John Carter : Les versions que vous ne verrez jamais (VIDEOS : dessin animé de 1931/film de 2005) !

7

Avant d’être la super-production que l’on connait aujourd’hui, réalisée par Andrew Stanton et produite par Disney [Critique], John Carter était… dans l’enfer du développement. Nombreux sont les réalisateurs qui se sont cassés les dents sur le projet. Au début des années 2000, les droits de l’oeuvre d’Edgar Rice Burroughs étaient entre les mains de la Paramount. Après avoir réalisé Sin City, Robert Rodriguez avait accepté de s’attaquer à l’adaptation de John Carter. Débarqué pour un obscur problème de syndicat (Rodriguez ayant quitté la DGA, la Guilde des Réalisateurs Américains, il ne pouvait plus se charger du film, car la Paramount ne peut engager que des metteurs en scène inscrits !), c’est Kerry Conran, l’homme d’un seul long métrage (Capitaine Sky et le monde de demain), qui le remplace au pied levé en 2005.

Conran a travaillé plusieurs mois sur John Carter et c’est un aperçu de cette version que je vous propose de découvrir aujourd’hui, maintenant que « l’autre » film est sorti en salles. Il s’agit d’un montage présentant au studio sa vision du projet. Peintures conceptuelles, description de l’histoire, prévisualisation des effets spéciaux et même… un combat entre John Carter et un Thark numérique (vers la quatrième minute) ! Une vidéo passionnante, que l’on soit fan ou non de l’univers, pour comprendre l’envers du décor lorsqu’un réalisateur doit convaincre les décideurs…

Après le départ de Kerry Conran pour une raison inconnue, c’est Jon Favreau qui s’engagea pour Barsoom… avant de tout quitter pour un certain Tony Stark ! Suite à cette énième tentative infructueuse, la Paramount n’a pas prolongé ses droits sur le héros (rebooter Star Trek paraissait plus alléchant… à juste titre), laissant à Disney et à Andrew Stanton le champ libre !

Avant de conclure, voyageons en 1931… Vous ne le saviez peut-être pas, mais John Carter a failli griller la politesse à Blanche Neige et les Sept Nains (1937), en devenant le premier long métrage d’animation américain ! A une époque où les effets spéciaux balbutiaient, ce procédé était le seul moyen pour adapter le cycle de Burroughs. Approché par le réalisateur Bob Clampett, l’auteur donna son autorisation pour cette « première » transposition à l’écran. Malheureusement, les séquences-test furent mal reçues par le public. L’histoire de cet homme transporté sur Mars était trop bizarre pour l’époque ! Voici quelques secondes-test du dessin animé John Carter of Mars

Le film John Carter est sorti en France le 7 mars 2012, avec Taylor Kitsch (John Carter), Lynn Collins (Dejah Thoris), Willem Dafoe (Tars Tarkas), James Purefoy (Kantos Kan), Dominic West (Sab Than), Mark Strong (Matai Shang), Bryan Cranston (Colonel Powell), Daryl Sabara (Edgar Rice Burroughs), Ciaran Hinds (Tardos Mors), et Thomas Haden Church (Tal Hajus).

7 COMMENTAIRES

  1. Honnêtement, je n’ai pas adhéré au film.
    Je l’ai trouvé trop conventionnel, trop mesuré, et surtout, je pense qu’il est temps qu’on arrête de nous présenter des jeunes acteurs qui se ressemblent tous…
    Néanmoins, je trouve cet article super intéressant. Au point que ma déception à la sortie du film aurait été encore plus grande si j’avais lu ça avant.
    Quand je vois la première vidéo, je me dis que cette adaptation pouvait faire bien des promesses que la bienséance de Disney a réfreinées.

  2. Je vais le voir aujourd’hui et j’éspère ne pas être déçu … Je n’ai pas (encore) lu la critique de Mr. TH pour ne pas êttre influencé ^^

    En tout cas très intérressantes ces vidéos, surtout la deuxième !

  3. J’ai reconnu la musique du Roi Arthur au début de la BA, mais de quel film est tiré la musique à partir de 2m56 ? Quelqu’un sait-il ? ^^

  4. John Carter détient quand même le record de longévité d’un projet en developpment hell: 80 ans qu’il est annoncé tout de même. La version kerry conran me semblait pas mal du tout, couteuse mais assez alléchante.

  5. Je n’ai pas non plus adhéré à ce film, mais je suis restée assise jusqu’au bout…:

    -Un acteur principal trop jeune pour le personnage.
    -Un univers hyper kitch, typique de la SF des années 80, mais avec des éléments visuels actuels (contraste que j’ai moyennement apprécié également)
    -Un scénar’ qui ne m’a pas mis l’eau à la bouche, tout était calculé d’avance… il n’y a aucune surprise…
    Et je ne comprends toujours pas l’affiche de ce film qui présente deux créatures visibles 10min à l’écran.
    -Une espèce de mascotte chien qui amusera vos enfants.
    -Des énormités tout au long, sur les lois de la physique, ou de la logique (même dans un monde imaginaire) telles qu’elles nous sont présentées dans les films de SF actuels, qui rendent finalement certaines scènes extrêmement risibles.

LAISSER UN COMMENTAIRE