Bienvenue dans le bar de Galactus : chaque lundi, une nouvelle page est à votre disposition pour discuter cinéma, télévision et comics au sens large, loin des univers Marvel et DC Comics !
Pour ma part, l’impatience est réelle… Vendredi, Netflix mettra en ligne l’ultime saison de Lucifer, la série Vertigo/DC Comics miraculeusement sauvée par la plateforme de streaming après son annulation par la FOX. Délaissant les enquêtes policières pour approfondir sa mythologie, le show n’a cessé de s’améliorer depuis, allant jusqu’à [placer Lucifer Morningstar sur le trône de Dieu]. Autrement dit, tout est désormais possible ! On notera que l’antagoniste de cette saison 6 est incarnée par Brianna Hildebrand. La Negasonic Teenage Warhead de la duologie Deadpool jouera Rory, une ange rebelle qui espère bien marcher dans les pas du diable… Et vous, que regarderez-vous ces 168 prochaines heures ? A vos claviers et très bonne semaine à tous !
Lassé d’être le Seigneur des Enfers, le diable s’installe à Los Angeles où il ouvre un nightclub et se lie avec une policière de la brigade criminelle.





C’est dans ma liste de regarder Lucifer. Mais je viens de commencer Breaking Bad (que j’adhère déjà) et fini la 1ère saison de l’Attaque des Titans (que j’ai fini par apprécier). Donc ça sera pas pour tout de suite ;).
Jeu vidéo : Injustice Ultimate Edition. Vraiment les jeux de combat c’est pas mon truc. Tellement de touches et de combinaisons à mémoriser… en gros je fais n’importe quoi avec la manette. J’imagine que l’IA ne me fera pas de cadeau au fur et à mesure… Heureusement que l’histoire est prenante malgré les graphismes de la PS3.
Comics : Toujours Gotham Sirens. Ça a son charme.
Un peu dur sur les graphismes, franchement ça a rien a voir avec les Mortal Kombat PS3 des mêmes devs. Sinon c’est le genre de jeu qui s’apprécie en expérimentant avec son perso dans le mode Entrainement, quand tu commences un peu à maitriser ça devient jouissif. Je suis pas fan de jeu de combat non plus mais j’ai pris un pied monstrueux sur celui-là, entre le gameplay et l’univers ça a vraiment été un coup de coeur.
Mon perso préféré: Harley Quinn.
Bon courage !
C’est sûr que c’est pas final fantasy 7 psOne ^^ Question d’habitude.
Que veux-tu c’est en rejouant sur les jeux de console rétro qu’on constate de l’évolution du secteur. Et nos yeux en sont devenu délicat.
Je me rappelle de l’arrivée des Next-Gen (ps3 et xbox360) où j’étais soufflé par les images de démo dans les magasins (en particulier le jeu King Kong avec le dino dans une foret sous une pluie battante !). Je n’ai acheté ces consoles (nintendo for ever à cette époque. Puisque Sega…)
Quand la ps4 est arrivée, je ne voyais pas beaucoup de différences. Je ne l’ai constaté en revenant sur des jeux ps3 après une session de jeux magnifiques de la console.
Ça sera pareil avec la ps5 ? We will see.
» je viens de commencer Breaking Bad (que j’adhère déjà) et fini la 1ère saison de l’Attaque des Titans (que j’ai fini par apprécier). Donc ça sera pas pour tout de suite 😉 »
<3 <3 et re <3 <3
Arrivé au bout d’un cycle dans La Haute République, avant d’attaquer les événements de la Republic Fair, j’ai décidé de commencer mon « défi de rentrée »….Dune! Ca a intérêt à être bien, vu que l’aboutissement est spoilé dès les premières pages! J’ai déjà dû lire une cinquantaine de pages, c’est sympa mais ça frôle l’indigestion de vocabulaire balancé par paquets de douze. Frôle seulement.
Mercredi, normalement, Shang-Chi au cinéma.
Et puis bien sûr la fin de saison 5 de Rick & Morty, globalement en deça des précédentes, même s’il y a quelques idées rigolotes.
J’ai poncé le DLC Ghost Of Tsushima, classique voire cliché et très cher et dank farrik de chamanes de krif.
Donc je peux reprendre ma partie de Fallout 3 avant l’avalanche inévitable de copies dans les deux semaines à venir. Ca tient visuellement la route pour de la PS3, chapeau.
Pas pour tout de suite, la saison 6 de Lucifer (j’ai déjà la fin de la saison 3, la 4 et la 5 à regarder).
Tout comme Shang-Chi, qui devra encore attendre une ou deux semaines avant que je n’aille le voir.
Trop de boulot, pas le temps d’aller au cinéma !
Adendum: 90 pages en fait, ça’s’lit bien en fait!
Bien écrit mais c’est l’un des rares livres que j’ai arrêté à la moitié. Pourtant j’adore lire de la sf mais là j’ai eu un vrai problème sur Dune. En sf justement, là je suis au troisième tome de la trilogie du « Problème à 3 corps ». Quelle claque cette saga!
Lucifer aussi sur ma liste, ma soeur me toise avec, va falloir que je m’y mette .
Sinon binge watch (subit serait plus approprié) Casa de Papel S05 partie 1 et pas sur que je matte la partie 2 . 90% de fusillades et flashbacks…. Bref loin, tres tres loin des 2 premieres saisons.
Sinon la série a eu droit à son instant garyus, quand quelqu’un se fait remonter les bretelles car il a acheté une tenue rose pour une fille, comme quoi c’était scandaleux de la genrer…. Bref une purge, trop deg
Là je me fini ce soir les 2 derniers épisodes de man on the high castle …gros gros coup de coeur, enieme merci à la comu
Sinon la série a eu droit à son instant garyus 🤣🤣🤣
Sinon moi aussi il faut que je me matte Lucifer, j’avais commencé et bien aimé surtout le personnage principal, excellentissime et charismatique (surtout en vo). Et si y’a Brianna Hildebrand, alors je vais m’y recoller ^^
Je serai là pour la saison 6 de Lucifer, je suis à jour…
RIP Michael K. Williams, un excellent acteur que j’ai enfin vu dans son plus grand rôle de Omar Little dans The Wire cette année, c’est chez HBO avec The Night Of, Boardwalk Empire et Lovecraft Country qu’il s’est le mieux illustré. Le genre d’acteur qui ajouté une crédibilité à ses rôles.
Et RIP à Jean-Paul Belmondo évidemment, icone du cinéma français et du genre d’action, dont personne a fait mieux dans le genre ici.
Omar Little le charisme de ouf, pour une serie qui a eu le don de changer de thème à chaque saison
J’ai toujours en tête l’image de quand il se ballade oklm dans le ghetto avec son fusil et son mec, et que tout le monde se barre en courant à chaque fois qu’ils le voient
Et instaurer ce romantisme et cette crédibilité entre eux vu le cadre et l’époque fut une sacrée prouesse
Et sinon tu me l’apprends aussi pour Bebel.
RIP à eux
« Omar is coming yo » c’était le hors-la-loi qui arrivait en ville avec son fusil. Il a donné beaucoup de personnalité à un personnage secondaire au début et est sans doute devenu le personnage le plus associé à cette superbe série. C’est devenu une de mes favorites.
Pour Belmondo c’était déjà connu depuis la fin d’après-midi.
Bordel vous m’avez tous les deux submergé de nostalgie et de tristesse. Quel acteur. Sheeeeeeeit.
Rip au deux . Michael K. Williams aura toujours une place spécial dans mon coeur pas seulement pour Omar, mais aussi car il est présent dans mon épisode favori de community qui est la parodie de New York police judiciaire.
Fini enfin The 100. Un peu en retard je sais… j’ai beaucoup aimé la série, c’est très étonnant, ce genre de série qui arrive à t’amener jusqu’au final, alors que tu sais que c’est bourré de clichés et d’incohérences… une belle écriture, au final, pour un final quelque peu décevant.
Du coup je suis un peu orphelin de série « CW » ça y est…
Dans l’ordre j’ai commencé : Into the Badlands, Heels (Stephen Amel !!), l’Attaque des Titans, Bleach, Titans… et la grosse surprise : Ragnarok. Je conseille absolument cette série.
The 100 … c’est comme avec Dexter pour moi, j’ai pas aimé les première saisons de chacune mais j’ai bingwatcher les saisons suivantes pour finir déçu avec les seasons final.
Cette semaine pas vu grand chose, je continue 9 perfect strangers et j’aime de plus en plus …
Et semaine pro je dois faire mon choix entre trois films pour deux séances …. Bac nord et / ou Shang tchi et/ou Dune ( mais comme je suis fan de Dune c’est vite réglé ) 😆
Je viens justement de finir de regarder la 2ème partie de la saison 5 de Lucifer, je suis à jour. Une 2ème partie bien meilleure que la 1ere que j’avais trouvé vraiment décevante. Impatient devoir comment tout cela se termine.
Sinon je me remate les 3 saisons de Into The Badlands. Une série que j’adore, avec Daniel Wu, ou ça tabasse sévère. Une des meilleures séries d’action ever. L’univers, les personnages, les combats, tout est bon.
Et avec la mort de Michael K. Williams (RIP), j’ai une furieuse envie de me remater The Wire…
Plus de procedurals prétextes pour « Lucifer » ? Est-ce que ça veut au moins dire que la série est devenu enfin moins infantilisante ? Pas sûr, quand le point central en est un gros complexe père/fils…
Respect Jean-Paul Belmondo et Michael K. Williams… Leur carrière étant ce qu’elle est, très Belle, ajoutons que c’était deux acteurs très « graphiques », qu’on aurait aimer voir dans plein d’adaptations de bd, où ils auraient été plus qu’à leur aise – au moins, on peut « retrouver » Belmondo dans les personnages de Blueberry, Lupin III et Cobra, c’est déjà ça
https://www.liberation.fr/culture/dans-la-bd-belmondo-a-letoffe-dun-eros-20210906_YD3CPF3Q65HHBKPV3WIQISUP5E/#:~:text=Que%20ce%20soit%20Monkey%20Punch,refaire%20la%20gen%C3%A8se%20de%20leur
Toujours en vision de Kurosawa, l’émotion immense et teintée de cruauté de « Vivre », celle tellement amère de « Vivre dans la peur », la théâtralité mêlée du costaud « Château de l’araignée »…
Y compris bien sûr les inévitables « 7 »… Où la star Toshiro Mifune fait d’ailleurs le pitre grotesque mais courageux, sans arrêt pendant tout le film, comme si on était dans un « Marvel Comedy Club… Mais Marvel n’existait même pas à l’époque… Tiens donc ? 😆
Content, enfin presque… Enfin vu « Le Dernier Rempart » et son cast de ouf. Qui essaie de ressembler à un film d’action des années 70 à 90, mais manque de donner suffisamment de personnalité à ses protagonistes, un peu dommage.
Fini Magnificient Ms Marvel, Saladin Ahmed ayant pu écrire de belles choses (ordinaires) pour Kamala…
Le début du deuxième Tome des Gardiens de la Galaxie de Ewing, toujours virtuose mais qui marque un peu le pas, comme souvent pour l’auteur – pris également dans des Crossovers contraignants…
Début de la série Shang-Chi de Gene Luen Yang, tranquille…
King in Black tome 2, qui tient bien la corde, même s’il n’y a personne pour se demander où était Thor pendant tout ce temps. À retenir aussi un regain d’héroïsme pour Dane Whitman, bien que passant par un récit comiquement pathétique pour lui.
Moitié des origines du Maestro de Peter David… Commence bien, révèle certains trucs, semble s’enliser un peu après…
Star Wars, Dark Vador, et la nouvelle série Docteur Aphra qui est moins délirante qu’avant, pour l’instant espérons.
Hello,
me suis pris l’absolute Carnage (pas encore lu)
King in a Black fait directement suite?
merci
Pas complétement (il lui faut le temps d’arriver sur Terre), quelques épisodes de Venom font la transition, de manière plus ou moins utile.
Sans compter le statut des autres héros dans leur propre série, mais ça on peut faire sans, ça reste compréhensible.
hum merci Flo,
faut que je vois pour la chronologie qui suis mon absolute du coup
Il y a les fascicules souples, sinon il faudra attendre les prochains 100% Marvel 7 et 8 normalement.
Merci encore Flo.
je me suis lancé dans l’aventure comics en début d’année. (Je suis plutôt manga dans ma bibliothèque à la base).
Pas évident de s’y retrouver sur les différents format de sortie.
En octobre il y a l’absolute house of X, je pense me le prendre aussi pour débuter
Très SF House of X, un peu moins super-héros – mais on y reviendra un peu plus tard pour les mutants… Juste un peu.
On m a dit beaucoup de bien de house of X et de la suite avec down of X
Je vais commencer tout doucement
C’est justifié… Et même un an après (autre « phase »), ça tient encore assez la route.
Bon fini la saison 5 de Rick and Morty bien aimé cette saison et ce final ou on se moque de tout ce bla bla sur ce qui est canon ou non dans une œuvre.
Fini aussi Legend of Tomorrow pas leurs meilleurs saison mais c’est toujours un plaisir a suivre.
Côté animé je reste dans un trip nostalgique et je me refais les meilleurs match d’Eyeshield 21 même si malheureusement les deux meilleurs match du manga n’ont jamais été animé.
Moi j’ai re-découvert la lecture par des fichiers CBZ qu’un pote m’a passé donc je découvre plein de comics Batman que j’aurais jamais pensé lire, et aussi j’ai attaqué les romans Witcher pour voir ce que ça vaut, étant grand amateur de la série Netflix et surtout du jeu Wild Hunt
Continue les séries chinoises.
Après avoir terminé le wuxia Word of honor, j’attaque une série policière My roomate is a detective, un ex trader et une journaliste aide un policier à résoudre des affaires bizarres. Des chambres closes et des crimes impossibles. Bref si vous aimez ça foncez.
Je continue la série coréenne The great shaman Ga Doo-Shym et The outpost.
En pleine lecture de l’omnibus Ultimate Spider-Man !
J’étais pas confiant sur les premiers chapitres : dessins très 90’s (des personnages très anguleux, une colo un peu vieillotte), pas de caractérisation de Peter (il a le cul entre trop de chaises), tout va vite… Puis passer une dizaine de chapitres ça prend forme et ça devient de plus en plus chouette. Le dessin s’affine, les couleurs deviennent plus vives, il y a des planches qui ont bien la classe, et Peter devient plus intéressant (les didascalies ça aide !). Bref, plus que 6 chapitres, mais c’est très plaisant. On est pas sur du Daredevil, mais c’est bien et chouette de découvrir cette autre série phare de Bendis (qui va casser ma bibliothèque).
À part ça, toujours aussi halluciné par The Walking Dead… Je comprends pas la démarche. Le commonwealth totalement laissé de côté sur les épisodes 3 et 4 pour des intrigues encore moins intéressantes. D’autant que les Reapers… voilà quoi. Ils sortent de nulle part. Une nouvelle communauté sans saveur avec un tout petit truc nouveau/différent pour faire genre, mais c’est que de l’esbroufe, et on les oubliera vite.
Mais bon, tout ça ça reste une question de production. On sent que le budget est serré et qu’il faut faire du remplissage pour pondre 24 épisodes…
C’est Phil Collins le chef des reapers
Je viens de me rendre compte… Multipliez le numéro de ce Bar de Galactus par 6 et…
Lucifer sera content. 😈
D’autres, peut-être moins…
https://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Sony-et-Universal-convoitent-le-nouveau-Nolan-sur-le-developpement-de-la-bombe-atomique
…on bouge ses pions.
Intégrale de la série « Lucifer » dite Terre-666, encore mieux si on passe après « Sandman » et « Crisis… »
Le diable, peut-être. Moins zozo qu’on ne le croit ?
– Saison 1…
Après toutes ces séries DC faisant mine de ne pas être du procedural, et qui ont vite été écrasées par leurs mythologies, (re)plonger dans ce qui n’est qu’un pastiche du Mentalist/Castle (le grand dadais et la flic coincée), c’est un petit bol d’air, ouvertement couillon, et dont la mécanique narrative est évidente : chaque enquête est comme « par hasard » liée aux questionnements intimes et égotiques de Lucifer… Tom Ellis joue les kékés un peu précieux (c’est possible ?), loin de l’inspiration des comics c’est-à-dire un David Bowie aux airs d’ange hautain, et de détective privé cynique…
Lauren German paraît un peu frêle et limitée en face de lui, tout comme le reste du casting (procedural oblige, c’est écrit de façon répétitive)…
La démystification des êtres divins, ayant les mêmes problèmes familiaux que nous autres, crée également des limites (pas de demi-frère Jésus, pas d’autres religions, moins de problèmes sur le dos). Tout comme le traitement d’un Lucifer dédiabolisé, poussant surtout le bouchon de la grossièreté hédoniste, mais sans aller jusqu’à la malveillance criminelle et trop tabou – tuer, abuser, toucher aux enfants, c’est niet, et vive le consentement ! Vu depuis les années 2020, ça brouille toutes les principes du Politiquement Correct, surtout dans la ville de Los Angeles (d’où la présence d’une psy, mais à la déontologie élastique).
Quant à la réflexion opposant prédestination et libre-arbitre (prétexte à un éternel complexe paternel), elle est survolée, les personnages n’étant pas assez malins pour les protagonistes.
À noter une propension à ne pas faire trainer trop longtemps les diverses intrigues (sauf celle sur les rapports entre le duo principal), au risque d’abîmer le potentiel scénaristique de la série, qui va faire passer la saison d’un antagoniste mou et maladroit à un autre plus menaçant mais énormément ridicule…
Avant un petit cliffhanger, lui aussi bien perché.
– Saison 2…
Idem que la première, routine assez similaire pour les personnages, certains ayant tout de même évolué (le statut de Chloé et la résolution d’une vieille affaire, Amenadiel qui s’étiole, Maze, totalement indépendante, Linda qui sait), d’autres un peu plus archétypaux – Dan est définitivement un bouffon, inclusion de la fantasque Ella (étrange sosie de Trixie) en comique de service.
Avec encore plus de mythologie tordue dans tous les sens, un gros Œdipe bien pratique, et encore des idées très bonnes mais trop précipitées – la bande de filles, et Mince ! Uriel apparaît et disparaît en un seul opus, plein de guests en plus !? Alors que c’est Michael Imperioli quand-même, qui méritait d’être dans plus d’épisodes. Mais au final il sera dans deux des meilleurs de la série, ce qui est déjà pas mal…
Par rapport à d’autres shows, qui traînassent pour durer 24 épisodes, là à l’inverse ça va trop vite, chaque élément à suspense se règle en 2-2, alors que cette saison a pourtant récolté 18 épisodes. Du calme, quoi..?
Ça réussit toutefois à passer le cap en évitant de s’enfoncer dans trop de facilités, malgré la multiplication de ces fameux gags œdipiens, quelques incohérences (une invulnérabilité qui devient fluctuante), et toujours le syndrome « Clair de Lune » que les deux héros essaient de combattre à tout prix…
Quant à la « reine mère », on peut remercier Tricia Helfer de ne pas en avoir juste joué une simple antagoniste diabolique (elle a souvent du bol, il y aura toujours pire qu’elle), mais une femme blessée, assez similaire à Lucifer niveau loufoquerie, et qui aura droit à une belle porte de sortie (légèrement inspirée… de la dernière page d’un des comics d’origine).
Pas sûr que celle qu’on impose à Lucifer dans l’épilogue lui fasse si plaisir.
– Saison 3…
Dur de se renouveler, surtout après avoir dévoilé une partie de son jeu les années précédentes. Résultat, certains personnages ont évolué trop vite, la série perd en rythme à cause de l’inclusion d’épisodes indépendants (néanmoins bien fichus)…
Et on tombe de plus en plus dans de la quasi parodie, l’intégralité du casting faisant de la dérision, même ceux qui sont censés être plus premier degré – le nouvel invité Tom Welling, antagoniste ou allié selon les circonstances, comme d’habitude…
C’était bien long, et même poussif, ce qui a néanmoins permis à la série de flâner à droite à gauche, quitte à s’éloigner régulièrement d’un arc principal déjà bien alambiqué – l’Ultime Pêcheur et son organisation secrète, bof… Caïn tel Clark de « Smallville » (un pas en avant, puis deux en arrière), et ses nuances qui s’envolent à n’importe quel moment, mouais.
Amusant quand-même, et perdant peu de temps pour faire grandir la plupart de ces personnages, tous grands ados capricieux. Heureusement que les acteurs restent attachants, même quand le scénario peine à trouver quoi leur faire jouer (Amenadiel, l’arc post traumatique et rédempteur de Charlotte Richards)…
On aurait même pu en rester à cette saison et son épilogue choc (pas les deux derniers épisodes, ça c’était du bonus)… mais les fans ont de la ressource – et les plateformes ont aussi faim de produits assez populaires et pas trop chers.
– Saison 4…
Netflix et le changement dans la continuité ? Non, même pas. À une paire de culs près, une durée d’épisodes plus longue et un maquillage intégral impressionnant en guise d’aboutissement, la série garde sa routine habituelle (chaque affaire fait écho aux questionnements égocentriques de Lucifer, qui se règlent en un ou deux épisodes). Et visuellement on est loin d’être sur HBO, c’est chiche en violence, en action, en ampleur et en nudité, confirmant que ça reste une série de grands gamins…
Si ce n’est que, seule entorse au train-train quotidien (enfin non, tous les épisodes sont dispos d’un coup), la saison va peu à peu les foutre tous en dépression, ce qui sera salutaire pour Chloé dont le côté légèrement psychorigide va se fissurer. Un peu moins pour Dan ou Ella, semblant souvent à deux doigts d’exploser, et bien moins pour Maze, Amenadiel, et puis Linda – c’est une autre « explosion », totalement improbable, qui la guette (et deviendra un enjeu final)…
On s’amusera un peu devant la super frimousse de Inbar Lavi, une Ève montée sur ressorts, ex providentielle, autre femme en attente de son émancipation et énième antagoniste très indirecte.
Jusqu’à un final aussi amer qu’attendu.
– Saison 5…
Double Ellis…
C’est peu dire que la première partie de la saison 5 de « Lucifer », maintenant netflixienne, génère de la frustration. Même en prétextant être plus audacieuse, de corriger certaines erreurs et longueurs… mais en suivant sa propre routine (enquête, parallèles personnels, nouveau personnage au courant). Et sa propre logique, pas toujours pertinente et finalement très très éculée.
Par exemple des épisodes (métas) sur un tournage, ou spécial « Polar 40’s », ou bien une enquête de tueur en série qui se réglera de manière prévisible (mais en deux épisodes pour une fois), sans compter des idées tirées de soap-operas… Typique des procedurals, vus et revus.
Et nous dégainer de nulle part un jumeau maléfique, comme grand antagoniste, ça passe pour un moyen de réparer le traitement ultra expéditif de Uriel dans la saison 2. Sauf qu’en jouant l’ange Michel lui-même, avec quelques tics physiques pour les distinguer, Tom Ellis ne fait qu’interprèter les caractéristiques du Diable tel qu’on le connaît à travers les mythes (ou Keyser Söze)…
Alors que depuis le début, la série a passé son temps à le dédouaner, jusqu’à en faire un incorrigible honnête.
Michel ne sera pas présent tout le temps, rôdant juste le temps de mettre en place quelques manipulations, mais ce n’est pas comme si les persos secondaires ne se prenaient pas déjà tous seuls les pieds dans le tapis…
C’est à se demander si D. B. Woodside et Kevin Alejandro n’ont pas des fois envie de sortir de leurs personnages pour leur mettre une paire de claques, tellement ils oublient très vite d’être avisés, ou touchants, pour retomber dans la naïveté la plus infantile. Au moins pour les femmes, il y a l’excuse de leur sensibilité, mais Maze qui se retourne régulièrement contre ses proches parce qu’on ne cesse de lui refuser la possibilité d’être heureuse – et que Lucifer a encore été méprisant envers elle – ça va deux secondes.
Heureusement qu’il y aura aussi l’histoire cachée de Linda….
Reste que les deux héros principaux arrivent à se dévoiler plus (certains secrets sont enfin éventés), à évoluer, à bouleverser un peu plus la mécanique habituelle de leurs rapports, quitte à créer de nouvelles problématiques.
Mais une baston finale entre êtres célestes et démoniaques dans un commissariat figé, avec cliffhanger à guest, ça ne suffit pas pour créer de la satisfaction. La faute à la pandémie, mais la deuxième partie pourrait-elle rectifier le tir ?..
Papa don’t preach…
Après ce cliffhanger un peu forcé, la série tentera donc de rattraper le coup… en restant bien légère, l’arrivée de Papa Dieu essayant de nous ramener à ce qu’était la saison 2 (l’une des meilleures), c’est à dire faire évoluer naturellement Lucifer tout en faisant des gags à base de parents relous et ringards, voir même potentiellement dangereux – et très souvent au détriment de Dan.
Ici l’effet n’est pas entièrement le même puisque Dieu a tous ses pouvoirs, prétexte à faire un peu n’importe quoi pour faire rigoler les spectateurs (avec aussi le recyclage des mêmes blagues)… mais ne surtout pas forcer la main du Seigneur pour avoir droit facilement à de vraies réponses (la création de Chloé, hein ?!)…
Sauf que, une fois passé un dîner en famille potentiellement explosif (pour Linda, voir même pour le Monde), ce ne sont que des trucs de papy gâteux, infichu de comprendre comment fonctionnent les terriens, nanti de nombreux enfants-anges souvent à la bêtise crasse (comme quoi, y a pas que Lucifer)…
Ou au contraire, révélateur des personnalités de chacun, et de tout ce qui touche à l’amour – ce dernier point sauve le personnage et génère de belles émotions, ouf…
Et au passage Tom Ellis aura réussi à voir un épisode musical se monter, pas juste pour lui (il performe déjà régulièrement en chant et danse dans la série) mais aussi pour les autres acteurs qui ont l’occasion de s’amuser plus – à part Lauren German, tous les autres y passent, parfois surprenants (Dan, Trixie), et puis on savait déjà pour Lesley-Ann Brandt depuis l’épisode « Polar Rétro »…
D’ailleurs ce sont les épisodes spéciaux (soit un sur deux) qui sont les plus intéressants maintenant, y compris ceux (trop rares) qui sont centrés sur un des personnages en particulier, tout en leur permettant d’avancer dans leurs arcs narratifs respectifs.
Si Ella, perturbée par des instants de noirceur, est exempte d’épisode solo (déjà fait dans la saison 3), Linda aura enfin le sien, très touchant puisque lié à sa première fille…
Dan aussi, a priori pas très original (un pastiche de « The Game » de Fincher), mais finalement plus angoissant qu’il en a l’air quand on a encore en tête l’épisode spécial avec Patrick Fabian dans la saison 3 – le Diable aime mettre en scène, contrôler son environnement… est-ce déjà l’Enfer ?..
Un teasing mine de rien important pour la dernière partie de la saison, où auront lieu des lâchers-prise, et où des responsabilités et des sacrifices devront être assumées (souvent au détriment de Chloé), et c’est donc Dan lui-même qui sera le point de départ des dernières hostilités. Pas mal pour le bouffon de service, qui réussit à retrouver une bonne part de gravité, bouleversant l’ensemble du casting (c’est la saison où l’on pleurera le plus).
La conclusion sera presque satisfaisante :
Beaucoup de bourdes de la part des héros et autres têtes de cons, pour étirer artificiellement l’épisode… des combats angéliques mais confinés dans un stade étrangement vide… Azrael jamais là quand il faut… Chloé qui aura droit à son grand moment badass mais trop vite abrégé par Lucifer…
Et puis de jolis moments d’espoir et d’accomplissements qui, comme d’habitude avec la série, serviront d’indices pour une saison suivante validée au dernier moment…
Mais là ça sera définitivement la Fin, ok ?
– Saison 6…
C’est parti pour la conclusion, qui va prendre le plus possible au pied de la lettre l’idée de boucler la boucle, en revenant plusieurs fois à la saison 1 via telle scène, tel obscur personnage, tels dialogues repris tels quels, tel type d’antagoniste trop terre-à-terre…
Un peu de procrastination (devenir un patron très important ou pas ? arrêter brusquement la routine des enquêtes ?) ne va étrangement pas agacer grand monde, la présence des frères et sœurs angéliques étant réduite à zéro, alors qu’ils étaient très nombreux l’année d’avant… et très décevants, ceci expliquant cela – peut-être aussi chers à montrer, les aléas de tournage pendant la pandémie permettant à peine des idées de mise en scène (par exemple l’insertion d’un cartoon et de reconstitutions d’époque pour se priver de la présence physique de John Pankow)…
Ce qui fait que tout change, mais rien ne change vraiment :
Linda passe toujours pour une psy peu déontologique (mais ce sont ses amis, on suppose qu’avec ses autres patients elle ne franchit aucune limite)…
Trixie n’est plus aussi indispensable, et ne peut plus jouer autant à la gamine espiègle…
Maze rentre un peu dans le rang, s’auto-sabote une ultime fois (comme tous les personnages de la série sauf Chloé et Linda), retrouve plus que de la complicité avec Lucifer, mais elle reste une tarée violente…
Amenadiel fait le candide une dernière fois, mais se trouve exactement à la place qui lui est dûe…
Ella rattrape son retard, toujours à cheval entre gravité et excentricités ridicules…
Dan arrive à être ridicule et crispant de bout en bout, même dans des situations où il devrait être apaisé la majorité du temps (quand il se rattrape, il crée de nouvelles situations catastrophiques – le retour de Le Mec)…
C’est vraiment bizarre de voir Chloé, une personne indépendante, accepter si souvent de devenir une femme de l’ombre (avec un petit pétage de plombs au passage), mais elle se retrouvera toujours au même point…
Et Lucifer, se mettant au début sur le dos du remplaçant de Decker (Carol étant là pour permettre à ce que Ella soit elle aussi casée et heureuse, comme tout le monde), Chloé et lui trouvant incessamment de nouvelles raisons pour faire une enquête par épisode… Puis il se retrouve à nouveau à faire avec un complexe d’un enfant par rapport à son père, sauf que cette fois ça s’applique à lui de manière inverse.
L’arrivée de l’ange Rory (Brianna Hildebrand, inégale), soit-disant mystérieuse au début, et en fait largement inspirée de la saison 5 de « Flash » (avec une relation parentale là aussi inversée), devait apporter avec elle des enjeux aussi cataclysmaux que complexes…
Rien de tout ça au final, d’un côté on n’a rien d’explosif, juste des signes avant-coureurs de pacotille. De l’autre une boucle temporelle stricte, censée être tragique et vectrice de sagesse chez un Lucifer enfin apaisé, responsable, ayant trouvé sa véritable vocation (il n’a pas eu à chercher bien loin)… mais, si on y pense, ça n’est pas si grave que ça.
Pas quand on sait qu’il existe d’autres mondes, au-delà, et qu’ils sont perméables grâce au bon vouloir d’êtres surnaturels. Gentillet, comme le prouvent les dernières minutes, où tout le monde a droit à ses beaux cadeaux…
À moins que le secret de la résilience, ça a toujours été ça : accepter la perte, le lâcher-prise, en ayant en tête de vieux préceptes religieux qui autorisent la rédemption et les deuxièmes chances. Quelle hypocrisie ?!
Reste qu’on se sera souvent amusé avec ces personnages têtes de lard, grands enfants se croyant dans une parodie, romantiques inoffensifs aux cœurs fracturés.
Cette série n’aura jamais été à la hauteur de son potentiel spectaculaire et Miltonien, même pas elle n’osera mettre les pieds dans le plat des autres religions, ni être vraiment rentre-dedans à la Preacher…
Mais elle aura toujours eu le cœur à la bonne place.
Fallait laisser Luci faire…