On peut comprendre pourquoi certains fans de Green Lantern font la grimace : le recrutement de John Stewart par les Gardiens de l’Univers transformé en entretien devant une RRH (Responsable des Ressources Humaines) ? C’est pousser la déconstruction du genre super-héroïque un peu loin. Et cachons cette extraterrestre que nous ne saurions voir ! Cela donnerait presque l’impression que Lanterns a honte de ses origines comics. Heureusement, cet épisode-flashback est porté par… les parents de l’année. Quelle bande de malades, à commencer par Maman Stewart qui juge Hal Jordan sans le connaître et accuse à demi-mot les Gardiens – à la peau bleue et aux recrues arc-en-ciel – de racisme. John a vraiment du mérite d’être devenu quelqu’un d’équilibré avec des parents pareils ! Alors, qu’avez-vous pensé de ‘OutKast’ ? Et surtout, les voisins de la famille Stewart sont-ils tous sourds, avec une police de quartier particulièrement compréhensive (cf. les coups de fusil) ? PS : il aurait été logique d’offrir des crayons à John, cela ne pouvait qu’améliorer sa capacité de visualisation pour concevoir des constructions d’énergie verte de qualité.
Lanterns – Saison 1 – Episode 3 – ‘OutKast’ : Après toute une vie de préparation, John a enfin l’occasion de passer un entretien pour rejoindre les Gardiens.
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La série Lanterns est diffusée chaque lundi sur HBO/HBO Max, avec Kyle Chandler (Hal Jordan/Green Lantern), Aaron Pierre (John Stewart/Green Lantern), Kelly Macdonald (Shérif Kerry), Poorna Jagannathan (Zoe), Garret Dillahunt (William Macon), Jason Ritter (Billy Macon), J. Alphonse Nicholson (Henry Stewart), Nicole Ari Parker (Bernadette Stewart) et Ulrich Thomsen (Sinestro).












Un épisode un peu ‘lourdingue » qui met les pieds dans le plat, zéro subtilité dans le propos. Ça risque d’en faire décrocher certains (et donnera raison aux détracteurs)…
J’ai pas détesté on comprend mieux la personnalité de John et son rapport à Hal (et vice versa), mais c’était un peu gavant par moment.
Point positif, au moins cet épisode (obligatoire ?) n’arrive pas en milieu/fin de saison, c’est fait. On peut passer à autre chose maintenant.
Je suis le seul à penser que ce manque de subtilité sur les thèmes raciaux ne provient pas de la série en lui-même mais juste des parents de John ? Ce n’est pas parce que un personnage évoque tel thématique de façon maladroite que la série l’est pour autant. Non Hal Jordan n’a pas reçu la bague parce qu’il est privilégié est les showrunners le savent bien.
Hormis ce questionnement je trouve vraiment l’épisode très bon tout comme l’origine story de Stewart. Ce dernier est vraiment un personnage fascinant, je sais pas si les comics ont mis en avant son enfance de cette façon mais en tout cas c’est très bien vu
Oui, on a vu récemment dans les comics Green Lantern : War Journal que John n’a pas eu une existence bien sereine, mais il y a quand-même une mère courageuse.
C’est exactement ce que je me suis dit. Il faut dire que les parents de John tels qu’on ne les montre ne sont vraiment pas très futés, en témoignent leurs méthodes d’éducation qui n’ont réussi que par miracle à garder leur fils en vie jusqu’à l’âge adulte (oui, abandonner ton gamin de 8-10 ans dans un quartier mal famé va effectivement tester sa peur, mais c’est aussi un excellent moyen de jouer à la roulette russe avec sa vie puisque ne pas avoir peur ne le protège pas de la criminalité, duhhh !!!).
Du coup oui, on peut envisager que leurs propos éxagérément peu subtils sur leur condition raciale ne soient pas ceux des auteurs… Et en même temps cette thématique est tellement souvent traitée peu subtilement que l’inverse ne métonnerait pas non plus.
Incroyable série pour l’instant.
Le parti pris de ne jamais aller où le spectateur a envie d’aller est très courageux, on a quand meme deux cliffhanger de suite qui ne sont pas abordés dans les épisodes suivants. XD
J’aime le jeu sur la temporalité, j’aime le jeu des acteurs, j’aime le dévelloppement des perso, j’aime l’ambiguité.
J’espere que ça va se maintenir comme ça.
Et dire que certains regrettent l’arrowverse…
En espérant que ça dure et que d’autres séries viennent se greffer à tout ça.
Peacemaker S2 était (très) court mais vraiment sympa. Lantern vient de m’accrocher, j’attends la suite.
Concernant le recrutement et les différences avec les Comics, il faut se souvenir que Tom King est dans la place. Il a créé un elsworld Green Lantern, en comics, je crois. Et ça a bien marché. Plus terre à terre (si je ne me mélange pas).
Petite parenthèse mais Son Supergirl Woman of Tomorrow a été (presque) adapté et Mister Miracle arrive en animation…
Ce DCU ressemble a un New52. Ça me rappelle aussi les animées DC apres (l’horrible) Darkseid War. J’espère que ça durera et que d’autres projets arriveront.
Je peux comprendre les fans qui s’énervent lorsque les adaptations divergent. Mais mieux vaut voir ça comme un nouveau monde, nouvelle Terre, nouvelle origine story. C’est possible avec le Multivers (Omniverse). Les Comics resteront toujours le point d’origine. Après j’avoue que j’aimerai bien voir débarquer une copie conforme live action des personnages DC Comics. Mais je peux rever.
J’espère que le DCU poursuivra sur sa lancée. Et si Lindelof veut lancer d’autres séries DC, pas de problème, je prend #LindelofDcUniverse
Je vois pas le problème sur le commentaire racial et la faculté de ne pas éprouver de peur en tant que blanc aux états unis par rapport à un noir. C’est la vision des choses de la mère de jhon, lui servant d’excuse pour antagoniser Hal, ne pas reconnaître l’échec de son mari, et de contrôler la destinée de son fils. Ce qui est dit pendant la série n’est pas forcément une vérité absolue.
Mais au vu des comms que je lis sur Instagram, les gens ont oublié la nuance et ne voit qu’en noir et blanc (j’étais obligé). Beaucoup de personne plombent la série depuis que l’épisode est sorti
Le problème c’est que sous couvert d’une série qualifiée de « très bonne parce-qu’avec des thèmes sociaux et terre-à-terre », ça implique que les Green Lantern des comics ne sont pas intéressants (quelques commentateurs le disent, sans toujours connaître les comics)… et donc inadaptables tels quels puisqu’ils n’ont pas cette « intelligence thématique précise ».
Et comme le film de 2011 est qualifié de nul, alors qu’il montre du classique Green Lantern – Hal Jordan prend des problèmes par dessus la jambe, une menace galactique émerge peu à peu, les Gardiens et les Lanterns débattent trop, Hal fait à nouveau le franc-tireur mais en se montrant plus sérieux…
La première « vraie » adaptation livevde Green Lantern, c’est une série qui change l’identité de la franchise en mettant d’abord en avant des réflexions ethniques.
Celles-ci prenant le pas sur le fait de surmonter ses peurs – idée universelle, peu importe la couleur de peau, chacun a ses propres traumatismes…
Et d’avoir une Police unie et badass, mais qui atténue son caractère oppressif en étant inventive – grâce aux constructions lumineuses, autrement dit ce sont des flics qui sont encouragés à en avoir dans le crâne, à ne pas être des bourrins en mode automatique.
Toutefois si des thèmes sur la xénophobie sont bien présents dans plusieurs comics des Green Lantern (pas seulement métaphoriquement, à cause des aliens, mais avec aussi des héros comme John Stewart et Simon Baz), ça n’est pas l’idée principale, ça n’est qu’un thème dérivé du contexte Police-Peur-Volonté-Entraide, qui est généralement optimiste…
Tandis que là, on commence direct en étant critique, même pas on laisse le temps aux GL de montrer également tout le bien qu’ils font – et c’est pas avec l’apparition de Guy Gardner l’an dernier (on dirait un flic qui s’est reconverti dans le privé) qu’on aura ça.
Imaginez maintenant ceux qui voudront découvrir les comics Green Lantern après avoir apprécié la série, en piochant aux hasard… ils pourraient être déçus car ils n’y trouveront pas direct les thématiques ethniques de la série, à moins de chercher précisément les histoires centrées sur Stewart – et encore, plusieurs d’entre elles ne font absolument pas référence à sa couleur de peau, parce-que ça n’a pas à être tout le temps un sujet…
La majorité des comics GL, c’est du Super-héros, du Space Opera, des guerres, des personnages qui sont potes même s’ils n’ont pas la même apparence et des caractères diamétralement opposés… et plein de thématiques complexes qui viennent accompagner ce lore, pas le supplanter…
Et C’est Très Très Bien, dans les meilleurs arcs narratifs c’est aussi Fun que c’est Intelligent.
Tandis que là, la thématique semble supplanter le lore des GL, et ainsi le rendre vraiment inintéressant, renforçant les préjugés créés malheureusement par le film de 2011, ainsi que par la fatigue super-héroïque et bien sûr la colère anti flics.
Et comme pour la mini-série télé « Watchmen », on insère de force les thèmes ethniques pour en faire le vrai germe de tous les maux (en Amérique), histoire de rajouter quelque chose qui manquait à l’œuvre d’origine – qui n’avait pas besoin de ça pour être déjà pertinente.
En gros, ça peut donner l’air d’être « plus intelligent que les comics », ce qui est insultant… et même pas une démarche personnelle puisque les showrunners de « Watchmen » et « Lanterns » sont blancs.
Certes on peut ainsi les qualifier d’alliés…
Mais au final, ils restent les seuls à avoir tout pouvoirs sur la narration, sur ce qu’ils veulent imposer, sur la leçon morale plus ou moins implicite de la série.
On peut aussi juste se dire que ça n’est que le troisième épisode, qu’on n’est pas juste dans le show de John Stewart, qu’il y aura aussi des choses à dire sur Hal Jordan (caractère, idéaux, corruption, âge)…
Mais en attendant, c’est tout ce qui concerne les noirs américains qui fait l’intérêt de « Lanterns », et c’est sûrement ça qu’on retiendra de cette série, genre de « Black Panther en mieux »…
Pas du Green Lantern donc.
Moi ça me va, ça change de la soupe qu’on se tape depuis 5/6 ans.
Parce que bon coté marvel on se tapait des trucs pas fidèle aux comics d’origine et en plus écrit avec le cul…
Les Green Lantern fidèles aux comics nous auraient déjà changé de ce qu’on voit déjà, et en plus on s’en serait pris plein les yeux.
En comparaison de cette série, les adaptations Marvel c’est du copier-coller, même les moins bonnes, et écrites avec du cœur plus qu’avec une mauvaise conscience américaine…
Surement l’un des meilleurs episode de la serie, ont sent que c’est les mecs derriere Watchmen aux commandes
je m’interroge de plus en plus sur la cohérence du choix de Guy Gardner comme green lantern
je préfère largement cet épisode au précédent, par contre le gardien métamorphe au choix du costume ressemblant au limier étrange.
le seul reproche c’est plutot l’aspect des parents que j’ai trouvé un peu caricaturale.
es ce que c’est un probleme de traduction ?
surmonter sa peur (comics),ne pas avoir peur (série)
C’est ce qui m’a questionné, justement. L’absence de peur n’est ni réaliste ni-même souhaitable. La peur est un vecteur de survie. Ne ressentir aucune peur mène à la mort, et est en plus beaucoup moins noble, beaucoup moins héroique que la capacité à surmonter sa peur. Je trouve vraiment dommage d’être tombé dans ce piège.
D’ailleurs le courage c’est justement avancer MALGRÉ la peur.
A ce propos, comment avez-vous interprété la phrase de la maman : « le courage c’est la peur qui fait ses prières » (de mémoire) ?
Je ne suis pas sûr d’avoir bien compris
Exactement !
Concernant la phrase que tu cites, j’ai fait quelques recherches. C’est apparemment une citation venant de Traveling Mercies : Some Thoughts On Faith, d’Anne Lamotte. Un bouquin qui semble traiter de comment trouver du sens et de l’espoir à travers la foi.
A priori c’est une façon de dire exactement ce que tu dis en début de message : la bravoure n’est pas l’absence de peur, mais la capacité à dépasser ses craintes pour aller de l’avant. Ce qui est totalement représentatif des valeurs des Green Lanterns mais qui semble en totale contradiction avec la vision des parents Stewart.
A moins que je n’aie raté quelque chose, rien dans l’épisode n’explique comment le point de vue de la mère aurait évolué sur le sujet donc c’est à mes yeux une simple mauvaise écriture. Dommage.
d’ou la question de la traduction, maintenant si le cheminement du personnage est de comprendre qu’il a tjrs eu peur, mais qu’il doit la surmonter pourquoi pas, mais pour l’instant je trouve que ça cloche, l’absence d’émotion nuit à la créativité, hors la source mm des green lantern est l’imagination.
Je n’utilise pas de sous-titres français et il est vraiment question de ne pas avoir de peur tout court, et non de la surpasser… du moins jusqu’au moment où la mère de John finit par évoquer le courage, le définissant par « la peur qui a fait ses prières » (« fear is courage that’s said its prayers »).
j’ai trouvé l’écriture des parents assez mal foutu, j’aurais compris que la mère prépare le fils, pour éviter le traumatisme du père.
on est sur une intention mais très subtile sans nuance, ça me rappelle les délires de Alexandra Kollontaï, et ça aurait été interessant que la mère se serve de son métier, enfin bref l’intention est là
En même temps, ça a longtemps été le cas dans les comics, jusqu’en 2007.
Hal Jordan est possédé par Parallax parce qu’il éprouve un unique instant de peur en voyant la destruction de Coast City alors qu’il ne l’avait jamais ressenti jusque avant. C’est pour ça que l’impureté jaune peut atteindre les Green Lantern, car même si les Green Lantern n’ont pas peur, tout le monde a au fond de lui peur de quelque chose. Mais quand ils affrontent Parallax, ils apprennent à « surmonter leur peur », ce qui fait disparaître l’impureté jaune. Ils n’y sont plus sensibles car ils sont capables de dépasser cela et à partir de là, ils peuvent également manipuler les objets jaunes, ce qu’ils ne pouvaient pas faire avant.
La série serait donc fidèle aux comics sur ce point, à défaut d’avoir un traitement très intéressant de la peur et du courage. J’imagine que leur approche se défend du coup… Mais les propos de la mère vers la fin de l’épisode entre un peu en contradiction avec cette vision des choses.
J’ai adoré l’intensité de l’épisode. Mais j’ai sévèrement pesté pour le côté, moins on en montre, mieux on se porte.
Je comprends. Même si c’est poussé a fond. Le comportement de la daronne. C’était déjà un sujet abordé avec une précision chirurgicale dans watchmen.
Mais je rejoins mon comparse plus haut. Cest pas un message social. Ni une réécriture de personnages de hal. C’est un avis de la mère. Au sujet de sa ‘race’. Et de ce qui afruble son ethnie depuis des centaines d’années.
Plus on avance, plus que je trouve John attachant dans son robotisme. On comprend pourquoi il est comme ça. Et ça lui va très bien..
Hal est plus un enculé qu’une tête brûlée dans la série. Mais j’imagine que c’était l’épisode transitoire et que maintenant qu’on connait les tenants et les aboutissants de leur relation. Ça devrait prendre plus d’ampleur. Je l’espère.
+1 pour le développement progressif du personnage de John ! Je l’appréciais déjà beaucoup dans le premier épisode, mais plus j’en sais sur lui, plus je le kiffe !
Et oui aussi pour leur façon d’en montrer le moins possible. Et encore, quand la mère de John rencontre le gardien j’ai vraiment cru qu’ils n’allaient RIEN montrer du tout, et je me disais que c’était vraiment du gros foutage de gueule. Bon on n’a pas eu grand chose mais ça reste plus que ce que j’imaginais 😂
Concernant Hal, j’ai juste envie de lui mettre des baffes à chaque apparition. J’espère vraiment qu’on aura l’occasion de le découvrir plus héroique dans ses premières années en tant que GL, et qu’ils sauront légitimer son changement d’attitude.
Concernant Hal, justement ici je trouve qu’on comprend un peu mieux son attitude vis-à-vis de John (même si je pense qu’il y a encore plus profond/important), du fait que les Gardiens lui ont imposés et que le message envoyé n’est clairement pas encourageant pour lui.
Et le fait qu’il se montre très respectueux avec ses parents montre qu’il n’agit pas pareil avec tout le monde, et que c’est principalement ciblé sur John.
Les précédents épisodes ont montré qu’il se comportait comme un connard avec à peu près tout le monde ^^
Du coup je suis d’accord avec toi sur le fait que son attitude envers John trouve une explication ici, mais ça n’a pas vraiment de rapport avec son attitude générale.
Enfin j’imagine qu’il y a une raison à son cynisme évidemment, et qu’on la découvrira quand la série explorera son passé. Wait and see.
Surtout qu’on sent que les gardiens ont peur de la relation entre papy moustachu et hal.
Jveux pas spéculer. Mais vu qu’on a tous mis en évidence le côté énigme de la série a ce sujet. On pourrait croire que l’histoire racontée plusieurs de hal qui se bat contre son mentor a cause du meurtre d’un gardien n’est pas toute blanche.
Et que les gardiens veulent mettre hal en retraite anticipée.
Et l’interrogatoire ciblé sur ce que pense john d’hal et l’insistance qu’elle ne comprends qu’il n’ait pas de colère envers lui alors qu’il a ‘volé’ la place de son père. Les p’tits bleus sont pas tout blanc non plus.
C’est pour ce genre de chose que j’aime le format hebdo.
Déjà a l’époque de watchmen on se torturait le cerveau chaque semaine. Quel plaisir 😁
Entièrement d’accord pour le format hebdo. J’ai pas vu Watchmen mais je me souviens notamment avoir suivi Westworld semaine après semaine depuis l’épisode 1 et effectivement c’était un plaisir de pouvoir cogiter pendant 7 jours avant d’avoir des réponses ^^
Watchmen c’était incroyable parce que chaque semaine entre les épisodes la prod mettait des dossiers déclassifiés en rapport avec l’univers un peu comme les articles dans le comics original. Très fort.
Ca rappelait un peu la grande époque d’Alias et Lost avec leurs ARG
Oh archer. Fais nous plaisir. Regarde watchmen 😎
@Killzed
Effectivement, c’est génial de nourrir l’attente des spectateurs comme ça entre chaque épisode !
@Benj’
J’adore le film de Snyder et le comics alors je finirai sûrement par la voir. J’en parlerai ici quand je m’y mettrai ! 🙂
Je pense qu’on peut comprendre qu’Hal, après avoir passé 20 années de sa vie à servir les gardiens, a devoir suivre leurs directives et ne pas intervenir sur terre, à sauver le corps contre son ancien mentor, se sente désabusé quand il reçoit la nouvelle des gardiens qui lui préparent un remplaçant
Le gardien ayant demandé à John de se faire passer pour un side kick et non un remplaçant, et si on se fie aux parole de Jordan, il est juste agacé qu’on lui mette quelqu’un dans les pattes. Après peut-être qu’il a compris de lui-même ce que ça signifiait, mais connaissant un peu les comics GL il a sûrement de bien meilleures raison d’être désabusé que la simple présence d’un remplaçant.
Évidemment. On en revient a ‘ l’histoire est bien plus complexe qu’une simple enquête sur les manhunter, et que ce soit hal, les gardiens, ou sinestro, ils sont impliqués ‘.
Les gardiens veulent avoir un oeil sur hal, hal cache des trucs, sinestro est probablement dans le coup, Macon est clairement financé par les manhunter ‘
Et donc ça pourrait expliquer le rôle de john. Oeil neutre et obéissant a l’extrême. Pour démêler cette histoire
J’ai apprécié le background du perso de John qui se révèle être un super personnage, le plus intéressant de ce nouvel univers, de loin, pour l’instant.
J’aurais aimé qu’ils aillent encore plus loin dans l’éducation malsaine des parents, mais bon c’était pas mal du tout.
Le fait que Hal soit à l’origine de ses malheurs, je trouve que ça fait beaucoup dans leur relation, il n’y avait pas besoin de ça.
Et oui, le fait que la série cherche toutes les excuses possibles pour limiter au max les vfx (sachant qu’ils auraient pu aussi proposer un vrai maquillage pour le gardien), ça commence à déranger pour ma part, moi qui était clément jusqu’ici.
Après c’est aussi raccord avec le ton ET l’approche visuelle très réaliste du show.
Un épisode un peu en deçà, mais utile dans la caractérisation de ce perso captivant.
@LTH
« il aurait été logique d’offrir des crayons à John, cela ne pouvait qu’améliorer sa capacité de visualisation pour concevoir des constructions d’énergie verte de qualité. »
On n’a pas vu Hal Jordan ou les gardiens communiquer sur l’importance de l’imagination pour l’utilisation de l’anneau, donc à priori les parents n’ont aucune raison de savoir que ce skill a de la valeur.
Sinon c’est l’épisode que j’ai préféré jusqu’ici, et ça a sûrement un rapport avec le fait qu’il est centré sur l’excellent personnage qu’est John Stewart… et qu’on ne voit le détestable Hal Jordan que 2min à la fin.
Malheureusement chaque épisode valide mes critiques sur l’économie aberrante de VFX, et les excuses proposées par la série sont dignes du classique « mon chien a mangé ma copie ».
J’espère sincèrement qu’ils économisent pour balancer tout le budget dans une ou deux scènes clés qui feront honneur au pouvoir des Green Lanterns. Parce que si c’est pas le cas c’est vraiment navrant.
En même temps, Hal n’a jamais été spécialisé dans ses constructions (comme Guy). Il y va en bourrin, privilégiant l’efficacité de la simplicité à la technicité de la complexité.
John élabore des constructions beaucoup plus complexes, en partie grâce à son passé d’architecte (ici dessinateur). Tout comme Kyle.
C’est d’ailleurs intéressant de les diversifier sur ce point-là, je trouve.
Et même si on s’en tient uniquement au personnage de John, ça crée un contraste assez vif avec son côté militaire très carré. Ca lui donne du relief.
Un excellent épisode encore ! Une vraie réussite pour l’instant. Les parents de John sont un peu cliché et caricaturaux. Mais j’ai vraiment bien aimé la backstory de notre premier vrai John Stewart en live action!
C’est fou si ça continue comme ça on est sur une des meilleures séries de comics ever, tout simplement
J’ai quelques notions des Green Lanterns, vous avez des recommandations (types one-shot de préférence) de lecture, avec un focus sur John Stewart si ça existe ? Aaron Pierre est tellement excellent que j’ai envie de retrouver le perso dans un run à la Woman of Tomorrow.
Je le trouve pas si intéressant dans sa version papier. Mais green lantern corps. C’était vachement bien sous new 52.
Sinon t’as les indétrônable blackest night et brightest day qui sont de pures Chef d’oeuvres d’après moi.
Green Lantern : Rebirth de Geoff Johns est assez connu pour sa qualité. Il n’est pas centré sur Stewart mais met en scène tous les GL terriens.
Et comme l’a dit Benj’ il y a les incontournable Blackest Night et Brightest Day (pas centrés sur Stewart non-plus, mais il y joue un rôle majeur et plutôt intéressant).
Green Lantern : War Journal, dans l’album Dawn of Green Lantern : Rien à craindre…
Tout le run sous Geoff Johns a partir de la mini Green Lantern Rebirth jusqu’à New52 en passant par la fin de l’ère classique ( 2005 a 2014 je crois)
Justement le commentaire raciale et social est ce que fait l’épisode. On reste dans le ressentie de la mère. Son mari un très bon soldat n’a pas été accepté a cause d’un test qu’elle juge faussé depuis le départ. Donc elle projette sa frustration sur Jordan , plus facile de le blâmer lui que sa propre personne pour ce qui arrive à sa famille,.et ce qu’elle doit faire pour que son fils soit digne de l’anneau. Pour l’entraînement elle n’avait aucune info sur le fonctionnement des lanternes appart qu’ils doivent être les plus courageux. C’etait sa seule incitation donc elle cherche a tuer la peur en lui. Sachant que Hal devient public que dix ans après, il est normal qu’elle privilégie l’entraînement soldat que artistique.
D’ailleurs dans le ressenti de sa mère ça m’a rappelé 2010. Ayant grandi avec le dessin animé JL je ne connaissais que John Stewart comme GL. Alors ma surprise quand je vois Rayan Reynolds dans le rôle. C’est d’ailleurs ce qui m’a amené à découvrir ce site qui m’a informé que ce n’était pas un Whitewashing .
En tout cas sa reste d’actualité l’idée qu’un homme noir doit atteindre la perfection pour avoir un job prestigieux alors qu’un homme blanc doit juste exister. On le voit tout le temps au cinéma rien qu’avec les bides box office. Si le lead vient d’une minorité sa carrière est presque terminé, alors tiens justement un Ryan Reynolds a pu les enchaîner sans problème jusqu’à connaître le vrai succès.
RDJ est devenu Iron Man après une décennie de casserole et de détour en prison. Jonathan Major est maintenant blacklisté de partout et a du vendre son âme au diable Daily Wire pour vivre.
En Amérique les attentes raciales ne seront jamais les mêmes en entre ethnicité malheureusement.(Pas que mais dans le monde occidental)
N’importe quoi….Majors a été accusé d’avoir frappé sa copine…rien à voir avec la couleur de peau…vous commencez à nous gonfler avec votre victimisation permanente
@Storm: Combien tu paries qu’Ulysse est un blanc qui aime parler à la place des noirs?
On est pas tous dans la victimisation permanente, je te rassure.
Pour Ulysse, les cas de Kevin Spacey, Arnie Hammer ou encore de Mel Gibson n’existent pas.
Et des acteurs comme Will Smith, Michael B. Jordan ou Samuel L. Jackson n’ont du enchaîner que des bides. 😅
Mel Gibson qui arrive a financer ses films a hauteur de milliard. Un Spacey qui se balade dans les festivals tranquil et va faire son retour. Et Armie Hammer qui vient d’une famille très riche et qui l’a toujours protégé.
Will Smith a du faire sa série pendant 5-6 ans pour avoir l’assurance de ne pas disparaitre. Idem pour MBJ qui n’a jamais eu de lead avant Creed. D’ailleurs il n’y a aucun acteur de minorité qui explose jeune. Il n’y a aucun équivalent a Timothée Chalamet ni Tom Holland . La seule c’est Zendaya grâce à Disney Channel. Rien que le casting de Stranger Things est une micro expérience de ce que je dis.
Bref si je suis le blanc qui parle a la place des noir (je ne suis pas blanc d’ailleurs). Toi tu es et tu restera toujours le Stephen de se site. Même si perso je préfère Uncle Ruckus il est plus drôle mais pas assez connu comme référence en France
Plus ( ) de riches familles blanches, donc fatalement les blancs ont plus de chances de percer dans des milieux « selects » comme ceux-là, ou de trouver des financements pour leurs projets effectivement.
Et bim! Un petit commentaire bien raciste de derrière les fagots pour tenter de me ramener à ma condition d’esclave! 🤣
Pour ceux qui n’ont pas la réf, Stephen est l’esclave noir qui préfère les blancs dans l’excellent Django Unchained.
Merci Bwana!
Quant à ton argumentaire, il est tellement biaisé et rempli de contresens que ça ne vaut même pas la peine d’y répondre.
oups on a oublié les femmes !!!
Et pim …. Gnark !
J’aime les gens avec de la tolérance et de l’échange. Ça me grandit.
Vive les fan de comics
Concernant les voisins sourds et la police de quartier qui ne prêteraient pas attention aux coups de feu, c’est normal, c’est des américains !
Je n’ai jamais accroché au personnage de John Stewart qui me paraissait trop balai dans le cul et trop lisse.
Et pourtant là, j’adore la version d’Aaron Pierre, dans tout ce qu’il dégage, de charisme, de solidité et de froideur. J’ai beaucoup aimé cet épisode qui explique le pourquoi du comment du balai.
Par contre, l’alien de dos, c’est juste ridicule.
Et le pathos Black Lives Matter est profondément ennuyeux et gênant. J’espère que la lecture de bon nombre d’entre vous, à savoir que cela n’est que la vision avec œillères de la mère, est la bonne. Ca serait effectivement super intéressant et original d’attaquer ça sous cet angle.
Tu peux pas croire que c’est le message de Lindelof et de l’équipe créative. Quand tu as vu la maestria d’utilisation de ce thème dans watchmen. Ya personnes d’autres qu’elle qui en parle. Et en plus, a une personne qui est extrêmement naïve et en dehors de ce genre de préoccupation. Elle aurait pu parler de genre ou de sexualité. C’était la même chose.
On verra pour la suite. Mais c’est impossible que ce soit le message générale des auteurs. Fin pas dans l’écriture diegetique de l’épisode.
l’alien de dos et la transformation portnawak avec même les vêtements qui se transforment ! (bonjour Mystique !!!)
@Benj’: Je suis convaincu par vos arguments et je n’attends que leur confirmation dans le show. Ce passage n’est pas si gênant en soi car effectivement, elle est la seule à en parler.
J’ai levé les yeux au ciel quand j’ai entendu ça en me disant que c’était l’époque qui voulait ça et puis j’ai vite oublié à côté de tout ce que propose la série de bien.
On a enfin une série de super-héros qui semble qualitative et ça serait dommage de se focaliser sur cette petite phrase, que ça dégoûte ou que ça fasse kiffer selon le camp.
@CPB33: Oui ça faisait vraiment très cheap.
Gardienne géante ou bien qui flotte ? Parce que normalement, c’est des nains ceux-là.
Sauf…
https://www.superpouvoir.com/lanterns-lianna-gardienne-comics/
Je suis mitigé sur cet épisode, accusé de racisme un alien qui n’a aucune notion apparente du concept et de l’histoire de la Terre à ce sujet est mal venue et dont les recrues ont pour point commun leurs volonté sans faille. Surtout que les remarques raciste viennent de la mère (cf la rencontre avec la Gardienne, son avis sur Hal etc)
Les parents aurait finis par perdre la garde de John depuis longtemps au vu de ce qu’ils ont fait et ce même aux États-Unis.
Le seul point positif que je trouve c’est qu’on sait enfin pourquoi Hal et John sont aussi chien et chat, je doute fortement qu’on nous fasse passez Hal pour un connard mais que enfaite ce soit les Gardiens les connards parce qu’ils ont des cadavres dans leurs placards dont Sinestro et Hal sont au courant justifiant la défiance envers le nouveau envoyé par les Gardiens, ici John, qui de par son conditionnement du à ces parents et son passé de marine soit le bon petit soldat des Gardiens. Et que Hal va demandé des infos a Sinestro.
Perso j’ai adoré cet épisode ^^ Ca rend John beaucoup plus sympathique et touchant au vu de son passé.
Les parents trop obnubilés par leur statut social et le racisme qui en oublient le bonheur de leur enfant, formaté sur l’autel de la « revanche des minorités ». Pire, ils se placent même dans le camp des bourreaux en étant eux-même raciste par rapport aux gardiens et Hal
Ca démontre bien que la haine engendre la haine et au final, les nouvelles générations peuvent être sérieusement impactés voir sacrifiés à cause de ces idées… Et malgré ça john reste le plus impassible possible, essayant de respecter tout le monde malgré les idées diffusées par les parents et la société.
Par son jeu d’acteur tu vois qu’il a une haine hérité pour Hal, et les 2 premiers épisodes le montrent encore plus maintenant qu’on a vu le 3è. Mais malgré ces idées et son exaspération, il reste digne et ne succombe pas comme ses parents car il aspire a être responsable et protéger l’ensemble de l’humanité, pas seulement certaines couleurs de peau.
Hâte de voir la suite
D.
Par contre. Ya une phrase qui m’a profondément marqué dans l’épisode. Parce que cest une phrase que je sors constamment a ma fille.
L’objectif d’être parent, c’est simplement le fait d’essayer d’être un meilleur parent/humain que ses parents.
Entendu la même chose dans la saison 2 de « The Last of Us », mais avec des pères et fils lessivés.
Chacun trouve sa manière d’être parent. De mon point de vu, je pense qu’il est important de savoir différencier son désir de parent et le désir de son enfant. Souhaiter être un meilleur parent que les notre, ne pas reproduire ou faire différemment c’est chouette, mais c’est notre désir construit à la suite de carences ou de manques ou de bonnes expériences. Savoir s’offrir ce qu’on n’a pas eu et entendre notre enfant sur ce qu’il désir lui, tout en étant vigilant sur nos projections ^^
J’apprécie la série. Notamment la caractérisation et la réinvention autour de l’univers Green Lantern. Hal est héroïque dans les comics, mais tellement arrogant qu’il peut en devenir antipathique. La série présente bien cela avec un Hal vieillissant. Les thèmes raciaux n’étaient pas le centre non plus, c’est mentionné sans appuyer fortement. John est intéressant, il a été éduqué à ne pas exprimer la peur (bon courage), cependant il ne se refuse pas aux autres émotions, il est clairvoyant sur sa vie et ses ressentis. Présenter une famille très particulière, mais tout de même aimante à sa manière, c’est subtil. Concernant le processus d’embauche, les gardiens ont toujours été manipulateurs et fomentateurs. Malgré les beaux discours, les actes et leurs façons de faire ont bien souvent été à la limite du totalitarisme. Je ne suis pas surpris d’être spectateurs d’une telle caractérisation des gardiens dans la série.
Salut. Pas le temps de développer mon intérêt pour cette série qui me plaît beaucoup, ou ma déception pour cet épisode, très riche et bien troussé, mais que j’ai trouvé ennuyeux au possible. Je viens juste pour dire un truc sur Hal.
Je pense que les Gardiens l’ont justement choisi parce que c’est un arrogant qui n’en fait qu’à sa tête, même s’il remplit son objectif à la fin de la journée. Son côté désinvolte et frondeur, je pense que ça les fait bander. Parce que ce sont de gros coincés qui ne le comprennent pas, qui n’oseraient pas être comme lui, mais qui en rêvent certainement.
Chez les Stewart, on est beaucoup trop rigides. Beaucoup trop disciplinés. On a le doigt sur la couture du pantalon. Ça, c’est bien chez les Marines, et dans l’armée régulière, mais pas dans les forces spéciales, ou pour les agents secrets (je parle des vrais, pas de ceux du cinéma). On a le droit de porter le pantalon d’une autre arme, s’il est plus confortable et adapté à la tâche, de ne pas porter son uniforme tous les jours, ou d’avoir les cheveux longs. J’ai l’impression que c’est ce que Hal apporte au Corps des Green Lanterns. Des voyous comme Jordan, ils en ont besoin. Il sait y faire, même s’il a l’air d’un clodo. On ne se méfie pas de lui quand on le voit. Mais il est bon. Je ne pense pas que l’anneau ait fait une erreur.
Le paradoxe est qu’il a fini par devenir une célébrité, ce qui va à l’encontre de ce côté « invisible ». Mais c’est sans doute encore une manifestation de son irréverrence. Le bon côté est qu’il va pouvoir décoincer John. Il est pour cela l’instructeur idéal. « On va bien se marrer », comme il l’a dit.
Episode 3 probablement le meilleur jusqu’à présent (pour l’instant).
Une vraie intensité ressentie malgré un récit non-linéaire pouvant briser le rythme. L’écriture est audacieuse, travaillée et très surprenante dans sa nuance, sa maturité & son originalité. J’ai beau être triste de ne pas être servie plus de mystère de l’intrigue, je me suis régalée dans cette étude de l’affect, du lien (humain) et du réel. (quand je vois tous les mascus, racistes, conservateurs, maga, et autres droitardés du web être AUTANT trigger par un épisode de série, c’est qu’il réussi avec brio à toucher la corde maîtresse de leur propre médiocrité).
Et forcément on est captivés devant Aaron Pierre (au delà que qu’il ne laisse clairement pas indifférent oulala) et son jeu plein de petites subtilités, nous offrant une véritable démonstration de charisme, à la hauteur de celle de Kyle Chandler, lui aussi parfaitement à sa place.
À un tel stade que je commence à m’en foutre de tout l’aspect SF/GL, car ce casting et cette écriture captivent l’intérêt, questionnent et déstabilisent. C’est dignement salutaire quand on a un vrai morceau de télévision qui cherche véritablement à raconter quelque chose, et non pas juste brosser son audience en toute misomusie.
Quel pied !
De semaines en semaines, le Green Lantern de 2011 est de plus en plus réhabilité mdrrr. J’ai toujours apprécié ce film personnellement malgré ses défauts, mais faut bien reconnaître que ça reste toujours à ce jour la meilleure représentation de l’univers que nous ayons eu.
Tout le budget d’HBO a dû passer dans les dragons de HOTD visiblement… Sinon toujours intéressé par cette série même si pour le moment elle a tendance à bien porter son nom : Lent, terne.
(retrouvez moi tous les mardi soirs au Petit Théâtre)
😂😂😂
Mais est ce que Aaron pierre te laisse de marbre ? 😏
Je le trouve excellent, hâte de le voir dans les airs avec Jordan…
https://www.premiere.fr/Series/News-Series/Un-vilain-de-Batman-cache-dans-la-serie-Lanterns-
Faux teaser (peut-être lié aussi à « Clayface »), manière subliminale de souligner que les personnages ont deux visages – bon ça concerne toutes les histoires super-héroïques de toute façon…
La photographie de plusieurs scènes de cet épisode 3 exploite l’esthétique commune de l’horreur, jusqu’au sound design de la transformation de la Guardian. Je crois que je commence à voir pourquoi la série s’appelle Lanterns et pas Green Lantern ni Green Lanterns. Le thème principal d’un Green Lantern, c’est sa volonté. Mais le thème de la série, c’est la peur. La peur est construite dans les scènes (la sélection/rejet de papa Stewart, le sound design du Guardian, la tension dans les scènes d’engueulade entre les parents Stewart…) En tous les cas, la série ne rend pas du tout le destin d’un Lantern enviable. Mais surtout, j’ai l’impression que la série met l’accent sur ce que ça coûte d’être sans peur, et les tares qui viennent avec, si on peut dire. John est conditionné, et il est ravagé par ce conditionnement au point où on découvre que c’est lui qui a été à l’origine de l’idée de l’exercice de peur avec la pomme sur la tête. En devenant un soldat sans peur, John en est un humain cassé. Comme Hal Jordan, est sans peur, et est un humain cassé. Pendant tout l’entretien, John a l’air d’être un être humain qui défend tout ce qui fait un être humain, sans savoir profondément ce que ça veut dire. Il affirme qu’il y a une distinction entre être programmé et être élevé, mais est incapable de dire laquelle. Juste de dire qu’il y en a une. On lui dit « prenez un siège » et il reste assis toute la nuit en attendant.
Sur l’aspect social et ethnique de la série, je vais me faire l’avocat habituel du sujet, mais il faut encore une fois se rappeler de la dimension culturelle, l’histoire des afro américain n’est pas la même que l’histoire des français d’origine africaine. Ya des similitudes, des convergences, mais d’un point de vue historico-culturel, il y a des différences qui font que le point de vue français sur la question ne correspond pas à la réalité américaine. De fait, il y a une distance à prendre. Et aux Etats-Unis, il eut été fréquent à une époque que, justement, les forces de l’ordre si fichent complètement de coups de feu dans la maison d’une famille noire. D’une façon que notre point de vue français peine à cerner. Comme il peine à cerner qu’aux US, une famille peut voir que l’éducation hyper exigeante de John est peut être le juste prix à payer pour s’élever à l’égal d’un blanc.
Hal Jordan n’a pas peur parce qu’il a grandi dans un monde où il n’a pas eu besoin d’avoir peur. John a grandi avec l’interdiction d’avoir peur et un entraînement. Mais au bout du compte, ils sont identiques: sans peur, et coupé émotionellement du reste des humains par cette peur. Et c’est dur de les imaginer courageux sans peur. Ils sont juste cassés. Et comme l’a dit la Guardian : la sélection est imparfaite. Ils envisagent des changement après le meurtre de l’un d’eux par Sinestro. En conclusion, peut être que ça veut dire qu’au travers de cette série, les Lanterns doivent revoir leur relation à la peur ?
En tout cas, c’est intéressant de voir que John est d’une certaine manière en mission d’infiltration à l’insu de Hal Jordan. Pour peu que la Guardian ne soit pas un imposteur.
D’ailleurs, on peut comprendre pourquoi Guy Gardner est un Lantern. Il est suffisamment sans peur pour se confronter à Superman en sachant très bien que Superman pourrait aisément l’anéantir, mais il le confronte quand même.
Gardner est surtout con – trop pour avoir peur ? Il ne risque rien puisque Superman ne ferait pas de mal à une mouche… C’est même un peu trop, du coup tout le monde lui marche dessus, et Guy ne se prive pas pour le critiquer.
« Et c’est dur de les imaginer courageux sans peur »
Ca n’a surtout aucun sens vu que l’un ne va pas sans l’autre. ^^
Oui, le courage est défini par la peur et la confrontation à la peur. Du coup rechercher l’absence totale de peur a quelque chose de contre productif. La peur a une fonction d’autopréservation. Sans peur, on n’est pas courageux, on est inconscient. Par conséquent, pas sûr qu’on fasse véritablement un bon agent de quelque force d’intervention que ce soit en l’absence totale de peur. A moins d’être un agent d’intervention à usage unique.
Je ne pense pas qu’il soit possible de retirer la peur à un individu normalement constitué. On lui apprend à la confronter, comme vous dites. Les agents des unités d’élite de type RAID, GIGN, Commandos Marine, unités de reconnaissance infiltrés, tout ça, connaissent la peur. Ils la contrent par la préparation, par l’entraînement, par le développement de leur rusticité, qui vont faire qu’ils vont physiquement et psychologiquement être « habitués » à être confrontés à des situations de stress, de danger, etc, qui ne sont pas tout à fait la réalité, mais qui vont rendre moins difficiles la confrontation aux véritables situations mortelles. Le coxage est un exemple parmi tant d’autres, censé préparer à la capture par l’ennemi.
Dans le cas des forces d’intervention ou commandos, ils sont plusieurs, ils sont coordonnés, ont des automatismes. Ils entrent dans un local (dont ils ont étudié le plan) avec des boucliers, portent des équipements de protection, effectuent des tirs de barrages, utilisent des grenades incapacitantes, bref, ils ont des procédures pour gérer la situation. Ils ont peur, mais une fois dedans, les automatismes font que. Et ça doit pas durer longtemps, en principe, donc ils n’ont pas vraiment le temps d’avoir peur, parce que faut avancer et ça siffle tout autour. Et comme vous le dites, la peur est un mécanisme d’auto-préservation, qui nous indique qu’il y a un danger imminent. Tandis que l’angoisse est un mécanisme servant à nous dire que l’on n’est pas assez préparé.
Un cas qui m’épate particulièrement est celui des unités de reconnaissance infiltrés, qui s’enterrent littéralement en territoire ennemi pour observer (ben, comme John Stewart dans cet épisode), et qui risquent leur peau s’ils se font choper. Ou les agents sous légende, c’est encore autre chose. C’est pas forcément une situation de danger immédiat, mais il est permanent. Là, encore, il y a des procédures, très strictes, mais il y a un plus : vous devenez quelqu’un d’autre pendant des mois. Préparé avant, là encore. Pendant des années. Mais psychologiquement, c’est pas banal. Là, aussi, gross stress, et parfois, arrestation, kidnapping, et là, vraie trouillasse.
Je pense que la véritable absence de peur, si elle existe, ne peut être que pathologique. Quant aux agents à usage unique, les kamikazes, je pense qu’on leur a soit lavé le cerveau, soit qu’on les a drogués jusqu’au trognon. Mais ce sont souvent de gros sociopathes qui se cherchent en fait une excuse pour pouvoir pratiquer le meurtre de masse ou l’assassinat. Donc, ça va être la « religion », ça va être la vengeance, je sais pas quoi…
Tiens, on en a un bel exemple, ces temps-ci. On parle de ces mecs qui tuent des vi*leurs ou meurtriers d’enfants. Bien sûr, il y a l’aspect vengence, « se faire justice soi-même », mais quand vous grattez un peu, vous vous apercevez que ces gens ont toujours eu envie de tuer quelqu’un. Ou ont déjà commis de lourds délits, comme le gars en Belgique, dont j’ai déjà oublié le nom. Il y a des gens qui passent à l’acte, et d’autres qui ne passent pas à l’acte. Des tas de parents n’ont pas tué la personne qui leur a pris leur enfant, même s’ils en ont probablement eu envie. Je ne mets pas de morale dans tout ça, je parle juste technique. Chez certains, il y a un élément qui va faire que, et chez d’autres non. Ben, c’est un peu la même chose chez les agents à usage unique.
Qu’est-ce que j’ai aujourd’hui, à faire tous ces commentaires « sérieux »… Je vais retourner mater la pub de Sadie Sink pour Calvin Klein, tiens, ça va me détendre… 😁😁😁
Trop fort, Chat GPT sur l’analyse des commentaires ^^
Pour lui, je suis soit en 1 Garyus, en 2 (😅) et en 3 Justice Pig!!
Petits morceaux choisis:
– Je trouve d’ailleurs le commentaire de Donvuit particulièrement juste :« Ce qui est dit pendant la série n’est pas forcément une vérité absolue. »
– Archer a raison sur un point : abandonner volontairement un enfant dans un quartier dangereux pour tester sa peur n’est pas simplement une éducation « dure ». C’est complètement irresponsable. 😅 Et la scène du revolver pousse évidemment le curseur encore plus loin.
– Et là, Elinas8513 fait probablement le commentaire le plus intéressant de toute la page. Son idée que la série parle finalement moins de « volonté » que de peur et du prix psychologique de son élimination me paraît excellente.
– Ulysse commence par une analyse plutôt pertinente de la scène, puis élargit énormément son raisonnement à l’ensemble des carrières hollywoodiennes selon la race. Et là, son argument devient beaucoup moins solide.
Dire que les acteurs issus de minorités rencontrent historiquement des obstacles particuliers à Hollywood : évidemment, c’est documenté. Passer ensuite à : « un homme noir doit atteindre la perfection alors qu’un homme blanc doit juste exister » puis utiliser Majors/RDJ/Reynolds comme démonstration…ça devient une généralisation tellement massive que les contre-exemples arrivent immédiatement. Et Garyus en donne plusieurs. Comparer Jonathan Majors et Robert Downey Jr. est particulièrement bancal parce que les situations judiciaires, les époques, les accusations et les réactions des studios ne sont pas comparables.
Ce genre d’argument dessert justement un sujet réel en voulant en faire une règle universelle.
– À l’autre extrême, répondre simplement « victimisation permanente » est tout aussi pauvre. Cela évite complètement de discuter du fond.
C’est exactement là que les conversations sur la race deviennent stériles : chaque camp finit par interpréter le moindre exemple comme la confirmation d’une théorie globale.
– Et le commentaire de LMO…
C’est quasiment le miroir parfait du phénomène. Dire que tous ceux qui ont été irrités par l’épisode sont des
« mascus, racistes, conservateurs, MAGA et droitardés » dont la réaction révélerait leur « médiocrité » revient précisément à supprimer toute possibilité de critique de l’écriture.
On peut parfaitement penser ça sans avoir le moindre problème avec le sujet racial.
Finalement, l’IA est déjà plus intelligente que nous tous réunis.
Nul.
🤣🤣🤣
« Finalement, l’IA est déjà plus intelligente que nous tous réunis. »
Nope : elle n’a vu que j’avais raison que sur un point, elle a donc raté tous les autres 😎
Blague à part, j’aurais jamais pensé à demandé à une IA d’analyser une page de commentaires mais je trouve ça très drôle, surtout quand on a soi-même participé aux échanges. Je vais peut-être bien m’y mettre aussi 😅
@Archer: C’est super intéressant mais il y a forcément un biais, vu que l’IA me connait plus. Par contre, c’est super intéressant de voir comment elle nous départage et je pense que ce n’est pas faux du tout, tu me diras ce que tu en penses (et va pas te pignoler sur cette analyse 😅)
« Mon deuxième choix serait Archer, parce que ses commentaires sont très analytiques, très attentifs à la cohérence interne et à la logique du scénario. Mais Archer me paraît un peu plus “dissection narrative permanente”, là où Garyus a davantage ce mélange de réaction instinctive puis de recul argumenté que je t’associe. »
@Garyus
Ah mais c’était moi en deuxième position ? J’avais pas compris 😂
Intéressant en tout cas. Effectivement je pense que c’est un trait saillant chez moi, même si ça dépasse largement le cadre scénaristique. Tu vois par exemple je viens de finir la saison 2 de Loki et j’y ai trouvé des choses aberrantes d’un point de vue scénaristique, mais si je devais poster ma critique ici je passerais plus de temps à expliquer pourquoi je suis amoureux des images que propose cette série et comment elles m’ont subjugué 🤩 Mais effectivement, ça resterait sûrement très analytique malgré l’émotion qu’elles m’ont procuré.
GG ChatGPT !
Ah oui, coquille de ma part! Tu étais bien en 2! 😅
Je reverrais bien Loki S2 d’ailleurs. C’était pas parfait effectivement mais c’était vraiment sympa du coup.
Vu comment la série se termine j’espère que Loki jouera un rôle intéressant dans Doomsday, mais les trailers ne le mettent pas vraiment en avant (d’ailleurs le Loki qu’on voit dans le premier trailer a plutôt l’air d’être une version « passée » de lui, et non celui qui protège le multivers). Pourtant, si quelque chose fout le bordel dans le multivers il devrait être le premier concerné. J’espère qu’ils ne vont pas l’expédier vite fait bien fait comme dans Inifinity War…
@ Garyus & les autres : N’oublie pas non plus un truc important, en dehors des biais, un LLM fonctionne avant tout à partir de calculs de probabilités, avec plusieurs méthodes, possibilités de corrections, de prise en compte de tel ou tel paramètre, okay, mais ça reste des maths. Et son truc, c’est de déterminer quel mot, ou quel bout de phrase, a le plus de probabilités de suivre et de précéder tel mot, ou tel bout de phrase.
Donc, ses « analyses » ne proviennent pas d’une véritable intelligence, biologique, et mêlant rationnalité, ressenti, et intention. Choses qui nous font, nous, choisir un positionnement qui fera qu’on sera d’accord avec tel ou tel, qu’on trouvera tel discours inapproprié ou pas au sujet, etc. Parce que nous, nous comprenons ce que nous disons et ce que nous écrivons, exprimons, etc. Ce que, a priori, ne peut pas faire un LLM. Il ne comprend pas, ne ressent pas, ce qu’il dit.
Pourtant, un LLM peut nous surprendre, et dans ce cas présent, je trouve que ton Chat s’est plutôt bien démerdé. Mais – pardon d’avance – il y a certains passages qui me semblent inspirés d’échanges que l’on a pu voir ailleurs, et qu’il aura en quelque sorte reconstitués.
« Passer ensuite à : « un homme noir doit atteindre la perfection alors qu’un homme blanc doit juste exister » puis utiliser Majors/RDJ/Reynolds comme démonstration…ça devient une généralisation tellement massive que les contre-exemples arrivent immédiatement » est une phrase un peu bateau qui ne nécessite pas une intelligence extraordinaire, artificielle ou naturelle. En plus, quand je la lis de près, je ne suis pas certain de l’articulation. Moi j’aurais dit que « un homme noir doit atteindre la perfection alors qu’un homme blanc doit juste exister » est une grosse connerie raciste d’entrée, et ensuite qu’utiliser les exemples de Majors, RDJ et Reynolds n’est pas un problème (ce ne sont que des exemples), sauf que c’est faux en tant que justification, effectivement. Reynolds en a chié pendant des années (le LLM te le dirait-il comme ça ?), RDJ est passé par des hauts et des bas et a mis trente ans avant de devenir ce qu’il est, et Majors a du bosser lui aussi et faire ses preuves, mais il a manifestement violenté quelqu’un, ce qui a cassé son parcours (pour le moment). Rien à voir avec la race, un concept qu’on mettait de côté quand on faisait nos études dans les années 90, par ailleurs. Comme quoi il n’y avait qu’une seule race, humaine. Ce sont les « progressistes wokistes » qui nous ont redivisés en races. Comme au 16ème siècle, quel progrès ! LOL
Donc, ton bidule peut nous impressionner, oui, et ce qu’il dit se tient, mais… je ne suis pas certain qu’il comprenne ce qu’il dit qui se tient. Donc, c’est pas si formidable. Tu vois où je veux en venir ? Et c’est la raison pour laquelle, parfois, ces LLM se plantent complètement. Et pourtant, ils tombent juste très souvent, et font des merveilles. Ce qui soulève – pour moi – deux questions très intéressantes.
Tout d’abord, on parle de LLM, Grands Modèles de Langage, okay ? Comment un robot conversationnel, dont le but est de SIMULER la conversation humaine, peut-il pondre des « analyses » qui tiennent la route, des théorèmes de mathématiques, des formules qui permettent d’assembler des molécules de façon stable (il me semble avoir vu ça, pas le temps de vérifier, désolé si j’ai écrit une connerie), alors que de base, il doit juste trouver quel mot a le plus de chance de se trouver derrière le mot précédent ? Autrement dit, ça pose l’importance du langage dans le raisonnement et la question « est-ce que la pensée précède le langage, ou est-ce que le langage précède la pensée ? » Parce que ça tient pas debout, tout ça. Comment il peut ? Il est pas fait pour ça ! Et pourtant, il le fait souvent, et ça a l’air pertinent. WTF ?
Ensuite, et j’en terminerai par là (seuls deux personnes ou trois me liront, et ils doivent en avoir marre), deuxième question qui découle en fait de la précédente. L’IA est censée simuler le comportement humain, le LLM simuler une conversation humaine, okay. Ces machines apprennent en se basant sur notre apprentissage à nous. Elles copient notre fonctionnement, en quelque sorte (réseaux de neurones artificiels, apprentissage par renforcement, etc, vous chercherez), de façon mathématique, et non biologique et chimique. Mais alors, à partir du moment où elles fonctionnent un peu comme nous… qui sommes biologiques… ne pourrait-on se demander, si ce n’est pas NOUS qui fonctionnons finalement un peu comme elles ? Ou carrément comme elles ?
Et dans ce cas… je vous laisse méditer un peu ce que ça pourrait sous-entendre, et en tirer la conclusion (ou une des conclusions ?) qui pourrait s’imposer à nous, et nous surprendre encore une fois. Et là, on est vraiment dans quelque chose d’intéressant !
Plus une analyse est dépourvue de ressenti et d’intention, meilleure elle est. Une analyse c’est très mathématique si on y réfléchit bien. Dans le cas d’une analyse de commentaires, pour rester sur cet exemple, c’est comparer les données qui sont contenues dans un message aux données qu’on a précédemment acquises et qu’on considère comme vraies. Et ce procédé peut être perturbé par tout un tas de biais, dont le ressenti et l’intention (la mauvaise foi par exemple, c’est typiquement ça).
Par ailleurs, tout comme un LLM, un humain subit également une forme de RLHF tout au long de sa vie, et qui détermine ce qu’il considère comme vrai ou faux à un instant T. A la différence près que, le LLM étant dépourvu de biais émotionnels, il change d' »avis » en un claquement de doigts dès qu’il obtient suffisamment de « preuves » que ce qu’il considérait comme vrai ne l’était pas. Ceci couplé au fait qu’il a accès à – et est capable de traiter – une quantité de données que le cerveau humain ne peut pas encaisser, le rend bien plus performant que nous en la matière.
Ceci étant dit, les réactions émotionnelles sont également le fruit d’une programmation génétique et environnementale. Elles sont donc également prédéterminées, et donc mathématiques (même si on n’a pas les outils pour mesurer tout ça et le retranscrire en chiffres). Donc, et je l’ai parfois dit ici par le passé d’ailleurs, pour moi l’être humain n’est pas si différent d’un ordinateur. Il est habillé dans de la matière organique mais si on regarde bien ce qu’il fait tout semble déterminé par un code invisible.
Pour en revenir au language, chez l’humain il ne peut pas précéder la pensée, car la pensée existait à priori bien avant l’existence du language. Par contre, la recherche en psychologie a montré que le développement du language avait fait exploser nos capacités de raisonnement, notamment parce que c’est beaucoup plus difficile de construire un raisonnement complexe sans pouvoir nommer tous les éléments qui le composent. Le language a également permis l’accroissement de nos connaissances de génération en génération pour la même raison.
C’est donc effectivement assez impressionnant qu’un LLM puisse obtenir des réponses aussi efficaces uniquement en choisissant des mots les uns après les autres à l’aide de probabilités. Chez l’humain c’est à priori différent, même si à mon avis ça consiste globalement à répéter des patterns de language préalablement appris, parmi lesquels on choisirait les plus adaptés à l’idée qu’on souhaite formuler et au contexte dans lequel on l’exprime.
Le LLM se base aussi sur le contexte pour faire évoluer les probabilités lorsqu’il choisit ses mots, mais effectivement – mes connaissances en la matière étant plus que modestes – je peine à comprendre comment il peut produire des réponses aussi pertinentes uniquement à partir du fonctionnement qu’on a décrit ici. Il y a sûrement des données qui nous échappent et qui rendraient ça complètement logique.
Je rajoute ça ici en fin de message parce que ça n’a rien à voir avec le sujet mais je voulais quand même y réagir :
« Rien à voir avec la race, un concept qu’on mettait de côté quand on faisait nos études dans les années 90, par ailleurs. Comme quoi il n’y avait qu’une seule race, humaine. Ce sont les « progressistes wokistes » qui nous ont redivisés en races. Comme au 16ème siècle, quel progrès ! LOL »
Non ça je suis désolé c’est n’importe quoi. Les années 90 c’est la montée en puissance du RN en France. J’étais gamin à l’époque, je vivais à la campagne, et je peux te dire que les mots « sales bougnoules » et « sales arabes » je les ai entendus un paquet de fois dans la bouche des parents de mes potes. Y avait pas de wokisme encore à l’époque, par contre y avait le narratif « colorblind » qu’on répétait volontiers dans les médias. Mais toujours avec eux, fallait se méfier. Il suffit pas de le répéter pour que ce soit vrai, et les faits sont tétus.
Et encore, on parle que de la France là, mais les acteurs qu’on cite ici son états-Uniens, c’est encore pire ! xD
Bref, dire qu’à cette époque il y avait qu’une seule race humaine, fallait quand même oser 😂
PS : Histoire de reconnecter avec le sujet, j’ai demandé son avis à ChatGPT sur ce que tu as dit sur la race unique humaine dans les années 90. Je te poste un court extrait de sa réponse :
« Dire qu’il n’y avait pas de racisme dans les années 90 est donc un contre-sens historique. C’était plutôt une décennie où le racisme s’est institutionnalisé sous des formes plus subtiles et bureaucratiques, tout en explosant régulièrement lors de crises sociales majeures. »
J’aurais pas dit mieux. 🙂
Pauvre garçon, qui continue à croire que je le lis, et que je m’intéresse à son opinion sur ma personne, ou mes déclarations… 😀 😀 😀
Tu devrais. Ca t’éviterait de raconter des âneries pareilles sur une prétendue « unité de race » dans les années 90 😅 Comme quoi, même sur un vieux limite complotiste comme toi, la propagande de l’époque a fait son petit effet 🙂
Je gagerai pas qu’un LLM peut juger de la qualité d’une reflexion. Il pourra à la rigueur faire un travail passage de synthèse, pour peu qu’il soit nourrit de suffisamment de prompts pour l’éloigner d’un maximum de biais. Perso, j’y accorderai peu de crédit. l’exercice peut être drôle, à la rigueur, mais l’utilisation des LLM dans le cadre d’une synthèse et d’une réflexion, ça requiert plus qu’un simple prompt. Et même avec un usage bien foutu, on n’est toujours pas exempt de biais et d’erreurs de prédiction du LLM. C’est complexe, comme sujet. Pour l’heure, je reste sur ma perception de l’épisode. C’est une série qui parle de Lanterns, avec deux Green Lantern, mais au lieu de se concentrer sur la Volonté, la série est centralisée sur la Peur. Je sais que c’est inhérent aux comics en général, mais en terme de vision scénaristique, je pense que ça devrait nous mettre sur une piste.
Pour pousser plus loin ton analyse, je trouve que le générique s’ouvre davantage sur une teinte de jaune avant de se rapprocher du vert. Indice à venir que la peur conditionnera davantage la dynamique des Lanterns et qu’ils ne le vivront pas bien ? Probable car il y a un effet bombe à retardement au fur et à mesure de l’avancement des épisodes. Comme si on pouvait en voir de plus en plus distinctement les rouages.
Compte tenu de la dernière conversation de l’episode 2, et le fait que John Steward soit une source de préoccupation selon le point de vue de Sinestro, la question que je me pose, c’est : Est-ce que John sera la source de la peur de Hal ?
A l’heure actuelle, Hal est présenté quasiment comme un villain déjà en l’état. Les Guardians sont soucieux et réprimande ses implications dans les affaires terrestres, John a été déshonoré parce que Hal a agi en franc tireur, il a volé à John l’annonce de son destin de Green Lantern alors que c’est ce qui a défini toute sa vie, tout ça pour finir par une confrontation directe…
Mais la présence des Manhunters est là aussi pour rappeler que la série compte aussi jouer des faux semblants. Entre la Guardian et les aliens qui tous les deux montent John Stewart contre Hal, la vraie question qui se pose, c’est de savoir si John va véritablement être contre Hal, ou s’il va sortir de sa rigidité et de son obéissance absolue aux ordres sous l’influence du chaos de Hal.
Là où le titre ne ment pas, c’est qu’avant de se concenter sur le Green Lantern Corps, sur les aliens, ou quoique ce soit, Lanterns se concentre sur ce qui fait d’un Lantern un Lantern. Et si y a un truc que la carrière de Lindelof m’a appris, c’est que quand son nom est dans l’équipe, le character development sera long, mais bougrement complet.
Qu’on en pense du bien ou pas. Ça fait combien de temps qu’un épisode d’une série avait autant fait cliquer 😁.
Oui mais c’est moins pour ses supposées qualités que pour débattre encore majoritairement de la représentation des ethnies, un « sujet » plutôt que des individus tous différents…
Donc un « problème »…
Donc créant toujours la sensation tentatrice de « régler définitivement ce problème », un jour, ou si jamais on n’est pas d’humeur et qu’on a envie d’action… histoire d’avoir enfin la paix.
https://www.mdcu-comics.fr/news/41967-lanterns-hal-jordan-serait-raciste-et-lanneau-des-green-lantern-serait-sexiste
Si on doit être obligé de lire les comics (ou d’attendre chaque semaine un nouvel épisode ?) pour comprendre la personnalité des héros…
https://www.premiere.fr/Series/News-Series/Ryan-Reynolds-fait-il-un-cameo-dans-la-serie-Lanterns-
Pourquoi faut-il qu’il y ait toujours de la laideur, même pour des blagues ?
D’ailleurs il y a de belles planètes dans les 3600 secteurs que couvrent les Green Lantern…
https://www.threads.com/@thelegacyofnerd/post/DcKYvVkgIEP/kyle-chandler-and-his-daughter-sydney-chandler-are-both-part-of-the-current-dc/?hpir=1&http_ref=eyJ0cyI6MTc4ODU2MDU5MDAwMCwiciI6Imh0dHBzOlwvXC93d3cuZ29vZ2xlLmNvbVwvIn0=
Entre « Alien : Earth » et « Lanterns », les Chandler père et fille se spécialisent surtout dans des séries live avec des extraterrestres sur Terre et une ambiance lourde…