Le bar de Galactus #343 : Marty Supreme ~ Hurlevent ~ Send Help

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Bienvenue dans le bar de Galactus : chaque lundi, une nouvelle page est à votre disposition pour discuter cinéma, télévision et comics au sens large, loin des univers Marvel et DC Comics !

Deux mois après la bataille, Marty Supreme sort enfin en France ! Sous la direction de Josh Safdie (Uncut Gems), Timothée Chalamet prouve au monde entier qu’un ‘sport drama’ sur un pongiste peut rencontrer le succès. Chalamet remportera-t-il l’Oscar du meilleur acteur le 15 mars prochain, au détriment de Leonardo DiCaprio (Une bataille après l’autre) ? Et surtout, approchons-nous du jour où les avant-premières de cinéma coûteront 100 euros la place ? Pour la route, profitons de cette semaine plus calme que la moyenne pour caser les bandes annonces de Hurlevent et Send Help, injustement ignorés dans la dernière édition du ‘BdG’ à cause du Super Bowl. Alors, qu’avez-vous vu/lu/bu récemment ? Toujours à fond sur A Knight of the Seven Kingdoms, entre deux épreuves des Jeux Olympiques d’hiver ? A vos claviers et belle semaine gadouilleuse à tous !

Marty Mauser, un jeune homme à l’ambition démesurée, est prêt à tout pour réaliser son rêve et prouver au monde entier que rien ne lui est impossible.

26 COMMENTAIRES

  1. Toujours a fond sur A Knight of the Seven Kingdom !!
    Episode 5 (avant dernier) vu.
    Et quel épisode incroyable !!! Maiiiiis trop court ! (même si un peu plus long que les précédents)
    C’est dû a ce (long?) flashback qui, perso, m’a fait un peu sortir du tout début de l’épisode, lui, palpitant !
    Ce flashback n’apparait absolument pas dans le livre. C’est tout de même bienvenue, mais je l’aurais placé sur un des épisodes antérieurs, du coup.
    Reste cette joute magistrale, extrêmement bien filmée et rythmée ! J’aurai tellement aimé un peu plus de moments sur les autres (importants) chevaliers (certains avaient la graaaande classe visuellement)
    Et la fin de l’épisode, que j’attendais avec impatience et émotion, qui est juste incroyable ! Comme dans le livre, il ne fallait toucher a aucun détails, sous aucun prétexte. Et c’est un pari plus que réussi !!!! Bravo et merci HBO !!! (et merci papa Martin, que j’aime de plus en plus !! :D)
    Rdv pour le dernier épisode lundi prochain, et bientôt saison 3 de HotD !

  2. Tim est Marty : « L’esprit de l’adolescent est son propre pire ennemi.”
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    Désolé, personne ne devrait connaître son secret :

    https://www.premiere.fr/Series/News-Series/Stephen-Amell-sera-le-fils-de-David-Hasselhoff-dans-la-nouvelle-serie-Alerte-a-Malibu

    Le question est : est-il possible pour Stephen Amell de faire des tractions sur l’eau ?
    😂

    Vu :

    – Toujours le ArrowMultiverse :
    Fin explosive de la Saison 3 de « Black Lightning », avec les meilleures scènes d’action, les meilleurs climax, la meilleure commission d’enquête…
    Suite de la saison 5 de « Supergirl » et de la saison 1 de « Batwoman », qui n’en finissent pas de subir les conséquences post Crise, et de maltraiter leurs héroïnes…
    Début de la saison 5 des « Legends of Tomorrow », sales gosses qui vont peut-être réussir à grandir un jour – Mick ! Damien Darhk !! Ray !
    Analyse sur les pages consacrées :

    lestoilesheroiques.fr/films/dc/black-lightning
    lestoilesheroiques.fr/films/dc/supergirl
    lestoilesheroiques.fr/films/dc/batwoman
    lestoilesheroiques.fr/films/dc/legends-of-tomorrow
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    – « Marsupilami »:
    La Bande à Fifi en jaune (de cheveux, de chemise de Julien Arruti) pour la plus drôle et énergique des comédies antispécistes, sans jamais donner de leçons.
    Analyse sur la page consacrée, au Bar #341
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    Lu :

    – Intégrales des bandes quotidiennes de Flash Gordon de 1961 à 64…
    Un drôle de casino de l’espace…
    Les droits des robots à faire leur travail consciencieusement…
    Voyage dans le temps loufoque, accompagné d’une assistante super expressive…
    De gentils dauphins pêchent sur Vénus…
    Des envahisseurs de métal…
    Les petites canailles mettent encore Flash et Dale dans la panade…
    Armageddon…
    Un alien gaffeur…
    Perdus dans le Temps…
    Danger sur Mars…
    Chasse à la bombe…

    – Fin de la première intégrale de Swamp Thing (NB), sans Bernie Wrightson mais avec Nestor Redondo. Conclusion d’un arc à la Hulk (accusé à tort de meurtre) qui n’aura pas duré trop longtemps, en bonus un aperçu posthume d’une aventure de Len Wein par Kelly Jones, et une belle histoire tragique par Tom King et Jason Fabok…

    – Superman Chronicles 1989, et la culpabilité qui taraude Superman – ça n’est pas la première fois qu’il fait une crise de super schizophrénie, il y a eu des précédents avant la Crise. Mais là, ça ne va pas se régler si facilement…

    – Preacher : War in the Sun…
    C’est le plus plan le plus inutilement bourrin qu’ait conçu Herr Starr, et bien sûr le trio se trouve pile au milieu…

    – Avec Superman et Batman, Mark Waid explore un peu plus la période pré Kingdom Come, et c’est plutôt prenant…

  3. THE ART OF RACING IN THE RAIN (Netflix)

    Courez le voir !
    Comedie dramatique sur la vie d’un chien dont le maître est un pilote de course, le film va bien au delà de l’attente possible au moment d’un virage de l’histoire
    Ce film est une vraie pépite inaperçue qui mériterait amplement d’être plus connu.
    A voir rapidement sur la plate-forme car le film doit partir dans le mois

    TOMBES DU CAMION (Netflix)

    Comédie autour des immigrants clandestins qui laisse a réfléchir un peu mais sans plus. On sent les bons sentiments mais l’histoire est trop simplissiste pour laisser une marque importante.

  4. Vu Hurlevent, j’ai passé un bon moment. Les critiques ne semble pas folle, je ne sais pas trop pourquoi (j’ai juste vu les notes, pas lu les critiques). N’ayant pas lu le livre ni vu d’autres adaptations de cette œuvre, peut être l’adaptation prends des libertés ?
    En tout cas moi ça m’a plu, et Margot Robbie crève l’écran comme souvent.

    • Le film prends effectivement énormément de libertés, c’est assumé, c’est même pour cela que le titre est entre guillemets !
      (Et le titre VF va plus loin en ne prenant pas le titre complet du livre tout en conservant les guillemets)

    • J’ai trouvé le film cruellement creux, et après avoir lu
      quelques avis sur le livre, j’ai l’impression que la réalisation a juste profité d’une adaptation pour faire une fan fiction sur deux acteurs sans jamais avoir pensé à se référer à son produit de base

      • La réalisatrice assume de s’être reposée sur ses impressions après avoir lu et relu le roman, c’est son parti-pris artistique.
        Comme il existe des tas d’adaptations suivant au plus près l’histoire, et qu’on peut revoir à foison, elle peut se permettre de faire un pas de côté.

  5. Vu : le film La voix de Hind Rajab et au mon dieu. Le film se déroule chez Les bénévoles du Croissant-Rouge qui reçoivent un appel d’urgence. Une fillette de six ans est piégée dans une voiture sous les tirs à Gaza et implore qu’on vienne la chercher…
    Ce film utilise les véritables enregistrements de l’appel concernant la petite fille. Ce film fait mal. Je voulais le stopper en route mais je ne pouvais pas.

    Periode Watchmen terminée avec les 2 films d’animations qui représente mieux l’atmosphère du roman que le film.
    J’ai ensuite regardé Watchmen version longue de 3h35 et enfin la magnifique série. C’était puissant.

    Starbuck sur sa chaîne YouTube regarde BSG et commente, c’est spécial de l’écouter parler de la série et de la voir critiquer son jeu plus de 20 ans après.

    Survole de Vendredi 13 et Freddy vivement des suites.

    Vu House of sand and fog avec Ben Kingsley que prime annonce produit en 2025. Ce qui est complètement faux. C’est 2003. Mais cet acteur est puissant. Le film est triste.

    Dernier épisode du chevalier errant vu et c’est vraiment très bon. C’est aussi très court alors j’espère que la saison 2 sera plus longue. Au final se sera comme un grand film de 3h20 coupé en 6 épisodes.

  6. 007 Au service de sa Majesté : bon opus avec sa fin mémorable.

    Les diamants sont éternels : une catastrophe ce film… j’ai éclaté de rire en voyant Spectre déguisé en femme avec perruque et rouge à lèvre…

  7. J’ai commencé hier: « A Knight of the Seven Kingdoms ».
    Et je viens tout juste de rattraper le dernier épisode à date.

    Malheureusement…
    je n’aime pas.
    Et j’aurai tellement aimé kiffer.

    *** Mini Spoil (mais pas vraiment je pense) ***

    Il y a littéralement des blagues pipi-caca dans presque chaque épisode.
    Les personnages ont tous la tête de l’emploi, aucune ambiguïté morale, on voit arriver quelqu’un à l’écran et on sait déjà s’il sera très gentil ou très méchant.
    La qualité des dialogues n’a rien à voir par rapport à Game of Thrones.
    J’ai du mal avec beaucoup de détails: la relation Dunk / Raymond(?): deux personnes discutent et boivent ensembles deux jours, et l’un est prêt à mourir pour l’autre dans un combat à mort sachant lui même qu’il n’est pas doué au combat? Je n’y crois pas du tout. J’ai loupé un truc?
    Le « I’ll take Ser Duncan’s side » m’a vraiment donné l’impression d’une version cheap du « I will be your champion » d’Oberyn Martell.

    Du coup je me pose des questions:
    C’est vraiment le même texte de l’auteur de GOT? Je crois regarder un spin off GOT, mais racheté par Disney, et moins de budget et avec une autre équipe de costumes et décors. Ca se passe bien avant GOT, alors que je trouve le tout plus propre, pas loin de la propreté du Puy du Fou, des fois.
    J’ai l’impression d’être le seul à presque détester, et tant mieux si la plupart des gens aime.
    Ou alors c’est mon biais cognitif qui me fait être beaucoup trop exigeant à cause du lien avec GOT?

    Ce n’est évidemment que mon avis personnel.
    Encore une fois, je suis tellement dégoûté de ne pas accrocher du tout.

    Pour ceux qui ont lu les livres: est-ce que l’histoire gagne en profondeur plus tard ou ça reste dans cette tonalité?

  8. https://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Robert-Duvall-nous-a-quittes

    https://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Robert-De-Niro-Al-Pacino-et-tout-Hollywood-disent-adieu-a-Robert-Duvall

    Bob Duvall, c’était pas du papier peint (cf « Les Veuves »)…
    😔🙏

  9. https://www.premiere.fr/Series/News-Series/Eric-Dane-star-de-Grey-s-Anatomy-et-Euphoria-est-mort-a-53-ans

    La seule incarnation live de Jamie Madrox, et le formidable et bouleversant commandant de « The Last Ship »…
    😔🙏

  10. – « Marty Supreme »…

    Marty McFly, la balle ! 🏓

    Décidément, quand une fratrie de réalisateurs se sépare, ça donne des résultats aussi différents que mitigés… Quoique, dans le cas des Safdie, on peut encore être autorisé à douter si ce sont des artistes accomplis, ou bien de simples émulateurs énergiques. Moins d’ailleurs pour Benny, parti faire un film de sport qui n’en est pas complètement un, véhicule A24 à Oscars, pour une star en grande demande de reconnaissance (Dwayne Johnson), parlant de ceux qui ne sont programmés que pour gagner et ne connaissent malheureusement rien d’autre, tournant en bonne partie autour du Japon… et prenant donc le contre-pied de son cinéma : fini New-York, l’identité juive, les bavardages, la frénésie cahotique, la noirceur…

    Ce que ne fait Pas Josh pour « Marty Supreme », même si lui aussi y fait un film de sport qui n’en est pas complètement un, véhicule A24 à Oscars, pour une star en grande demande de reconnaissance (Timothée Chalamet), parlant de ceux qui ne sont programmés que pour gagner et ne connaissent malheureusement rien d’autre, tournant en bonne partie autour du Japon… Mais sinon, lui embrasse encore plus son style de prédilection, le fait déborder comme pour compenser l’absence de son frère, et le résultat d’être bel et bien à l’opposé de « Smashing Machine ».
    À peine meilleur ? En tout cas plus excitant pour les Oscars (supplantant le film de Benny aux nominations) en jouant sur un trop plein qui fait de l’œil à quiconque de l’Academy a faim de nostalgie 70’s – 80’s, et autres performances hallucinées.

    C’est simple, à vouloir remplir son film de cinéma (ou du moins le laisse-t-il croire), l’opus solo de Josh Safdie est plusieurs choses à la fois :
    Le biopic sportif, option rêve américain futile ? Tarte à la crème des awards ? Il le traite dans sa première partie, et y reviendra dans la dernière, mais stylistiquement il n’en fait pas grand chose. Créer un personnage peu recommandable et se substituant au vrai Marty Reisman, interdire les BO fifties pour user joliment de celles des années 80, caser une séquence d’insémination pour célébrer les vainqueurs (Vain ? Car ça concerne tout le monde dans ce cas), faire un fondu enchaîné sur une balle de ping-pong… et c’est tout. Le reste, la reconstitution des années 50 (décors de Jack Fisk quand-même), la chorégraphie des corps en mouvement, les matchs, ça sera filmé (et truqué) avec parcimonie, pas trop d’effets tape à l’œil mais pas non plus de créations graphiques. Alors qu’avec un sport comportant des figures géométriques (balles et raquettes rondes, table presque carrée), il y avait pourtant de quoi faire. L’idée des balles oranges pour être plus visibles ? Jamais exploitée sauf… dans la promotion du film (!)

    Safdie se repose alors sur son acteur derviche tourneur, l’ambiance « Super Juif » (Mauser vient-il du graphic novel Maus ? Que vient faire là ce flashback avec Auschwitz et du miel à téter ?), en ne s’excusant surtout pas d’être rentre-dedans puisque ça se passe post Seconde Guerre Mondiale et Holocauste.
    Et Chalamet d’être à peine dans la continuité de son Bob Dylan (qu’il a bossé pendant des années en simultané) et du Tom Cruise des débuts, pour l’arrogance juvénile, la hargne du conquérant (et la musique électronique berlinoise). Jusqu’à ce que ça l’accompagne même pendant la promo du film, et brouille les lignes entre personnage et acteur, à melon. Happenings façon Sacha Baron Cohen, ou agaçant method actor ?
    Les jeunes spectateurs croyant aller voir un héros romantique tomberont de haut devant sa roublardise de marchand de tapis (de chaussures en fait), sa tronche vérolée et son caractère désagréable, et c’est vrai que ça aurait été un film peut-être plus galvanisant si le héros avait été un vrai Rocky, plus humble – saluons tout de même la scène où, avec son adversaire amical, ils offrent au public une parenthèse rigolote pendant un match.

    Justement, au milieu du film, Safdie se rappelle encore plus à ses modèles de cinéastes – oui, comme chez Cassavetes, Scorsese et Tarantino, on repousse les barrières – et entame une longue digression qui n’est rien d’autre que la reprise de son « Uncut Gems », son côté polardeux, ses acteurs à gueule, ses déambulations dans les ombres de Darius Khondji : le protagoniste a un plan soit disant parfait pour remporter le gros lot, il va courir après des financements, tout foirer in extremis à chaque fois, s’endetter encore plus et faire chier tout le monde autour de lui, non sans les avoir convaincu au préalable… ou le croit-il, puisque certains d’entre eux sont aussi menteurs et avides que lui.

    Oncle, grouillots, ex amante très attachée et qui se révèle elle-même arnaqueuse (la superbe Odessa A’zion), nouvelle amante fortunée (instant méta, Gwyneth Paltrow est-elle vraiment une bonne actrice ?), hommes d’affaires hargneux, « tendre » mafieux à chien (Abel Ferrara !), bouseux antisémite (méconnaissable Penn Jillette !), on a l’impression de rebondir sans arrêt… comme une balle de ping-pong ? Il est vrai que Marty fait régulièrement le va-et-vient entre les mêmes individus, d’un bout à l’autre de New-York et au-delà.
    À un moment donné on a même une parenthèse dans la digression, avec le pote Wally (Tyler, The Creator)… et là on croirait être en plein flashback mais non, c’est juste une autre tentative pour récupérer du fric.

    Le résultat est censé être homogène, tout en donnant l’illusion du chaos ? L’inverse est tout aussi possible, les rebondissements sortant toujours de nulle part, sans un minimum de préparation (le coup de la baignoire, où on n’a pas le temps de constater la pourriture de l’hôtel) ou bien servant à régler une situation en y allant au bulldozer…
    Dommage aussi que Safdie n’ait pas exploité plus le personnage de la mère de Marty, d’autant que c’est Fran Drescher (passée de Nounou d’enfer à « Maman » des acteurs). Apparaissant à chaque fois bien trop brièvement, elle aurait pu donner quelques grandes bouffées d’air frais, quelques nuances à un Marty tout le temps montré dans la confrontation avec chaque personne qui croise sa route, sans qu’on ne sache pourquoi il est ainsi dès que le film commence…

    Du coup, quand on arrive à l’évidente conclusion où Marty, aussi épuisé que les spectateurs, est arrivé au bout de son fonctionnement, il est peut-être déjà trop tard (plus de deux heures de film) pour continuer à adhérer au personnage tellement il aura tout fait pour s’aliéner l’univers entier.
    Par contre ceux qui y parviendront seront bien aidés par le déploiement de notions comme l’humilité (enfin), la fierté personnelle et collective (un peu limite envers le Japon), l’amour du sport et son fair-play (encore une fois les matchs de ping-pong font le job, mais sans plus), la famille…
    Un peu facile, mais pas désagréable à regarder, à ressentir – là, le voilà le contraste… il s’était bien fait attendre.

    Marty sec, au shaker, pas avec le dos de la cuillère 🟠

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