’Patrouille au ciné demain 😀
C’est pareil, t’inquiètes tu verras aussi des dinosaures, par contre tu risques pas de croiser Reacher….
Fin de House of The Dragon saison 3 : C’était mieux que la précédente saison (en même temps, pas dur…) et la fin de certains persos m’a plu.
Mais… y a eu plein de facilités scénaristiques que je ne spoilerai pas qui m’ont un peu fait souffler quand même.
J’ai été voir The Last Viking avec Madds Mikelssen dans un registre très différent de d’habitude. Je recommande pour l’humour absurde et l’histoire barrée mais touchante.
Bonne semaine à vous tous !
De toute façon Reacher est lui aussi un brute dinosauresque, ça nous fait donc une triple dose cet Été…
Et RIP (l’enfance) :
https://www.20minutes.fr/arts-stars/television/4238307-20260808-michel-dejeneffe-ventriloque-createur-tatayet-mort-77-ans
😢🙏
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Vu :
– « À trois on y va »…
Habitué aux comédies dramatiques, le réalisateur Jérôme Bonnell nous présente un marivaudage moderne, plus grave que rigolo tant il révèle les angoisses d’une génération même pas encore trentenaire.
Un ménage à trois où Anaïs Demoustier est « l’amante dans le placard » à la fois de Félix Moati et de Sophie Verbeeck, mais plus parce qu’elle ne sait qui choisir puisqu’elle les aime à égalité (jusqu’à réagir similairement avec les deux)… Et par déformation professionnelle, puisque avocate ayant trop de fois évolué au milieu des mensonges, jusqu’au désespoir…
Dommage qu’il y ait si peu de moments de mise en scène, reposant sur des chassés-croisés en appartements, où Anaïs doit sauter d’un amour à un autre en secret (bon il y en a trois, mais un seul qui est bien rigolo, avec une évasion/rhabillage)…
Triste aussi que le film fût un peu en avance sur la notion de trouple, lequel n’arrive pas à perdurer et amène à un sacrifice de la part du personnage le plus solide du lot.
Très mélancolique.
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— Spécial Stefon Bristol et afrofuturisme :
– « See You Yesterday »…
Ce protégé de Spike Lee (qui produit d’ailleurs ce premier film) se met en tête de réaliser son propre « Retour vers le Futur » pour les noirs – un « Black to the Future » si on veut, avec même la participation d’un acteur qu’on aime bien.
Ce qui commence comme un comédie ludique centré sur deux ados de génie, tout en faisant le portrait de leur communauté pendant un Été où les esprits s’échauffent… et bascule quand le drame s’invite et oblige la jeune CJ à retourner dans le Passé pour enchaîner les sauvetages.
En vain, le film se trouvant alors restreint par son sujet (des jeunes gens noirs meurent trop facilement, surtout à cause d’un manque de communication)… Tout comme CJ semble enfermée dans une boucle (avec ses règles, ses interactions qu’il faut éviter) faute de pouvoir résoudre un problème toujours insoluble aujourd’hui.
Pas du tout du « Retour vers le Futur », trop pessimiste pour ça.
– « Breathe »…
Un peu la Face B du précédent film :
Au lieu du Passé, Stefon Bristol vise le Futur post-apocalyptique, en l’occurrence une Terre où l’oxygène a quasiment disparu (c’est réalisé avec assez de moyens pour être efficace, pas plus)… ce qui fait que l’ambiance pessimiste et la paranoïa sont présents majoritairement dans l’histoire. Limité à une famille (toujours sans père), une mère et une fille ayant des rapports souvent antagonistes, et préservant leur pré carré qui représente aussi les derniers vestiges de la culture Africaine…
Encore une fois on a une jeune surdouée qui représente l’avenir du Monde, mais seulement si les représentants de sa communauté arrivent à dépasser la peur, la paranoïa, justifiées par le contexte et par des intrus (blancs, latino, de toute façon peu visible avec leurs masques à oxygène) dont on ne sait s’ils sont sincères ou pas – idée amusante : ils sont joués par Milla Jovovich (en total contre-emploi) ou Sam Worthington (en total beauf), soit les champions des films de SF ambitieux ou au contraire très Bis.
Les malentendus seront une nouvelle fois source de drames, mais Stefon Bristol osera proposer de faire table rase de tout esprit communautaire, pour arriver à une forme d’apaisement et d’espoir.
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— Toujours le ArrowMultiverse :
– Suite de la saison 9 de « Flash »…
La série se dirige vers sa fin, à pas léger et avec une part de best-of, et c’est pas désagréable du tout…
Début de la saison 3 de « Superman et Lois »…
Nouveau départ et nouvelle donne dramatique, parfaitement concoctée par toute l’équipe…
Début de la série « Gotham Knights »…
Un « Club des 5 » (ou 6), pot-pourri des meilleurs restes de Greg Berlanti, sympathique à voir grâce à la majorité du casting.
Analyses complètes sur les pages consacrées :
lestoilesheroiques.fr/films/dc/flash
lestoilesheroiques.fr/films/dc/superman/superman-lois
lestoilesheroiques.fr/films/dc/batman/gotham-knights-serie
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– « Le Dernier des Juifs »…
Noé Debré laisse de côté la série « Parlement » pour une comédie de la glande, de la procrastination. Avec un grand dadais à la Antoine Doisnel (Michael Zindel, sorte de fusion entre Timothée Chalamet et Paul Mirabel) qui se laisse porter par les évènements, conscient de son incapacité à prendre son indépendance tant qu’il reste lié à une mère-fardeau (Agnès Jaoui, entre humour à froid et dolorisme).
Le côté Super Juif du film, où entraide et antisémitisme se côtoient avec la pire des banalités, n’empêche pas le film de décrire un lent délitement, planqué poliment sous des couches de légèreté ainsi qu’une repompe du scénario de « Good bye Lénine » (cacher à sa mère fragile que tout est en train de disparaitre ou d’empirer).
Le récit d’un futur juif errant, insaisissable pour l’éternité.
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– « Sirènes »…
Téléfilm Prime Video réalisé par Adeline Picault, moins inspirée que pour sa comédie « T’as pécho ? », bref un buddy movie policier entre femmes qui n’a pas beaucoup de prétention ni de saveurs, et encore moins de cohérence :
Alice Pol joue à domicile (elle est de Marseille), mais une flic lookée en cagole, qui aligne quelques phrases en italiens mais ne sait pas prononcer « Rocca Serra » ?..
Et des corses qui ne sont jamais identifiés comme tel (Cédric Appietto ?)…
À la limite Shirine Boutella peut être rigolote en policière maladroite et pas sûre d’elle, mais sinon le film est juste un produit de plateforme, ne faisant pas grand chose du sujet des violences sur les femmes, au scénario prévisible, (décidément quand Natacha Lindinger est dans le même coin que Ramzy Bedia, c’est elle qui est désagréable), avec des acteurs en semi vacances.
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– « Ducobu passe au vert ! »…
Elie Semoun livre comme d’habitude du Ducobu bisannuel, cartoonesque, les enfants indéfiniment recastés, et qui se moque ici d’un sujet en vogue – l’Écologie – pour mieux se le réapproprier. Ce qui pourrait être plus méchant que risible (détourner le parcours de Greta Thunberg pour gratter des heures de glandes), si ça ne dénonçait pas indirectement les vrais démagos qui font de même.
Heureusement Ducobu ne vire pas à l’antihéros total, d’abord mis en difficulté par un Latouche plus malin – en même temps il a de l’expérience, personne n’est passé à la classe supérieure – lequel se retrouve même dans un improbable triangle amoureux entre Émilie Caen et Caroline Anglade…
Et affrontant un Nicolas Marié prenant plaisir à jouer les criminels pollueurs.
L’honneur de la cause est sauf.
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– « Novocaïne »…
Un des meilleurs films d’action à concept, aussi attachant (par ces héros) que marrant à voir.
Analyse sur la page consacrée, au Bar 296 :
lestoilesheroiques.fr/2025/03/le-bar-de-galactus-296-novocaine-the-studio.html
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– « A Working Man »…
David Hayer reprend Jason Statham comme protagoniste principal d’un film d’action où un homme « ordinaire » se révèle être un super pro, qui va péter les genoux de tous les sales profiteurs etc etc…
Et c’est tout, y a rien de plus que ça : le Stath fait son « Taken », pas avec sa fille mais avec celle de son brave patron – Sylvester Stallone étant à la prod et au scénario, on est en pleine obsession Maga pour les trafics d’êtres humains…
Et là où le film aurait pu traiter vraiment son sujet initial, c’est à dire que le héros a vu sa famille s’écrouler à cause de la violence qui le suit, depuis l’Armée jusque dans sa vie civile… on se retrouve finalement avec quelques secondes de Statham qui se dit « merde, qu’est-ce que j’ai encore fait », deux-trois fois dont une face à un ex militaire comme lui, mais devenu chef de gang gogolo Mad Max (comme toujours chez Hayer, y a des ennemis grotesques)…
Et alors que ceux-ci, et des russes, et un couple de gangsters, et des flics ripoux mal écrits, s’empilent les uns les autres jusqu’à ce que ça menace de virer au dilemme – tout ça pour une seule fille… il n’en est rien, puisque ces adversaires sont tous des cons, mourrant même comme des cons sans l’aide du Stath.
Bref, aucune conséquences, lui il reste limite clean jusqu’à la fin, et tout ça dure 1h50 dont 20 minutes de trop (parce-qu’on doit aussi montrer que l’otage est elle aussi maligne)… et pire, même pas avec des idées ou du fun dans les bastons.
Ah si, une seule : quand un gros dégueu se fait tuer sans avoir brandi la moindre arme, juste parce qu’il est moche. Là au moins, ça assumait d’être un vrai film de faf.
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– « Spider-Man : Brand New Day »…
Contrairement à ce que dit la doxa, c’est finalement celui-ci le plus mauvais film « Spider-Man », bourré de fan-service et de Nostalgie (c’est à dire qu’il refait des tas et des tas de scènes cultes, en moins bien), ajoutant des guests venues de 4 franchises alors que une seule aurait suffi…
Trop lourd, et une nouvelle occasion pour Sony de se payer la fiole du MCU, après tous les vetos qu’ils leur ont mis sur leurs « films de vilains » (pas sûrs qu’ils auraient été meilleurs).
Analyses sur la page consacrée, et c’est pas fini :
lestoilesheroiques.fr/2026/07/spider-man-brand-new-day-critique-film.html
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– Lu :
– Eddie Brock Carnage aurait pu s’en sortir s’il n’y avait pas eu ce scrogneugneu de…
Spider-Man toujours dans l’espace, et ses remplaçants commencent une guerre contre les bouffons…
– Les Vengeurs retrouvent Camelot…
Les New Avengers sont trop tarés pour être autre chose que des Thunderbolts…
– L’Ère de Révélation :
Doug a un problème, résolu grâce à plusieurs coups d’avance…
Spideuthanasiste…
Quentin le prof sévère…
Les Expatriate essaient d’éviter les Limbes…
Dure la parentalité, mais la Cape et l’Épée y arrivent très bien…
Même la dernière bonne action du zombie Wade est entachée de violence…
Les X-Vengeurs sont bien les derniers héros du monde…
La mission anti Révélation était noyauté dès le début, et de toute façon il ne reste plus rien à la fin…
Début de Shadows of Tomorrow :
Retour de Cyclope et le Fauve du 3K…
Les X-Men de la Nouvelle Orléans contre une mini brute…
Wolverine le protecteur…
Une nouvelle X-Force un peu pétée…
Malicia doit-elle se souvenir ?..
Les frère et sœur Ra-Ra-Raspoutine, combattants de la reine russe…
– Fin de Undead Iron Fist, et continuation du nouveau statu quo de Danny Rand…
– Le Punisher (et son contexte Red Band, tellement violent qu’il n’est pas compatible avec le reste de l’univers Marvel) se libère…
– Ultimate Universe:
Les Parker – Osborn ont droit à de franches discussions…
À la recherche de sa sœur, Miles Morales crée un improbable crossover international, à laquelle toutes les franchises Ultimate pourraient participer…
Les Ultimates continuent de recruter des visages connus…
Les X-Men ont enfin eu une confrontation contre le sinistre Maester…
Wolverine reprend ses marques avec ses anciens alliés (étrangement très confiants, tous)…
Black Panther s’autorise un peu de passion, pour qu’on vienne la lui gâcher ensuite.
Fini la dernière saison de The Bear :
Je l’ai dévoré et savouré. ça a été à mes yeux une sorte d’apothéose du show. Et le côté 1 saison sur (presque) un seul et même service (un peu la recette de The Pitt qui fait la force de cette dernière) rend le tout assez grisant et addictif.
Le resto, les persos et les relations entre eux atteignent le niveau d’excellence qu’on espérait (ou en tout cas moi) depuis le début du show, et la fin est super bien maitrisée.
La photographie et la lumière sont superbes, les acteurs sont toujours aussi justes et les dialogues prenants et édifiants. Et ce montage… J’espère que l’équipe va encore recevoir des récompense pour ce travail très impressionnant.
C’est peut-être la saison qui m’a le plus plu dans son ensemble.
Au final, The Bear aura été une série avec pas mal de grands épisodes, des coups de mou, des personnages à la fois détestables et passionnants et une manière de mettre en scène le monde de la cuisine digne captivante (ça donne envie de se mettre sérieusement à cet art, et en même temps ça dissuade d’en faire son métier au vu des conditions et du stress engendré).
Donc conquis par ce final, et une série qui me restera en tête sans crier au chef d’oeuvre d’un point de vue divertissement.
3.5-4/5
pour ma part, je me suis très simplement maté les trois premiers épisodes de Stuart fails to save the Universe.
Je trouve ça, d’une part hilarant, et surtout, je trouve ça épatant, d’autre part, de faire des séries dérivées qui n’essayent pas de copier-coller tBBT, qui prennent le risque de tenter autre chose. Rien que ça, éveille la curiosité.
Pour le reste, des semaines à lire sur les réseaux sociaux que malheureusement, les anciens acteurs de tBBT ne feraient pas d’apparitions dans ce spin-off, et v’là les 3 premiers ép !
Excellente fin de saison pour House of the Dragon ! Le seul point négatif, c’est qu’Alicent est trop laissée de côté. On a l’impression que son personnage ne sert plus à rien. Je n’ai pas lu Feu & Sang exprès (pour ne pas être déçu…), donc je ne sais pas ce que nous réserve la suite, mais de ce qu’on voit dans ce final, c’est prometteur !
Sinon, pour Stuart Failed to Save the Universe, épisode 3. Bon, en trois épisodes seulement, je trouve qu’on a beaucoup, voire trop de fois, la carte nostalgie/fan service de The Big Bang Theory. J’en viens même à me demander si la série pourrait exister sans la carte fan service à gogo. Là où les autres spin-off n’en ont pas tellement joué. Ça commence même à ressembler à une grosse parodie de TBBT. J’aime bien. Mais là, j’ai du mal à imaginer l’intrigue sur plusieurs années, au-delà de la saison en cours. Mais j’aime bien quand même.
Ah, et bien entendu, deuxième fois pour Spider-Man: Brand New Day ! Pas trop sûr qu’il soit meilleur que No Way Home, mais la maturité de l’intrigue y est pour beaucoup (dans son succès), sur certains points.
J’ai toujours autant apprécié la Jean Grey de Sadie Sink.
Par contre, Hulk et le Punisher, on a un peu l’impression qu’ils ne savent pas trop ce qu’ils font là. Difficilement justifiable comme présence. J’entends par là, leur rencontre, ça sent le forçage quand même. Mais bon, avec le MCU, on a l’habitude de ce genre de choses. Pareil pour Yelena (mais bon, le QG de son équipe est à New York, donc ce n’est pas si aberrant).
Par contre, j’y aurais bien vu une apparition de Kamala (vu qu’elle a un lien avec les mutants d’après le MCU). Je m’attendais à une petite référence, au moins.
MJ & Ned, bon… On aurait pu aussi s’en passer, vu la fin de l’opus précédent. Je ne comprends toujours pas pourquoi Ned et pas Ganke Lee… Je suis en train de relire les débuts d’Ultimate Spider-Man avec Miles Morales, et ce Ned a plus de rapports avec Ganke que Ned… Mais bon. Je chipote.
Et la scène post-générique. Totalement dispensable. Inutile même.
Niveau lectures : Ultimate Universe 13 uniquement.
Bon, bah la hype n’est clairement plus là. Surtout quand on sait ce qui va arriver à la fin, d’ici le tome 17 en France. Il était tellement plein de promesses et de possibilités, ce nouvel univers Ultimate. C’est une des premières fois où j’ai un gros coup de gueule contre Marvel Comics. Un beau seau de mer** lancé à la gueule des fans.
« Pourquoi Ned et pas Ganke Lee » c’était l’idée de départ mais ils ont opté pour Ned soit pour ne pas confondre avec celui de Into Spiderverse ou parce qu’il est justement affilié à Miles Morales. Enfin… il me semble.
« Et la scène post-générique. Totalement dispensable. Inutile même.«
Si ! Qu’il sera bien présent dans la suite, peut-être même dans Doomsday (vu le rôle important qu’il joue dans la version comics du Secret Wars, si cette partie là est respectée)
c’est assez amusant de voir aujourd’hui Tom Holland, qui semble militer pour que Miles arrive dans le MCU …
entre Ned qui est un clone de Ganke Lee et MJ qui est celui de Barbara Rodriguez, il n’y aura guère que Gwen/Ghost Spider pour fourguer un entourage en action-live … ou une Tante May accurate ^^
Mais du coup, la Spider Gwen/ Ghost Spider (oh, une collègue ! 😂😂😂) dont vous parlez, c’est la petite Gwen de… 14-15 ans ?, qu’on voit dans le premier numéro introduisant Miles ? Celui dessiné par Sara Pichelli ? Elle va devenir une héroïne, ou bien c’est encore un autre personnage alternatif ? (j’ai pas trop suivi la gamme Ultimate)
Ce Ned et ce Peter ne sont rien de plus que des copies collés de Wong et Cumberbatch en version teenagers ; et vice et versa.
@ Spidey : On retombe un peu sur l’idée réccurrente de ce fameux « cahier des charges » qui fait qu’on retrouve un peu toujours la même chose, en effet. J’ai d’ailleurs été surpris que les pouvoirs magiques de Ned, découverts dans le film précédent, n’aient pas été rééxploités dans celui-ci. Il a peut-être oublié l’expérience ? Franchement, y’a un sérieux problème de suivi, chez ces mecs-là…
J’en reviens toujours à mon impression générale sur les Marvels : on aime, mais on voit bien qu’il y a toujours plein de trucs qui vont pas, mais on trouve quand même que c’est bien. C’est comme la junk food…
Clap de fin pour la saison 3 de House of the Dragon !
Plutôt bon, voire très bon, je reste cependant un poil mitigé de ce dernier épisode. Alors oui, l’écriture, la tension, la photographie, l’acting, les musiques, etc etc restent a un niveau d’excellence, autant je trouve un peu paresseux d’avoir ce moment (important des livres) en mode copié collé de l’épisode 5 saison 8 de GoT. J’aurais aimé beaucoup plus de combats aériens, beaucoup plus de dragons, beaucoup plus de tout. Il s’agit quand même de la danse des dragons !
Et je note également une sacrée baisse dans les CGI sur cet épisode. A plusieurs reprises, je me suis surpris a trouver des CGI mauvais … surtout concernant l’incrustation des dragons dans le décor, et des acteurs sur les dragons en train de voler. A croire qu’ils manquaient de budget?
Dans l’ensemble cette saison est vraiment réussie … même si on pourrait noter que ça traîne (encore? façon saison 2?) en longueur. Elle reste (heureusement) au dessus de la saison précédente (ce n’est pas difficile), grâce a un enrichissement du casting et a beaucoup plus de retournements de situations … et une fin de saison satisfaisante ! (ouf)
Reste, cependant, a se demander si Harrenhal et House of the Dragon ne font pas bon ménage, a chaque fois qu’un targaryen y séjourne c’est pour nous offrir des longueurs toutes plus chia…. les unes que les autres. On priera donc pour ne pas revoir ce château maudit dans l’ultime saison !
Mass Effect 3: ça avance, ça avance, doucement mais sûrement ! J’essaie de ne rien louper, de faire toutes les quêtes annexes puis d’avancer rigoureusement dans la mission principale. L’écriture est toujours au top … même si je commence a déceler des réponses évidentes afin d’avoir « une bonne fin » de quêtes 😛
Par contre, Bioware me fait clairement chi.. a tuer tous mes co-équipiers préférés !! J’ai pas envie de pleurer a chaque fois !
Une petite pensée également a touuuuus ces bugs toujours pas rectifiés depuis plus de 14 ans lol (je parle a un médecin qui me remercie de l’avoir aidé, et qui, d’un coup, disparaît … mais continue de me parler durant la cinématique … pour ensuite ne plus être présent in-game …… (soupirs))
Les quêtes annexes sont passionnantes a faire, cette idée de « fin du monde » me plait énormément. Je me doute que le final sera intense et va sûrement me faire kiffer OU détester la manière dont se clôture cette trilogie. Mais j’ai tout de même hâte d’en prendre plein les yeux 😀
Je continue de me reconstituer ma collection de jeux vidéo avec 4 nouveaux anciens jeux: Okami sur PS2, et WipeOut, Die Hard Trilogy et Dino Crisis sur PS1. WipeOut, mon tout premier jeu sur la première console de Sony que j’ai poncé dans tous les sens, que j’ai fini maintes fois … et avec ses musiques inoubliables qu’on pouvait écouter a part !!
J’essaie de me trouver Castlevania Symphony of the Night sur PS1 et j’ai appris que c’était l’un des jeux les plus rares a trouver, et qu’il valait aujourd’hui entre 500 et 800 euros lool (il ne me reste donc plus qu’a faire les brocantes et vide greniers :D). Pour ceux qui ont le jeu: vous êtes riches !! haha
@Anthony
Je reprends ici ta question sur BG3:
(Pas de spoil, les exemples que je prends sont un peu similaires mais pas exact a ce qui se passe dans le jeux.)
J’ai trouvé les jets de dés très discrets. D’un regard extérieur, il est vrai qu’ils semblent être très présents, mais personnellement, je n’y prête pas plus attention que ça pendant mes phases de jeu.
Le jeu cherche à accentuer à l’extrême la personnalisation de ton personnage et l’impact de tes choix. Les jets de dés sont là pour représenter la probabilité que tes caractéristiques influencent l’efficacité de ces choix.
Si tu as choisi un background de Noble, certains dialogues te donneront de meilleures chances de réussite lors d’un dîner de gala à la cour. Tu auras peut-être besoin de faire plus de 3 sur un jet de dé à 12 faces pour réussir. Si tu as peu de points en Force, tes probabilités de réussir à déplacer une charrette seront plus faibles. C’est là qu’interviennent les jets de dés: ils viennent traduire les forces et les faiblesses de ton personnage.
Je pense qu’au bout de quelques minutes de jeu, on n’y prête plus vraiment attention. Personnellement, je passe systématiquement l’animation des jets de dés. Et comme tu l’as précisé, on peut toujours recharger une sauvegarde si le résultat ne nous convient pas. (Ce que je fais systématiquement, j’assume totalement.)
L’impact de chaque caractéristiques de son perso est remarquable, et on est vraiment content d’avoir passé 2h sur la création de son personnage Druide spécialisé animaux avec background Outlander, lorsqu’on se retrouve en forêt avec la possibilité de dialoguer avec toute la faune, et qu’un écureuil nous alerte d’une grosse fourberie.
En ce qui me concerne, le véritable tour de force de BG3 est d’avoir réussi à rafler le GOTY 2023 avec un système de jeu qui, à l’époque, avait relativement peu de succès auprès du grand public.
Avant BG3, je n’aimais pas du tout le système de combat au tour par tour après avoir joué à BG2 et Divinity, et les longs pavés de texte dans les dialogues avaient tendance à me faire sortir totalement du rythme du jeu.
BG3 a réussi à rendre le tour par tour extrêmement accessible, tout en conservant une profondeur et une complexité incroyables dans les possibilités offertes au joueur.
Et surtout, le jeu a remplacé les longs textes de dialogue par des échanges audio vivants, qui reflètent réellement la personnalité de chacun des personnages. Ça donne presque l’impression de participer à un petit film interactif et immersif au milieu de personnages vraiment bien écrits.
Je pourrais en parler longtemps, mais pour moi, ce jeu est avant tout une lettre d’amour, avec les meilleures intentions possibles, adressée aux amoureux du jeux de rôle.
Et je suis vraiment ravi de voir le succès qu’il a rencontré et de voir que le public ait été aussi réceptif à cette proposition pleine d’esprit.
Joue à BG3.
Jouez tous à BG3.
Au pire des cas, tu auras essayé sans accrocher plus que ça à la proposition de Larian Studios.
Mais autrement, tu expérimenteras peut-être la plus grande aventure virtuelle heroic fantasy de ta vie de gamer.
Merci pour ta réponse !
Je vais me laisser tenter par le jeu. Vu la réception critiques et joueurs reçue, je ne peux pas passer a côté.
Et comme tu l’as dit, si je n’accroche pas, j’aurais tout de même essayé 😛
Vu:
Agent Kim Reactivated J’ai adoré cette série mix entre un Taken et un film d’espionnage à la sauce coréenne. Encore une fois, les coréens frappent fort avec une mini-série pleine d’action, de suspense, d’humour et d’émotion. On passe dans certains épisodes du rire aux larmes aux rires.
Les acteurs principaux sont fabuleux, les clins d’oeil aux films et séries du genre nombreux. Je prie pour une saison 2.
Euphoria Quasiment fini la saison 1 et quelle masterclass! Moi qui regardais cette série pour découvrir le talent actuel de Zendaya en pensant tomber sur une série pour ados avec des romances bidons… Cette série est poignante, sublime, on plonge à fond pour le meilleur et pour le pire dans cette Gen Z que je ne comprends pas. Par contre, je comprends pourquoi Zendaya et Sydney Sweeney sont devenues des superstars! Quel talent!
J’ai accroché énormément aux persos et à Jules en particulier. Hâte de voir la suite.
Terminator Renaissance, Terminator et Terminator 2 L’opus de Mc G est vraiment sous-estimé. J’ai aimé cette ambiance post apo différente et sale, Christian Bale plus charismatique que jamais et Sam Worthington touchant. Cette histoire est différente des trois premiers opus et ça fait du bien. Je ne comprends pas pourquoi Sam Worthigton n’a pas percé. J’aime beaucoup.
T1: un bijou du film d’horreur comme on en faisait dans les années 80 original et qui a peu vieilli.?
T2: Le blockbuster parfait pour moi. Des personnages légendaires, des scènes et répliques cultes, de l’humour bien dosé, de l’émotion, une bande son parfaite et une thématique qui résonne si fort aujourd’hui.
Pourquoi ne sait on plus faire des films comme ça?
Babysitter J’ai regardé pour savoir ce que donnait cette Samara Weaving et j’ai passé un agréable moment. Surpris par la mise en scène punchy de Mc G comme toujours, par le scenario (je ne connaissais rien au film) et par le charisme de Samara W. Certes, elle est belle et bien foutue mais c’est surtout son côté bad bitch que j’ai adoré. Je la vois trop en directrice sévère et piquante ou en antagoniste froide et hautaine dans ce prochain film « Mutants ». Par contre, ça serait une grosse erreur de la caster en love interest de Scott. Peu de charme et trop grande/vieille pour ça.
Joué:
Marvel Tokon Une tuerie ce jeu de combat 2D à l’ancienne avec des animations géniales et des voix américaines au top (L’unique Fred Tatasciore pour Hulk et Ray Chase pour Cyclope (X-Men97′)
Quelques défauts ceci dit pour moi: les musiques d’Arc System trop dark metal informe, je n’ai jamais accroché à leurs jeux à cause de ça.
Et un roster faible mais bon, ça va faire vendre du DLC par palettes. J’ai déjà commencé avec Cyclope Phoenix 5. Je suis chaud bouillant pour ce perso!
Je te conseille Wedding Nightmare pour Samara Weaving.
A mes yeux T1 > T2. Mais ça reste deux films ultra cultes, l’un une masterclass SF maîtrisé de bout en bout, l’autre le père du blockbuster moderne.
« Si vous écoutez ce message, vous êtes la résistance »
Oui excellent Wedding Nightmare. Tu as vu le deuxieme? Je suis passé a coté. Je savais aps qu’il était déjà sorti.
Légèrement moins sympa que le premier, mais ça reste divertissant. Et le duo de sœurs au centre du film est top.
Merci. Je vais voir si je peux le chopper facilement.
@WeaponX: « Si vous écoutez ce message, vous êtes la résistance », terrible ce passage. Ce John Connor, on le suivrait n’importe où, contrairement aux autres 😅
Je viens de voir Wedding Nightmare et c’était bien sympa. Je reste persuadé que Samara Weaving doit faire une Emma Frost « Bad Bitch », ça lui va tellement bien.
En mode amoureuse, j’ai vraiment un doute.
Yep sacré charisme. A l’époque Christian Bale c’était mon héros !
Terminator Rennaissance (Salvation) définitivement le meilleur après les 2 premiers : cette nouvelle approche post apo était parfaite pour proposer du neuf dans cette saga et le potentiel était énorme. Le film a pas mal de bonnes idées mais le final manque un peu le coche et l’idée du perso de SW est un peu mal exploitée.
La promo était top aussi à l’époque (le mini teaser notamment).
Franchement une très belle idée ce film qui aurait mérité d’être mieux traiter et surtout de lancer une nouvelle trilogie.
Oui, il a des défauts, c’est clair, et en particulier ce final bof bof mais on est d’accord, c’est largement ce qui s’est fait de mieux dans la saga après les deux premiers insurpassables encore aujourd’hui.
J’ai bien aimé la fin du 3 ceci dit et l’anime sur Netflix. Je n’ai aucun souvenir de Genysis et de Dark Fate à part que j’avais trouvé ça mauvais au possible et hyper décevant.
La série a son lot de fans mais c’est la seule que je n’ai pas vue.
A essayer?
— Intégrale des films de David Robert Mitchell :
– « The Myth of the American Sleepover »… (Cherche le Mytho)
L’exemple même d’un premier film, modeste, nostalgique, où tout le monde et pas seulement le réalisateur est inconnu – d’ailleurs ça sera le cas pour les jeunes acteurs, aucun n’ayant fait une grande carrière après avoir été révélés par cette œuvre, elle-même bien discrète :
Une comédie dramatique avec des ados, se mettant dans les pas de John Hugues – les premières fois, l’unité de temps limitée à une nuit, mais pas pour une fête explosive de fin d’études… non, pour une soirée pyjama en Été, à peine alcoolisée. Même pas sous une chaleur écrasante qui viendrait justifier que ces individus, de préados à jeunes adultes, marchent autant au ralenti, voire même qu’ils soient si timorés…
C’est surtout de la délicatesse, la reproduction fantasmée d’une banlieue de Detroit du Passé, telle que doit se l’imaginer le réalisateur. Rétro ? Ou Intemporel ? Pas de portables à l’horizon ni aucun détail permettant de dater le film au-delà des années 80-90 (les piercings de Maggie), mais des séries B à la télé, dont les films « Mothra », source de fascination pour l’un des plus âgés…
Vu l’ambiance on se croirait presque dans un autre monde extrapolé d’un classique du cinéma, pas loin d’une reproduction d’un Slasher de John Carpenter. Avec sa photographie légèrement pâle, ces parents aux abonnés absents, ces piscines qui deviennent synonymes de pièges, ses recoins vides et très sombres où l’on traine pour se bécoter. Et l’impression de vivre dans l’attente incessante d’un événement violent… qui n’arrivera jamais, à part une baffe à une élève de seconde un peu trop aventureuse.
Marque d’auteur, le fait de retrancher les éléments qui ne l’intéresse pas, et de besogner tout le reste… ce qui fait que « The Myth of the American Sleepover » a un charme hypnotique, langoureux, pas loin d’être assommant (ces jeunes ne sont pas les seuls à lutter contre le sommeil pour voir la fin de leurs aventures), mais mis en scène avec beaucoup de maîtrise et de clarté, sans passer pour du cinéma-vérité à la caméra brouillonne…
Où les personnages sont pris entre leurs désirs et obsessions d’un côté, et l’entraide et l’amitié de l’autre, mais David Robert Mitchell les aime suffisamment pour ne pas les juger ni les accabler…
Et où tout en faisant mine de critiquer les mornes banlieues américaines, l’on crée des légendes urbaines à partir de petits riens.
Joli comme tout.
– « It Follows »… (Hit and run)
Comme si David Robert Mitchell décidait d’expliciter ce que « The Myth of the American Sleepover » suggérait, son deuxième film embrasse complètement le genre du Slasher banlieusard américain, aux légendes urbaines créées pour l’occasion, tout en restant modeste, plus ou moins intemporel, et économique. Ce qui l’a fait passer pour un film conceptuel (il a juste des idées visuelles) et a contribué à fixer dans l’inconscient collectif le terme barbare de « Elevated Horror », alors que ça reste un film très accessible, pas du tout intello, aux thématiques claires…
Et pas du tout du bluff, la (classique) scène de mort introductive, hors-champ mais au résultat douloureux, est là pour nous prouver que tout est vrai.
La représentation de la « Chose qui suit » devant beaucoup aux meilleurs croque-mitaines du Cinéma d’Horreur, à savoir une force qui avance tout le temps, sans jamais complètement s’arrêter même quand on la force – l’idée formelle ici, c’est juste d’avoir à l’écran un espace dégagé et une seule personne qui marche du fond de l’arrière-plan droit vers la personne ciblée, donc aussi vers nous spectateurs…
Et c’est une créature protéiforme, capable d’adapter son modus operandi, tantôt anonyme tantôt non mais ça n’est pas énormément utilisé à part dans une étrange scène de meurtre/inceste. Réinvention du Zombie haïtien, et références évidentes à Jacques Tourneur (« Vaudou » et « La Féline » en tête).
Très ils nous faut assimiler les règles qui régissent la malédiction/contamination sexuelle qui s’abat la jeune femme de cette histoire… un peu alambiquées ces règles, mais surtout frappantes par leur cruauté qui privilégie le chacun pour soi, l’idée de continuer une chaîne humaine indéfiniment, et où les plus débrouillards aident ainsi les contamineurs à survivre au lieu de les voir punis pour leurs actes.
D’où ambiguïté chez Jay, l’héroïne principale (Maika Monroe, nouvelle idole des films de genre) : elle est la victime désignée, celle qui sera constamment malmenée et qu’on espère donc voir s’en sortir… mais, telle une personne ordinaire, elle prendra malgré elle des décisions immorales pour sauver sa vie ou juste gagner du temps, mettant même ses amis en danger.
La banlieue y est toujours un piège à ciel ouvert pour les teenagers, dont on voit encore plus les lieux abandonnés à cause de quelconques crises financières…
Toutefois David Robert Mitchell reste du côté de ses personnages, sa bande étant assez attachante – mention à Olivia Luccardi en copine péteuse – même en tentant un traquenard foireux façon « Scooby-Doo », dont ils seraient presque l’équivalent live action des héros animés…
L’optimisme du réalisateur amenant à penser que l’amour et l’amitié (dernier plan du film) peuvent aider à vaincre le Mal qui ne cesse de roder (avant-dernier plan du film, sibyllin).
Affaire à suivre
– « Under the Silver Lake »… (Not the cherry moon)
Après deux films se ressemblant quand-même beaucoup, place à une nouvelle évolution pour David Robert Mitchell, tout en restant dans une même continuité – banlieues américaines, glandage, jeunes mecs chelous, eaux dangereuses, légendes urbaines vraies (le code des vagabonds) ou inventées pour l’occasion (le terrible Baiser de la Chouette), cinéphilie Rétro (sauf qu’ici on est ouvertement dans un film contemporain, bien que censé se passer en 2011)…
Continuité qui s’adapte à la logique du genre cinématographique qu’il explore, cette fois-ci : le Film Noir, à Los Angeles en plus. Quasiment un sous-genre où, on le constate avec les exemples les plus célèbres et variés (du « Grand Sommeil » au « Big Lebowski » en passant par « Chinatown » et « Blade Runner »), ce qui compte ce ne sera pas l’enquête…
C’est surtout le chemin qu’on va parcourir, en passant d’un individu louche à un autre, d’une idée formelle à une autre (les pastiches de films, la musique incessante à la Bernard Hermann, les intermèdes animés) tout en explorant des parties de la ville qu’on ne connait pas, même pas ses habitants qui sait (les décors, réels ou dingos). Et plus on va s’enfoncer dans L.A. et ses mystères, moins le scénario n’aura de sens, on sera entre rêverie et abstraction.
D’ailleurs l’un des défauts de ce film, c’est que pour un spectateur déjà rompu à l’exercice ainsi qu’à des œuvres de David Lynch, on comprend très tôt la teneur (fictive) de la plupart des choses qu’on y voit, son côté Méta idem (amusantes autocitations de la filmo de Mitchell), ainsi que la nature du personnage principal (son rapport avec les chiens notamment). Même si rien n’est jamais ouvertement explicité, et c’est tant mieux… et agaçant aussi.
Comme dans un Polar il faut cette fois une star à laquelle s’attacher, mais qui soit aussi une bonne tête à claques puisque l’enquêteur de Film Noir reste fondamentalement un loser, à la recherche d’une rédemption qui lui échappe sans cesse.
C’est Andrew Garfield qui s’y colle dans un numéro de voyeur et de traqueur (« he follows »), en fait un de ces jeunes ayant échoué à trouver la gloire à Hollywood, résonnant également avec le fait que l’acteur ait perdu le rôle de Spider-Man à l’époque (il est littéralement cité 3 fois !).
Pas quelqu’un de bien, bras ballants et fesses à l’air, adepte des complots en pleine émergence QAnon, carrément en voie de clochardisation pour cause de chômage prolongé et de laisser-aller…
Pas quelqu’un qui va bien, sorte de double négatif du réalisateur, se projetant via un amalgame de références dans un récit dont il essaierait d’être le héros triomphant…
Histoire qui finit à peu près selon le même timing que les précédents films de Mitchell… mais de manière si horriblement pessimiste et grotesque qu’il décidera de reprendre à zéro son « enquête », et de partir sur une autre piste, encore plus alambiquée, quitte à étirer dangereusement son histoire (2h13, beaucoup de lourdeurs).
Le jeu en vaudra la chandelle pour le décidément optimiste réalisateur, même s’il se ménagera plusieurs instants doux-amers, révélateurs d’une jeunesse américaine en perte d’espoir et à la recherche de nouveaux idéaux…
Laquelle jeunesse mériterait peut-être de regarder les choses sous un autre angle pour enfin trouver une parcelle de bonheur, pas très loin.
Sous L.A., séant
– « La Fin d’Oak Street »… (La Terre des Platt)
Cette fois on a échappé à un film de super-héros original, façon David Robert Mitchell (est-ce bien le moment pour ce type de projet ?), pour avoir à la place un autre film commercial typique, toujours façon David Robert Mitchell… c’est-à-dire faisant le portrait d’une Amérique pittoresque mais cloisonnée, en émulant encore des grands classiques du cinéma de genre, blockbusters inclus maintenant. Rien d’étonnant puisque c’est produit par JJ Abrams, qui fait souvent de même en se mettant dans les pas de Spielberg et cie.
Sauf que « si Mitchell est de retour, cette fois c’est très personnel » : jouer avec des dinosaures, ça n’était pas seulement un passe-temps de gamin, ni même de jeune spectateur, c’était aussi celui de son père et son oncle qui faisaient des court-métrage de dinos en stop-motion. Donc sans ça, pas de vocation, pas de David Robert Mitchell cinéaste.
Et maintenant qu’il a lui-même perdu son père, l’heure est venue de lui rendre hommage… avec un film dont le vrai chef de famille est la mère : Anne Hathaway, d’une puissance incroyable du début à la fin (une poignée de plans suffisent à l’expliciter). Et le père, le maillon fragile et en même temps terriblement touchant dans toutes ses tentatives pour s’amender (Ewan McGregor, transfuge du Spielbergien « The Impossible », et à l’aise pour jouer les mecs pas à l’aise).
L’évolution du cinéaste est donc ici double : premier gros budget et grosses stars, pour un film de monstres où il fait encore montre de la précision de sa mise en scène, les idées s’enchaînant que ce soit avec tel hors-champ, tels plans arrière et avant, telle vue en plongée, telle scène de conciliabule parano utilisant la demi-bonnette, tel plan-séquence passant d’une personne (sacrifiable) à une autre… et le plaisir de montrer des créatures qui sont majoritairement de gros salopards à éviter comme la peste, surtout parce qu’on ne possède rien de suffisant pour les tuer – bouffer, copuler, déféquer, c’est tout ce qu’ils font… on n’est pas loin de la faune hollywoodienne de « Under the Silver Lake ». 😄
Beaucoup d’idées, beaucoup de musique où Michael Giacchino fait sa plus belle imitation de John Williams… c’est trop, donc ça se réduit drastiquement une fois qu’on en a fini brutalement avec le « destin » d’un des personnages, c’est même corporellement exprimé par un autre perso via un gros « Ça suffit ! »…
Et si les jeunes gens sont bien présents au centre de l’intrigue, comme dans tous les précédents films du réalisateur, cette fois ils n’ont plus du tout le temps de glander ou de fuir une menace lente… et la cellule familiale est enfin complétée par papa et maman, même si tout le temps au bord de l’explosion, que ce soit avant que leur quartier ait été propulsé à la Préhistoire… ou pendant, quand 90% du confort a disparu, et tout ce qui reste est voué à être annihilé.
L’un comme l’autre, on égratigne l’American Way of Life, celui d’antan (on est en 1982) comme d’aujourd’hui :
La charge qu’on se met sur les épaules pour espérer avoir une existence satisfaisante… des hommes devenus des chasseurs de pacotille pendant que les femmes gardent pour elle leurs connaissances culturelles… des maisons avec gazon, jadis chaleureuses et qui ne seront plus que des décors destructibles… des voisins agaçants qui mériteraient bien de se faire bouffer – ou pas, parce-que le désirer ça soulage, mais le voir c’est une cruauté dont on devrait se passer dans une société civilisé. Pensez aussi à « Gremlins », donc au « Jurassic Park » que Joe Dante aurait pu réaliser.
Comme toujours chez Mitchell, deux notions se battent entre elles tout le long du film, à l’instar des deux ères temporelles qui se superposent :
L’égoïsme, « les nôtres d’abord et hélas pour les autres », renforcé ici par un retour forcé à l’état sauvage où il faut tuer ou être tué, sans répit. Et où il serait tentant de laisser tomber les poids morts puisque de toute façon nos protagonistes ne sont pas des héros, ils peuvent prendre des décisions immorales par manque de temps (comme dans « It Follows »)…
Et l’entraide, qui pousse à prendre des risques mortels, à dépasser les clivages avec des voisins aux bords du désespoir ou de la folie (la brute du quartier qui s’accroche à la vengeance pour oublier l’horreur de la situation)…
Pour nous amener, après une dernière suite de péripéties rocambolesques, à une fin typique de Mitchell par son optimisme. Mais aussi de Spielberg, puisque imparfaite car trop précipitée, peut-être trop bidouillée… bref, où l’on désamorce toute la douleur accumulée précédemment, pour revenir à un statu-quo rassurant, un peu conservateur, quoique toujours pervers si on y regarde attentivement les détails.
Là c’est un peu du « Retour vers le Futur » que l’on convoque, ainsi que du Hitchcock, dont les deux auteurs sont des émules… sauf que l’anglais et Zemeckis étaient plus ouvertement malicieux, c’est pour ça que ça marchait à chaque fois qu’arrivait le moment de couper le film, et de ramener les spectateurs à la réalité.
Il n’empêche que « La Fin d’Oak Street » reste un bon divertissement cathartique, petit jeu de massacre ironique, citant et autocitant (deux des films de Mitchell), aventure de proximité, fable à la Rod Serling, 1h40 bien tassée, même pas besoin de savoir comment fonctionne la conclusion WTF, ni si ça fait partie du Cloverfieldverse (y a une lumière verte, basta)… l’effet Rétro est encore une fois très présent chez le cinéaste : on se croirait vraiment devant un film des années 80, avec toutes ses limites scénaristiques, mais qui sont moins importantes que de savoir si nos attachants protagonistes pourront s’en sortir à la fin…
Et qui en plus nous venge de tous les indigestes « Jurassic World ». D’ailleurs, avec ses dinosaures cohabitants violemment avec les humains, ça aurait pu être un meilleur épisode que les deux derniers sortis.
Ces américains, c’est fin, ça se croak sans fin.
https://www.lesinrocks.com/cinema/david-robert-mitchell-5-motifs-qui-traversent-son-cinema-700922-14-08-2026/