Bienvenue dans le bar de Galactus : chaque lundi, une nouvelle page est à votre disposition pour discuter cinéma, télévision et comics au sens large, loin des univers Marvel et DC Comics !
En route pour une fraîche semaine d’automne, qui sera bien sûr marquée par la sortie de Clayface… Avant et après, de petites séries viendront peut-être égailler vos soirées. Mardi, Netflix continuera d’étendre l’univers du jeu vidéo Cyberpunk 2077 avec la saison 2 de Cyberpunk : Edgerunners. Pendant ce temps, HBO Max nous dévoile la jeunesse de Jason Voorhees dans Crystal Lake, la préquelle de la franchise horrifique Vendredi 13. Et Chris Pratt s’occupe comme il peut avant le tournage d’Avengers : Secret Wars, en revenant jouer les soldats d’élite dans la série The Terminal List de Prime Video. Alors, qu’avez-vous vu/lu/bu dernièrement ? A vos claviers et belle semaine à tous !
Cyberpunk : Edgerunners 2 revient à Night City, où les existences de nos personnages se retrouvent inextricablement entremêlées. Weak, une ancienne légende cyberpunk totalement finie, doit désormais vivre sans chrome tout en se cherchant un but dans un monde où il se retrouve complètement dépassé. Pendant ce temps, D, le redoutable nomade, s’engage sur la voie de la vengeance, ce qui l’amènera au plus près de secrets des corpos qui n’auraient jamais dû être découverts. Dans cette série indépendante de dix épisodes, découvrez une histoire de famille, d’obsession et d’héritage, et voyez comment la vision que l’on a du monde nous renvoie une image différente de ce qui arrive aux gens qui nous entourent.






Terminal list … que cette série était autant convenue que bas de plafond !
Après avoir vu le trailer de Narnia : Love and Thunder, je me suis mis dans l’idée de revoir la trilogie.
Je ne connais pas du tout les bouquins, et honnêtement ce n’est pas une saga littéraire qui m’attire.
Bref, le 1er film est correcte. J’ai un peu de mal avec les frères et soeurs. Lucy s’extasie ou pleure sur tout ou rien (oui, c’est une enfant), Edmund n’est vraiment pas futé pour reconnaitre un danger, Susan est trop réaliste face à ce monde et passe son temps à réprimander/contredire tout le monde, et Peter est assez creux (son évolution d’ado qui doute à gérer une armée est trop survolé).
Faudra qu’on m’explique le fonctionnement de Narnia : que fait le Père Noël ici ? En quoi ne pas régler le problème du traitre provoquerait-il la fin du Monde ? C’est quoi cette table de pierre ? Les réponses sont dans la suite ?
Ça court, ça court, et on termine dans le lac…
À noter aussi cette semaine les sorties de « Le Roi du Game », « L’île des souvenirs », « Shaun le Mouton : La Bêêête d’Halloween », ou « Wicker ».
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Vu et revu :
— Suite du Timmverse…
– Toujours « Batman », et une Catwoman si réhabilitée qu’elle a perdu toute agressivité (pour combien de temps ? – fichue censure), les bouleversantes origines de Dick (la série « Titans » salopera toute cette histoire), les déguisements de Batman, des vilains trop fun, un peu doublons (les brillants Fugate et Nygma), encore des monstres, un double épisode faisant un drôle de mix entre « L’invasion des profanateurs » et « Terminator », l’arrivée de Barbara…
Bref, le culte, la puissance, la qualité… et le choc de la version blu-ray qui fait (trop) péter les couleurs…
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– Fin de la première moitié de la saison 6 des « Soprano »…
À force de trop prendre son temps (Vito qui essaie de quitter le Milieu, thème commun à quelques personnages mais fausse joie), cette année s’est retrouvée prise de court pour sa conclusion.
Résultat, un seul épisode pour caser un joli voyage parisien pour Carmela (toute tête en l’air et yeux grands ouverts). Et dans le dernier, un arc facultatif autour de Christopher, puis boucler la boucle avec le début de la saison et remettre les emmerdes à plus tard… encore.
Ça tourne en rond. C’est leur malédiction ?..
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— Spécial Emmanuel Marre, réalisateur franco-belge racontant des tranches de vie et le monde du travail, dans un style semi documentaire :
– « Rien à foutre »… (et qu’ils se démerdent)
Emmanuel Marre s’intéresse au monde du travail depuis quelques années, et ici il va nous faire suivre une Adèle Exarchopoulos (force de la nature) en hôtesse/galérienne des compagnies aériennes low cost, entourée d’acteurs peu connus ou non professionnels.
Immersion directe tournée à l’iPhone…. formations, voyages et décompressions (plus ou moins) dans des boîtes de nuit locales et avec des rencontres furtives… tel est le quotidien de Cassandre, jeune femme bien mal nommée puisqu’elle ne voit pas plus loin que le bout de son nez.
Ou bien accepte-t-elle de fermer les yeux et ne jamais se projeter dans l’avenir, alors qu’elle se retrouve instrument de l’ultra libéralisme, ses codes de conduite, son rendement et ses anglicismes irritants…
Tout est dans le titre, mais une courte pause (et un retour au bercail) dans le dernier tiers du film nous permettra de mieux cerner les raisons de cette fuite en avant de Cassandre. Entre un traumatisme familial absurde et, conséquemment, une existence reposant en grande partie là-dessus (les démarches sans fin de son gentil papa), Cassandre a choisi une voie moralement plus douteuse, mais où toutefois elle souffrira moins…
Pour un temps ?
– « Notre salut »… Grand-papy n’a pas fait de la résistance
Emmanuel Marre, toujours fourré dans le monde du travail et son management frappadingue, pour un film qui raconte deux histoires entremêlées autour de l’arrière-grand-père du réalisateur, devenant sous sa caméra…
Un personnage discrètement burlesque, auteur/entrepreneur déçu et méprisé, chef de famille peinant à nourrir les siens, aveugle envers sa propre médiocrité (Swann Arlaud, très subtil)… et évidemment élément de choix pour une collaboration vichyste où, comme l’avait souligné Stanley Kubrick, faire un film sur le Nazisme c’est faire le film (ultime) sur la Bureaucratie en tant que système déshumanisant. Pratique alors pour purger des groupes de gens, s’ils sont réduits à des données.
Mais ça, ça ne va pas arriver tout de suite. D’abord Henri Marre deviendra un partisan par opportunisme, pas tant pour faire gagner suffisamment d’argent correspondant au standing perdu de sa famille (celle de sa femme en fait)… mais aussi pour prouver que ses méthodes patronales sont capables de révolutionner le monde du travail. Il en a même écrit un livre, l’éponyme Notre Salut (nase, bien sûr), qu’il essaie vainement de refourguer à droite à gauche.
Après avoir gratté auprès des bonnes personnes, ça commence enfin à prendre et on se retrouve dans un simili remake de « Strip-tease/The Office », renforcé par le fait que dès le tout début, Emmanuel Marre limite sa reconstitution historique à quelques décors et costumes mais continue à filmer ses comédiens en semi impro dans un style documentaire, comme dans ses précédents films – peu de champs contrechamp, les zooms pour saisir des instants de gêne mais sans regards caméra. Les anachronismes seront réservés à des inserts musicaux stupéfiants, modernes pour cette époque, mais très ringards pour la nôtre ainsi que pour les entreprises assez bas du front… et pour des interactions où les personnages seront constamment dans l’approximation verbale, preuve qu’ils ne savent pas du tout ce qu’ils font, ni même ce que prépare l’occupant allemand (qu’on ne verra qu’une fois) sur le long terme, alors qu’ils sont censés être en zone libre et garder la mainmise sur leur production locale.
C’est surtout la mise en scène du réalisateur qui est libre, sans aller jusqu’à tomber dans la parodie. Faisant penser un peu à « Kaamelott », autre chronique ordinaire du travail, avec un chef essayant de mettre tout le monde au même niveau (quitte à ce qu’il stagne avec eux), tentant d’atteindre un but insaisissable…
Henri étant un patron aux idées soit disant efficaces, mais également insolites, soutenant autant que possible ses employés et les encourageant à faire preuve d’initiative (des trois secrétaires qu’on lui présente, devinez laquelle il va choisir ?), tellement focalisé sur son propre univers – son bureau, sa nation, sa famille, dans cet ordre – qu’il représente un énième gugusse sourd aux drames que vit le reste du monde autant qu’à sa propre petitesse.
Si on pouvait s’amuser d’un Michael Scott hors-sol et d’un management qui tourne en rond, ici ça rit jaune puisque le contexte est franchement dramatique, que l’on sait à quoi finiront par servir telle main d’œuvre, tels baraquements et véhicules fournis après de soit-disant âpres négociations, et que tels collègues (dont un au physique évocateur) sont en train de faire naître l’extrême-droite française…
Emmanuel Marre illustrant totalement l’horreur de la bureaucratie, quand elle n’est plus seulement synonyme d’impasse mais d’instrument au service d’un système totalitaire.
Mais il y a donc un autre film caché derrière celui-ci. Car « Notre Salut » est aussi une histoire romantique déçue, c’est même le point de départ du réalisateur qui s’est basé sur la correspondance de son aïeul avec sa femme (Sandrine Blancke, force tranquille), lui racontant ses péripéties patronales (coacher ses employés pour arriver à crier bien fort « Vive le Maréchal ! ») alors que elle-même se morfond hors-champ à la campagne, dans une honte progressive jusqu’à ce qu’elle puisse s’installer enfin à Vichy avec leurs enfants… et constater que la réussite de l’homme qu’elle aime est finalement pathétique, qu’il ne lui apporte plus aucune fierté.
C’est ce récit-là qui représente le cœur du film, très mélancolique et qui permet de nous accrocher. Car avec 2h40 composées de situations étirées jusqu’à l’absurde, mais avec peu de franches embardées comiques qui auraient apporté plus de contrastes (on aurait même pu jouer sur une forme d’intemporalité, ne pas rester ton sur ton)… s’il n’y avait pas le drame de ce couple inéluctablement séparé, « Notre Salut » aurait été trop étouffant.
Jusqu’à une conclusion où Henri Marre (sorte de Digger inversé) peut enfin lâcher prise, dans quelques séquences où la simplicité devient synonyme de joliesse, et non plus de médiocrité.
Salut, vous autres !
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– « Chien et Chat »… (Chiasse ?)
Reem Kherici réalisatrice, toujours à faire sa propre variation de la Bande à Fifi en mettant l’accent sur des éléments que ses camarades réalisateurs pouvaient négliger.
Pourtant son troisième film repose sur un pitch aussi paresseux que les propres opus de Tarek Boudali : une course au diamant, avec des stars en mode automatique (Franck Dubosc est sympa, mais n’y a rien à défendre) et des animaux en mode cartoon – il s’agit quand-même de l’aboutissement de la carrière de la chatte maine coon de Reem, qu’elle met régulièrement en scène un peu partout depuis des années. Ben là elle en fait l’un des enjeux principaux, et lui donne la voix de Inès Reg, pendant que Artus ajoute un énième chien à son palmarès de doubleur… et tout ce petit monde animalier aura l’insigne honneur de ne même pas être présent à l’écran puisqu’ils seront joués par des doublures en images de synthèse…
Moches. C’est du niveau « Scooby-Doo », le film de 2002.
Ils feront du buddy-movie, leurs maîtres aussi, on connaît la suite…
Mais pourquoi ne pas avoir carrément fait un vrai film d’animation dans ce cas-là ? Qui aurait été plus homogène ? Peut-être parce que le cinéma de la Bande est déjà cartoonesque dans sa forme Live Action, c’est même sa violence à la Tex Avery qui fait le plus plaisir, et ce film ne s’en prive pas : on shoote des chiens et des chats, on se prend des tartes dans la gueule et on se pète le nez, Philippe Lacheau fait un numéro acrobatique en salaud de service, qui aurait malheureusement pu être plus masochiste – et une petite peste semblant sortir du « Monde de Nemo » aurait mérité de s’en prendre une…
Toutefois ce qu’on perd en énergie destructrice avec la réalisatrice (c’est bien trop sage, surtout avec des animaux trop fictifs), on le regagne avec une sensibilité qui permet de faire passer bien des idées éculées ou naïves (le butin avalé, le coup de la cécité, le Canada et New-York sous-utilisés, le final dans le carrousel façon « L’inconnu du Nord Express »)…
Se donnant le rôle d’une influenceuse superficielle (pléonasme ?), elle finit par montrer une facette touchante grâce aux rebondissements de l’intrigue, sans forcer. Ce qui fonctionne mieux avec elle qu’avec le machisme adulescent de ses potes de la Bande.
Mais bon, tout ça reste un petit film pour enfants, avant que Lacheau ne nous fasse son propre « Marsupilami » (avec succès).
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– Début de la saison 2 de « Cat’s Eye »…
Malgré une séquence géniale en voiture sur fond de ‘Take on me’ (auto référence), la reprise se fait en demi-teinte pour cause de manque d’énergie. Comme si les filles – pour l’instant enchaînant les échecs – mettaient du temps pour revenir à leur top niveau (là où dans la première saison, elles bombaient direct, elles avaient faim) :
Le générique utilise la version lente et dramatique de la chanson-titre… on a trop de séquences où ça joue à cache-cache, où ça se déplace au ralenti (pour cause de tranquillisants)… et Tom Leeb manque d’une bonne intonation pour mieux rendre le bagout de son adversaire gentleman-cambrioleur.
En plus la dynamique de la série semble avoir changé : finis les plans contenant un twist, maintenant les braquages se préparent et débutent dans le dernier tiers des épisodes, et reprennent au début des suivants.
On saluera la reprise du rôle de Gwen par Tamara Marthe… pas facile de débarquer direct en chieuse de service, qui n’est toutefois pas aveugle et pose des questions pertinentes sur l’impact des choix de Tam sur Quentin.
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Lu :
– La famille de Ultimate Spider-Man, chacun prêt à contre-attaquer mais dans son coin – sauf le héros lui-même, encore trop passif…
Ultimate Reed Richards retrouve enfin l’espoir…
Les Ultimate X-Men contre le monde…
L’équipe du Ultimate Wolverine s’attaque au Moule Initial, mais Scott Summers n’existe donc pas seulement en exemplaire japonais ?..
Ultimate Black Panther revient au bercail, sans jugement.
– Star Wars, Kanan : Premier Sang…
Gamin prodige…
– Début de Han Solo : À la poursuite du Faucon…
Crise de la soixantaine pour notre ex contrebandier, hélas son revirement est traité de manière trop précipitée (on a à peine eu le temps de le voir s’emmerder dans sa vie)…
– Kylo Ren face à une nouvelle leader des chevaliers du même nom, et elle est designée comme du Mike Allred…
– Suite de l’Intégrale 8 des Tortues Ninjas IDW…
Léo nous refait un combat intérieur best-of…
Jolie fête de Noël avec tous les amis…
Pendant ce temps Hob et Leatherface ne font pas du tout ami-ami…
– Red Coat face au Nordiste, apportant une nouvelle pièce dans l’univers des Sans Noms…
– Fin de Geiger : La Femme qui brille…
L’antihéros (Eastwoodien) découvre sa version féminine, mais les événements destructeurs – puis rédempteurs – s’enchaînent bien trop vite.