Le bar de Galactus #366 : The Walking Dead – Dead City ~ Batman – Caped Crusader ~ In the Grey ~ Soulm8te

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Bienvenue dans le bar de Galactus : chaque lundi, une nouvelle page est à votre disposition pour discuter cinéma, télévision et comics au sens large, loin des univers Marvel et DC Comics !

Allez, on tourne la page de la Comic-Con de San Diego en résistant à l’envie d’écrire que c’était mieux avant… (Mais c’était quand même mieux avant ! Il faut juste se faire à l’idée que cette édition 2026 représente assez bien la nouvelle normalité : présence de Marvel Studios une année sur deux avec une ou deux surprises, mais pas plus pour ne pas trop s’avancer et faire face aux éventuels aléas + absence de DC Studios, sauf pour la série HBO Max du moment.) La semaine sera bien sûr marquée par la sortie de Spider-Man : Brand New Day, le plus gros événement super-héroïque depuis… Spider-Man : No Way Home ? Et à part ça ? La saison 3 de The Walking Dead : Dead City vient de débuter sur AMC. Vendredi, Prime Video nous délivrera notre bat-dose avec la saison 2 de Batman : Caped Crusader. Même plateforme, même jour, Jake Gyllenhaal et Henry Cavill joueront à la guerre dans In the Grey (Les Spécialistes), le dernier film d’action de Guy Ritchie. Et toujours vendredi, la franchise M3GAN s’offrira un spin-off, Soulm8te, qui débarquera en direct-to-video sur les plateformes de VOD. Alors, qu’avez-vous vu/lu/bu en ces derniers jours du mois de juillet ? A vos claviers et très belle semaine à tous !

Maggie et Negan mettent enfin leurs différends de côté pour construire la première communauté prospère à Manhattan depuis l’apocalypse. Mais lorsque le chaos s’empare de la ville, ils sont forcés de se poser la question : ont-ils tiré les leçons de leurs anciennes blessures ou leur sombre passé va-t-il condamner toute la ville à sa perte ?

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La série The Walking Dead : Dead City revient à partir du 26 juillet 2026 sur AMC, avec Lauren Cohan (Maggie Rhee), Jeffrey Dean Morgan (Negan Smith), Gaius Charles (Perlie Armstrong), Lisa Emery (The Dama), Logan Kim (Hershel Rhee), Keir Gilchrist (Benjamin Pierce), Aimee Garcia (Renata), Jimmi Simpson (Dillard), Raúl Castillo (Luis).

11 COMMENTAIRES

  1. la sortie de Spider-Man : Brand New Day, le plus gros événement super-héroïque Marvel depuis… Spider-Man : No Way Home …
    sinon, il y a eu dans le même registre, Deadpool and Wolverine.
    Et pour la concurrence,, évidemment, Superman !

  2. Pour ceux qui l’on vu, c’était comment M3GAN ?

    Toujours pas vu la série Batman. Je vais peut être prendre un mois de prime pour rattraper ça et en profiter pour voir le nouveau Ritchie.

  3. Pour la SDCC, c’était mieux avant… Dans ce constat, j’ajouterais aussi dans la nouvelle normalité le fait que Marvel s’appuie notamment beaucoup plus maintenant sur la D23.

    C’était mieux avant… Ça me rappelle que tu rappelais souvent, @MrLTH, lors de la précédente décennie, qu’on était en train de vivre l’âge d’or des encapés au cinéma. Et à chaque fois, quand je lisais ça, je me demandais quand ça allait se terminer, et si j’allais m’en rendre compte… La réponse est oui, c’est fini, et je l’accepte petit à petit. C’était beau et j’ai pris bien du plaisir. Je n’étais et ne suis pas un lecteur de comics. J’ai appris à connaître cet univers par la grâce d’une scène bonus avec Samuel L. Jackson, qui a titillé ma curiosité. Je suis tombé sur ce site. Depuis, j’ai lu tous les articles, mais aussi une bonne partie des commentaires. Un plaisir quotidien qui restera, merci à tout le monde pour toutes ces années 🤗

    J’ai suivi le livefeed du panel Marvel sur la chaîne youtube de Kevin Bukkart, pour ceux qui connaissent. Perso, première fois que je regarde cette chaîne, sur laquelle je suis tombé par hasard en voulant simplement avoir un live du panel. (C’était sympa car, pour l’anecdote, ils avaient posté un gars en surplomb de l’entrée des artistes, ce qui m’a permis d’apprendre l’arrivée de « JeanPool » et Ryan Gosling avant même le début du panel). Et Kevin a eu une comparaison intéressante, sur l’excitation ressentie par rapport à une Coupe du Monde de football, entre la toute première et les suivantes. C’est un peu pareil maintenant, et je doute, pour ma part, que je puisse atteindre le même niveau que celui atteint pendant la saga Infinity.

    C’est fini. Je parle bien sûr uniquement de l’âge d’or. Les films d’encapés, eux, ne sont pas encore finis heureusement, et j’espère bien quand même avoir d’autres hypes régulièrement. Et donc, même si c’est fini, même si c’était mieux avant, et bien, perso, j’ai quand même pris du plaisir avec cette SDCC, et j’irai voir Brand New Day probablement le jour J (bon, c’est surtout aussi pour éviter les spoilers haha). D’ailleurs contrairement à ce que je disais plus haut, je n’ai pas lu tous les articles. Comme pour les dernières bandes-annonces, je préfère garder les derniers articles et commentaires pour après le film 😇

    • Si l’Âge d’Or c’était la précédente décennie, alors comment qualifier toutes celles qui sont venues avant – et qui bien souvent ne déméritaient pas ?

  4. In the grey, film qui se regarde avec plaisir en débranchant son cerveau, et qui s’oublie facilement, même si je retiens une scène dans une petite gargotte plutôt bien amenée.

    Pour la Comic-Con, outre les actualités listées par Mr LTH, je retiens aussi la bande-annonce de la nouvelle saison de Dark Matter. J’avais pris énormément de plaisir sur la première saison, très ambitieuse dans son histoire, avec les moyens de ses ambitions, notamment d’un point de vue visuel.

    Je retiens aussi Neuromancer, totalement inconnu pour moi. Quelqu’un connait le matériau de base à tout hasard ?

  5. San Diego City, New York City, Gotham City, Dead City, Grey City, Height City…
    Y avait peut-être plus de poudre aux yeux avant, c’est pour ça qu’on croit que c’était meilleur.
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    Sinon, est-ce que Stuart s’est vraiment bien planté pour sauver l'(es) univers ?
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    Vu :

    — Toujours le ArrowMultiverse :

    – Suite de la saison 4 de « Titans », jusqu’à la coupure de mi-saison…
    Il y a encore une touche de connerie, mais bien moins grande que dans l’intégralité des 3 précédentes saisons. Et puis non seulement Conner assure, même quand il n’est plus vraiment lui-même, mais en plus Jinx est bien marrante…

    – Début de la saison 4 de « Doom Patrol »…
    On a officiellement une équipe de super-héros bien cassos, mais mince on dirait bien que ça ne va pas durer longtemps, ce qui est dommage pour Rita (le quart d’heure de gloire ?)…

    – Fin de la série « Stargirl », en ayant pris son temps, parce qu’on ne voulait pas que ça se termine…
    Et c’était une petite perle. Même sans lire au préalable les premières bandes dessinées mettant en scène Courtney, aucun regret : ni cette noblesse héroïque, ni les scènes d’action hyper chorégraphiées, ni les émotions intenses, ni ce casting quasi parfait, ni cette recherche de moralité et d’espoir, avec en plus une conclusion/teaser géniale…
    Et surtout, l’adorable Brec Bassinger, un véritable rayon de soleil.
    Jamais la fin, et #restorethearrowmultiverse.

    Analyses complètes sur les pages consacrées :

    lestoilesheroiques.fr/films/dc/titans
    lestoilesheroiques.fr/films/dc/doom-patrol
    lestoilesheroiques.fr/films/dc/stargirl
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    — Spécial Pilotes d’avion français, qui font n’importe quoi et n’ont conscience de rien :

    – « La Flamme »…
    Le remake du « Burning Love » américain (au passage, on perd le rapport avec le métier de pompier), met les mêmes moyens que l’original produit par Ben Stiller… et se retrouve aussi le cul entre deux sièges en voulant se moquer de ces émissions de dating, aussi factices que compétitrices. Tout en respectant le type de mise en scène de cette émission (les zooms etc) ainsi que son déroulé, pour ne pas non plus être irrespectueux envers le spectateur lambda qui regarde fidèlement ce type de show.
    Heureusement, la Comédie l’emporte… et comme dans un film « Avengers », l’efficacité repose sur le casting, les interactions entre les personnages, les acteurs autorisés à se lâcher joyeusement :

    Jonathan Cohen au centre du dispositif, dans son rôle habituel de mec très décontracté et très Dugland, au four et moulin avec Jérémie Galan et Florent Bernard. Grand gamin de mauvaise foi, mal conseillé par un psy escroc (Pierre Niney, bien odieux), à la culture proche du néant, et dont l’ex statut de pilote de ligne est une énigme tellement il est une catastrophe ambulante…
    Vincent Dedienne, bien sûr né pour jouer les présentateurs imperturbables…
    Des actrices connues (et plein de stars) dans le rôle des prétendantes, avec évidemment une qualité inégale puisqu’elles ne peuvent pas toutes arriver en finale… alors, à plusieurs d’entre elles d’amener un jeu de comédienne étonnamment subtil (les tous petits « Hou ! » de Adèle Exarchopoulos, pourtant « possédée » par un cœur de singe), ou monstrueux (Leïla Bekhti en psychopathe prête à tout casser y compris sa voix, la seule à égaler Cohen)… et certaines se la jouant de manière plus caricaturale.

    Par exemple Florence Foresti en Miss Magoo, mais qui est très douée à d’autres moments, ce qui permet à la série de mettre en boîte le Bachelor Marc. Moyen artificiel pour aider le personnage mal aimé de Anne (une des rares à être plus ordinaire, moins cartoonesque) à éviter toutes les éliminations…
    Ou bien les filles qui continuent à surjouer l’excitation, même à un stade avancé du jeu où Marc ne mérite plus leur amour… Quelques unes des incohérences d’une série qui semble écrire ses rebondissements au fur et à mesure des improvisations, et tente de s’en sortir en reposant sur une atmosphère flirtant avec le surréalisme – « mais voilà, ce n’est pas la réalité » comme le dit Dedienne.
    Au point que même Marc tombe dans la 4ème Dimension en découvrant l’existence d’une fête aux codes farfelus, que tout le monde connaît, sauf lui et nous même. C’est comme si la série était capable de se reformater à l’envie, en déplaçant brièvement son centre de gravité, et que personne n’était à l’abri, même le Bachelor lui-même…

    Et là ça commence vraiment à raconter quelque chose à travers un Marc révélant subrepticement les origines de sa monstruosité, du fait qu’il soit toujours à la bourre – alors que pendant ce temps, des romances tragiques sont en cours… jusqu’à un épisode crucial faisant intervenir les géniteurs des candidats.
    Et là on ne rit plus autant de la bêtise générale des participants, et on ne suit plus seulement Marc parce qu’il est le protagoniste principal forcé, dont on veut savoir s’il peut sortir de cette infernale spirale de conneries…
    Hélas le dernier épisode rentre dans le rang, refuse de dynamiter le jeu, et punissant Marc qui de toute façon n’y comprendra jamais rien.
    Dommage de se crasher aussi près de la fin, mais ça c’est parce-que Jonathan Cohen ne veut pas lâcher si tôt ses personnages de grands dadais… dont la tête exposerait s’ils avaient enfin totalement conscience de leur imbécillité.

    – « Le Flambeau : Les Aventuriers de Chupacabra »…
    On prend une partie des mêmes et on recommence, mais pas comme les américains. Peut-être parce que Jonathan Cohen et ses co-auteurs n’arrivaient pas à adapter la version US, qui était passé à une Bachelorette (fallait prendre une co-autrice alors ?)…
    Un mal pour un bien parce que ce sont maintenant les émissions pseudo survivalistes qui sont mises en boîte, idée très intéressante mais qui va occasionner un gros retard à l’allumage :

    Toujours Marc, débarquant directement de « La Flamme » – le costume est là (et il va symboliquement se déliter peu à peu), mais heureusement il ne mettra pas trop longtemps avant de comprendre où il a atterri…
    Toujours un animateur né pour le rôle – le délicieux et souvent pète-sec Jérôme Commandeur, qui a déjà une bonne expérience en la matière (de « Rince ta baignoire » au « Burger Quiz »)…
    Toujours la reproduction fidèle des codes de ce genre d’émission…
    Toujours le Dr Juiphe, toujours charlatan…
    Des revenants, dont une qui vient annuler un des rares instants dramatiques de la précédente saison…
    Et surtout beaucoup de nouveaux acteurs… dont on se demande ce qu’ils viennent foutre ici, faisant basculer la série dans le tout venant de la comédie française beauf, ce que n’était pas complètement « La Flamme »… ce qui nous donne une saison dont le premier tiers est assez pénible, finissant littéralement dans le caca. Jonathan Cohen cassant complètement le concept initial (un homme, 13 femmes, simple), mais finissant aussi avec son hypocrisie (terminée la classe artificielle, place au trash – mais toujours cartoonesque). Et en décentrant encore plus Marc, maintenant un candidat comme les autres – ce qui laisse ainsi plus de temps à Jonathan Cohen derrière la caméra (et plus pudique ?), laissant alors la place centrale à un Commandeur pouvant bouffer simultanément tout le monde à l’écran…

    Heureusement tout s’arrange dès le quatrième épisode, les candidats restants commencent peu à peu à transcender les gros clichés qu’ils véhiculent – les vieilles badernes Gérard Darmon et Kad Merad, Jonathan Lambert en larve humaine, le désagréable conspi Thomas Scimeca, ou une Adèle Exarchopoulos toujours impressionnante de culot alors que son attitude correspond maintenant à son physique (robuste)… On en apprend de plus en plus sur eux, des amitiés et surtout des romances émergent, bien plus que dans « La Flamme »…
    Et dans le dernier tiers, Marc se prend encore des vérités blessantes en pleine figure, et se retrouve dans encore plus d’épisodes surréalistes, entre un segment hyper dense qui inclut de la telenovela (caméo, gangsters et dopplegangers inclus) et de la gastronomie à la « Top Chef » – oui parce qu’on insère d’autres jeu dans le Jeu…
    Ou bien un nouveau gag Jean Gu(y)ile, nouvel exemple d’une série qui s’amuse énormément avec le montage des épisodes, entre ce qui est vu, et ce qui est modifié pour créer une nouvelle réalité (gare aux Illuminati !)…
    Sans compter des épreuves bien tordues à la « Koh-Lanta », dont un 1,2,3 Soleil prodigieux – jeu sur le hors-champ et les corps insolites, pièges rocambolesques, et un Commandeur impérial…

    Certes la série rentre encore dans le rang en suivant à la lettre le déroulé du jeu, jusqu’à sa conclusion… mais elle le fait en poussant tellement les potards dans la surenchère, la cruauté et l’imbécillité (le gain fantasmé ? 450 euros), qu’elle ne peut pas ne pas passer pour une critique de ceux qui célèbrent la médiocrité pour mieux se faire de l’argent avec… d’ailleurs au détriment des femmes à poignes – après Ana Girardot, c’est Natacha Lindinger qui se retrouve dans un rôle très ingrat à la Frank Grimes.
    Une deuxième fois, Marc n’a rien compris à rien, et ne s’en sort que parce que… aux innocents les mains pleines. De pas grand chose.
    Vivement un troisième opus, et si possible à la « Running Man ». En espérant que cette fois, Marc puisse être l’idiot révélateur, capable de renverser un système (volontairement ou non, ça n’a pas d’importance).

    – « Visions »… Si ce n’est toi, c’est donc Vasseur !?
    Yann Gozlan aurait dû sortir de son cockpit d’avion, son opus post « Boîte Noire » fait mine d’échanger un sens (l’ouïe) pour un autre (la vue), mais n’arrive pas à trouver une cohérence générale.
    Le générique de début rempli d’yeux peut laisser entendre à une version de « La maison du Dr Edwards », où Diane Kruger (premier Vasseur féminin, encore plus bousculée que ses prédécesseurs) serait un mélange de Ingrid Bergman et Gregory Peck… Seulement Gozlan ne fait pas vraiment du Hitchcock, bifurque ensuite sur son héritier De Palma (voyeurisme avec une passion adultère et saphique), et avant ça sur le David Lynch de « Lost Highway » (mais pas de « Mulholland Drive »)…
    Bref ça sent le gloubiboulga de références énormes et n’arrivant pas à s’amalgamer, d’autant que le film repose sur ce simple postulat : rien de ce qu’on voit, aucun rebondissement, n’est potentiellement réel. Ce qui peut être rebutant pour une fiction, où il faut au moins une base réelle solide pour pouvoir accepter la présence d’images illusoires.

    Comme dans un Lynch mais avec beaucoup de paresse et de gros sabots (le trou dans le mur à la forme vaginal), c’est le réalisateur qui a ouvertement le contrôle et décide sur un coup de tête de passer du coq à l’âne, jouant sur le hors-champ et des transitions au montage. La cabine de pilotage étant le seul endroit a priori réel puisque dépendant du contrôle absolu de Estelle Vasseur… contrôle qu’elle perd beaucoup trop vite dans sa vie privée, entre un mari (Mathieu Kassovitz, fantomatique) qui lui-même la contrôle en secret, sans la moindre cohérence – combien de fois est-ce qu’il la met en danger ?
    Et une amante très clairement toxique (Marta Nieto, pas loin de la caricature)…
    Pourtant, elle n’en voit rien du tout, au contraire de nous – des pilules données par son mari… comment ne pas avoir tous les signaux d’alerte dans le rouge ?!
    C’est comme si le Présent se dérobait à elle au profit de visions du Passé et de l’Avenir. Ou bien qu’elle faisait une dissociation entre son métier et sa vie privée, jusqu’à ce que les deux s’entrechoquent.

    Bref, une mauvaise utilisation de l’image, celle que la protagoniste croit voir, pas celle que nous devrions mal interpréter… car elle seule est manipulée, et nous restons spectateurs passifs, peu concernés, certainement pas choqués par des scènes de sexe lesbiennes (moins qu’à une autre époque).
    Le seul moment où le film a une idée de mise en scène assez virtuose, il faut que ça soit une idée… sonore, comme dans « Boîte Noire » – retracer le parcours d’un cadavre à partir de ce qu’un téléphone resté allumé a enregistré. Mais même cette idée finit gâchée quand on découvre la vérité derrière un meurtre.
    En refusant une part de contrôle chez son anti-héroïne, en la faisant faisant errer énormément dans des lieux sans âmes (c’est un film pas assez rempli) et en ne clarifiant pas la part de Surnaturel qu’il y aurait ou non dans son film (et si Estelle était juste prisonnière de sa culpabilité ?), Yann Gozlan ne fait que nous livrer un produit clinquant, visuellement pas moche, mais surtout trop désincarné.

    Du Vasseur pas synonyme de saveur
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    – « Heureux Gagnants »…
    Restant toujours dans la Comédie, mais changeant souvent de style autant que de co-réalisateurs, Maxime Govare s’attaque aux films à sketchs suivant une thématique commune.
    Ici basiquement, l’argent ne fait pas le bonheur. Mais pire, il occasionne même beaucoup de malheur, surtout quand la chance d’avoir gagné au Loto se retourne contre vous pour x raison – à moins que les individus qu’il met en scène soient juste de gros poissards, dont les emmerdes respectives montent crescendo pour basculer de plus en plus dans l’humour noir et le conte moral. Avant de revenir au sketch de départ (une course à l’encaissement, mais qui manque de destructions), le seul un peu plus optimiste et porté par les seules stars cosmiques du film – les autres acteurs étant moins identifiables, leur destin est encore plus difficile à prédire.

    Comme un cousin des « Nouveaux Sauvages » de Damián Szifrón, chaque opus – 4 ou 5, de qualité égale si on ne compte pas nos préférences subjectives – est aussi prétexte à parler de sujets plus mélancoliques.
    Comme les relations romantiques fragiles par manque de confiance – segment assez prévisible, où éclate la craquante Pauline Clément, pas si perdue que ça si elle a bien retenu les craintes de sa copine…
    L’hypocrisie du fanatisme religieux, cachant des âmes abandonnées de tous mais rêvant surtout de luxe – avec comme un air de « We are four lions »…
    Une sadique parabole sur la culpabilité, flirtant avec le surnaturel…
    Et au début comme à la fin, le délitement du couple et de la cellule familiale pour cause de précarité, dont le salut passe par le plaisir des choses simples.

    Peut-être le film s’alourdit trop en revenant vers le couple Fabrice Eboué/Audrey Lamy, la conclusion s’étirant en longueur avec une bonne dose de misanthropie supplémentaire…
    À moins que le but soit d’y faire une synthèse de tous sketchs – une femme met le doute à une autre à propos de l’homme qu’elle aime, une solution se divise entre la richesse ou le suicide, le protagoniste croit devoir assumer ses torts à cause d’un individu infect…
    À part ça, le potentiel noir est réussi, la comédie va aussi loin qu’elle le peut… et à la fin, tout est foutu.
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    Lu :

    – Fin du deuxième Tome de X-Men : L’Ère d’Apocalypse – Cyclope s’est réveillé, mais tout va bientôt péter…

    – Suite du deuxième omnibus des Thunderbolts –
    Fabian Nicieza abuse des questionnements intérieurs pour des personnages loin d’être intellos, et les rebondissements sont très très alambiqués (une écriture d’une autre époque)…

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